Vous aviez eu vent de son entretien avec l’hériter du sang Deux-Cimes… et vous n’étiez pas content, forcément, de l’issu, aussi, vous aviez attendu que les choses se tassent avant de lui demander de venir vous retrouver avant ses leçons de l’après-midi, autour d’une petite tasse de café dans un petit instant de détente, entre deux rendez-vous, pour vous comme pour elle. Vous preniez ce temps parce qu’il fallait bien le caser à un moment ou à un autre… vous soupirâtes avant de finalement entendre le petit grattement significatif quand elle savait qu’elle n’était pas en odeur de sainteté et vous lui dites d’entrer d’une voix que vous vouliez forte et ferme. Vous attendîtes qu’elle vienne à vous, dans sa toilette de dame, apprêtée comme elle le devait pour lui demander, de but en blanc, n’étant pas du genre à tourner autour du pot.

« Dites-moi, qui êtes-vous ? Etes-vous juste une pécore ou une jeune femme qui est actuellement princesse, potentiellement reine, et ambassadrice de votre royaume ? »

Vous soupirâtes, pas forcément déçu de ses réactions et de sa situation. Mais bon, c’était quand même ennuyeux, il fallait bien le reconnaitre. Alors, vous aviez décidé de voir si cela pouvait passer mieux en la provoquant un peu.

« Est-ce que je perds mon temps ? Ou est-ce que j’arrive à faire en sorte que le vilain petit canard devienne un cygne ? Bon sang mais est-ce que vous retenez un peu ce que je vous dis jeune fille, au moins un peu ? »

Elle ne pouvait pas prétendre avoir dévoré vos livres et d’un autre côté n’en accepter aucune règle ni les mettre en pratique ? Bon sang, si elle avait aimé un peu la stratégie militaire, ne se rendait-elle pas compte que cela s’appliquait dans tous les domaines.

« Alors j’espère que vous allez vous ressaisir. Puis-je savoir ce que vous avez prévu de faire, exactement, pour remédier à la situation sans perdre ni la face, ni votre autorité ? »