AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
RSS
RSS


 :: L'histoire Ambrosienne :: Palais impérial :: Rez-de chaussée

Acte 3, scène 03 : Le vicomte et le Comte

avatar
Valerian d'Andressy
Gentleman cambrioleur
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t245-dignitaires-valerian-d-andressy-comedien-gentleman-cambrioleur#4847
Nationalité : Ambrosienne
Messages : 404
Date d'inscription : 11/04/2017
MessageSujet: Acte 3, scène 03 : Le vicomte et le Comte Ven 10 Aoû 2018 - 15:24
Je dois avouer que recevoir une invitation, que dis-je, une convocation, du garde-fou de l’Empire, ne me rassure pas sur le pire ! Je n’apprécie guère d’ainsi me faire remarquer, en toute vérité, il me déplait d’avoir ainsi été remarqué : par le prieur zélé et l’oncle de sa divine Majesté ! Mais je me dois de rester, l’homme fantasque que rien ne vient inquiéter.

Nous sommes au début du printemps, clément, a décidé d’être le temps et dans mes habits élégants, je me dis que j’aurais dû éviter le blanc. Mais je dois avouer préférer ce genre de parure, qui me va pour le mieux je le jure ! Et me voilà presque angoissé, de me retrouver au palais. A l’habitude j’y vais, pour des amantes culbuter, des corps endiablés, et ce genre de chose plein de félicité, mais j’ai dans l’idée, étrange vous me direz, que tout ceci est à Olympiane lié.
Bon, et si je cessais de m’angoisser pour voir ce qui peut m’arriver ? Une question bien pensée, pas vrai ? Que va-t-il se passer, je ne le sais et je ne vais pas m’angoisser pour Lampré. Ainsi donc, me voilà prompt à me présenter attendre son arrivé.

Dans le bureau strictement décoré, j’observe par la fenêtre, les nuages passés, assis dans un fauteuil rembourré, je réfléchis à ce qui va peut-être se passer, sans pour autant trop présumer. Fort probable qu’il veuille me narrer quelques petites choses sans cruauté, de quoi faire le nécessaire pour cette année. Quand la porte signale une entrée, je me redresse de tout mon pied, m’inclinant pour le saluer.

–Comte l’Envers, me voilà honorer de paraître devant vous.

Même s’il n’est plus de l’Empire Gradé, il porte tout de même le sang de ma majesté adoré et moi fidèle Ambrosien bien né, et je ne peux être qu’impressionner. C’est la première fois que je viens à si intimement le croiser et j’avoue, sans même me gêner, que j’en suis terriblement impressionner. Et enthousiasmer ! Mais je me dois bien me présenter et ne point trop m’endiabler, bien que ce genre de chose, en vérité, risque de ne pas rester :!


Lampré ou d'Andressy?
Charmant charmeurs, voleur de coeur, briseur de couche, l'on s'attarder pour un baiser de sa bouche. Mais est-il Valerian ou bien Lampré? Nul ne le sait séant, à vous de deviner
avatar
Nemrod L'Envers
Maître espion
Voir le profil de l'utilisateur
Nationalité : Ambrosien
Messages : 113
Date d'inscription : 05/03/2017
MessageSujet: Re: Acte 3, scène 03 : Le vicomte et le Comte Ven 17 Aoû 2018 - 12:55
Perdre du temps ? Vous ? Jamais ! A peine cette discussion avait été finie que vous aviez convoqué votre aide et vous lui aviez dicté une missive à remettre au vicomte d’Andressy. Un homme bien sous presque tout rapport. Vous gardiez bien pour vous son petit secret. Mais c’était votre travail. Tous avaient un secret, et il vous appartenait de tous les connaitre… cette missive était à la fois bien présentée et concise et si le terme de sommation ou de convocation n’avait pas été utilisé, et ce, à aucun moment, mais s’il s’agissait d’une invitation, nul doute que s’y soustraire était fort peu possible… mais bon, que vouliez-vous… vous restiez un personnage important ! Et vous dire non, c’était fort peu envisageable ! Et vous le saviez très bien.

Vous l’aviez invité pour le thé et vous appréciiez ce moment. Vous aviez fait préparer une collation, pour de la douceur et de la bonne entente. Il était essentiel qu’il se sente à son aise en votre présence, même si vous vous doutiez qu’il se sentirait sans doute avec la main un peu forcée. Mais bon. Si tout fonctionnait comme prévu, vous ne voyiez pas de raison de ne pas vous entendre avec lui. Il avait déjà une réputation licencieuse, alors ce petit quelque chose en plus, cela ne devrait pas esquinter davantage sa situation. Oui, vous aviez du mépris pour sa réputation. Selon vous, ce n’était pas celle d’un homme bien. Mais bon, la réalité de ses actes étaient qu’il n’était pas dangereux. Un imbécile qui se croyait capable de voler et dont les ailes finiraient tôt ou tard par être brulées. Il ne saurait pas s’arrêter. Il irait trop loin, un jour !

Allez, ça allait être l’heure et vous vous dirigiez vers votre bureau où il devait être arrivé. Peut-être ne serait-il parti remarquer la petite collation, mais bon, cela ne devrait pas trop tarder. Vous vous levâtes, vous servant de cette canne depuis le bal qui ne vous quittait plus. Vous restates silencieux et vous marchâtes jusqu’à ce que votre ordonnance vous ouvrât la porte du bureau où vous attendait le vicomte. Vous le regardâtes se relever d’un coup et vous vous dirigeâtes vers lui, lui rendant un salut poli mais raidi. Privilège de l’âge que de ne pas trop se courber… Vous tendîtes la main. Dans un salut moins formel.

« Tout l’honneur est pour moi, Vicomte. J’ai encore souvenance de votre prestation pour le Diadème Enchanteur. Je ne saurai dire si c’était il y a deux ans, ou l’année d’avant, certes, mais quelle maestria. Plus d’un en sont restés bouche bée… »

Une manière très subtile de lui dire que vous saviez. En effet, il y avait deux ans, un diadème, le vrai diadème enchanté, un diadème de quarante-huit carats en diamants rose et en argent, une merveille avait été volé. Par Lampré. Et deux ans plus tôt notre cher Vicomte était sur les planches pour une pièce du même nom et qui portait sur la magie présumée de cet artefact plus ancien que votre famille. Mais bon. Vous lui sourîtes et vous l’invitâtes à se rasseoir alors que l’ordonnance revenait avec une théière et deux tasses. Puis vous lui demandâtes de s’en aller, vous laissant seul avec l’homme aux deux visages.

« Je vous prie d’excuser la manière dont j’ai demandé à vous voir, elles ont dû apparaitre fort peu cavalières, mais je ne souhaitais pas que tout un chacun apprenne que vous avez été convoqué. Non que la discrétion soit complètement de mise, mais c’est toujours préférable à l’ostentation, non ? »

Vous lui sourîtes et vous lui posâtes la question la plus bête imaginable.

« A quel point aimez-vous l’empire, vicomte ? »


avatar
Valerian d'Andressy
Gentleman cambrioleur
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t245-dignitaires-valerian-d-andressy-comedien-gentleman-cambrioleur#4847
Nationalité : Ambrosienne
Messages : 404
Date d'inscription : 11/04/2017
MessageSujet: Re: Acte 3, scène 03 : Le vicomte et le Comte Sam 25 Aoû 2018 - 16:34
Je me redresse, je suis fasse à celui qui fut prince héritier du trône et désormais chien de garde, conseiller et cousin de mon impératrice adoré, mon corps s’incline de lui-même dans une respectueuse révérence, sans exagération, car il s’agit d’un membre de la famille impériale ! Vous vous rendez-compte ? Je sais que je devrais me faire quelques soucis d’être là, mais je ne suis jeter aux ordures, un seul fait, simple et évident : il s’agit d’un membre des de Choiseul et je donnerais ma vie et mon sang pour mon Empire ! Paradoxal quand on sait que…enfin bref !

Au fond, même si le Victomte est mon masque, il y a des choses qui sont profondément vraie. Pourquoi tant de respect ? Je l’ignore. Pourquoi un tel fanatisme ? Peut-être parce que c’est la seule chose qui me rapproche de ma mère. Et que je ne peux l’oublier.

Mais le vieux me mouche. Je redresse mon visage de son inclinaison, et je souris, prenant sa main qu’il me tends pour la serrer et j’incline ma tête, dans un remerciement.

-Que voulez-vous du travail d’artiste rien de plus.

Il y a deux ans, j’avais volé un bijou et joué une pièce, tous deux du même nom, le vol du premier avait fait scandale, mais c’était magnifique comme coup. Quant à la pièce…j’hésite à penser qu’il s’agit que de cela, mais je ne me méfierais jamais assez d’un homme qui a ses yeux partout, ou en tous cas, ainsi que le dit notre monde. A dire vrai, il y a deux ans j’avais volé le bijou, un peu moins jouer la pièce…hum…

-Tout à fait Comte, et puis, quand l’oncle de mon Impératrice m’appelle, j’accours, je n’aurais su faire offense à l’Empire en ne pressant pas mon pas !

Grandiloquent, artiste, maestro, je prends ma place, le dos droit et l’œil attentif, curieux, de ma présence ici, jusqu’à ce qu’il me pose sa question. Et me voilà raidit d’un coup, d’un seul, assis le dos droit avec majesté pour, une main une sur le cœur, lui clamer.

-Jusqu’à mourir pour lui, Monsieur. Ordonnez immédiatement et j’exécute ! Et j’en suis cruellement sincère ! Mais pourquoi cette question Monsieur le Comte ?

Oh, je m’en doutais, de pourquoi cette question, même si je n’ose le dire. Il y a des choses qui se trament désormais dans mon existence et de plus en plus tournant autours d’Olympiane de Thiam, mais je n’ose croire que cette jeune femme naïve puisse être si grave danger. Quoi que…elle n’a pas beaucoup de jugeote politique et se fera tôt ou tard dévorer.

-L’empire…l’empire aurait-il besoin de moi ? N’est-ce pas un peu trop…plein d’espoir ? Je ne joue pas, je tente de me retenir, l’Empire aurait-il réellement besoin de moi ? Bien entendu que toutes mes mimiques sont théâtrales, mais cette fois…calme, curieux, j’y discerne la possibilité de servir mon Impératrice comme il se doit.


Lampré ou d'Andressy?
Charmant charmeurs, voleur de coeur, briseur de couche, l'on s'attarder pour un baiser de sa bouche. Mais est-il Valerian ou bien Lampré? Nul ne le sait séant, à vous de deviner
avatar
Nemrod L'Envers
Maître espion
Voir le profil de l'utilisateur
Nationalité : Ambrosien
Messages : 113
Date d'inscription : 05/03/2017
MessageSujet: Re: Acte 3, scène 03 : Le vicomte et le Comte Mar 4 Sep 2018 - 22:52
Vous sourîtes. Oui, du travail d’artiste. De meilleure qualité selon l’artiste qu’il était. Mais vous étiez content qu’il ait compris que vous saviez, et que vous ne faisiez rien. C’était important à vos yeux. Pas pour le faire chanter, ni pour faire peser une quelconque menace sur ses épaules. Non, c’était juste pour qu’il comprenne bien la réalité de votre situation : nul secret n’aurait pu vous échapper. Et certainement pas le sien. Vous en plaigniez richard Welton… si loin de comprendre, et pourtant… pourtant il avait tous les détails sous son nez ! Enfin bon… vous sourîtes, l’air de rien, avant de finalement vous dire que les choses se passaient plutôt bien. De la part d’un débauché et d’un noble presque disgracié, il prenait cette convocation plutôt bien… bon, vous n’aviez aucune mauvaise intention à son égard, cela jouait aussi un peu, sans doute… vous restates silencieux alors qu’il parlait de son patriotisme… jusqu’à mourir… vous vous raclâtes la gorge avant de parler.

« Ne dites pas ça. Car c’est une erreur. L’empire n’est pas une personne, l’empire, c’est un peuple, uni par des lois, uni par des idéaux… peu importe que ce soit l’impératrice ou vous sur le trône. En théorie du moins. En pratique le premier qui essaye de porter la couronne de l’empire de vapeur, je tente une magnifique interaction entre son corps et un épluche-légumes. Nous verrons alors si un être humain peut s’éplucher aussi… »

Il y avait eu un sourire à ces mots. Un sourire carnassier, mais pas sadique, vous vous réjouissiez de la mort lente et douloureuse de toute personne en voulant à vitre nièce… et qui vous l’aurait reproché ? Lui-même aurait sans doute imaginé la même chose concernant sa famille, s’il en avait eu…
Mais vous ne lui demandiez pas de mourir.

« Oh ma question était pure rhétorique bien sûr… »

Vous lui sourîtes avant de finalement lui dire, sur un ton à la fois doux et ferme, et en lui tendant la main.

« L’Empire a toujours besoin d’hommes volontaires. Mais si j’en suis arrivé à vous demander de venir, ce n’est pas pour cela… en fait, c’est parce que je voudrais vous féliciter. »

Oui, au diable les pots, les tours autour, ou les gants. Autant que les choses soient claires. Vous étiez un foutu soldat, normalement un vieux briscard, mais cela vous évitait d’avoir recours à trop de politesse. La grande différence était de savoir passer non plus un imbécile incapable, mais pour un rustre intelligent. Qui savait ce qu’il faisait…

« Oui, je voulais vous féliciter. Vous allez bientôt être père, et c’est une occasion fabuleuse pour vous ! Vous verrez, rien n’est plus beau que de voir la chair de sa chair grandir, et devenir quelqu’un dont on peut être fier… »

Comprenait-il ? Il avait l’esprit avisé, alors vous tabliez sur le fait que oui, il avait compris !

« Bien sûr, cela va sans doute poser quelques difficultés. Il ne serait pas convenable que vous restiez le tuteur de la mère de votre enfant… »


avatar
Valerian d'Andressy
Gentleman cambrioleur
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t245-dignitaires-valerian-d-andressy-comedien-gentleman-cambrioleur#4847
Nationalité : Ambrosienne
Messages : 404
Date d'inscription : 11/04/2017
MessageSujet: Re: Acte 3, scène 03 : Le vicomte et le Comte Dim 14 Oct 2018 - 22:46
Mon Dieu, que va-t-il se passer? Arriver ? C’est quand même une chose précise qui est en train de se passer, quelque chose de … peu commun et qu’il sache. Mais sait-il ? Ou bien suis-je parano ? Ce n’est pas dans ma nature ceci dit…je ne sais pas. Je ne préfère pas casser les œufs sur mon chemin et je vais choisir de croire qu’il sait. Mais comment ? oh ce foutu oncle impériale est un recueil de secret, voilà tout…j’en suis tout à fait certain.

Il me fait rire en tous cas, enfin, c’est une plaisanterie ? Bref, en tous cas, on se comprends, je crois. J’attends la sentence. Oh, je n’en mène pas large et je cherche déjà plusieurs moyens de m’échapper en cas de souci, pourtant j’ai aussi la sensation que je dois simplement profiter de cet instant et me montrer sous un jour intime. Exit le noble fantasque, le voleur gentleman, simplement montrer Valérian, l’esprit qui calcule et calme. D’ailleurs, je me détends et j’ai l’air bien plus posé que la cour ne m’a jamais vu…

« Me féliciter ? » Répétais-je surpris, me redressant pourtant dans un mouvement, lui serrant la main avec fermeté. Et puis, ce fut clair, et dans un geste, j’épouse l’idée, je l’accepte, je la saisis. Je trahissais Olympiane sans remord, le cœur bondissant de fureur sous les paroles qui vont sortir de ma bouche. Oui, je la trahis pour mon empire, mais peu importe. « Je vous remercie ! Je vous avoue que je ne pensais pas que cela puisse m’arriver un jour. » Je serrais fermement sa main donc, la recouvrant de celle libre. Au fond, un poid s’était installé, mais ça irait. « Je comprends qu’elle ne peut rester sous mon autorité, je suppose qu’il serait mieux de…la changer de tuteur ? Oh, elle est fragile en ce moment, je ne voudrais pas la perturber, le temps de trouver quelqu’un…de bien. »

Mais qui ? je ne sais pas. Je sais juste que je viens de trahir ma pupille, mais je le fais sans hésiter et je le referais sans honte, aucune, jamais. « Je suis heureux de vous voir aussi compréhensif, malgré nos…petites erreurs. » Oui, bien entendu….ses erreurs qui étaient miennes, mais qu’importe !


Lampré ou d'Andressy?
Charmant charmeurs, voleur de coeur, briseur de couche, l'on s'attarder pour un baiser de sa bouche. Mais est-il Valerian ou bien Lampré? Nul ne le sait séant, à vous de deviner
avatar
Nemrod L'Envers
Maître espion
Voir le profil de l'utilisateur
Nationalité : Ambrosien
Messages : 113
Date d'inscription : 05/03/2017
MessageSujet: Re: Acte 3, scène 03 : Le vicomte et le Comte Sam 3 Nov 2018 - 9:30
Bon, voilà, vous aviez lancé le lourd pavé dans la mare. Maintenant, il fallait voir ce qui allait en découler. Vous restates silencieux et vous regardâtes le jeune homme. Il devait avoir compris, car malgré sa réputation, quelqu’un capable de s’organiser une telle dichotomie était loin d’être un homme stupide… vous lui sourîtes et vous le regardâtes droit dans les yeux, maintenant… il ne restait plus qu’à voir si sa loyauté à l‘empire était aussi élevée que ce qu’il avait prétendu. Vous verriez bien… mais vous saviez que ce n’était, dans tous les cas, pas d’autres raisons. Vous attendiez une réaction de sa part avant de prendre une décision sur le sujet. Enfin, finalement, il vous répondit et ce fut comme il fallait. Parfait. Enfin, finalement, comme pour soulager sa conscience après tout cela, vous comptiez lui révéler un secret qu’il aurait sans doute compris par avance.

« Oui, bien sûr, elle ne peut rester sous votre garde, ; et je carins que l’on ne vous autorise plus à avoir une pupille, pour que cela ne se reproduise pas. Mais si je puis me montrer pleinement honnête sur le sujet, monsieur le vicomte. Et sachez qu’en reconnaissant cet enfant comme le votre de manière aussi gentleman, vous ne pouvez faire de plus bel acte. Bien sûr, le gouvernement fera en sorte de trouver à la ère comme à l’enfant une tutrice qui saura se charger d’une telle situation… »

Manière élégante de dire qu’elle aurait une bonne tutrice et plus encore, puisque e lui disais.

« Connaissez-vous madame Villiers, la baronne des pins ? Je pense qu’il s’agit de la meilleure chose à faire et je comptais en discuter avec la ministre de l’éducation. »

Bien sûr, il devait la connaitre, elle était reconnue comme étant l’une des femmes les plus prolifiques du pays, ayant eu pas moins de treize enfants…. Un sacré score que même votre nièce ne saurait prétendre à un tel record… vous sourîtes à cette pensée. Autre chose devait aussi être compris par ce sous-entendu : elle était l’épouse d’un soldat, le vice-amiral de la flotte ambrosienne…. Donc un homme qui saurait protéger mère et enfant.

Vous ne promettiez rien, mais vous sous entendiez beaucoup.

« Nous savons que c’est un risque que de laisser de jeunes femmes à des tuteurs et vis versa. Et rien de ce qui s’est passé n’est assez grave pour remettre en cause cette règle. Tout au plus faudrait-il apprendre à certaines écervelées à ne pas écarter les cuisses sans raison. »

Vous vous raclâtes la gorge.

« Je vous prie d’excuser mes mots trop peu élégants. Les vieuilles manies d’un vieux soldat… »


avatar
Valerian d'Andressy
Gentleman cambrioleur
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t245-dignitaires-valerian-d-andressy-comedien-gentleman-cambrioleur#4847
Nationalité : Ambrosienne
Messages : 404
Date d'inscription : 11/04/2017
MessageSujet: Re: Acte 3, scène 03 : Le vicomte et le Comte Mer 7 Nov 2018 - 19:35
Il me semblait être révélé aux yeux de Nemrod l’Envers, mais je n’avais pas peur. Pas tout à fait. En vérité, il m’aurait dit que l’Impératrice me réclamait de sauter par cette fenêtre, que je l’aurais fait. C’était un de mes moindres maux. J’étais sujet de sa gracieuse majesté et j’aurais tout fait pour sa satisfaction. Ainsi donc, autant vous dire que la demande était faite et elle serait accomplis. Abandonné Olympiane ne me causait pas le moindre maux, enfin, pas tout à fait, je n’étais pas insensible, mais mes choix étaient aisés !

« J’ai toute confiance en l’Empire quant à l’avenir pupillaire de la jeune femme et de notre enfant. »

J’étais jusqu’au cou désormais dans la combine et je me tairais jusqu’à ma mort. Cela existait depuis la nuit des temps, après tout, que des hommes glissant dans les secrets de la couronne avec une dévotion pieuse !

« Je la connais effectivement. Mais elle vit désormais à la capitale, pour le bien d’Olympiane, il serait meilleur qu’elle s’en éloigne. »

Me permettais-je. Les ragots étaient ce qu’ils étaient, je savais que Madame Villiers étaient de retour, pour sa propre enfant qui avait eu quelques ennuis après la mort de son mari. Je ne voulais point offrir de conseil au grand Conseiller de son Impératrice, mais toute fois, je préférais préciser. Enfin, cela ne me regardait pas, je n’avais qu’une chose à faire : assumer.

J’inclinais le visage.

« Je vous en prie Monsieur, il n’y a pas d’autres façons de penser ou de parler. Olympiane aime à venir dans mon lit depuis la première qu’elle a passé dans ma maisonnée. La curiosité de la jeunesse je suppose. »

J’aurais peut-être du préciser qu’elle y venait pour dormir, mais je n’en fis rien. Mon mensonge serait plus aisé avec cette vérité. Jouer des mots étaient une chose facile, je mentirais pour l’Empire, sans doute et sans honte. J’étais désolé pour Olympiane, si elle s’était tû, si elle avait dissimulé, compris ce genre de chose, il en aurait été autre…

« Et l’erreur qui va avec. Je crois que je n’ai plus qu’a attendre l’officiel de la situation ? Et que vous n’avez point d’autre chose à me demander ? »

Je prenais congé ? En quelques sortes, il fallait quand même que j’encaisse en parti ma propre trahison, mais je ne devias rien à Olympiane, si ce n’est le gite et le couvert et encore, c’était terminé.


Lampré ou d'Andressy?
Charmant charmeurs, voleur de coeur, briseur de couche, l'on s'attarder pour un baiser de sa bouche. Mais est-il Valerian ou bien Lampré? Nul ne le sait séant, à vous de deviner
avatar
Nemrod L'Envers
Maître espion
Voir le profil de l'utilisateur
Nationalité : Ambrosien
Messages : 113
Date d'inscription : 05/03/2017
MessageSujet: Re: Acte 3, scène 03 : Le vicomte et le Comte Ven 9 Nov 2018 - 19:37
Voilà, tout était dit et puisqu’il s’engageait à jouer le jeu, laissant déjà des idées possibles pour des rumeurs, vous sourîtes. Vous n’aurez pas à forcer la main, ou à faire jouer quelques relations… voilà une bonne chose ! Vous lui sourîtes et vous restates silencieux… enfin, bref. L’Empire avant tout, et il l’avait plus vite compris que ce que vous imaginiez. Vous attendîtes un instant avant de finalement approuver ses idées… oui, il avait raison. Villiers aurait été un bon choix, mais trop présents à la capitale… alors… peut-être La Verre ? Oui, ce serait une bonne option, la directrice d’une école pour jeunes filles, c’était sans doute ce qu’il y avait de plus efficace. Ce fieffé brigand de D’Andressy avait-il aussi suivi ce cheminement de pensée ? Potentiellement. Mais bon, il ne trahirait pas. Sinon… glisser sur une tuile verglacée en pleine nuit pendant un de ces larcins serait le cadet de ses soucis… voilà. Parfait !

« Soit. Je saurais bien à qui la confier. Je vous remercie pour ce judicieux conseil. »

Vous finîtes par vous lever pour lui montrer que l’entretien était terminé. Il avait été court, mais bon, votre temps – et possiblement le sien – était précieux… vous restâtes un moment en silence avant de rajouter.

« Je ne saurai que trop vous conseiller de ne pas rôder de par chez madame La Verre… pour être sur qu’Olympiane de Thiam soit bien installée par exemple… cela serait certes une réaction logique comme réaction de la part d’un futur père soucieux et digne de ce nom, mais ce ne serait pas judicieux… »

Oui, voilà ! Vous lui tendîtes la main pour serrer la sienne, poliment, avant de finalement conclure sur quelques mots.

« Ah… et vous m’obligeriez en évitant de vous intéresser à la cargaison du Valiant, qui devrait arriver au port dans les semaines à venir. Je vous jugerai responsable de la moindre étrangeté. »

Voilà, tout était dit. Le calme était fragile entre de Choiseul et Beauregard et vous ne comptiez pas laisser un voleur, aussi doué soit-il, déclencher la tempête… bien sur, pas de menace dans vos mots. Enfin, rien de tangible ou de palpable... sauf si on comprenait les sous-entendus…


Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Acte 3, scène 03 : Le vicomte et le Comte

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Chroniques d'Ambrosia :: L'histoire Ambrosienne :: Palais impérial :: Rez-de chaussée-
Sauter vers:  
Il était une fois AmbrosiaNos Partenaires

Retrouver nous surDes mêmes auteurs