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 :: L'histoire Ambrosienne :: Bas niveau de la cité :: Porte du Nord :: Aérodrome

Au dessus d'Ambrosia [Raimond]

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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Au dessus d'Ambrosia [Raimond] Jeu 5 Avr 2018 - 19:07
L’hiver touche désormais à sa fin, le bal a eu lieu il y a quelques temps désormais et nous voyons le ciel se dégager de plus en plus. Un soleil perce sur la capitale, beaucoup de chose sont faites, mais je n’ai pas la sensation que cela soit assez, je pense que je n’aurais jamais cette sensation. Je me dois de continuer les rendez-vous avec les prétendants, je ne vais pas dire que je m’oblige, même si c’est le cas, mais pour pouvoir donner une chance à tous, alors, je suis dans la contrainte de ne pas perdre de temps. Les soucis qui viennent sont ce qu’ils sont et je ne vais pas en parler maintenant. J’ai déjà bien à faire avec ce rendez-vous…celui avec Raimond Beauregard.

L « Elégant » est un zeppelin de loisir, ou si je peux le dire, de plaisance. Il appartient à l’Empire, je ne l’utilise guère souvent. Il faut dire que je ne m’éloigne que fort peu du palais ou de la capitale, en même temps, je n’ai pas l’occasion de me perdre dans des voyages de loisir quelconque ! Affrété à l’Aérodrome, il devrait passer son temps au dessus de la capitale, durant le rendez-vous. Non, je ne me suis pas dis que je pourrais jeter Beauregard par-dessus bord ! Au contraire, j’ai dans l’optique d’enterrer la hâche de guerre et de mettre énormément de mien dans l’histoire.

Nous allons passer l’après-midi ensemble, un goûter entre nous. C’est ce qui s’écourte le plus facilement, même si nous serons dans les airs. Je suis parvenue la première au lieu de rendez-vous et j’échange quelques mots avec le capitaine des airs, les chiens à mes pieds. Balor et Olgor sont calmes et impérieux, tout comme à leurs habitudes. Le prétendant a reçu une invitation pour ce rendez-vous et j’ose espérer qu’il ne trouvera rien à y redire. Mais peu m’importe, je ne le pense pas assez bête pour faire de faux pas, après tout, s’il s’est présenté en tant que prétendant, c’est qu’il n’est pas idiot. Et qu’il espère tout de même pouvoir tenter sa chance. Pour lui, cet échange sera décisif. Je pense beaucoup à assagir les deux lignées ennemies que nous représentons et j’ai dans ma manche quelques petites choses pour faire le premier pas.

D’ailleurs ma tenue le prouve, non ? Oh ne vous y trompez pas non plus, je ne m'incline pas devant lui, je fais un des premiers pas...cela ne veut pas dire que cela sera toujours pareil.

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Raimond Beauregard
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MessageSujet: Re: Au dessus d'Ambrosia [Raimond] Ven 6 Avr 2018 - 7:37
Je n’étais pas forcément friand de l’ide qu’elle reçoive chaque prétendant seule à seul dans un endroit de son choix. N’avait-elle pas mieux à faire, comme par exemple régir un empire plutôt que de perdre son temps de la sorte ? Mais bon, je n’allais pas non plus cracher sur l’occasion de faire une meilleure impression. Même si j’avais été correct quand je m’étais rendu en salle du trône pour faire acte de prétention au consorat impérial ! Je m’étais montré tout à fait poli alors même qu’elle me prenait de haut, assise sur mon trône. Donc je n’aurai pas pu mieux faire. Mais j’avais décidé de faire un geste pour la « paix » entre nos familles, si tant était qu’il y ait au y avoir la moindre possibilité qu’une paix arrive tant que nous serions ainsi dépossédés du trône qui nous revenait de droit. Enfin bref, j’avais rendez-vous à l’aérogare, quelle idée farfelue lui était venue en tête au juste que de proposer un rendez-vous ici ? Je ne comprenais pas où elle voulait en venir…

Je me laissais guider jusqu’à atteindre l’Elegant qui s’apprêtait à prendre son essor. On me fit monter sur la passerelle principale où j’apercevais Lilith de Choiseul en grande discussion avec un homme, sans doute le capitaine. Je m’approchais en faisant remarquer ma présence au claquement du talon de mes bottes sur le parquet de la passerelle. Les chiens levèrent les oreilles et le reste de leur corps suivit le mouvement… saloperies… elle ne pouvait pas les laisser à terre ? Ces deux immondes sac à puce montrèrent les crocs en s’approchant de moi,. Je ne recuis pas, mais posais la main sur la poignée de mon sabre d’apparat, poignée d’argent dans laquelle était enchâssée en guise de pommeau une pierre couleur de vin. Le reste de la tenue était aile de corbeau rehaussée d’argent, à l’exception des gants qui, eux, étaient immaculés, et de la cape dont la couleur faisait écho à celle de la pierre. L’un dns l’autre, un parfait mélange entre les tenues eskroises et ambrosiennes.
Je restais sur place un moment sans bouger avant de finalement prendre la parole. UN poil las que cela ne commence comme ça…

« Bonjour, votre Altesse. Je crains de devoir garder mes distances, vos gardes du corps sont du genre diablement efficaces... »

Et en plus je n’aimais pas spécialement les chiens, hormis pour la chasse, non que j’en ai peur, mais presque. Petit, un des molosse de père m’avait gnaqué violamment sans que nous sachions pourquoi, et je gardais gravé dans les chair de mon mollet le souvenir de sa mâchoire d’acier. J’attendais donc que les deux infâmes molosses s’écartent pour que je m’approche, m’inclinant une fois à la hauteur de la dame avec qui je me devais de passer un bon après-midi. Bon, allez, ça ne pouvait pas être si pire que ça, si ?

« Je vous remercie de cette charmante invitation. IL est vrai que le spectacle d’Ambrosia vue du ciel a toujours été superbe ! »

Allez, politesse, amabilité, et surtout pas de politique.
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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: Au dessus d'Ambrosia [Raimond] Ven 20 Avr 2018 - 18:53
Bien, continuons sur la bonne voie…je reconnais un mouvement du corps peu disposé envers les chiens, cela me laisse supposer qu’il en a peur, non pas phobiquement, mais il n’aime peut-être pas les canidés, je crois avoir lu dans un dossier sur sa personne, un désamour enfantin. Alors, je viens flatter les flancs des bêtes.

-Ils sont un peu zélés, ne leur en veuillez pas. Souriais-je avant de donner l’ordre amethien et leur indiquer leur place. Je ne pense pas craindre quoi que ce soit avec Raimond Beauregard, si ce n’est son fiel, et celui-ci ne me tuera pas. Le lieu est rempli de gens à ma botte, de gardes impériaux et de personne qui ne font aucun doute quant à leur ralliement de couronne. Je souris donc, mon but est de le mettre à l’aise mais j’ai l’impression que lui aussi essaye, ou alors, je me fais une délicieuse illusion.

-Nous sommes d’accord sur ce fait.

Les chiens écartés, je salue moi aussi Raimond comme il se doit avant de venir prendre son bras qu’il me propose. Pas de réaction épidermique de ma part ? Concédons que cela se passe pour l’instant fort bien et que nous pouvons parvenir à nous entendre. Après tout, seulement l’histoire de nos familles nous oppose !

Par Aernia, je n’ai pas envie de gâcher cette belle après- midi. En tous cas, sa galanterie est tout à fait charmante et je me laisse approcher par celle-ci dans un sourire, Monsieur Beauregard a tout le talent d’un prince, il en est un, et je ne peux lui retirer cela. J’envisage réellement de réunir nos familles, une bonne fois pour toutes, si ce n’est pas par moi, peut-être par notre frère et notre sœur ? Ou bien nos potentiels enfants !? En tous les cas, j’y réfléchis sérieusement, et de plus en plus. Je ne supporte plus ces oppositions permanentes, elles me paraissent veines avec le temps et je pense qu’il faudra un jour y mettre un terme. Serais-je une impératrice préférant la paix ? Probablement. Nous marchons sur le pont, nous avons le temps d’accéder à la table de victuaille en tous les cas.

-Vous me trouverez probablement cavalière, d’engager ainsi le sujet, mais je ne suis pas une femme qui aime à passer par quatre chemins en vérité. Je sais que nos familles ne sont point amis, hors j’aimerais, que nous apprenions à aller au-delà de cela, ou en tous cas, que nous soyons les premiers de nos lignées à décider d’avancer sur le sujet. Pour ce faire, j’ai pensé qu’un premier pas envers vous, serait la meilleure preuve à vous offrir de ma bonne volonté.

Je n’ai pas envie de passer par milles chemins, il est vrai, et qui plus est encore, que nous faisions des efforts de surface, nous ne nous apprécions pas à cause du passé familial, hors, passons au-delà de ça. Nous sommes adultes, élevés pour jouer la perfection de la cour, mais nous sommes aussi plus à même de reconnaître les vérités.

Je l’entraîne vers un petit salon de plaisance, sur lequel se trouve des dossiers. Je l’invite à prendre place, voir à regarder déjà dans le dossier. Il m’a fait une requête les premiers temps de son arrivée, je l’avais éludé, mais il est temps de rendre aux deux-cimes leurs terres.


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Raimond Beauregard
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MessageSujet: Re: Au dessus d'Ambrosia [Raimond] Ven 20 Avr 2018 - 23:19
Oui, définitivement, je n’aimais pas les chiens… enfin, je n’allais pas leur donner un coup de pied pour le plaisir, et certainement pas étant donné la taille de ces deux bêtes-là en particulier. Je lui souris et je m’en étais écarté alors qu’elle faisait en sorte que les deux animaux s’en aille se coucher et me laisse tout loisir d’approcher. Zélés, certes ils l’étaient, mais bon, c’était bien une chose sur laquelle je la comprenais… la sécurité avant tout… c’était d’ailleurs fort rare que je me déplace sans une escorte mobile et rudement efficace… au terme d’escort, je préférais un terme ancien, et qui avant, trouvais-je, une sorte de mélodie qui faisait défaut de nos jours. Les Singulares… c’était un ordre ancien d’homme de haute naissance qui offraient par serment leur vie pour la maison deux cimes. Ils renonçaient à tout pour devenir l’ombre de celui qu’ils étaient sensés protégés… Singulares, parce que toute leur vie était orientée vers une seule personne…

Je lui proposais mon bras pour que nous puissions aller nous installer. Un bras couvert à la main gantée comme il se devait. Pas un signe de peau en dessous du cou. Comme il se devait, et la laissais m’indiquer la direction qu’elle souhaitait prendre. Je la suivais, ou plutôt, je l’accompagnais, tout en l’écoutant. Elle désirait, de toute évidence, faire un pas en ma direction, tout comme j’en faisais un à l’heure actuelle. Donc, non, je ne la trouvais pas cavalière. Elle avait toute mon attention, et attisé ma curiosité. Qu’envisageait-elle de nous offrir, à nous ses ennemis ancestraux ?

Nous entrâmes dans un petit salon dans lequel, sur une table, trônaient des dossiers. A son invitation je m’installais et regardais un peu, de loi, ce dont il s’agissait... je n’étais pas le meilleur angle de vue pour voir tout cela de manière distincte, aussi, je préférais rester un moment silencieux, attendant qu’elle m’explique où elle voulait en venir… oui, nous avions de vieilles querelles, qui n’existaient pas sans raison… elles étaient légitimes. Les De Choiseul n’avaient rien de glorieux à avoir obtenu le trône par un putsch… mais bon, au-delà de ça, elle voulait qu’un effort soit fait. Soit. J’avais moi-même apporté un cadeau pré-matrimonial, pourrait-on dire.

« Il y a deux choses dont je souhaiterai m’entretenir avec votre altesse… »

Oui, « votre altesse » pas « votre majesté » mais il ne fallait pas non plus s’attendre à des miracles de la part de ma part en la matière.

« Vous me pardonnerez, j’espère, ces propos quelque peu cavaliers, quelque peu directs. En premier lieu, il s’agit de votre envie de rapprochement. Depuis l’enfance, on m’explique comment votre famille est arrivée au pouvoir, par le parjure, et la trahison, on m’a élevé en me faisant comprendre que le trône sur lequel vous siégez, m’appartient de droit. Mes ancêtres ont créé et unifié l’empire, aussi, vous comprendrez, j’espère, à quel point ce que vous demandez est compliqué… on ne peut effacer le passé. Et ce passé, du point de vue de ma famille, joue entièrement contre vous et les vôtres… aussi, réussir à apprendre à aller de l’avant sur le sujet n’est pas chose aisée… »

Oui, ça, c’était difficile.

« Deuxièmement, dans un but similaire, il y a des documents qui vous attendent au palais, depuis le moment où je suis monté sur ce zeppelin. Il s’agit d’une surprise dont vous ne comprendrez le sujet qu’une fois cette surprise arrivée, d’ici un mois… toutefois, je vous donnerai un indice :  il est question d’histoire… »

Oui, voilà, j’avais fait beaucoup d’efforts. Par politesse, enfin, je lui demandais, sur un ton aimable.

« Puis-je savoir quel est ce fameux pas en avant dont vous parlez ? »
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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: Au dessus d'Ambrosia [Raimond] Mer 2 Mai 2018 - 21:02
-L’histoire mon cher est fait d’opportunité, votre famille et la mienne, sont donc désormais d’illustres ennemis, mais j’ai envie de croire…qu’au-delà de nos enseignements mutuels, nous saurons être plus Grands que le furent les nôtres et si ma famille a détrôné la vôtre rien n’empêche d’enfin finir, cette dualité. Certes je ne vous offre pas le trône, et encore moins ne m’engage dans une longue conversation faites de point de vue, de chose et d’autres cependant, voilà ce que je voudrais faire en premier lieux pour que nous avancions.

Je lui tends donc le document, me permettant de lui transmettre celui-ci, en espérant pouvoir enfin y voir plus clair. De plus, j’ose espérer que nous ne viendrons pas à nous engager sur le terrain glissant. Ma famille avait profité, mais ce n’était pas une mauvaise chose, pas pour l’Empire, il y avait eu un chemin et voilà tout. Je n’allais pas lui souffler qu’ils avaient eu possibilité d’unir l’empire, aussi, grâce à mon ancêtre et autre, parce que nous risquions de partir dans un débat stérile. Non. Nous devions accepter le passé, lui d’avoir ses ancêtres évincés, moi, d’avoir des ancêtres « usurpateurs ». Et tout un tas d’autres choses. Si cela n’avait pas plus aux Dieux, cela ne serait pas arrivés, il ne fallait pas l’oublier.

-Et je dois avouer que je suis impatiente de découvrir cette surprise et me pause moultes question. Cependant, je ne m’attarderais guère plus, je risquerais d’avoir une curiosité trop poussée et je ne préfère avoir la surprise de votre initiative que trop deviner de quoi il s’agit.

Je me détends un peu, souriante, moins sur la potentielle défensive, j’ai bon espoir de voir notre entente évoluer. Ainsi donc, il peut découvrir dans le document, la restitution des terres de sa famille, mais surtout, la reconnaissance de ces terres comme principauté indépendante rattachés à l’Empire et la couronne Ambrosienne. Je lui laisse le temps de lire, et d’accepter la nouvelle, voir de la critiquer dans son esprit.


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Raimond Beauregard
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MessageSujet: Re: Au dessus d'Ambrosia [Raimond] Sam 5 Mai 2018 - 0:14
L’histoire était faite d’opportunités, mais d’usurpation aussi. Nous, les Deux-cimes n’avion rien usurpé, cet empire, nous l’avions créé, à la sueur de notre front. Quoi qu’on puisse en dire, c’était ainsi que cela s’était passé il ne s’agissait alors que de nombreux fiefs morcelés, mais nous les avions conquis, un par un, et c’était une lignée proche de la nôtre, à qui nous faisions confiance, qui nous avait usurpé. Plus de confiance. Plus jamais à ce point. Et pour en finir avec cette dualité, il n’y avait pas trente-six solutions : reconnaitre l’usurpation et rendre le trône en demandant clémence était une possibilité. Une union en était une autre, et le massacre, une troisième. Mais la première comme la dernière étaient sans doute irréalisables. L’union restait la meilleure option. Toutefois, je refusais toute promesse. Je voulais des actes qui iraient en ce sens. Et elle devait le savoir. Ce n’étaient pas à nous, normalement de nous plier à sa volonté, c’était l’inverse.
Grand tort nous avait été fait et nous n’avions jamais eu réparation pour cela… pire, nos possessions avaient été confisquées comme de vulgaires bien volés.

Je regardais le dossier qu’elle m’indiquait et j’attendais des explications de sa part avant de l’ouvrir, sans dire le moindre mot. Mais pas d’explications. Je devais donc découvrir de par moi-même la situation. Soit. Toutefois, je décidais de lui griller la surprise, ne serait-ce que parce que je ne voulais pas qu’il y ait un malentendu sur le sujet, pas plus que je ne voulais qu’il y ait une impression de manque de progression bilatérale alors que je tenais son dossier entre mes mains.

« Je me demande si ce ne serait pas plus raisonnable et logique pour moi de vous expliquer ce dont il s’agit… ainsi, nous serions, si je peux le formuler ainsi, à égalité, Altesse. Il s’agit de bordereaux de livraison par bateau d’une infime quantité de pièces propres à l’histoire ambrosienne avant l’us… l’accession au trône de Mérimin. La liste des pièces vous sera fournie en temps utile. Officiellement tout cela est une cargaison de vin, pour des questions de sécurité. Elles sont un cadeau au peuple ambrosien. Tout peuple a le droit de savoir d’où il vient. Il y a notamment une série de viens d’une valeur telle que je n’oserai presque en parler. Il y a dedans les vingt quatre couronnes, correspondant aux vingt quatre fiefs indépendants majeurs avant l’unification de l’empire. Notamment celle de vos ancêtres. Les autres pièces, vous les découvrirez en temps et en heures. »

Enfin, je pris le dossier et j’examinais le contenu en fronçant les sourcils. Il s’agissait principalement de textes juridiques, comme une sorte d’accord… je restais coi en comprenant ce dont il s‘agissait… non seulement on nous rendait ce qui nous avait été volé – ce qui était normal – mais en plus on nous reconnaissait le statut, à défait du statut d’empereur pour ma part, de prince ambrosien, bien qu’il soit précisé que je n’avais aucun droit au trône n’appartenant pas à la lignée des De Choiseul. J’en restais silencieux à la fois ravi, et humilié, presque… aussi je reposais le dossier. J’avais les mains tremblantes.

« Je ne peux… »

Non, je ne pouvais pas accepter ces conditions, pas comme ça en tout cas…

« Je veux dire… pardonnez moi altesse, mais… c’est juste que je ne pensais pas que vous feriez un tel geste… c’est une grosse perte en cuivre pour l’empire… »

J’inspirais un grand coup et je reprenais la lecture passant sur les aspects financiers. Ah, d’accord, il y avait des droits d’exploitation à tarifs plus qu’avantageux en échange d’exonération d’impôts… oui, ils étaient gagnant de cette manière… intelligent… je continuais à le feuilleter avant de finalement retrouver la partie plus politique de l’offre et je faisais un mouvement de droite à gauche de la tête en soupirant.

« Je vous remercie pour cette offre, Altesse. Toutefois… toutefois, il existe quelques points qui me forcent à refuser cette générosité. Même si je sais ce qu’il a dû vous en coûter pour me la faire… »

Dommage, c’était presque ça, à un ou deux légers détails prêts… peut être pouvais-je les exposer ? Savait-on jamais.

« Je ne peux pas me plier à certaines exigences, car je ne peux être soumis à la couronne ambrosienne, et ce, par serment, aussi je ne peux reconnaitre votre autorité… et je ne peux revenir sur un serment de sang fait à Neiman… ce serait contraire à ce serment comme à tout le reste. Vous n’êtes pas ma suzeraine et je ne peux vous reconnaitre comme telle. Peut être pouvons nous trouver un arrangement sur ce point ? Comprenez bien qu’il ne s’agit pas de mauvaise volonté mais d’une impossibilité nette… »

Oui, c’était dommage, c’était un beau pas vers l’avant…

« Surtout que je vois très bien l’avantage de fonctionner sous votre système administratif et financier, délégant ainsi les difficultés à vos soins… tout en me délégant le droit et le devoir de payer les administrateurs et financiers locaux. La proposition est alléchante. De plus, qu’en sera-t-il de mon statut, je note le fait d’être considéré comme prince ambrosien sans droit au trône, mais je ne peux pas nier non plus cet aspect : le fait est que j’ai une prétention au trône légitimée par le sang… cela ne serait-il pas un acte de renonciation ? Ce que je ne peux me permettre. »

Je restais silencieux un court moment avant de poser la question qui sous-tendait tout cela.

« Et dois-je voir en cela un pis-aller faute de vous épouser ? Je veux dire, ne serait-ce pas une manière fort courtoise – et tout à fait charmante, cela va sans dire, que ma demande en mariage est refusée ?  Je veux dire… vous ne m’auriez pas proposé une telle chose s’il était dans vos intentions de m’épouser, n’est-ce pas ? »

Oui, j’avais le droit d’espérer mais cela sonnait, en effet, comme un pis-aller… quoiqu’il soit de bonne qualité.
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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: Au dessus d'Ambrosia [Raimond] Dim 6 Mai 2018 - 9:03
Je n’ai pas interrompu Raimond durant ses paroles, à vrai dire, la légitimité de ma lignée s’assoit sur l’approbation d’Aernia, sans elle, nous ne serions pas là et j’ai la foi ,ainsi que la conviction, que le jour où les nôtres devront disparaître de leur rôle, ils le seraient, car ainsi les actions des hommes ne peuvent être faites que sous l’approbation des Dieux. Et nous pouvons nous y opposé, nous en énerver, nous battre, tout n’arrive qu’à la volonté véritable des Dieux et de celles des hommes qui officient à la chose.

-Vous vous trompez Monsieur Beauregard, vous êtes en tête des potentiels prétendant que je souhaite avoir pour époux, mais avec vous, je souhaite que nous allions au-delà de nos incompatibilités historiques. Car s’il y a une chose de certaine, si je ne vous épouse pas, je veillerais à ce que cela soit ma descendance qui scelle une union rapprochant de nouveau nos familles.

Oui, j’ai assez de voir l’ombre de cette ancienne lignée placer sur nos têtes tel un mirage superflu, et je ne lui cache en rien mes intentions. Car soyons honnêtes, en rassemblant les lignées, il sera enfin fini des distances de certaines vieilles familles, une certaine façon d’étouffer en douceur ce qui aurait du déjà être fait depuis des siècles. Certains diraient que voilà une méthode efficace pour étouffer la branche des beauregards, d’autres s’en surprendrait mais quelque soit le point de vue, peu m’importe.

-Voyez vous, ma précédente union m’a appris au moins une chose, j’aimais Elrich comme je ne pensais pas le faire et les romances de livre ne m’intéressent pas. L’entente, la compréhension, une certaine forme de complicité me sont plus importantes que tout, j’ignore si nous entendons, nous ne nous connaissons pas assez, mais je sais que nous avons beaucoup d’à priori l’un sur l’autre, même un aveugle le discernerait. Si nous parvenons à avancer sur ce genre de chose, il est plus qu’évident que vous êtes un des partis les plus intéressant des maigres choix sérieux qu’il peut y avoir…

Bien, je suis claire, je le suis toujours, abrupte, mais même si je connais ma diplomatie, j’admet aisément que je préfère la clarté, nous savons tous deux ce qu’il en est et ce qu’il peut-en être, au-delà de tout, je veux que ce soit clair entre nous.

[b]-Quand à mon offre, comme toutes propositions, vous avez fort raison de ne point encore accepter. Il m’aurait surpris que vous le fassiez. Mais vous pouvez désormais considérez que d’une manière ou d’une autre, si ce n’est pas nous, ce seront nos enfants. Mon intention est de réunir nos familles. Votre légitimité est vôtre, et pourtant les Dieux nous ont mis sur le trône, Aernia défait ce qu’elle n’approuve pas. [/color]

Sa légitimité de sang est une chose à mon regard, mais la nôtre l’est aussi. Car les dieux ne laissent jamais les choses qui ne leur convient pas, tout du moins, j’en ai la forte conviction et les de Choiseul sont serviteurs d’Aernia depuis toujours, ainsi, elle a veillé sur ce que nous devions devenir.


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Raimond Beauregard
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MessageSujet: Re: Au dessus d'Ambrosia [Raimond] Dim 6 Mai 2018 - 17:54
Bon, je l’admettais, je commençais à être perdu par ce qu’elle me proposait. L’offre était généreuse, mais je me souvenais d’une règle d’or de la politique :  ne rien accepter si l’on ne peut pas voir ce que les autres ont à y gagner… en l’occurrence, elle n’avait rien à y gagner, à part me donner un os à ronger. Cela ne signifiait qu’une chose :  que je ne voyais pas encore sa motivation… elle me manquait pour que je puisse accepter ou refuser… d’autant qu’il y avait des points de donnée à éclaircir… a priori, si elle me rendait ces terres, elle me signifiait avec un cadeau qu’elle refusait de m’épouser… c’était la chose la plus logique. En effet, pourquoi perdre son temps dans un changement lourd comme celui-ci qui ne serait que très temporaire et n’aurait même pas le temps de tout régler… je lui fis un sourire, toutefois, le plus aimable que je puisse, faut de pouvoir tout discerner… en effet, elle me mettait dans une position délicate, c’était le moins que l’on pouvait dire. C’était pour cela que je ne pouvais pas accepter.
Je ne dis rien toute de suite, en effet, elle parlait, et je ne comptais pas l’interrompre. Moui, je comprenais ses propos, mais je n’aimais pas cela pour autant, elle faisait beaucoup de promesses… beaucoup trop pour qu’elles soient vraies… donc il fallait que certaines choses soient claires. Aussi, j’attendais une pause dans sa diction pour lui parler, sur le ton le plus posé que je possédais.

« Il me manque une donnée pour me permettre une compréhension de ce que vous dites… et si je le perçois comme un calcul politique, c’est qu’il y a forcément quelque chose que je ne comprends pas… cette proposition… elle n’a valeur que si vous ne me choisissez pas comme époux, est-ce que je me trompe ? Ou est-ce que cet accord ira pour ma sœur, dans ces conditions ? Et pourquoi proposer un tel accord si votre intention est de m’épouser ?  Administrativement, c’est lourd à gérer un changement de propriété de cette ampleur… »

Oui, il y avait, comme on le disait, baleine sous gravillon. Le problème était que je ne voyais pas la baleine en question… je soupirais un peu devant ce casse-tête. D’autant qu’au final, les paroles n’engageaient que ceux qui y croyaient. Et en l’occurrence, une promesse pour un futur aussi incertain, je ne savais pas ce qu’il fallait y croire. Qu’est-ce que c’était compliqué… Oui, il y avait, comme on le disait, baleine sous gravillon. Le problème était que je ne voyais pas la baleine en question… je soupirais un peu devant ce casse-tête. D’autant qu’au final, les paroles n’engageaient que ceux qui y croyaient. Et en l’occurrence, une promesse pour un futur aussi incertain, je ne savais pas ce qu’il fallait y croire. Qu’est-ce que c’était compliqué… je lui fis un sourire un rien contrit, qui disparut quand mon expression se figea plus durement quand elle parla d’avoir été mise sur le trône par les dieux… je rétorquais alors farouchement, sèchement.

« Je ne me souviens pas de les avoir vu ferrailler, les dieux. Qu’Aernia ait approuvé est une chose, mais ce n’est pas son rôle de désigner les souverains. C’est à Neiman. Penser autrement est un blasphème. Et à ma connaissance ce n’est pas Aernia qui a mis votre lignée sur le trône mais des hommes qui sont morts en traitres pour cela. Que vous le vouliez ou non, vos ancêtres ont parjuré les dieux et les serments pour installer votre lignée sur le trône. »

Je restais un moment silencieux avant de finalement conclure.

« Donc, sans vouloir vos offenser, je souhaite des faits. Vos promesses sont sans la moindre valeur à mes yeux. Les chiens ne font pas des chats. Et que Neiman m’en soit témoin, je ne me risquerai pas à prendre vos dires pour argent comptant. Vous promettez beaucoup, mais les promesses ne coutent rien et n’engagent à rien quand la trahison et le parjure sont de famille. Vous prenez cela comme insulte peut être ? eh bien que cela en soit ainsi. Je suis prêt à faire des efforts, mais si j’ai l’impression que vous êtes en train de vous jouer de moi. »

Réunir les lignées était une chose… mais me prendre pour un idiot en était une autre.
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MessageSujet: Re: Au dessus d'Ambrosia [Raimond] Mar 8 Mai 2018 - 21:57
Soit il est stupide, soit il le fait exprès. N’ai-je pas indiqué que je souhaite faire un pas vers la famille Beauregard ? N’est-ce pas déjà un effort plus que surhumain qui est en train d’arriver ? Oui, mais il ne le saisit pas, ou n’en a guère envie. Les de Choiseul n’ont pas été de tous temps brillants, ni les Deux-Cîmes, et s’ils ont unis l’empire, nous avons visé le monde. Oui, j’avoue faire preuve d’orgueil et de fierté sur ma propre famille et même s’ils venaient à reprendre le trône, tout irait à volo, la carrure de Raimond n’est pas assez épaisse pour tenir un Empire tel que nous l’avons érigé et ses pseudos droits au trône ne sont rien de plus que des rêves que sa famille a insinué dans sa tête.

-Cela va pour votre famille Monsieur, et comme je vous l’ai indiqué, je tente de faire un premier pas en votre direction, en vous rendant vos terres. N’était-ce pas même une de vos requêtes dès votre arrivée ?

A moins que je ne me trompe. Je devrais probablement prendre soin de le faire passer par-dessus bord, car je sens le stérile qui arrive. Si nous avons pris le trône, nous avons fait cela sous l’accord des Dieux, ni plus, ni moins et les Dieux n’ont pas été de leur côté. Neiman les aurait replacé sur le trône si tel avait été sa volonté.

Un grondement vient de notre arrière, les chient se sont assis aux paroles de Raimond, comme un rappel à l’ordre brusque de ses propres paroles. Mon air surpris un instant, et l’ordre auquel ils n’obéissent pas dans l’immédiat, j’inspire. Ma patience est longue et aisée, j’ai rencontré pire dans mon existence.

-Au final, Neiman a nommé votre famille, mais quand le déclin de votre ancêtre l’a rendu faible pour tenir l’Empire, les Dieux ont trouvé un autre moyen de mettre sur le trône une lignée capable. Oh, oui, Mérimin a usé de fourberie et de traîtrise mais ne dites pas que les vôtres ne l’ont jamais fait. Votre ancêtre a été imparfait et incapable, comme certains des miens à travers le temps. Et le jour où les Dieux décideront que les princes des Deux-cîmes pourront revenir aux trônes, ils le feront. Par vous, par moi, nos enfants, nos descendances peu importe. Votre prétention au trône existe, le jour où tout de Choiseul aura disparu c’est votre maison qui reviendra. Je vous propose d’unir nos maisons une bonne fois pour toutes….

Oui, sa lignée reprendra le trône, le jour où plus de de Choiseul ne pourra être mis dessus, entre autre chose. Quoi qu’il en soit, il faut clairement accepter que le monde est ainsi et qu’il ne peut lutter si les Dieux ne le désirent pas ! Neiman les a nommé, mais il ne les a pas remis sur le trône, maintenant, nos imperfections sont ce qu’elles sont, rien n’est blanc, rien n’est noir, nous pouvons changer les choses, reste à savoir si cela est possible.


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Raimond Beauregard
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MessageSujet: Re: Au dessus d'Ambrosia [Raimond] Mer 16 Mai 2018 - 22:31
Qu’elle cesse de me raconter ces histoires. Elle n’était pas en mesure de me donner des leçons, loin de là, même… et puis de toute façon, les promesses d’une l’ignée parjure qui pouvait y croire, au juste ? Au final, elle ne faisait que m’insulter… et je devais comprendre quoi au juste ? Qu’il fallait que je me contente de miettes que, magnanimement, elle me jetait ? Un seul exemple suffisait. En plus de s’arroger le trône, les De Choiseul s’étaient arrogés des doits sur mes terres ancestrales, sans le moindre scrupule… me rendre mes terres n’étaient pas un pas vers moi, c’était un juste retour des choses, sa proposition d’en faire une principauté autonome, cela était autre chose : là, il y avait un vrai pas en avant. Mais ces terres n’auraient jamais dû cesser d’être miennes, d’être nôtres.

« Comprenez bien, altesse – et pas majesté, ça, jamais – me rendre mes terres était un du, pas un pas, mais la proposition que vous avez faite en complément, ça, je veux bien le reconnaitre comme un pas vers ma famille. Seulement, il y a encore de longs temps de paroles et de négociations avant d’arriver à un accord qui satisfasse les deux partis. C’est là que ça coince. Si vous aviez réellement envisagé de m’épouser me rendre ces terres n’auraient eu aucun sens… donc vous avez menti quelque part, d’abord. »

Je n’exprimais pas tout de suite le reste, parce que j’entendais les chiens gronder et je tressaillais. Saloperies. J’envisageais un moment de les faire abattre à la première occasion
Mais je ne le ferai pas… parce que j’avais fait un pas vers elle, même si elle ne le voyait pas ainsi, peut-être. Et puis comme elle enchainait sur la suite de son discours, je soupirais profondément… je préférais ne pas penser à ce qu’elle avait dit… ou du moins, pas à tout. Mais je n’aimais pas ce qu’elle insinuait. D’ailleurs, je répondais sur un ton sec à un détail, oblitérant pour le moment le reste.

« Mes ancêtres n’ont jamais parjuré leurs allégeances, eux. »

Oui, voilà, ça c’était une certitude. Nous n’avions jamais trahi nos serments d’allégeance, ni envers les hommes, ni envers les deux. Et ça, ça comptait. Et qu’on ne prétende pas que la droiture de cela était ignorée, oubliée, pour profiter à une lignée d’indus… quant à savoir si les dieux avaient décidé de nous empêcher de garder le trône… à ma connaissance aucun n’était descendu lutter contre nous, il n’y avait eu que des hommes pour lutter, aucun dieu. Alors c’était facile, très facile, de se planquer derrière tout cela, d’ailleurs, si on partait de ce point de vue, on pouvait très bien sortir des rapports aux dieux favorables…

« Donnez-moi un prêtre de chaque confession et je trouverai une interprétation par prêtre de la même situation… que vous croyiez que les dieux vous favorisent en ne s’opposant pas, c’est une chose, déjà, mais que dire de la tempête ? Ne serait-ce pas un désaveu de votre règne, que la lignée des De Choiseul devrait céder le pas… et à ça on peut rajouter la famine, il y a des années… vous voyez, on peut trouver des signes que vous n’êtes pas digne de gouverner, et sans même forcer ! Donc ne mêlez pas les dieux à tout cela, je vous prie… ce sont les hommes qui ont renversé ma famille, et ça ne rend pas les choses plus légitimes de dire que les Dieux vous ont aidé… à moins que Neiman ne sont venu couronner votre famille en personne, ça n’a aucune valeur… officiellement, les Dieux auront toujours suivi les vainqueurs, qu’ils soient bouchers ou pacifistes… »

Oui, voilà, c’était à noter. Je ne poussais pas le parallèle plus loin, mais on pouvait : si les dieux voulaient que les De Choiseul continuent de régner, ils n’auraient pas laissé l’enfant qu’elle portait être assassiné… vous voyez, on pouvait très bien jouer avec les signes.

« Mais je vais faire l’effort d’imaginer que vous n’avez rien dit pour que nous puissions avancer, sinon, nous resterons toujours là. Reprenons cette histoire de principauté… peut être commençant par répondre aux questions que je vous ai posé, d’il vous plait. Peut être que cela nous permettra d’avancer. Ah, juste une chose :  ne me promettez rien que vous ne proclamiez officiellement dans l’heure suivante. Question de… comment dire… d’honnêteté et de vérité. Vous devez bien cela à ma famille, non ? »
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MessageSujet: Re: Au dessus d'Ambrosia [Raimond]
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