Les Chroniques d'AmbrosiaConnexion

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Sujet: [CLOS]Sentiments paternalistes [Pv Nicolas] [CLOS]Sentiments paternalistes [Pv Nicolas] 1545043444-icon-minipostedVen 17 Aoû 2018 - 12:57
Vous n’aviez pas dormi. Mais en quoi cela aurait été étonnant aux vues de la situation ? Vous aviez passé le reste de la soirée et du jour suivant à ressasser cette discussion entre vous, Lilith, et Nicolas. Et tout ce que vous en tiriez, c’était un profond déchirement. Quand est-ce que tout avait mal tourné, au juste ? Vous n’aviez pas compris. Vous aviez juste émis la possibilité qu’on lui a tourné la tête d’une manière ou d’une autre… Vous essayiez de comprendre. Parce que oui, même si votre devoir passait avant tout, votre famille, elle, avait son importance. Vous chérissiez trois personnes plus que tout autres ici. Il y avait, bien sûr, Constance, votre chère Constance que vous n’aviez pas pu élever et cela vous posait sur le cœur. Puis il y avait Lilith et Nicolas. Surtout Nicolas… vous soupirâtes et regardâtes par la verrière. Le soleil pointait midi, déjà. C’était tard…. Mais bon, vous soupirâtes et vous vous levâtes de votre bureau afin de faire courir des rumeurs, notamment sur la maladie de Nicolas. Une petite précaution pour qu’on évite les questions gênantes…

Vous deviez y aller, vous deviez comprendre, vous deviez vous renseigner pour essayer de voir comment la situation se présentait vraiment. Il y avait une discussion qu’il vous restait à avoir. Et c’était la mort dans l’âme que vous vous y rendiez. Vous préfériez l’avoir à chaud que plus tard… pour des raisons évidentes… Vous lui sourîtes et vous restates un moment silencieux pour vous donner du courage, adressant une prière silencieuse à Metil. Celui qui soignait. Vous en aviez grand besoin… puis, vous vous levâtes. Votre jambe vous faisait mal, aussi, vous vous décidâtes à prendre une canne, aujourd’hui. Sans doute les soucis… et vous vous mites en route, pour sortir de votre bureau au travers des passages secrets. Vous vous sentiez vieux, et terriblement las. Mais bon… qui ne le serait pas à votre place ! Vous aviez pensé trouver en Nicolas un héritier à vos fonctions, comme vous les aviez occupés du temps de son père. Mais aujourd’hui, vous vous mettiez à douter…

Finalement, vous sortantes des passages secrets dans un couloir désert à côté des appartements princiers et vous fîtes signes aux gardes de s’écarter. Ils vous laissèrent passer sans poser de question. Vous aviez placé des hommes de confiance, des vétérans endurcis.  Et pendant le rare temps où vous fûtes visible, vous vous affichâtes comme il fallait. Le dos droit, le port altier. Mais à peine aviez vous fait le pas suffisant pour être hors de vu par vos hommes de confiance que vous vous affaissâtes un peu. Les gens oubliaient trop souvent que le pouvoir était usant. Mais ça, qui le comprenait ? Il était plein de choix cornéliens qui vous laissaient des regrets. Toujours. Et c’était pour cette raison que vous plaigniez Lilith plus qu’autre chose… Nicola ne pouvait comprendre cela. Il n’avait jamais et n’aurai jamais – heureusement pour lui – un tel poids sur les épaules…  
Enfin, vous toquâtes à la porte de sa chambre.

« Nicolas ? Puis-je entrer ? »

Oui, vous lui demandiez, il était encore chez lui, quoique l’on en dise… mais bon vous ne doutiez pas qu’une conversation pouvait se faire à travers la porte si cela s’avérait nécessaire. Vous espériez juste que vous n’auriez pas à en arriver là…

« Fils… vas-tu laisser un vieillard debout sur le pas de ta porte ? »


[CLOS]Sentiments paternalistes [Pv Nicolas] CwDXVua
Sujet: Re: [CLOS]Sentiments paternalistes [Pv Nicolas] [CLOS]Sentiments paternalistes [Pv Nicolas] 1545043444-icon-minipostedDim 23 Sep 2018 - 0:00
En cage, c'était la dernière réflexion qu'il avait, enfermé par sa propre famille, comme sa mère. Avait elle sentit le même sentiment de trahison et pourtant, lui même avait été trop loin dans ses propos. Ils étaient les siens, qu'il le désire ou non, il était prince par le sang qu'il ne le désires plus cela ne les avait même pas étonné. Pourtant par amour n'est on pas prêt à tout abandonner, serait ce le père qui vous a élevé ? La soeur que vous n'avez pas reconnu à votre retour? Il était perdu, ne saisissant pas la portée exactement de cet enfermement, il comprenait pourtant sa soeur. Quelque part il ne lui enviait pas le fardeau qu'elle avait sur ses épaules, lentement il faisait son propre deuil sur le mariage qu'il avait espéré. Il s'en rendait compte plus que jamais, sa position, qu'il ne soit là que momentanément ne comptait pas. Il avait clairement fait savoir qu'il préférait repartir d'où il venait que de rester dans ce nid de scorpions.

Les sous entendus durant le repas de famille prenaient leurs significations pour la première fois depuis des jours son esprit se rendait compte de son égoïsme, de son aveuglement sur ses possibilités. Le pire des scénario s'était déroulé sous ses yeux et il ignorait comment il pourrait seulement prévenir celle qui avait ravit son cœur du désastre de leurs destinée. Ils étaient voués à n'être que des cœurs coupables de s'être trouvés sans pouvoir aller au dela de ce qu'ils avaient déjà partagés. Il avait lutté contre la drogue qu'on avait mis dans son eau, il était seul sur le balcon fixant la ville en contrebas. Ses pensées dirigées vers la même personne, son coeur saignant de l'incapacité de tenir sa promesse envers et contre tout.  Il perçut un bruit, le repas ? Si tôt ? Il se tourna et fit demi tour, coupant à sa vue le paysage familier et étranger à la fois, allant à la porte avant de percevoir la voix de son oncle, de son père presque.

La tristesse et la lassitude s'entendaient dans la voix du vieil homme, n'était il réellement là que pour lui remonter les bretelles une fois de plus ? Ou voulait il avoir des explications complémentaires, la main sur la poignée Nicolas baissa les yeux et ouvrit le battant, la porte communicante restant ouverte, il n'avait plus rien à cacher, il avait déjà tout dit. Las était le prince de ces choses qu'il ne pouvait contrer, avoir des pouvoirs inexistant était une amère déception. Il se décala n'osant pas vérifier derrière l'homme qui entrait dans les lieux si une garde armée patientait. Il avança un siège à l'homme dans la pièce, restant debout face à lui, croisant les bras derrière son dos et se tenant droit. Nouveau sermon ou visite amical à un condamné ?

« Vous semblez épuisé mon oncle, ne suis je aujourdh'ui qu'une source d'ennuis à vos yeux ? » Loin de lui l'idée d'accabler plus encore celui qui l'avait élevé, et qu'il avait sans doute durement touché, cependant pour leur faire réaliser de la puissance de ses sentiments il avait usé des mauvaises cartes, bien mauvais tacticien face à des loups rompus à l'exercice du pouvoir. Il y avait dans le fond de ses prunelles, autant de déception que d'amour envers son père d'adoption, il lui en voulait presque d'avoir permis à Lilith de ne pas concrétiser son ordre. En prison au moins, il se serait fait une raison, ici et maintenant, il se voyait comme un pion qu'on peut redresser, est ce qu'il venait faire ? Tenter de comprendre ? Ou imposer les choix des autres ?
Sujet: Re: [CLOS]Sentiments paternalistes [Pv Nicolas] [CLOS]Sentiments paternalistes [Pv Nicolas] 1545043444-icon-minipostedVen 5 Oct 2018 - 20:08
Aernia que vous étiez fatigué. Pas physiquement, mais moralement. Les gens ne pouvaient comprendre. Le pouvoir usait, le pouvoir minait. Et la reconnaissance, seul baume sur le moral…. Ne venait jamais des personnes que l’on espérait… si vous aviez eu du temps, vous auriez pu en écrire long, sur l’exercice du pouvoir… et dire que vous aviez abdiqué pour vous retrouver avec autant de pouvoir, voire plus, que Lilith. Diable. Si vous aviez su… votre frère serait allé se faire foutre. Vous soupirâtes alors que finalement, il vous ouvrait. Ouf. Sincèrement, vous aviez douté qu’il le fasse, un instant. Cela vous semblait trop lui demander que de vous laisser le voir…. En fait, ces derniers temps, il vous laissait perplexe.

« Bonjour, mon garçon, ça me fait plaisir de te voir… je m’attendais à ce que tu aies une mine bien pire… Ou à ce que tu ne m’ouvre pas… »

Oui, il ne semblait pas fringant, mais il ne semblait pas non plus trop abimé par la fatigue…. C’était un peu… vous le remerciâtes d’un signe de tête en voyant qu’il vous avançait un siège et vous soupirâtes de bonheur en vous asseyant. Aujourd’hui, vous vous sentiez vraiment plus vieux que d’habitude. Mais bon, vous saviez au moins parfaitement pourquoi… vous sourîtes et vous restates silencieux. Parce que le silence évitait de parler. Puis il prit la parole, et un instant, vous retintes votre souffle, hésitant sur la marche à suivre… mais dans le fond, est-ce que cela avait beaucoup d’importance ? En tout cas, il donnait le ton, avec sa position.

« Fils… assieds-toi, s’il te plait… »

Sentait-il tout cet amour que vous aviez pour lui dans un simple mot ? Non, peut âtre pas. Peut-être plus… il ne se rendait sans doute même plus compte de ce qu’il faisait, mais je ne voulais pas croire qu’il en était déjà rendu si loin… c’était un homme intelligent, un homme dont vous étiez fier… et vous refusiez de croire qu’il l’avait seulement été… c’aurait été bien trop triste… alors vous croyiez donc que si Nicolas était bien l’homme que vous connaissiez alors il devait avoir de bonnes raisons d’agir ainsi… enfin, vous l’espériez plus que vous n’y croyiez, pour être honnête… mais vous laissiez une belle chance de changer les choses, de s’exprimer, de se laisser comprendre. La saisirait-il ? Pas en restant debout dans une attente presque militaire.

« Si seulement les ennuis n‘étaient qu’à ton sujet, sincèrement, je serais soulagé. Mais c’est le principe même du pouvoir que de ne permettre aucun relâchement, et surtout, de ne permettre aucune simplicité. Et aucun choix qui plaise… »

Une manière subtile de lui faire comprendre que vous n’aimiez pas le savoir là, mais que cela ne vous avait pas empêcher.

« Je vais être sincère avec toi mon garçon : si cela n’avait dépendu que de moi, ton amethienne tu l’aurais épousé et je t’aurais souhaité plus de bonheur que je n’en ai jamais eu… »

Oui, voilà une belle manière e lui éclaircir les idées. Seulement… seulement, cela ne suffirait pas. Vous le saviez très bien : à partir du moment où vous aviez dit non, il avait décidé qu’il n’y avait que deux positions possibles : être pour ses caprices ou contre lui… et vous ne compreniez pas pourquoi. Il avait une occasion, qu’il ne la gâche pas.

« Alors assieds-toi et parle, raconte. »


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Sujet: Re: [CLOS]Sentiments paternalistes [Pv Nicolas] [CLOS]Sentiments paternalistes [Pv Nicolas] 1545043444-icon-minipostedDim 7 Oct 2018 - 13:14
Reproche déguisé ou sincère inquiétude ? Pensait il vraiment que sa porte resterait close alors qu'il venait de lui même ? Nicolas avait certes dépassé les bornes, il le savait, son oncle le savait, mais pour sa défense il avait dit et pensé ce qu'il pensait être juste. Il entendit son presque père lui demander, non pas exiger comme la veille mais lui demander quelque chose. Il quitta sa posture, approchant un tabouret, s'installant face au vieil homme que l'âge aujourd'hui semblait écraser. Le seul siège acceptable étant occupé par son oncle, il préférait l'austérité du tabouret, laissant ses mains retomber et ses épaules suivre le mouvement. Ils étaient deux déçus sans doute, l'un par la bêtise du plus jeune, et l'autre par l'incapacité d'ouvrir les yeux de l'ancien.

Il baissa la tête quand il commença à parler, il savait bien qu'il n'avait pas bien joué, en se braquant et en opposant une résistance soudaine, il aurait du tenter autre chose, une approche plus douce, et patienter le choix de sa sœur. Mais ... Mais le temps lui manquait, et le fait du poids de son erreur, de son échec à protéger la jeune femme de son cœur lui avait pesé de plus en plus. Aveuglé ? Peut être, elle avait la grâce d'un cygne et l'innocence d'une colombe. L'espoir se raviva un bref instant, avant qu'il ne l'étouffe, ne désirant pas croire en un miracle. Son regard se voila, la tête se baissa un peu plus, c'était si dur de ne pas réaliser ce rêve, si difficile de le laisser s'envoler mais, il n'y avait pas d'issue heureuse. Un sourire amer étira ses lèvres, raconter ? Par quoi commencer ? Le début peut être, ce serait peut être aisé pour amener ce qu'il ressentait au fond de lui.

« Le bonheur, c'est une chose abstraite que j'ai l'impression qu'on nous refuse dans la famille en effet. » Rien que le mot famille avait il un sens quand on naît fils ou fille d'un Empire qui vous demande de tout lui sacrifier ? « Je te présente mes excuses pour commencer, les mots ont dépassés ma pensée, et j'ai été égoïste pour la première fois. » Il saisissait seulement le profondeur de la solitude dans laquelle sa sœur pouvait se trouver, et s'enfoncer jour après jour. Pourtant .. « Vous m'avez apporté beaucoup mon père, mon mentor, mon oncle mais.. » Est ce qu'on le jugerait de nouveau  ? Il lui donnait une occasion de faire passer ce qu'il ressentait. « De cette famille qui a été brisé dans mon enfance est resté un gouffre. »  Il leva les yeux vers celui qui l'avait élevé, quand son père ne pouvait pas apporter le temps nécessaire au contrôle de l'hyperactivité de son fils.

« Quand j'ai reçu la lettre d'annonce de l'assassinat de mon beau frère, ma première pensée à été pour vous deux. Je n'ai certes pas beaucoup connu notre défunt Prieur, mais au moins il ne me considérait pas de haut ni ne semblait me juger en permanence. » Il n'accusait personne en particulier, cette attitude hostile lié au doute de sa filiation le poursuivrait toute sa vie tant qu'il n'exposerait pas son dos et la marque ce qu'il refusait depuis le début. Il repensa à sa rencontre avec la violoniste et son sourire s'adoucit en la revoyant sur le pont du navire. « Quand sur le bateau j'étais seul, je l'ai entendue pour la première fois, elle joue magnifiquement du violon, avec une douceur qui m'a saisit tout d'abord. » Il savait que les mots étaient fades face au talent de la jeune femme, ses mains se saisirent l'une de l'autre alors qu'il la voyait sur le pont balayé par le vent plus loin, les cheveux flottant le visage concentré sur sa musique. « J'avoue ne pas avoir été indifférent à sa beauté, c'est une magnifique jeune femme, pourtant c'est en discutant avec elle, alors qu'elle ne m'avait pas reconnu, que ces sentiments ont grandis. »  

Lui le Prince héritier d'un Empire avait pour la première fois croisé une personne ignorante de sa position et qui lui avait parlé sans apporter de changement de comportement. Ils avaient sympathisé tout de suite, réunit dans la même peine de la perte d'un proche. Restait que cela avait dérapé par sa faute, par la suite ils avaient fauté plusieurs fois et en cela, il était le seul à blâmer.

« Plus tard, je n'ai pas forcé les choses, elles sont venues naturellement et je reconnais avoir manqué de prudence... Plusieurs fois... L'isolement sur un navire n'est pas une excuse, et si fautif il doit y avoir je suis le seul à blâmer, elle était pure avant que nous n'allions au delà de ce que la décence permet. » C'était comme si sur ce vaisseau ils avaient été dans un autre monde, coupé de leurs obligations, de leurs chaînes respectives et qu'arrivé a port ... « Et puis nous sommes finalement arrivé à destination, elle a quitté le bateau, sans un au revoir, sans ... Je sais que je n'ai rien promis, et que je pouvais rien lui promettre mais .. Aurais je du agir autrement ? Venir vous voir directement en proposant cette nouvelle alliance pour l'Empire avec Ameth ? Est ce que cela aurait été possible ?... »  Avec des si on pouvait mettre l'Empire en bouteille, et rien ne servait de s’appesantir sur ce qui aurait pu être fait, pu être. « J'ai retourné tous les documents à ma portée pour la revoir, en essayant de faire ce que Lilith m'avait demandé, j'avais l'espoir à chaque invitation et lieu que je visitais de simplement la revoir. Elle avait pris une place en moi, remplit ce gouffre que je traîne depuis si longtemps, elle me semble ... Indispensable à ma vie. » Avait il aimé avant aussi fort ? Certes son oncle et sa soeur avaient été présent, mais à Pia il avait confié des choses qu'il n'osait pas abordés avec sa propre famille.

« Et au bal je l'ai revue, elle était magnifique, elle .. Elle portait la robe que je lui avait retiré notre première fois. Est ce que c'était un message ? Je l'ignore, j'ai eu un entretien avec elle ce soir là, après avoir été avec les autres soldats en aide aux autres. Et là .. » Il se rappela le choc, sa première question si offensante pour elle, alors qu'elle venait de lui annoncer l’événement à venir. « Ce matin là j'ai appris l'enfant à venir, et je l'ai consolée, et juré de trouver une solution. » Il se rappela tot d'abord la joie puis la peur de ce que ses proches allaient en penser, en dire. « Mon oncle.. Mon père, j'ai souffert toute mon enfance du qualificatif de bâtard. Je refuse que mon enfant soit traité de cette même façon alors... S'il vous plait trouvez lui un père avant sa naissance, protégez cet enfant qui n'a rien demandé. Je vous en prie. » Il ignorait si sa dernière supplique trouverait un écho dans son mentor, il baissa rapidement la tête, les larmes montant à ses yeux la peine de reproduire une erreur et d'en infliger le poids à un être innocent. Sa voix c'était cassée sur la fin, la douleur submergeant le reste ne laissant qu'un homme avec le poids de ses fautes qui ne sait plus vers quel fenêtre se diriger.
Sujet: Re: [CLOS]Sentiments paternalistes [Pv Nicolas] [CLOS]Sentiments paternalistes [Pv Nicolas] 1545043444-icon-minipostedSam 15 Déc 2018 - 11:43
Nicolas vous semblait fort déprimé… surtout pour ce que vous ne jugiez n’être qu’une passade, et pourtant, pourtant s’il aimait vraiment, alors qui était mieux placé que vous pour le comprendre ? Vous restâtes un moment sans rien dire, et vous l’écoutâtes du début à la fin, sans l’interrompre, sans lui répondre, jamais, juste parce que vous aviez demandé à avoir des clés de compréhension et qu‘interrompre empêcherait d’avoir toutes ces clefs. Alors vous vous taisiez, vous restiez à l’écouter parler de son amour, et vous vous posiez autant que questions que vous compreniez de choses… en fait, sa réaction, au fond, si elle n’était en rien excusable était logique, ou du moins, compréhensible… vous lui fîtes un sourire avant de finalement soupirer. Dans quel pétrin s’était-il fourré, en fait, dans tout cela… selon lui, il n’y avait que de l’amour… vous n’étiez pas d’accord.

« Fils, crois-tu qu’un homme qui a perdu femme et enfant à cause de la mer, à cause de son pays, ne puisse comprendre ta détresse ? »

Oui, qui mieux que vous pour comprendre cela ? Vous ne saviez pas trop… vous lui fîtes un sourire encourageant alors que vous compreniez sa tourmente, ou du moins, vous en aviez une idée assez bonne, vous semblait-il… vous restâtes silencieux, mais vous ne vous attendiez pas à ce qu’il vous entende, jusque-là, il avait été rivé sur ses objectifs sans jamais en démordre, d’aucune manière… maintenant que vous l’aviez écouté, il s’agissait de tout démêler. Même si c’était un beau sac de nœuds… vous compreniez ce qui l’avait poussé dans les bras de cette étrangère. Vous n’approuviez pas son manque de jugeotte, mais ne pouviez-vous pas le comprendre un tant soit peu ? Si... ; quand votre épouse et votre fille étaient toutes les deux décédées dans un naufrage, vous aviez trouvé un réconfort en deux aspects, d’abord, avec les enfants de votre frère, et dans une petite mesure, la fille de votre sœur, bien que celle-ci soit devenue une femme… très amère. Quant à votre cœur d’homme, il avait été soulagé par une femme de la cour, aux mœurs, certes, légères, mais au cœur ouvert et généreux qui vous avait comblé pendant longtemps, au point de vous laisser une fille qui, aujourd’hui, était une jeune femme qui avait de quoi vous rendre fière. Mais vous sourîtes, amer.

« Je pense que je comprends ta réaction, fils, toutefois, je vais te demander de faire un effort et de te mettre de mon côté de la barrière, veux-tu ? Je te demande juste un instant de franchise absolue ; dans ma position peux-tu imaginer les éléments que je possède et leurs conclusions logiques. Une personne que tu aimes et qui a eu une vie difficile par certains aspects – car d’autre part, elle a eu plus que n’importe qui d’autre – revient d’un long voyage, t’apprenant que sur le chemin du retour, il a rencontré une personne qu’il aime et qui l’aime, et qui l’a aimé sans savoir qui il était… qu’elle est pure et parfaite… n’aurais-tu pas quelques réserves ? A ma place, j’entends ! »

Oui, vous lui donniez un peu de travail mental à faire, et vous espériez qu’il serait honnête, mais vous ne doutiez pas qu’il le fasse, après tout… vous lui fîtes un sourire avant de finalement rajouter, comme pour l’aiguiller.

« Mon garçon, est-ce que tu as pu penser au fait que, par une extraordinaire coïncidence, tout le monde t’appelle par ton rang, sur le bateau, et qu’ignorer qui tu es en était rendu, presque impossible, voire complètement impossible ? »

Vous restâtes un peu silencieux, puis vous lui dites, pour conclure.

« J’ai une mauvaise nouvelle à t’annoncer, fils… tu n’aimeras pas cela… Non ne t’en fais pas il n’est rien arrivé à la ment... euh, à la jeune femme, mais le problème… c’est que quelqu’un a déjà revendiqué la paternité de la grossesse d’Olympiane… »


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Sujet: Re: [CLOS]Sentiments paternalistes [Pv Nicolas] [CLOS]Sentiments paternalistes [Pv Nicolas] 1545043444-icon-miniposted
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