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 :: L'histoire Ambrosienne :: 2nd niveau de la cité

Flammes de réconforts ou de rejets ? PV

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Nicolas De Choiseul
Prince héritier / Soldat de l'armée ambrosienne
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Messages : 516
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MessageSujet: Flammes de réconforts ou de rejets ? PV Dim 25 Mar 2018 - 22:45
L'obscurité est totale dans le palais, une ombre se déplace pourtant avec un but précis. Eviter les gardes, se défaire de ses suiveurs, il rase les murs et empruntent les passages et souterrains secret. Son chemin il le connait à présent par coeur, il l'emprunte depuis une semaine déjà. Si son manège à alerter sa famille, ce soir il s'en moque. Peut importe les dire et les paroles, il doit la mettre en garde. Parce qu'ils n'en ont pas parler, parce qu'il a la certitude ce soir qu'elle est en danger certainement. Par sa faute mais pas que. Jusqu'où pourrait aller la vindicative attitude du Prieur envers sa propre famille ? Il l'ignore, il ne veut pas le découvrir et pour cela il doit la prévenir. Même si on lui a demandé de se tenir à distance, faire taire les rumeurs ce soir... Ce soir il fait ce que les autres font. Il ne se cache que pour éviter des mouchards nocturnes qui iraient voir son oncle ou sa soeur. Si tant est que l'un ou l'autre soit à son bureau. Ce dont il doute.

Il s'en veut, il aurait du trouver une solution seul, il aurait du... Du quoi ? Il doute même à présent du bien fondé de s'en être ouvert à sa famille. Il serre les dents et avance jusqu'aux écuries. Il se synchronise avec la garde depuis plusieurs jours de nuit. Et une fois de plus il selle son cheval seul. S'assure qu'il est nourrit et l'enfourche avant de passer une cape de veilleur ainsi que le casque. Il se fond dans le groupe qui se rassemble, glissant le hongre parmi les autres sans soucis avant de descendre vers la cité au pas. Cette fois pourtant le coeur le serre, il se moque des conséquences pour lui et les assumera cependant il ne peut rester sourd à ses sentiments. Ce soir, ce soir il volera de nouveau quelques heures maintenant qu'il sait.

Le chemin est long vers le deuxième niveau de la cité, la patrouille se divise comme à son habitude et le cheval noir se fond dans l'obscurité. Le cavalier et le cheval se détourne des autres pour se glisser sans bruit vers la destination. Ces derniers jours il a passé plus de temps à observer cet immeuble qu'il n'en aurait eut le droit. Cependant maintenant il sait. Il immobilise l'animal dans la rue puis le guide, l'attachant dans l'écurie de location proche et le dessellant pour qu'il puisse passer une bonne nuit. Il revient dans la rue, ombre silencieuse et s'arrête pour observer les environs. Longtemps il patiente, les lumières s'éteignent l'une après l'autre dans les domiciles proche, lui guette. Un seul endroit l'intéresse et enfin la lumière faible parait. Il se laisse le temps de s'assurer que personne d'autre ne guette les lieux et se décide. Lentement il s'approche de l'immeuble et franchit les limites de la propriété. Il se glisse jusque sous sa destination finale et commence l'ascension du mur. Une pause à chaque palier, montant chaque étage en faisant garde de ne pas se faire prendre à ses quelques pauses, il poursuit son ascension. Il s'est délesté du manteau dans l'écurie et le froid lui mord le corps quelque peu.

Sa tenue n'est certes pas orthodoxe pour son rang, un simple pantalon de lin et une chemise et une veste noire pour l'ensemble. Il a sans doute l'air louche, aussi il ne traîne pas dans son escalade s'arrêtant une seule fois le temps d'assurer sa prise avant de se hisser sur le minuscule balcon. Il heurte alors un vase et le retient de justesse, le bruit alertant sans doute l'occupante de la chambre. Il se baisse et se fait petit sur le minuscule espace et espère quelque peu qu'elle vienne. Au moins il n'aurait pas à ... toquer à la fenêtre comme le voleur de temps qu'il était...



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Olympiane de Thiam
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Messages : 1113
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MessageSujet: Re: Flammes de réconforts ou de rejets ? PV Mer 4 Avr 2018 - 20:47
Cela faisait quelques jours que nous étions rentrés du palais avec Valerian. Je n'avais pas encore osé lui parler de la rencontre nocturne de Nicolas ce soir-là. Chaque fois que j'avais essayé, les mots étaient restés dans ma gorge sans vouloir en sortir. Nous avions repris notre train-train quotidien. L'Opéra avait subi pas mal de dommages suite à la tempête qui avait fait rage. Mais cela n'empêchait pas les répétitions de se faire dans une salle annexe.

Nous avions d'ailleurs une nouvelle partition à apprendre. J'allumais une légère lumière dans ma chambre après avoir signifié à Gonzague que je n'avais besoin de rien. Puis je pris les premières pages et les consultais avec attention, fredonnant la mélodie à mesure que je la déchiffrais. J'étais quelque peu nerveuse, mon premier solo dans l'orchestre. Une grande preuve de confiance du chef d'orchestre, je devais l'avouer. Et une grande chance pour moi de faire mes preuves.

Alors que je battais la mesure, assise au petit secrétaire, ajoutant des annotations sur les pages au fur et à mesure, j'entendis un bruit à l'extérieur. Avec tout ce qui s'était passé récemment et tout ce que les gens disaient sur un célèbre voleur, j'avouais ne pas être tranquille. Je me levais doucement de ma chaise sans faire trop de bruit et me dirigeais vers l'âtre. J'attrapai un tisonnier et avançais doucement vers la fenêtre. Je jetais un oeil à l'extérieur, restant sur le côté de la fenêtre, mais ne voyais rien de bien probant. Puis je me décidai enfin à tourner doucement la poignée de la vitre. Ouvrant la fenêtre d'un coup je brandis mon tisonnier au dessus de ma tête, prête à frapper l'intrus.

Je me fixai d'un coup au dernier moment, les yeux ronds en voyant qui était sur mon balconnet.

"N... Nicolas ?" dis-je finalement. "Qu'est-ce que tu fais là ?..."

Un moment d'hésitation avant de poser mon arme improvisée dans un coin. Je regardai finalement autour à l'extérieur puis tirai le voleur à l'intérieur. Un dernier coup d'oeil histoire de voir si quelqu'un avait été témoin de la scène et je finis par refermer la fenêtre derrière lui, tirant les rideaux. J’agrippais son col et l'embrassai de manière impulsive. Je ne savais pas pourquoi il était là ni comment il était venu mais je devais admettre que je m'en fichais bien à ce moment là. Égoïstement j'étais heureuse qu'il soit avec moi.

"Tu es fou" lui fis-je alors en rangeant le tisonnier à sa place. "Si jamais on te savait là..."

Je ne finis pas ma phrase, il savait bien tout ce que cela impliquait pour chacun de nous.

"Tu as de la chance que Valerian ne soit pas là ce soir. Qu'aurais-tu fait si ça avait été lui qui aurait ouvert ?"

J'essayais de rester la plus raisonnable des deux mais il me connaissait suffisamment pour savoir que la leçon de morale était plus une formalité qu'une réelle dispute de ma part. D'autant plus vêtue d'une simple chemise de nuit couleur crème, légèrement transparente, dévoilant mes jambes.

Spoiler:
 



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