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 :: L'histoire Ambrosienne :: 1er niveau de la Cité :: Quartier des sciences :: [En Rénovation] Atelier Tolano | " L'imaginaire pour seule limite "

Chapire 07 : Quel est ce bruit provenant des ruines ? [Ft Constance Jane Enverse]

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Gilliam Tolano
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MessageSujet: Chapire 07 : Quel est ce bruit provenant des ruines ? [Ft Constance Jane Enverse] Jeu 9 Aoû 2018 - 17:25
Et la dernière vis fût vissée, et le dernier câble fut raccordé, et la vapeur fut envoyée. Gilliam reculait instinctivement pour contempler son ouvrage. "Quelle magnifique machinerie" pensait-il. Ses yeux se baladèrent le long du cricuit de vapeur au fur et à mesure que celle-ci avançait à l'intérieur de petits tuyaux plus ou moins transparents. Les mécanisme s'activaient les uns après les autres, donnant à l'appareil l'apparence d'un orchestre dont le chef était la brume chaude. Un liquide brun passait dans d'autres tuyaux plus opaques et avec un peu d'amplitude, on aurait pu imaginer ce que le bricoleur tentait de faire.

Il prenait des notes, vérifiait les températures et la pression. Remarquant les petites faiblesses de sa machinerie, rectifiant l'axe d'un rouage ici et mesurant des courbes lorsque les tuyaux souples se tendaient sous l'afflux vaporeux. Les ouvriers s'affairaient sur la façade externe. La pièce avait été nettoyée, lavée et l'outillage avait retrouvé sa place sur les divers rangements croulant et étagères branlantes, placés le long des murs. Dans ses pensées, Gilliam marmonnait à voix haute en se déplaçant et en notant au grè de sa voix différentes informations sur un parchemin qu'il tenait à la main :

_ " Vendricule gauche ... Pression ok. Vendricule droit ... Ok ... Ah non, ça ici ... Ou alors peut-être que ... Une fuite là ! ... Rooh, saleté de bouchon ! Pourquoi t'es pas étanche toi par Aernia ! ... Si mon artère poummonaire ne tient pas, rien ne fonctionnera. Il faut que je trouve ... Oh oh ... "

La machine que Gilliam inspectait se décomposait en 5 parties distinctes. Censées représenter respectivement : Oreillettes et ventricules droits et gauche, qui étaient disposés chacun à un coin de la pièce, et tout le reste était au centre. Les différentes parties reliées entre elles par un ingénieux système de tuyauterie. Il avait eu l'idée de recommencer son prototype en partant d'un modèle géant. Il avait fait plus de recherches mais maîtrisait encore mal le sujet, se souvenant de la moitié des termes scientifiques. Les termes, c'est pour les livres. Pour les gens, il faut du concret, et peu importe les appellations. Il cherchait à agencer correctement les parties de son cœur mécanique et à trouver l'erreur qui l'avait empêché de faire la trouvaille du millénaire.

Pour l'instant, hélas, ses travaux patinaient et sa machinerie se mit à fumer par la fuite précédemment citée. Gilliam courut chercher un seau d'eau froide, il en avait une petite réserve dans un des coins de la pièce. Même sans le toit, l'atelier pouvait encore prendre feu sur ce qui restait des murs et le génial bricoleur savait prendre ses précautions à force de ratés. Il n'eut même pas le temps de choper la anse du seau qu'il entendit un : CLAC ! PSHHHHHHH ...

Un des tuyaux de vapeur qui reliait le centre au ventricule gauche s'était décroché dudit ventricule par la pression, et la longueur du câble le faisait se tortiller sur plusieurs mètres aléatoirement. On aurait pu croire à une chorégraphie de spectacle, mais il n'en était rien. Gil' eut juste le temps de se plaquer au sol lorsque le tuyaux se mit à tournoyer rapidement et férocement dans la pièce, arrachant les objets des étagères, brisant fioles et autres fragiles composants. Dans son tournoiement, il passa par-dessus le reste de mur, peinant à atteindre 50 cm de haut, qui donnait sur la rue et vint directement menacer l'intégrité physique des passants qui pouvaient se trouver là.

Gilliam avait autre chose à faire que de perdre inutilement du temps à expliquer aux gens d'armes combien il était désolé, et combien il allait faire attention la prochaine fois, et combien bla bla bla ... Enfin, c'est comme cela que ça se passait à chaque fois, ou presque. Dans un mouvement preste, le dilettante se redressait sur ses deux pieds et actionnait le gros levier au centre, stoppant net les toussotements de vapeur ainsi que le reste de son prototype à échelle géante. Gilliam se retournait pour vérifier l'étendue des dégâts. Il n'avait plus qu'à tout re-ranger. A force, il deviendrait pro. C'est au moins la neuvième fois cette semaine qu'il range son bric-à-brac. Il risqua ensuite un oeil dehors, priant Aernia de n'avoir touché personne.
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Constance Jane Enverse
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MessageSujet: Re: Chapire 07 : Quel est ce bruit provenant des ruines ? [Ft Constance Jane Enverse] Jeu 9 Aoû 2018 - 18:00
Les jours de congés te semblent notion étrange, tu n’as pas tout à fait l’habitude, mais tu as aussi envie de visiter la ville. Tu découvres en tous les cas, malgré les ennuis qui t’arrivent. Mais ils ne sont que de ta faute et quand tu quittes le palais, dans un costume masculin féminisé, tu ajutes ta casquette gavroche sur ton crâne, dans l’idée de te rendre à une librairie, histoire de trouver un nouveau livre pour le soir. Lire est important, cela fait travailler l’esprit et c’est une des seules choses qui te lie avec ta défunte mère. Tu n’as pas une immense bibliothèque, tu ne gardes que les ouvrages qui te plaisent, ce qui n’est pas énorme et tu revends pour en racheter. Tu as deux ouvrages dans les bras que tu comptes échanger contre un nouvel ouvrage. Tu marches donc, tranquillement, direction un autre quartier, mais tu sais que tu dois couper par celui des inventeurs, sur ta route, tu t’arrêtes parfois pour aider une personne en difficultés, ton sac sur une épaule et tu ne te doutes pas un instant des risques que tu cours. A dire vrai, tu observes l’atelier d’un inventeur distraitement, curieuse des automates dont tu ne saisis pas le moindre boulon même si tu es une de Choiseul, il est clair que la mécanique, te passe au-dessus. Tu n’y as jamais rien compris et tu n’as jamais eu une quelconque envie de comprendre. Ton truc, en fait, c’est l’armée et ce qui va avec, en cela, tu ressembles à ton père. Même si tu es une bâtarde dissimulée, on ne te peut pas te retirer cela.

-Attention !

Un hurlement te sors de tes contemplations et tu laisses tes yeux aller droit vers l’origine du cri. La vision d’un tuyau fou te fait reculer d’abord, mais tu es bien proche de ce serpent mécanique et tu as le temps, à peine, d’esquiver, en roulant sur le côté, qu’il frappe l’emplacement où tu te trouvais, se dirigeant vers une jeune femme qui n’a que l’idée de hurler pour se protéger, en levant les bras sur son visage. Tu soupires intérieurement, pour te relever et courir vers elle pour la pousser, brutalement, la virant de la trajectoire de la chose qui, te rencontre subitement et t’arrache un grognement. Elle frappe ta cuisse, et te met genou à terre, cela ne dure pas si longtemps à vrai dire, quelques instants à peine, avant qu’elle ne tressaute et se calme, tu te protèges et un liquide poisseux te tombe sur le haut de la veste, t’arrachant un grondement subit. C’est…brûlant. Immédiatement tu te redresses et retire ta veste, en gesticulant, non sans sentir encore la jambe cinglée de tout à l’heure. Sans retirer ta chemise, tu tires le tissus pour qu’il évite de coller à ta peau. C’est chaud bordel ! Les passants te regardent, un homme accourt et insulte un Tolano comme responsable, on te parle, tu t’en fiches et tire simplement le chiffon de la ceinture d’un homme pour le poser entre ta peau et le tissu, peu importe sa propreté. Ça s’agite, un gens d’arme est là, il te parle et on fixe un type qui regarde avec précaution le tout. On te demande si tu veux porter plainte ou quoi, mais tu lâches.

-Je n’ai rien.

Tu es sèches, mais ce sont les inventeurs et en un sens…tu te dis que tu ne peux pas faire cela à quelqu’un d’ingénieux. Et ce n’est rien qu’un peu de blessure. En plus, cela t’avancerait à quoi ? Vu l’état de sa massure, autant dire pas grand-chose !


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Gilliam Tolano
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MessageSujet: Re: Chapire 07 : Quel est ce bruit provenant des ruines ? [Ft Constance Jane Enverse] Ven 10 Aoû 2018 - 1:56
_ " Oh la tuile ! Ah zut zut zut ! "

Le jeune inventeur avait finalement attrapé un seau et s'était précipité dehors après avoir vu une jeune femme retirer sa veste pleine de ce liquide qu'il utilisait pour sa machine. Cependant, ce n'était qu'un tuyau de vapeur qui avait lâché, cela signifiait qu'il y avait plus d'une fuite et qu'il allait devoir trouver d'où venait le liquide dans ce circuit de vapeur. Cependant, il n'était point temps de rêvasser à comment faire. Ce liquide, il tâche. Il en savait quelque chose avec son atelier qui avait vu plusieurs fois les incidents déverser nombres de substances. Le sol originel n'était plus visible avant la tempête, c'est dire. Bon, là, les gars ont bien bossé et avaient commencé par refaire un sol neuf. Il était néanmoins déjà recouvert de tâches.

Il avait entendu le voisin l'accuser à nouveau de tous les méfaits du monde. Plus qu'une habitude, les deux semblaient se traîner une bagarre de voisinage de longue date.

_ " Oh dis ! Fallente, tu brasses trop d'air inutilement, son vêtement ne sèchera jamais si tu continues hein ! "

Il avait également entendu l'homme d'arme proposer à cette jeune femme de déposer plainte. Il avait serré les dents mais avait été grandement soulagé de sa réponse. Il s'avançait vers la demoiselle tandis que Fallente demandait en quoi les vêtements auraient besoin de sécher et en quoi ... Flouuuf

Gilliam avait jeté le contenu de son seau sur la veste mi-déchirée de sa victime. Si la plupart de la poisse était partie d'un coup, il en restait un peu, et il ne pouvait laisser ses erreurs coûter à quelqu'un d'autre que lui. Cela lui fit mal au cœur, mais dans le mouvement de lancer d'eau, il avait pivoté sur lui même, suivant l'élan de ses bras et avait retiré ses bras des manches de sa veste. Finissant son tour sur lui-même, il avait glissé deux doigts sous le col de celle-ci et l'avait envoyé en l'air à la bonne vitesse, à la bonne hauteur pour qu'elle retombe sur les épaules de cette jeune femme à l'air si solide.

Hormis une toute petite erreur de calcul, tout se passa comme prévu. L'eau tombait et une seconde après seulement, la veste suivait. Sauf qu'elle aurait dû être de dos. Parce que là, face à Gilliam, elle reçut le vêtement en pleine figure.

_ " Ah ça, il ne faudrait pas que cela reste sur votre vêtement ! C'est que ça tâche par Aernia ! " s'exclama-t-il sur un air enjoué.

Finissant sa phrase en decrescendo joyeux jusqu'à terminer sur une sonorité terne pour son dernier mot. Il s'était rendu compte en parlant, qu'il parlait à sa veste et que celle-ci semblait le dévisager avec énervement. Certains passants pouffèrent, d'autres avaient l'air choqué. D'autres encore, ne faisaient strictement que ce pour quoi ils avaient été conçus, ils passaient.

Pas décontenancé pour autant, Gilliam avait à cœur de réparer sa faute. "Si on veut être tranquille ici, il vaut mieux qu'on vous apprécie hein ! " Il se rapprocha enfin de cette inconnue dans l'équation et effectua une révérence surnaturelle qui lui faisait presque toucher le sol avec son nez. Son dos cambré et ses fesses ressortant superbement sans sa veste pour les cacher. Il esquissa alors un sourire contrit et releva la tête puis le dos, attendant qu'elle le voie :

_ " Mes hommages et mes plus plates excuses ma dame. Par aernia, offrez moi l'honneur de racheter ma faute. Je me présente, Gilliam Tolano, bricoleur amateur. Commençons par rentrer chez moi. Je n'ai pas tous les murs ni de toit assez grand pour cacher le ciel, mais j'ai une cheminée et un feu pour vous réchauffer, ainsi qu'une salle d'eau si vous le désirez. Laissez-moi au moins faire amende honorable. Votre première commande sera gratuite. Je m'en voudrais de vous laisser partir après une telle expérience. "

Alors ça pour s'en vouloir, il s'en voudrait c'est sûr. Il n'avait aucun intérêt à ce que l'impératrice apprenne qu'un inventeur nommé Tolano était créateur d'expériences ratées. Sa réputation ne devait éclore que sur le clou du spectacle. Pas avant. Il fallait que cette malheureuse victime reparte heureuse. Il ne fallait pas qu'on parle de cet incident dans les journaux. C'était important pour Gilliam.
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Constance Jane Enverse
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MessageSujet: Re: Chapire 07 : Quel est ce bruit provenant des ruines ? [Ft Constance Jane Enverse] Lun 3 Sep 2018 - 16:47
Il faut avouer que tu ne t’attends pas à ça. Les dents serrées et l’air mauvais que tu traines sur ton visage n’engage rien de bon ! A dire vrai, tu aurais pu tout à fait laisser couler, mais le seau d’eau sur la tronche t’a refroidi. Te voilà trempée jusqu’aux os, et si le liquide n’est plus sur toi, en partie, tu te demandes de quelle farce tu es le dindon. L’envie d’empoigner l’hurluberlu par le col pour le soulever du sol te traverse l’esprit et quand tu reçois sa veste, tu te demandes quelle mouche l’a piqué.
La retirant d’un geste vif de ton visage, tu as les joues rouges de colère. Et pendant quelques secondes, après ses courbettes et ses paroles, tu restes à le dévisage, consciente des présences. On te dévisage et cela te déplait, tu déprécies être dindon de la farce, mais tu n’es pas de nature à aimer te faire remarquer.

--Que voulez-vous que je commande chez vous !

Dis-tu un peu agacée.

--Je n’ai besoin de rien.

Ta vois s’éteint en réalisant les yeux rivés et il te faut quelques instants, tu te racles la gorge. Toi, tu es une femme discrète, pas timide, mais tu aimes ta tranquilité et ton petit coin de recul par rapport aux gens. Tu renifles et, tenant sa veste pour ne pas la mouiller, tu souffles.

--Un café et du feu vous dédomagera.

Tu ne veux que t’éloigner des regards et d’un geste, sans attente, tu attrapes le bras de l’inventeur pour le tirer vers sa bicoque éventrée, préférant franchir la porte que de rester dehors sous les pupilles des curieux. Une fois dans ce semblant d’intimité, tu relâches son bras et tu frisonnes un peu, le temps n’est plus frisquet, mais tu n’as pas très chaud et tu attends qu’il t’emmène donc vers sa cheminée, retirant ta propre veste pour ne pas trop avoir d’humide sur tes épaules. Tu ne l’as pas remarqué, mais ta chemise est transparente, maintenant avec l’eau et dévoile un corsage des plus simple. Peu t’importe en fait, tu as fait l’armée et tu n’as pas de coquetterie exagérée. De ce fait, tu ne fais pas attention et même s’il venait à lui remarquer, tu lui dirais que ce n’est rien de plus qu’un vêtement de peau. Tu n’es pas nue quoi !

--ça vous arrive souvent, ce genre de truc ?

Demandes-tu en dévisageant le lieu.


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Gilliam Tolano
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MessageSujet: Re: Chapire 07 : Quel est ce bruit provenant des ruines ? [Ft Constance Jane Enverse] Sam 15 Sep 2018 - 8:52
Gilliam étudiait la réaction de la jeune femme, mesurant le taux d’énervement qui ne cessait d’augmenter à l’inverse de celui de la couleur du visage de l’inventeur qui semblait se dissiper petit à petit. Avant d’être totalement pâle, l’inconnue prend la parole et Gilliam contemple tout le ridicule de sa proposition. En effet, ce n’est pas avec un cadeau qu’il annulera la défaillance de son appareil ni ne rendra son anonymat à cette femme qui désormais se voyait le centre d’attention de tout un lot d’anonymes ambitieux de découvrir ce qui semblait attirer l’attention d’autres anonymes dans une spirale qui semblait sans limite.

Un café et du feu, c’était la moindre des choses. Avant de répondre, Gilliam n’eût même pas le temps de réfléchir à esquiver ou pas. Le voici tiré par le bras et rentré en sa demeure alors que la foule se disperse. Il lâche un soupir de soulagement, l’espace d’un instant, il avait imaginé qu’elle allait le frapper. Certaines personnes acceptent ceci en dédomagement parfois, ce sont les pires. Mais elle semblait bien plus à même de maîtriser ce mode de fonctionnement.

L’intérieur est chaotique. Le vent s’infiltre par le mur éventré, le toit ouvert et de multiples fissures à peine rebouchées, moisissant à demi à cause de l’humidité. Au milieu de la pièce, une espèce de pylône trône, mesurant plus d’un mètre de haut à son sommet, à partir duquel partent plusieurs tubes, emplis de liquide plus ou moins fluide, jusqu’aux quatre coin de la pièce, rattachés à des poches suspendues en hauteur, accrochées aux murs. L’une des poche n’est plus raccordée et le tuyau traîne encore en partie dehors, finissant de se déverser au compte-goutte dans la rue.

Une planche sur deux tréteaux est posée dans un coin accompagnée d’une chaise simple. De multiples étagères emplissent les murs, débordantes et croulantes sous le poids du fatras disposé sans agencement. Un feu calme projette toutes sortes d’ombres sur les murs encore debout. Une porte donne sur la salle d’eau et la chambre.

Sans attendre, l’inventeur prend la chaise et la pose près du feu, invitant son hôte à s’y asseoir. D’un grands coup de manche, il pousse tout le bazard disposé sur la planche puis dépoussière brièvement. Ensuite il vient poser les tréteaux et sa planche près du feu également lorsqu’elle le questionne :

_ “ Oh, cela arrive régulièrement que de telles choses se produisent. Mais d’habitude les murs protègent les gens … Vous pouvez sécher vos vêtements ici. Je prépare le café.

Joignant le geste à la parole, il récupère une casserole et la remplit de l’eau d’un tonneau avant de la poser sur une petite grille qui siègeant dans le foyer de la cheminée. Ensuite, se relevant dans un demi-tour circulaire linéaire impeccable, il enjambe l’espace le séparant de sa chambre et ressort avec une pile de vêtements qu’il pose dans la salle d’eau à côté de son immense serviette de séchage. Encore une lubie, qui a besoin d’une serviette de 10 m² ? Désignant la salle de la main et inclinant légèrement la tête dans un air contrit, il invite son invitée à aller s’y sécher :

_ “ Je vous en prie, acceptez mes humbles excuses. Je vous laisse des vêtements secs, et le café sera prêt à votre retour. Si je peux faire quoi que ce soit de plus, demandez-moi, je suis votre obligé.

A dire vrai, le soulagement de l’inventeur était palpable. Il avait vraiment cru pendant un temps qu’il n’allait pas s’en sortir physiquement intact. Cependant, cela aurait été plus simple. Son erreur était inexcusable et rien ne pouvait la ratrapper. C’était passé. Quelle horreur d’être dans l’erreur. Quel sentiment malaisant. Il trouve un tabouret qui servait de commode et le débarrasse de son stockage en le renversant puis le pose près du feu et s’octroie deux minutes avant d’aller chercher son moulin à café et sa cafetière.


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