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[Clos]L'heure de la mort, Dieu seul la connaît ; la reculer est impossible, l'avancer est un crime.

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Hélène de Valene
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MessageSujet: Re: [Clos]L'heure de la mort, Dieu seul la connaît ; la reculer est impossible, l'avancer est un crime. Dim 19 Fév 2017 - 0:09
Lilith reconnaissait mon talent. J'avais du beaucoup travailler lors de mon pupillage pour être prise au sérieux et encore plus après afin être reconnue. Elle me complimentait en flattant mes filles. J'étais fière que leur habilité soit relevée.
Je les avais prise avec moi encore enfant afin de d'ouvrir leur esprit, me permettant de  leur enseigner la capacité à emmagasiner l'information afin de pouvoir la transmettre telle quelle après, de jouer un rôle que ce soit une fille stupide ou une fille de joie. Je les initiais au théâtre sur la plus grande scène connue, celle du monde.

-J'aime jouer car je peux changer qui je suis. Tantôt une paysanne tantôt un garde, je peux décider de qui je veux être, je peux crée cette personne. Mais quand je retourne à ma loge, je redeviens Hélène. Être espionne c'est jouer un rôle jusqu'au bout.Être un rôle. C'est se remplacer par quelqu'un d'autre. Or ne n'échangerai ma vie pour rien au monde., concluais-je en la fixant dans les yeux, la tête penchée.

A ma question sur mon incompréhension concernant sa demande d'information quant à la préparation de son thé et le chemin qu'il avait parcouru depuis jusqu'à elle, elle se justifia :

-Je n’ai pas perdu qu’un mari cette nuit-là. Me répondit elle, Tu as le temps nécessaire, cela ne reste qu’entre toi et moi, mais je sais que tu as les capacités.

Qu'avait-elle pu perdre ? Ses chiens affreux étaient toujours en vie, Everard aussi... Mon regard se posa sur son ventre. Se pourrait-il... ? Je la regardai avec tendresse, aucun mot ne pourrait atténuer cette douleur.
Après lui avoir expliqué ce que contenait mon papier déposé par Caroline et de ce fait mes questionnement à ce sujet, elle me répondit :

-Un espion…un amant de cuisinière…qui sait. Un homme inconnus qui n’exit pas la possibilité d’être dans le rouage qui se trame à nous. Ne te focalise pas sur les mystérieux, tu sais ce que l’on dit ? Rien n’est mieux caché qu’en évidence sous les yeux des autres. Mais ne t’empêche en aucun cas de voir pour cet homme.

J'essayerai de creuser un peu, au minimum connaître son identité. Les filles allaient passer à la vitesse supérieure sous peu.
Son majordome arriva soudain et lui déposa son nécessaire à fumer. J'avais toujours détesté au plus haut point cette habitude chez elle. Cela changeait l'odeur naturelle de sa peau que j'affectionnais tant. Même son souffle si pur, si frais devenait cendre et fumée.
Elle alluma son cigarillos mais elle était ailleurs, réfléchissant à quelques pensées secrètes probablement.

-Tu as remarqué au fait ? Cela fait 6 fois que le Duc de Bretan passe devant cette porte et qu’il regarde en notre direction. Elle tira une bouffée, une épaisse fumée s'échappa du cigariollos rendant l'impression d’exiguïté du petit salon encore plus forte. On raconte qu’il désire te faire la cour, merveilleux partis, Eskrois mais agréable, intelligent…je pense qu’il ne regarde pas pour moi par ici. Ton ancien fiancé est toujours un ancien fiancé ?

Pourquoi me posait-elle ces questions ? Si j'avais remarqué le Duc ? Bien sûr. Ce n'était pas la première fois que je le croisais par coïncidence. Coïncidence répétée tant de fois que l'on ne pouvait plus l'attribuer au hasard. Je m'étais donc renseignée. Effectivement l'impératrice ne mentait pas, il était l'époux idéal de toute femme résidant seule au Palais.
Pourquoi moi ? ME faire la cour ? Mes dernières fiançailles m'avaient éclairé sur ce qui clochait dans mon intérieur. Mon cœur n'était occupé que par Lilith et ne laissait de place pour personne d'autre. Comment pourrais-je encore me jouer d'un homme ? Il ne le méritait pas. Ne me méritait pas.
Je ne comprenais pas le nouveau jeu de Lilith. En avait-elle assez de moi ? Voulait-elle m'éloigner ?

Je ris doucement

Tu t’intéresses à ma vie sentimentale ? Je lui souris tendrement, j'avais envie de lui prendre la main mais elle aurait refusé, J'ai cessé ma relation avec lui il y a quelques semaines, oui. Il portait trop d'importance aux apparences, à l'image que nous devions donner au monde. Tu sais à quel point je n'en ai que faire. Je tournais discrètement la tête en direction de l’alcôve, J'ai remarqué la présence du Duc et si je ne doute pas de ses intentions à mon égard, je ne pense pas que mon coeur puisse les lui rendre. Bien sûr, si tel est ton souhait je le ferais. Je l'épouserais même si tu me le demandais.

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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [Clos]L'heure de la mort, Dieu seul la connaît ; la reculer est impossible, l'avancer est un crime. Mar 28 Fév 2017 - 17:00
Elle me donne envie de sourire, mais je ne peux la regarder en souriant. Cela profiterait aux mauvaises langues déjà emballées par cet échange. Hélène a toujours été hors de mes rouages habituels, peut-être que c’est pour cela que nous avons eu notre histoire, non, c’’est même pour cela. Comment avouer qu’elle se différencie entièrement de tous et que cela a tout changer, quelques temps. Je n’ai jamais voulu une autre vie que celle donnée par Aernia, je n’offenserais jamais ma déesse en pensant autrement.

Les paroles lourdes de sens sur ma perte durant cette nuit, j’apprécie le regard seul, j’aurais redouté un élan de tendresse de sa part, il n’est pas dans ma nature de les accepter ou de les désirer, alors j’apprécie. Perdre cet enfant a été ma plus grande douleur, je me sens cassée, en plus de la perte de Elrich. Ce sentiment est une chose néfaste qui régit mon esprit et que je ne peux laisser de côté.

Parlant de son mystérieux, j’ignore s’il est à soupçonner,mais elle saura faire chercher ses filles ou pas du tout. Mais sous les atours des discussions mystérieuses, complot de lutte féminine, je me retrouve à fumer et à parler de ce noble traînant pas si loin. Je parle, mais j’écoute plus encore ses réponses, un sourire en coin, une tête secouée, un soupir, quelques signes, n’exposant pas forcément mon désaccord, mais n’approuvant pas pour autant.

-Je ne te demande rien Hélène, bien au contraire, je t’ai promis de ne jamais intervenir pour te forcer à quelconque mariage. Même si cela pouvait sauver la couronne. –Plaisantais-je.-Je crains seulement que tu ne regrettes un jour de ne pas avoir pu regarder autours de toi, et trouver un compagnon, ou une compagne. Je crains toujours d’avoir gâcher ta vie peut-être, ou plus justement ta vie amoureuse. Ce n’est pas le moment de parler de cela, je sais, mais c’est vrai.

Je ne l’ai jamais caché de toutes manières et je ne le ferais jamais. Est-il utile de lui dire encore ce que je pense ? Non, je préfère pour autant qu’elle envisage l’avenir, d’une quelconque façon, mais pas seule, je serais triste qu’elle soit seule.

-Peut-être qu’il ait bien choisis, je vais avoir droit à la ronde bientôt des prétendants… Soupirais-je en mordillant l’intérieur de ma lèvre, pensive. Je me demande à qui peut réellement profiter tout cela, parce qu’au fond, qui a aussi envie de se retrouver face au Protectorat dans ses ennemis. Je ne suis pas duper les listes de potentiels conspirateurs est aussi longue que mon bras, mais la vérité, c’est que j’ai du mal à comprendre le but, cela a été si facile de le tuer, pourquoi ne pas m’avoir viser moi ? Nicolas aurait hérité et je ne pense pas qu’il soit apte à une telle chose.

Non mon frère est perdu bien loin de tout cela, se dévouant corps et âme à l’armée, et refusant la simple idée de devenir l’héritier, à cause du fait que cela révélerait s’il est bien mon frère ou non, chose qui n’est toujours qu’une incertitude pour le monde entier.



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Hélène de Valene
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MessageSujet: Re: [Clos]L'heure de la mort, Dieu seul la connaît ; la reculer est impossible, l'avancer est un crime. Dim 5 Mar 2017 - 19:54
-Je ne te demande rien Hélène, bien au contraire, je t’ai promis de ne jamais intervenir pour te forcer à quelconque mariage. Même si cela pouvait sauver la couronne. –Plaisantais-je.-Je crains seulement que tu ne regrettes un jour de ne pas avoir pu regarder autours de toi, et trouver un compagnon, ou une compagne. Je crains toujours d’avoir gâcher ta vie peut-être, ou plus justement ta vie amoureuse. Ce n’est pas le moment de parler de cela, je sais, mais c’est vrai.

Il est probable que mon ventre se serait arrondi à plusieurs reprises si nous n'avions pas échanger ce premier baiser. Serais-je heureuse ? Aimerais-je mon mari ?
Parfois, seule dans ma chambre face à la cheminée, je sirotai une tasse de thé fumante tout en profitant de la tombée de la nuit. Je me surprenais  alors à imaginer une vie que j'aurai pu acquérir si je n'étais pas désespérément tombée amoureuse de cette femme.
Trois enfants surement, tous bruns. Deux filles et un garçon. Je les aurais certainement nommée Gabrielle et Adeline pour les petites et Morgan pour le fils. Ils auraient respectivement 8, 5 et 2 ans.
A cette heure, je me trouverais dans leur chambre à lire une historie pour les endormir. Mon mari attendrait dans notre lit que je revienne et m’acquittasse de mon devoir conjugal. Ce pourrait être n'importe quel homme. Pourquoi pas le baron ? Je l'aimerai de tout mon cœur, il me le rendrait bien. J'inviterai tous les jeudis soirs mes amies pour le souper alors que lui irait en dîner d'affaires avec ses collègues.
Je jouirais d'une vie saine, joyeuse mais sans surprise à voir grandir mes enfants.
Quand les flammes de la cheminée réapparaissaient devant mes yeux je me sentais subitement lasse. Etait-il trop tard pour moi ?
J'aspirais comme toute femme de mon age à procréer, à laisser une partie de mon être vivre après ma mort.
Si Lilith m'avait, bien malgré elle, empêché pour l'instant de connaître ce bonheur en aucun cas elle n'avait gâché ma vie amoureuse. L'aimer était une chose si pure.

-Sache que tu n'as jamais rien gâché dans ma vie ma Lilith. Tu l'as au contraire rempli de bonheur. Je ne regrette aucun des moments passées en ta présence. Je la regardais en souriant doucement Chasse ses pensées sombres et inutiles. Je pris le temps de réfléchir. De nouvelles possibilités venaient de s'ouvrir à moi. Pourrais-je aimer Lilith passionnément et apprécier assez le baron pour en faire le père de mes enfants ?

-Peut-être qu’il ait bien choisis, je vais avoir droit à la ronde bientôt des prétendants… Soupira-t-elle en mordillant l’intérieur de sa lèvre. Elle me paraissait pensive, inquiète même. Epuisée surement. Je me demande à qui peut réellement profiter tout cela, parce qu’au fond, qui a aussi envie de se retrouver face au Protectorat dans ses ennemis. Je ne suis pas duper les listes de potentiels conspirateurs est aussi longue que mon bras, mais la vérité, c’est que j’ai du mal à comprendre le but, cela a été si facile de le tuer, pourquoi ne pas m’avoir viser moi ? Nicolas aurait hérité et je ne pense pas qu’il soit apte à une telle chose.

Je ne pensais pas que cela n'avait à voir avec Nicolas.
Si cela avait été le cas, Lilith n'aurait pas juste eu un poison abortif dans son thé mais le même que son époux. Et je ne me tiendrais pas en face d'elle, à respirer sa fumée qui faisait tousser et à me nourrir de ses paroles.

-Ils ont pris le soin de tuer les deux personnes qui comptaient le plus à tes yeux, il n'y a donc à mon sens que deux possibilités. Je stoppai ma phrase. Serait-ce trop douloureux à entendre ? L’impératrice attendait de moi une honnêteté sans faille, à tout moment. C'est pourquoi je continuais, Soit l'empoisonneur ou la personne l'ayant envoyé souhaitait te faire souffrir le plus possible en te laissant porter le deuil seule ou bien son but était effectivement de t'ôter toute possibilité de descendant pour l'avenir, t'obligeant à prendre un nouvel époux afin de servir quelques desseins mystérieux.
Dans tous les cas, cette personne sera un de tes prétendants que ce soit pour jouir de ton malheur ou pour remplacer Elrich dans un but bien précis.  


J'avais envie de la prendre dans mes bras.
Petit Lilith fragile.
Il lui serait dur de supporter ces hypocrites autour d'elle, quémandant attentions, entrevues et correspondances.
Mondanité sur mondanité, rumeur sur rumeur. Le poids de son choix pour son peuple sur ses maigres épaules.
J'étais malheureuse à l'idée des souffrances qui lui restaient à endurer.
Sois forte, mon aimée.
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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [Clos]L'heure de la mort, Dieu seul la connaît ; la reculer est impossible, l'avancer est un crime. Mer 15 Mar 2017 - 11:15
Je ne comprends pas forcément Hélène, je ne lui ai jamais promis plus que quelques temps ensembles et elle a accepté. Comme elle accepte la situation. Ça me fait peur dans un sens, si la vieillesse nous touche ensemble, ne viendra-t-elle pas à regretter ? Elle ne semble pas dans cette optique, mais elle est encore jeune et j’ai beau l’écouter et chasser mes pensées, je crains toujours d’être condamnée par son âme ou son cœur.
Parfois je réalise que j’éprouve pour elle encore beaucoup de chose, des sentiments terrassés par le devoir et la fidélité, parfois, je me dis que je devrais la chasser de mon entourage, défaire son titre de favorite, jeter tout. Mais je ne le peux.

Je ne peux me défaire entièrement, je ne renie pas notre passé, au contraire, mais il a laissé des questions qu’elle me dit de chasser comme si cela n’était qu’un bourdonnement désagréable d’une mouche qui finira par sortir. Elle reviendra pourtant.

Je souris à ses paroles, d’une esquisse bienveillante relatant le remerciement mais la désapprobation, comme si je lui disais qu’elle n’était pas raisonnable. Elle ne l’a jamais été de toutes façons et je ne devrais pas m’enticher encore de cela, car je ne peux rien en faire qu’une délicieuse contemplation. Ni plus ni moins.

Je préfère de ce fait aborder le thème des prétendants, une étrange valse qui aura tôt fait de commencer, qui a déjà débuté. Le cigarillo aux lèvres, je parle en divagation, curieuse, pleine de question, mon frère me manque et j’attends de le voir arriver avec une forte impatience. Je sais qu’il viendra, je n’en ai pas de doute, mais j’aurais aimé l’avoir près de moi.

Je la regarde, deux personnes, oui, à une autre époque, c’est elle que l’on aurait tué, mais celui ou celle, voir ceux qui ont fait le coup, ne se sont pas mépris. Non que je n’aimes plus Hélène, mais j’ai raisonné mes sentiments, parce que je n’ai pas pu changer une décision datant d’avant ma naissance, parce que je ne supportes pas l’infidélité, parce que je suis impératrice et que mes désirs, au fond, passe bien après tout le reste de l’Empire.

-Tu as probablement plus que raison Hélène, il va de soit que deux seules personnes étaient vraiment au courant de mon état sans compter Elrich. Pour autant , je suppose que les domestiques ne sont pas tous flanqués de connerie congénitale, et qu’en me voyant plus sensible et nauséeuse, certains ont fait des déductions. Je voudrais que tu approches Astan Chesterfield d’ailleurs, tu vois qui c’est ? L’homme envers qui j’ai été clémente.

Le ton de confidence est une chose, je baisse un peu le ton de mes paroles, déposant le cigarillo dans le cendrier. Je voudrais qu’elle s’oriente sur cet homme, à défaut de vraiment le soupçonner, je le prends plus pour un être délaissé qui cherche tous moyens pour se faire voir, je pense que le contact d’Hélène pourra l’améliorer.

-Il est une créature affable et désagréable, du genre de ceux que l’on déteste de nature car ils n’ont rien pour eux. Je pense que s’il trouvait quelqu’un lui portant un peu d’intérêt il pourrait parler…je ne pense pas à quelques flatteries de badinage, je ne le pense que peu appréciateur des femmes…

Je n’en ai pas la certitude, mais je doute de son attrait pour les formes féminines, je l’ai vu plus souvent à des œillades sur le masculin, peut-etre est-ce seulement un être envieux qui voudrait être mieux batit…mais tout de même…




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Hélène de Valene
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MessageSujet: Re: [Clos]L'heure de la mort, Dieu seul la connaît ; la reculer est impossible, l'avancer est un crime. Dim 26 Mar 2017 - 17:03
-Tu as probablement plus que raison Hélène, il va de soit que deux seules personnes étaient vraiment au courant de mon état sans compter Elrich. Pour autant , je suppose que les domestiques ne sont pas tous flanqués de connerie congénitale, et qu’en me voyant plus sensible et nauséeuse, certains ont fait des déductions. Je voudrais que tu approches Astan Chesterfield d’ailleurs, tu vois qui c’est ? L’homme envers qui j’ai été clémente.

Elle avait révélé son secret à deux personnes en plus du Pince Consort. Était-elle sûre de pouvoir leur faire confiance ? Je n'aimais pas l'idée qu'avait Lilith des domestiques. Si j'étais d'accord sur le fait que parfois certains ne brillaient pas par leur intelligence, la plupart nous connaissaient mieux que nous le pensions au bout de quelques années de service. Je ne doutais donc pas un moment que ses serviteurs les plus proches aient compris ce qui se tramait à l’intérieur de l'Impératrice.


-Deux personnes au courant à part Elrich ? Leur fais-tu vraiment confiance ? Pour ce qui est des domestiques, je pense qu'effectivement quelques uns ont du déduire ton état depuis tes humeurs, ne faudrait-il pas chercher ce qu'il en a été dit ?


Astan Chesterfiel.
Sérieusement, cet homme ? Il ne me mettait pas à l'aise avec son corbeau flanqué sur son épaule. Lorsque Lilith avait décidé d'avoir une attitude clémente à son égard je n'avais pas compris. Il respirait manipulation et corruption. Depuis, il était devenu son laquais se trouvant toujours non loin d'elle comme s'il épiait ses faits et gestes pour quelques membres haut-placés de la société tant qu'il pouvait en tirer quelques profits... Non, il ne m'inspirait pas. J'avais toujours pensé être la seule de nous deux à ressentir cela. A la vue de sa demande, je me rendais compte que cela n'était pas le cas.
Je ne la comprenais pas.
Pourquoi le gardait-elle à ses côtés alors qu'elle ne semblait pas lui faire confiance ?


-Il est une créature affable et désagréable, du genre de ceux que l’on déteste de nature car ils n’ont rien pour eux. Je pense que s’il trouvait quelqu’un lui portant un peu d’intérêt il pourrait parler…je ne pense pas à quelques flatteries de badinage, je ne le pense que peu appréciateur des femmes…


Si elle me confiait cela, c'est que l'impératrice avait totalement confiance en moi. Je ne pouvasis la décevoir, elle qui souffrait tellement en ce moment tragique. Elle si seule, et pourtant tant entourée. Si elle désirait obtenir quelques informations alors j'y parviendrais quand bien même je devrais me déguiser en homme. Tenir un rôle n'était pas ce qu'il me faisait peur. Je le mettrais en confiance et il me parlera.

-Je ne crains que peu ce genre de personne, ma chère. S'il est vrai que je n'ai jamais souhaité passer du temps en sa compagnie. Aussi affable et désagréable que tu me le décris, je saurais m'en faire apprécier. Je reviendrais dès que j'aurai obtenu quelques informations intéressantes. Et ne doutes pas que j'en aurai assez vite.

Je me levai doucement tout en la regardant, si elle me paraissait épuisée, elle n'en restait pas moins magnifique. Je levai ma mai vers son visage afin de caresser sa peau douce et parfumée.
Je laissai retomber mon bras, elle ne le tolérerait pas.


C'est donc là l'heure d'une nouvelle séparation. Je te retrouverais prochainement Lilith. En attendant, prends soin de toi.

Et avant même qu'elle n'eut le temps de me répondre, je me retournais et commençais à m'éloigner.
J'avais de nouveau pris conscience de la distance nous séparant. Une larme perla le coin de mon œil.  
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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [Clos]L'heure de la mort, Dieu seul la connaît ; la reculer est impossible, l'avancer est un crime. Jeu 30 Mar 2017 - 13:46
-Le prieur Zullheimer le savait et mon confesseur, le père de Rossmond.

Deux hommes de Dieux, dont un d’Ameth. Le père de Rossmond est  mon confesseur à la cour et l’officier des œuvres d’Aernia au sein du palais, j’ignore si nous devons l’interroger ou pas, si je dois me soucier de lui ou non, mais je le connais depuis l’enfance, aujourd’hui c’est un vieil homme qui a du  mal à se déplacer mais qui a l’ouïe fine. Il est de nature plutôt conservatrice, mais bienveillant. Pour autant, il est peut-être âgé mais le nombre des années ne veut pas toujours tout dire.

-Il faudrait, je te laisse faire ton enquête là-dessus. En ce qui concerne la confiance, je n’ai nul doute en Everard et quant à mon confesseur, il est près de moi depuis que j’ai sept ans. Ce sont deux hommes de religion, je doute qu’ils puissent agir comme des impies.

Quoi que…
Si Ameth est d’un strict sans égal, les autres Dieux ne soufflent pas autant la parjure sur tout ce qui bouge, et c’est bien pour cela que Ameth est encore considéré par certains comme une secte. Dans tous les cas, je ne peux suspecter Everard, quant à mon confesseur, j’ai une affection pour lui, mais je ne sais pas…

Le sujet de Astan n’est pas forcément des plus agréable, mais je sais aussi que Hélène ne me comprend pas, personne n’y parvient, peut-être que je me fourvoie complètement mais je pense sincèrement que cet homme a manqué de l’attention nécessaire ou de la sympathie la plus simple. Est-ce que je pense pouvoir le changer ? Bonne question, je voudrais essayer au moins.

-Je te fais confiance.

Sourais-je, alors que mon souffle d’un coup se fige en voyant sa main approcher. Hélène que fais-tu ? Nous somme sous les regards  et…et tu continues ! Arrêtes, n’approche pas, je ne veux pas te repousser ou te gifler en public pour une telle audace, mais tu te ravises et je me sens rassurée.

-Prend soin de toi Hélène.

Marmonnais-je en la regardant partir.



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