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L'avenir appartient à ceux qui le prennent en main [Pv]

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Everard Zullheimer
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MessageSujet: L'avenir appartient à ceux qui le prennent en main [Pv] Lun 17 Sep 2018 - 16:29
L’heure était avancée. Que faisait-elle ici, au juste ? La première heure après minuit avait déjà sonné depuis un certain temps et elle n’était toujours pas là. Et moi je tournais dans mon salon comme un lion en cage, pieds nus sur le sol tout aussi nu… je restais un moment sans rien dire, continuant à ruminer quand j’entendis – enfin – un grattement dans un coin du salon. Balgor ? Possible ! Je souris et je me précipitais pour tout verrouiller. J’avais donné congé à mon valet pour la soirée, et je savais que ces appartements seraient donc vides et que je serai seul jusqu’au petit matin, au bas mot. Tout était organisé, tout était prêt. Pour le diner, j’avais même déposé un grand drap de soie sur le sol du salon afin que nous puissions nous y asseoir en toute tranquillité… une manière aussi de prévoir le nécessaire pour le pique-nique.

J’ouvrais le passage pour me faire sauter dessus par Balgor, qui m’offrit de grandes léchouilles au visage avant de finalement se calmer et je l’envoyais chercher sa maitresse que je me mis à attendre avec une impatience réelle, et aussi, une énorme boule d’angoisse au creux de l’estomac. J’en avais mal au ventre… et si elle réprouvait mon idée ? Et si elle n’aimait pas ? Pire, est-ce qu’elle en aurait peur ou serait choquée ? Nous ne prenions aucun risque, mais je comprenais que cela puisse la choquer, ou aller contre ses principes, mais rien que cette idée, cela me faisait du mal, beaucoup de mal… et dire que ça me semblait une excellente idée, à l’origine… maintenant, ça me semblait épouvantable ! Mais il était trop tard pour reculer… je restais silencieux un moment avant de finalement soupirer profondément et finalement sourire en entendant le pas de lilith dans le passage secret que je m’empressais d’ouvrir en grand pour qu’elle puisse sortir. Elle passa à côté de moi, je lui embrassais doucement la paume au passage avant de saluer Baptiste d’un signe de tête. Puis je m’adressais à la belle souveraine.

« J’ai cru que tu ne pourrais pas venir, au dernier moment... »

Oui, ma crainte était celle-là, et autre à la fois, mais avais-je besoin de le préciser ? Non, certainement pas. Car même si je lui demandais une confiance aveugle, je savais qu’elle ne pourrait pas ne pas avoir un instant peur de ce que je préparais… je restais un moment silencieux avant de finalement lui sourire et m’approcher d’elle, prendre sa main avec tendresse et baiser ses phalanges affectueusement. Je restais silencieux avant de finalement les inviter tous les deux à prendre place. Baptiste aussi, car comme j’avais besoin de sa coopération, il était autant un invité que Lilith entre ses murs – même si, techniquement elle était chez elle dans chacune des pièces de ce palais, bien sûr.

« Je suppose que tu n’auras pas l’esprit tranquille tant que nous n’aurons pas eu le temps de discuter et que tu saches quelle est cette surprise. Je me trompe ? »

Non, parce que Lilith et la curiosité, quand ça la concernait, elle ou ses passions… je restais un moment en silence avant de me tourner vers Baptiste.

« Je vous remercie aussi d’être venu, malgré toutes vos réticences à mon sujet… et j’espère vous prouver, au travers de ce qui va se passer cette nuit, que vous n’avez aucune crainte à avoir à mon sujet vis à vis de votre impératrice... »

Oui, je le précisais, juste au cas où, mais il devait l’avoir compris non ? Je restais silencieux encore un instant, attendant les probables questions. Je m’étais déjà fait à l’idée que nous mangerions après... 


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: L'avenir appartient à ceux qui le prennent en main [Pv] Dim 14 Oct 2018 - 22:49
Etais-je inquiète? Je ne sais pas, peut-être impatiente de voir ce que Everard me réserver. Fébrile, je l’étais, je crois qu’en vérité, je ne savais pas à quoi m’attendre et c’était cette inconnue qui me terrifiait. Quand j’avais vêtu ma tenue d’intérieur d’un vert profond, Baptiste avait compris. J’avais évité ces derniers temps, la couleur du Prieur mais je voulais lui plaire. Le majordome me connaissait, il désaprouvait du regard et ne pipait mot, mais je savais. Parfois je me disais qu’il avait bien l’âge de mon oncle et qu’il pouvait être un de ses espions les plus performants. Je ne lui en voulais pas si c’était le cas, dans un sens cela m’aurait paru logique, plus encore que je l’ignore, il avait son rôle et j’avais le mien…enfin, mon esprit pensait à ce genre de chose pour dévier de son obsession….

Si j’avais pu, j’aurais été en avance, de quelques minutes, mais j’étais en retard. Une dernière entrevue tardive qui s’était prolongée. Je n’avais pas vu le temps passer et à la fin, je m’étais dépêchée. Le chien finit par revenir et je le suivais, le cœur battant. Je me retrouvais des jeunes années en arrière, envahit par des sentiments que j’avais décidé d’abandonner à ma montée au trône. Je ne dirais pas que j’étais comme une jeune fille en fleur, mais j’avais cette fébrilité…elle me vrillait le corps.

Enfin arrivés, je le frôlais et une sensation électrique me parcourra le corps quand il embrassa ma paume, mes yeux me trahirent dans cette intimité et je détournais le regard, consciente de la chaleur présente à mes joues. Je souris pour moi-même.

« J’ai cru aussi… »

Avais-je hésité ? Ma curiosité était bien plus lourde. Mon envie aussi. Ma déraison…Baptiste était la voix de la conscience que je n’écoutais pas. Il ne parlait pas, mais il en disait long dans son silence. Quand il se rapprocha, je me laissais faire, troublée, dévisageant ses traits comme s’ils étaient ce qui me manquait. Pourrais-je dire que j’avais Everard dans la peau ? Ce n’était pas à ce point, j’aurais encore, et toujours, choisis l’Empire plutôt que lui, mais il avait quelque chose qui faisait qu’il était la réponse à un cœur conquis.

« Quoi ? Cela se voit autant que cela mon impatience ? »

Je plaisantais, quelque peu nerveuse de la suite et je souriais pourtant. C’était faisable cette expression…je ne savais pas si prendre place sur un siège fusse une si bonne idée. J’étais impatiente, mais je pris le choix de m’installer, souriant faiblement à baptiste. Bien que je fusse impératrice, il me paraissait important que le regard de Baptiste, son expérience et son vécu me servaient, tout comme je ne pouvais me sentir supérieur, malgré la couronne. Je n’étais pas comme ça.

Il hocha la tête aux paroles de Everard et précisa ce qui devait lui brûler les lèvres depuis tout à l’heure.

« Cela ne signifie pas que j’approuverais… »Il le rappelait comme une sentence, tout en sachant fort bien qu’il ne dirait rien de plus. Je ne voulais pas le convaincre et je n’avais pas idée de le faire. Maintenant…

« Alors…qu’est-ce que tu veux faire ? »

Etait-ce la bonne phrase. Non, mais en l’instant aucune autre ne me venait.


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: L'avenir appartient à ceux qui le prennent en main [Pv] Mar 16 Oct 2018 - 20:37
Soulagé, et angoissé. C’était un drôle de mélange, mais c’était ainsi que cela se passait en mon fort intérieur, et je me surpris, malgré le fait que ce soit trop tard pour revenir en arrière, à émettre une petite prière à l’intention du Tout Puissant Ameth, pour que j’aie eu la justesse de faire le bon choix… j’en avais même un peu la chair de poule. Ce n’é tait pas le moment de douter, mais c’était davantage celui de se décider… je restais un moment en silence avant de finalement sourire, comme si de rien n’était… je restais un moment en silence alors qu’elle me taquinait… bon, son impatience était aussi palpable que ma fébrilité. Je lui fis un sourire engageant avant de finalement entendre la remarque de Baptiste.

« Je ne vous demande pas d’approuver, Baptiste, pas plus que je ne vous demande de cautionner ou encore de faire office comme je vous le demanderai si vous êtes contre le petit rituel que je prépare. Je vous remercie simplement d’être là, car vous êtes un homme de bien, et un homme d’une fidélité indéfectible, qualités rares de nos jours. »

Oui, voilà, tout simplement. Je ne me faisais pas d’illusion sur sa pensée profonde, et je ne voulais pas le forcer dans une voie qu’il n’approuvait pas un minimum… je lui fis un sourire aimable avant de reporter mon attention sur la dame de mon cœur d’un sourire en coin. Je restais sans rien dire avant de finalement me décider à lui révéler une partie de ce que je comptais faire, pour commencer. Je craignais encore un nom de sa part… alors je ne voulais pas tout dire. Juste au cas où… je prenais mon courage à demain.

« Ce soir, je te demande ton cœur… »

Oui, voilà, j’étais content de cette formulation somme toute assez adroite, mais peut-être fallait-il que je précise les choses. Après tout, c’était nébuleux. Mais bon, c’était une belle phrase de mise en place de la situation…

« Je ne te demande pas en mariage, car Ameth seul sait vers quel choix te portera ton devoir. Et je ne me permettrais pas, tu le sais, de te forcer la main. Toutefois, il existe quelque chose… c’est très… désuet… et en soi, c’est surtout très symbolique… ce petit rituel antique que je souhaiterai exercer avec toi n’aura jamais que la portée que tu souhaites lui donner… mais en somme il s’agit de se « lier » symboliquement l’un à l’autre, pas comme un mariage, mais plus comme… comme un appairage ! »

Oui, voilà le principe/. Pour les détails pratiques j’y viendrais après si elle y consentait… je me contentais des explications de base.

« Il s’agissait à l’origine d’une cérémonie pratiquée assez secrètement pour pallier le principe des mariages arrangés, offrant ainsi aux amants écartés par ces arrangements la possibilité de se promettre leur amour, comme s’ils se mariaient, mais sans être liés par le mariage. C’était très en vogue. Il y a près de mille ans. Puis, depuis, c’est peu à peu tombé dans la désuétude. Je me suis dit qu’étant donné notre situation, cela pourrait s’avérer être une solution… qu’en penses-tu ? »

Et voilà, j’étais lancé… et pire encore, j’attendais son avis…

« Sache bien que cela n’oblige à rien… c’est purement symbolique... »

Mais j'avais fait voeu de vérité, donc, ce rituel ne serait pas sans conséquences pour moi, pour chaque mot que je prononcerai, cela sonnerait comme une vérité, un fait, un serment...


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: L'avenir appartient à ceux qui le prennent en main [Pv] Dim 21 Oct 2018 - 9:34
Et nous sommes là, dans ses appartements, je ne vais pas dire que nous tremblons comme des adolescents, nous avions une maturité plus lourde, pleine de conséquence pensée et d’obligation. Je ne sais pas tout à fait ce que nous faisons, mais nous le faisons. Impatiente, tremblante, j’ai eu bien des idées derrière la tête, bien des possibles à la pensée, mais j’appréhende encore, et avec Baptiste qui désapprouve, je me sens plus encore…comment dire, inquiète ? Ce n’est qu’une appréhension, je ne devrais pas être ici, mais je ne suis pas assez forte. Que se passera-t-il si cela se sait ? Mais qui pourrait en parler…je ne sais pas.

Je n’aime pas Everard comme une adolescente devant un premier béguin, mes sentiments sont plus sincères, ils sont clairs, ils sont capables de lui dire que malgré mon amour, je ne peux être déraisonnable. Je ne saurais le choisir face à l’Empire, mais dans cette intimité, il est bien plus proche de moi et de mon cœur que quiconque. Comme il est étrange aujourd’hui, de me laisser gagner par mes sentiments et de les accepter…je souris.

Je le regarde. Mes pupilles peuvent voir l’Empire, et veiller sur lui, pourtant, je le discerne au milieu de tout cela, silhouette protectrice dans le tumulte d’une cité en perpétuel mouvement, d’un monde agité. Baptiste ne répond rien, il hoche la tête et je reste à dévorer du regard cet homme qui m’est apparu comme une lueur nouvelle dans mon existence.
Je le vis faire preuve de courage, et je souris. Je souris et je suis troublée quand il me demande…mon cœur. Un peu innocement, peut-être naïvement, je ne trouve qu’à lui répondre.

« Mais tu l’as déjà Everard… » Oui il l’a, hélas. Pourquoi hélas ? car cela nous lie pour toujours, dans une souffrance douce et complice, face à laquelle nous devons faire face. Qui sait celui que je choisirais, qui sait ce que cela nous coûterait. Même si, je sais déjà un peu vers qui mon choix va se porter…

La suite me laisse sans voix et je ne sais trop que répondre, face à cette demande. Les pensées s’agitent, le cœur tambourine et si je regarde Baptiste, je perds pied, alors, je ne le fais pas. Mes yeux restent ancrés sur Lui, perdue, perplexe, et j’appréhende cette symbolique d’un autre âge avec une douce tendresse. Doucement je me rapproche de Everard, un pas après l’autre, jusqu’à franchir les derniers centimètres d’un seul pas. Unique. Ma main filant à l’arrière de sa tête et mes lèvres aux siennes. Je l’embrasse. Baiser indécent, possessif, égoïste…je tremble.

J’aime cet homme du plus profond de mes entrailles, je voudrais pourtant lui dire non, mais je ne le veux. Mon front contre le sien reste et je souris. Caressant sa joue de mon pouce. « Tu sais que c’est toi que je choisis ? » Murmurais-je seulement à son oreille. J’ai besoin de rassurer son âme et son cœur. « Tu sais que c’est toi que j’ai déjà choisi ? » Bon mes paroles sont un peu obscure. Je souris et me redresse un peu, ne m’éloignant pas de lui. « C’est d’accord… »

Mes yeux se tournent vers Baptiste. Je souris sans honte. Ma main serrant celle de Everard désormais avec force. Oui, je lui ai plus ou moins dis en vérité, que c’était lui que je choisirais à la fin de la valse des prétendants. Raimond Beauregard a eu raison de me rappeler qu’un serment me liait avant même ma naissance…c’est une excuse de ne pas parjurer pour être avec l’homme que je souhaite ? Un peu…mais pas tant que ça.


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: L'avenir appartient à ceux qui le prennent en main [Pv] Dim 4 Nov 2018 - 15:03
J’étais inquiet, mais du genre vraiment très inquiet… en fait, c’était surtout lié au fait que je lui en demandais beaucoup et de la potentielle peur des conséquences que peur qu’elle dise non… je frissonnais. Maintenant que c’était dit, je me contentais d’attendre, et je restais silencieux. Un silence qui se faisait d’abord attentif, attentif au moins frémissement agissant entendre un oui, notamment par son sourire qu’elle me fit. Le même sourire qui me fit fondre…. C’était un sourire un peu troublé et similaire à celui qu’elle me réservait pour nos moments privés… je lui fis un sourire un rien inquiet. Et peu à) peu, le silence devint non plus attentif, mais mortifié. Déjà, je commençais à regretter… je fis un sourire un rien mitigé alors, attendant la suite… que je trouvais longue à venir, et ce, malgré le fait qu’une poignée de secondes à peine venait de s’écouler… ais bon, que vouliez-vous.. ; je lui fis un air un peu plus inquiet, quand enfin, elle mit fin à mon fardeau… je soupirais un peu de soulagement malgré la naïveté de la formulation… oui, je savais bien que je devais ressembler à un adolescent lors de son premier amour, mais bon, j’avouais que la situation ne m’était pas simple du tout !

Bref. Je continuais à fixer ses prunelles et je restais silencieux, encore, pour attendre une réponse qui prenait du temps, trop de temps… je frissonnais alors avant de finalement l’entendre parler, alors qu’elle s’approchait de moi pour finalement venir vers moi, jusqu’à ce que finalement, nos lèvres s’unissent et se répondent dans un baiser délicieux, doux, plein de promesses, non luxurieuses mais tendres et profondes… je restais comme ça, humant son parfum avant de finalement mettre fin au baiser. Nous étions tremblants, tous les deux. J’inspirais comme si elle m’avait coupé le souffle – faites-vous embrasser parla femme que vous aimez et vous comprendrez – et je restais un peu pantelant, à la regarder, un sourire un peu niais sur les lèvres. Je restais ainsi jusqu’à entendre son nouveau coup de massue dans le ventre…. Un coup de massue qui me fit étrangement du bien et j’éclatais de rire. Un rire joyeux, un rire de soulagement ; une bonne part de ma tension s’évacua et je me sentais vraiment bien, là, tout de suite. Je l’attrapais et- la serrais contre moi avant de lui offrir un baiser plein de tendresse, de douceur, d’envie, et plein d’autres choses, un baiser long et heureux…

« Alors viens… je vais t’expliquer… »

Je fis signe à Baptiste, un Baptiste scandalisé, de nous suivre et je les conduisais vers le boudoir à la statue de cheval. En entrant, je faisais juste une génuflexion devant la cabrure de l’équidé immobile, puis je m’approchais sur le petit autel mis en place et je lui montrais le matériel. Une coupe remplie d’un liquide rubicond et à côté de cela, un petit couteau à l’âme recourbée. Enfin, il y avait de quoi allumer une petite flamme et une feuille de papier ainsi qu’un encensoir. »

« Voilà, il s’agit d’un rite simple. En fait, c’est même extrêmement enfantin. Chacun à notre tour, nous allons juste prendre le petit couteau et percer la peau au niveau du cœur, puis, il nous faudra faire tomber dans la coupe neuf gouttes de sang chacun, puis, une fois cela fait, il nous suffira d’écrire en utilisant le contenu de la coupe comme encre, notre amour sur ce morceau de papier pour le bruler une fois ceci fini et que le témoin aura apposé sa signature en tant que témoins en bas. On utilisera l’encensoir pour le bruler avec des herbes sacrées… »

Voilà qui était dit.

« Alors, est-ce que ça te va ? Es-tu toujours d’accord ? »


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: L'avenir appartient à ceux qui le prennent en main [Pv] Lun 12 Nov 2018 - 11:31
Je voyais l’inquiétude sur son visage et je n’avais envie que de le rassurer. Je peux dire que je me sentais chanceuse, mais franchement irresponsable. Il y avait quelque chose d’intense entre nous deux, quelque chose que je n’avais jamais vécu et qui n’avait aucune forme négative. Je m’étais toujours dis, depuis l’enfance, que je ne vivrais jamais ça. D’une part parce qu’il n’y aurait jamais aucun homme digne de mon rang, pour en venir là. Aucun être capable de comprendre et d’envisager les possibles et les impossibles, mais les dieux avaient été clément pour moi et c’était Everard au final.

Il y avait du mensonge entre nous qui était pardonné. Des obligations, des statuts, un rôle, mais malgré cela ou grâce à tout cela, il y avait un nous. J’étais irresponsable car tout cela pouvait faire du mal, mais vivre la douleur c’était magnifique. La douleur de l’Amour. Je me disais que je pouvais avoir encore plus mal, mais que vieille au moins, je serais heureuse d’avoir connu cette souffrance plutôt que de ne l’avoir jamais vécu. C’était un fait.

Il était beau dans son inquiétude, un homme de son âge qui agissait comme un adolescent et moi qui me retrouvait au même âge. Everard était de plusieurs années mon aîné, mais je m’en fichais, ça n’entrait en rien dans nos lignes de compte, et cela n’avait aucune importance. La réponse mit du temps, non que je veuille le torture, mais je voulais juste le prendre. Je répondais, nous nous embrassions, Baptiste désapprouvait, les chiens baillaient…toute cette situation, tous ces détails me ravissaient, parce qu’ils étaient à nous.

Je tremblais autant que lui, sous les aveux, sous la tendresse, toutes ces choses, je tremblais parce que je l’aimais et que…nous avions dépassé le stade du raisonnable. J’aurais voulu avoir plus de force pour nous deux, mais j’adorais ce que nous faisions. Nous n’avions plus de barrière, nous étions francs et honnêtes, nous acceptions la souffrance de l’impossible, n’était-ce pas merveilleux ?

Ce fut l’explosions et je me laissais entraîner, j’aurais aimé vivre une vie de couple normal avec Everard, mais peut-être que si je n’étais pas l’impératrice et qu’il n’était pas le prieur, nos personnalités ne seraient pas celles-ci et que nous ne pourrions alors, pas même nous piffrer. Je profitais encore de ses bras, et je me laissais emporter, mon propre cœur battait fort et j’avais l’impression d’entendre le sien faire de même.
Je prenais un peu de retenue dans le boudoir, les joues pourtant toujours pourpre et l’humilité sur les épaules, par respect pour le lieu et parce que je n’osais pas regarder Baptiste que je sentais présent, mais scandalisé. Il irait probablement tout raconter à mon oncle, est-ce que le vieil homme serait fou ? Après tout, son neveu et sa nièce n’étaient en rien raisonnable, même si je savais toujours où allait ma fidélité, cela n’entacherait pas mon rôle, à moi.

Il m’expliqua le rituel, mes mains n’osaient toucher les objets, je les observais, un peu inquiète de la façon dont le sang serait récupéré avec la coupure au niveau du cœur. j’effleurais enfin le couteau , mes yeux se relevant sur Everard, un sourire sur les lèvres.

« Vas-tu t’enquérir milles fois de ma volonté à ce que nous fassions cela alors que je t’ai dis oui ? » Ce n’était pas pour reculer désormais. « Tu es si inquiet…comme si j’allais me dérober, tu sais que je ne pourrais jamais le faire. » En vérité, le seul qui pourrait tout arrêter aurait pu être mon oncle et je tremblais un peu à l’idée de le voir arriver par un passage secret, essayer de me résonner, ou je ne sais quoi. Je ne diabolisais pas mon oncle, jamais, au contraire, mais il avait une autorité certaine. Je venais prendre la main de Everard et enlacer mes doigts au sien, je gardais ma main à ma hauteur et déposais un baiser sur ses doigts, presque pieuse.

« Rassures ton cœur, rassures ton esprit, Quel que soit l’avenir, il est composé de nous. Et nous allons sceller cela maintenant, d’accord ? » Je le regardais et caressais sa joue, tendrement, avant de me retourner vers Baptiste. « Ne faites pas cette tête, vous avez été présent toute ma vie et je sais que malgré tout, vous êtes contre par crainte d’une souffrance quelconque de ma part. Je ne vous obligerais pas à signer Baptiste, vous le savez. »

« Votre majesté, j’ai toujours été présent, d’accord ou non, car tel est le rôle que votre père et votre oncle m’ont confié. Je signerais et je garde mon désaccord au visage, un principe. »
« Que nous avons toujours eu. »

Je souriais à Baptiste avant de revenir à l’amant, je glissais mes bras autours de sa taille. Je posais mon visage sur son torse et fermais les yeux. Il était bon de l’avoir ainsi. Je profitais de l’étreinte, un instant.

« Commençons.. »


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: L'avenir appartient à ceux qui le prennent en main [Pv] Mar 13 Nov 2018 - 10:19
Nous étions dans le boudoir et c’était là que tout allait se jouer. Doucement, je souris à Lilith, mesurant mon sourire dans la mesure où il s’agissait bien que ce soit détourné légèrement, d’un lieu de culte. Donc, une certaine gravité s’imposait… mais bon, ce n’était pas important. Elle avait accepté. Je lui fis un sourire des yeux avant de finalement l’entendre me confirmer que c’était oui pour ce que je comptais faire… maintenant, elle connaissait le processus. Elle aurait pu vouloir dire non… cela n’aurait pas semblé déplacé. En fait j’aurai même pu comprendre pourquoi elle disait non sans renier tout ce qu’elle disait avant. Je prenais doucement sa main dans les mienne pour la serrer doucement. Nous allions poursuivre, la seule personne pouvant mettre à tout cela, vraiment, était baptiste. Je restais un moment sans rien dire avant de finalement sourire devant les paroles du majordome. Un homme de bien. Très clairement c’était aussi pour cela que si nous ne sous apprécions pas, nous ne nous détestions pas pour autant. Ou du moins, je ne le détestais pas. Il avait son rôle à jouer et de ce que je savais, il le tenait bien. Doucement, alors qu’il se taisait, je ne pus que retenir une petite phrase admirative, qui n’était clairement pas là pour le flatter ou autre.

« Vous êtes un homme admirable, Baptiste. »

Oui, rien de plus, je ne me répandais pas, avant de finalement enlacer doucement Lilith entre mes bras, alors qu’elle-même se laissait aller à une douce étreinte. Je restais sans rien dire un moment, savourant bien volontiers cet instant de tendresse, avant que finalement nous ne nous dégageâmes pour commencer. Elle lança elle-même le signal de départ. Doucement, je remontais mes manches, prenais la coupe, et le petit couteau incurvé. Quand on le regardait de plus près ou pouvait apercevoir une légère rainure au milieu. Un moyen de récolte, assurément. Doucement, j’écartais les pans de sa tenue d’intérieur, jusqu’à dévoiler sa délicate clavicule. Baptiste, je le vis, se détourna par pudeur. Je n’écartais pas suffisamment pour dévoiler son sein, non. Pas en public. Mais je dévoilais toutefois suffisamment pour que je puisse poser la pointe du petit couteau au niveau de son cœur et légèrement, j’enfonçais la lame. La finesse était telle que la douleur ne dut arriver directement, mais un peu de retard. Et encore… ce n’était qu’une petite lame, sans doute aurait-elle à peine plus mal qu’une aiguille… puis, doucement, j’inclinais le manche vers le bas et un mince filet de sang remplit la rainure. Peu de sang, mais cela suffisait. Je retirais le couteau, vidais la rainure dans la coupe, nettoyait avec un linge sec le couteau. Puis, doucement, je prenais dans une petite cuvette d’eau chaude parfumée un morceau de linge que je posais sur la plaie. Puis je recommençais, passant la lame au travers de la brulure de la marque de mon allégeance. Le couteau versa aussi les gouttes de sang dans le coup et je remuais doucement le contenu pour que les sangs se mélangent bien au liquide, puis, doucement, je prenais une plume et je la trempais dans le mélange pour commencer à écrire avec. La sensation finale était vraiment proche d’une encre rouge. Je savais ce que j’allais écrire. Il ne s’agissait pas d’un long texte, juste de quelques lignes, pou exprimer à quel point je l’aimais. Ces lignes venaient du fond du cœur et quand j’eus fini, je lui tendais plume et papier, pour qu’elle puise lire et écrire à son tour.

Quand elle aurait fini, il suffirait qu’elle tendre le tout à Baptiste pour qu’il signe en tant que témoin, tout en bas. Suite à quoi, il faudrait le brûler… mais après. Pour le moment, je me laissais moi-même gagner par l’ivresse des mots que j’avais eu la force, le courage, l’envie, et plein d’autres choses, d’écrire… parce qu’ils étaient vrais. Parce qu’à mes yeux ils étaient beaux. Et au fond, à côté de cela, que valait le reste ?

Bien sûr, je ne répugnerai pas à lire ses propres mots. Si elle m’en offrait la lecture, bien sûr !


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: L'avenir appartient à ceux qui le prennent en main [Pv] Dim 9 Déc 2018 - 11:33
Qu’est-ce que nous étions en train de faire ? Sceller notre avenir probablement dans des jupons d’histoire, que les vieilles mémoires d’impératrice relateraient peut-être ou bien celle de Baptiste ? Peu importe me direz-vous, peu importe n’est-ce pas ? Et pourtant cela vient à mon esprit au grès des minutes qui s’échappent. Suis-je anxieuse ? Je dirais plutôt impatiente. Suis-je inquiète ? pas tout à fait. Je me disais que mon oncle aurait rapidement fait de le savoir mais que pouvais-je lui cacher ? Rien en vérité, mais je m’étais faite à l’idée depuis le temps, c’était une chose normale et parfaitement coutumière.

Défaites de tissus pour dévoiler ma chair, j’observais Everard débuter la cérémonie. Je n’avais pas peur de la douleur qu’elle quelle fusse parce qu’elle m’était administré par le Prieur et que je savais parfaitement la capacité de ses délicatesses. Il ne pouvait me faire le moindre mal. J’en venais à me demander comment j’avais pu faire éprouver à ce priant dévoué autant de chose à mon égard. Mais bon, c’était d’une réciproque brûlante…je n’avais jamais regardé le frère de mon défunt époux durant son vivant, maintenant, je ne voyais que lui. Elrich me manquait malgré tout…parce qu’il aurait été heureux pour nous et face à cette pensée stupide, je me demandais quelques instants, si je ne me disais pas cela pour me rassurait ou bien excuser quoi que ce soit. Mais je ne pouvais pas non plus me sentir coupable de mes sentiments.

La sensation d’aiguille sur ma peau me fit frissonner seulement. Je n’étais pas de nature douillette et quand bien même, bien incapable de râler pour si peu. Le sang s’écoula, mon cœur s’emballa un peu, parce que je réalisais ce que nous faisions, parce que j’aimais ce geste, et parce que je ne voulais en rien reculer. Mes pupilles ne l quittèrent pas un seul instant pendant son geste et je retenais mon souffle avant de venir poser mes doigts sur les siens pour récupérer le linge.
L’envie d’effleurer sa marque me tenta mais je n’osais ni geste déplacé, ni aucune autre chose.

C’est tremblante que j’écrivais à mon tour mes quelques mots, après avoir lu les siens, et que je terminais cela. Je tremblais réellement sous une émotion envahissante que je ne refusais pas, sous prétexte qu’elle m’affaiblissait. Je lui laissais le temps de lire, curieusement fébrile d’être bien moins éloquente que lui mais pas moins sincère et quand cela fut fait, je laissais le reste à Baptiste. J’eus besoin, et je ne me retenais pas, d’enlacer Everard et de poser mon front contre sa peau, reprenant mon souffle. Je tremblais un peu, encore, et bêtement je me disais que le jour des noces de mon futur mariage, je devrais réellement me tenir mieux que cela.

Mais avais-je envie de dissimuler au peuple ce que je ressentais ? je chassais cela de mes pensées pour le regarder et me remettre correctement, laissant finir la cérémonie et observant le papier brûler. Il y eut un silence lourd mais pas gênant, j’en profitais clairement avant de glisser ma main à la sienne et de laisser mes doigts s’entrelaçaient aux siens. Baptiste nous laissa, prétextant qu’il allait préparer la collation. Je restais donc seule avec l’homme qui m’était lié plus que de raison.

« Je tremble encore un peu… » Riais-je doucement, avant de lever mes pupilles vers les siennes. Il était beau par son aura plus que le reste, et même si je savais me perdre grâce à la profondeur de ses pupilles, je me laissais aussi aller à tout un tas de chose. Tu te sens mieux ? Tu avais l’air si inquiet… Je savais qu’il l’avait été, mais je voulais entendre qu’il était heureux maintenant, et je passais ma main dans ses cheveux avec amour.


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: L'avenir appartient à ceux qui le prennent en main [Pv] Lun 10 Déc 2018 - 14:27
Fébrile, j’attendais qu’elle me rende le papier que nous allions bruler et quand elle le fit, je ne pus m’empêcher de lire et de la regarder, tout simplement ; les mots étaient simples, mais il n’en fallait pas plus… je lui fis un sourire des yeux uniquement, alors que je laissais l’opportunité à Baptiste de tout arrêter. Je ne lui en aurai pas voulu. Parce qu’il aurait agi en son âme et conscience… et que même si ou ‘étions pas d’accord, nous avions, au moins, un but commun, quoiqu’il puisse en dire. Je finis par pousser un léger soupire de soulagement alors que le témoin signait et je prenais le papier que je pliais en plusieurs fois pour ensuite le glisser dans l’encensoir que j’allumais. Celui-ci répandait autour de nous une douce vapeur pleine de parfums orientaux et doucement, je l’attirais vers moi… trop heureux de ce qui venait de se passer. Elle se cala contre moi, et je la gardais un long moment ainsi… je ne pouvais qu’apprécier cette situation. Toutefois, je ne renvoyais pas Baptiste. De toute façon, il ne m’aurait pas obéi. Il était notre garde-fou, cet air réprobateur, surtout ! Mais il s’éclipsa pour, disait-i, nous préparer une petite collation... je ne regrettais pas, tout en regrettant… parce que maintenant, rien ne pouvait nous retenir si nous nous laissions aller. Main dans la main, calés d’un contre l’autre. Doucement, mon autre main vint poser contre son ventre paume à plat, délicat.

« Je suis moi-même fébrile. Un peu… »

Je baisais doucement ses cheveux de jais avant de finalement lui caresser le dos de la main avec mon pouce et porter ladite main à mes lèvres, dont je baisais chaque phalange. Sa question sur mon inquiétude me touchait, mais cela ne changeait rien à mon trouble si ce n’était que cela en changeait la cause… je restais encore un peu silencieux avant de finalement lui répondre, à mi-voix.

« A vraie dire, je suis terrifié encore… »

Oui, exactement... ses aveux précédents et la cérémonie m’avaient fait craindre d’autres choses : que ma hiérarchie n’approuve en rien cette petite cérémonie à la limite de l’orthodoxie, ou mes débordements peu dignes d’un prieur. Pire encore, maintenant que je l’avais j’avais peur, un peu – beaucoup – de la perdre… oui, je savais que c’était parfaitement stupide… mais bon, c’était normal sans doute. Un rien possessif, je resserrais mon emprise autour de sa taille avant de finalement lui demander.

« Et toi, quel effet ça te fait, cette union de cœur ? »

Oui, on avait beaucoup parlé de mon état, mais j’attendais aussi d’en savoir plus sur comment elle se sentait. Mais je ne lui laissais pas le temps de parler, la faisant doucement pivoter dans les bras, je la faisais pencher en arrière pour doucement venir baiser avec tendresse ses lèvres… là, tout de suite, j’avais tout ce que je désirais. Mais c’était dangereux. Très dangereux car ma chambre était à côté. Fort heureusement, un raclement de gorge nous interrompit. Baptiste était de retour…


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: L'avenir appartient à ceux qui le prennent en main [Pv] Mar 11 Déc 2018 - 19:27
Se retrouver seule avec lui ne me faisait pas peur, j’oubliais que Baptiste était notre garde fou, j’oubliais que nous pouvions déraper, j’étais un peu…imprudente. Mais j’oubliais parce que je n’avais que de la tendresse et de l’amour dans le cœur. De l’imprudence pure et simple, alors que je savourais la fragrance de son cuir ou bien la douce chaleur de son corps. Je souriais à ses réponses, les yeux sur lui, aussi énamourée qu’une jouvencelle et même si je me traitais un peu d’idiote, je me sentais beaucoup trop bien. Chacun de ses gestes faisaient retenir mon souffle à mes lèvres, j’étais, conquise mais ça, ce n’était qu’une vérité depuis longtemps installée.

-Terrifié de quoi Everard ?

Il pouvait me confier ses doutes, j’avais l’âme prise à la sienne et le cœur aussi pour les supporter et les rassurer. On disait souvent que les femmes savaient faire cela et je me surprenais avec l’idée que j’en étais capable. Et que j’aurais défié des montagnes pour lui. Je réalisais que si mon oncle comprenait que je l’aimais aussi fort, je risquais d’avoir droit à son regard et puis…j’avais soudainement un peu peur…de ce que cela pourrait valoir comme incompréhension ou préjudice. Mais je m’en moquais presque aussitôt. Parce que…je savais parfaitement faire la part des choses.

J’allais lui répondre quand il me renversa pour m’embrasser et j’eus un soupir rieur qui s’échappa de ma bouche pour venir se glisser entre nous avant que je ne réponde à son baiser. Je ne pensais pas qu’il soit possible d’avoir une intimité comme celle-ci et d’être autant heureuse. C’était un fait pour moi incroyable et je l’embrassais avec une passion tendre, interrompu par le raclement de gorge de Baptiste. Je rougissais bêtement quand il me remonta et j’effleurais mes propres lèvres dans un air rêveur, souriante.

Il annonça simplement que c’était prêt et je le remerciais prenant Everard par la main pour que nous marchions tous les deux.

-Je me sens capable de déplacer des montagnes… Lui avouais-je à demi-mot. Et d’affronter une vie toute entière sans crainte puisque d’une certaine façon, nous serons toujours deux. Je le regardais. Et de beaucoup d’autre chose. Il y a une certaine euphorie chez moi…c’est étrange. Je me sentais galvanisée, c’était le mot. Etait-ce bien ? Irresponsable ? Ou autre ? Je l’ignore, mais je me sentais invincible. Cela fait du bien, de se sentir ainsi, je n’étais pas en forme à cause de mon frère. Je disais cela la voix un peu éteinte, bien entendu que mes pensées étaient tristes ! je n’étais pas heureuse de me mésentendre avec Nicolas, je n’étais pas heureuse que les choses se passent si mal, mais j’ignorais ce que je pouvais faire avec lui.


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MessageSujet: Re: L'avenir appartient à ceux qui le prennent en main [Pv]
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