Le Deal du moment :
Batterie externe 26800 mAh à charge rapide
Voir le deal
22.90 €

Anonymous
Invité
Invité
le Ven 18 Aoû 2017 - 13:48
Naomi n’était pas retournée à l’île de la Pourrière l’an passé. D’ordinaire, elle ne dérogeait jamais à cette occasion, profitant de se promener au milieu de la foire, redécouvrant monts et merveilles, parfois s'amusant de faire du patin à glace, ou simplement de profiter de la vision de l’eau sur le point de geler par endroits. C'était un rendez-vous annuel qu'elle avait longtemps partagé avec son mari, à une date fixe. Après le décès de Thorn, elle y était retournée, en hommage, mais jamais à la même date.

Pour aujourd’hui, elle avait voulu s’éloigner de l’ambiance du travail, de ses collègues parlant avec fébrilité du nouveau matériel inventé par Philippe de Choiseul, qui allait sans doute révolutionner la manière de construire les transports. Aeronium. En temps normal, elle aurait aussi été curieuse d’en savoir plus, mais elle préférait vérifier que ce nouvel alliage soit vérifié selon les normes de sécurité, avant tout. Naomi préférait sans nul doute l’ambiance festive et animée de la foire, de ses manèges et de ses artistes de rue, aux éternelles discussions de travail. Et surtout, revoir lac où elle adorait faire du patin à glace, chaque année.

Elle avait donc revêtu une tenue assez chaude – jamais les températures n’avaient été aussi froides, mais c’était peut-être son imagination – confortable, mais également pratique. Elle en aurait ri de se voir essayer le patin à glace avec une robe inadaptée. De quoi assurer le meilleur des accidents. En outre, elle n’avait pas tenu à y aller seule. Les occasions où elle invitait quelqu’un étaient rares, et peut-être plus rares encore étaient les personnes qu’elle se permettait d’inviter. Mais Amélia Clark était une amie, une vraie amie, du moins selon la vision qu’elle en avait. Ce n’était peut-être pas la plus grande des intimités, mais elle appréciait le temps passé avec elle, la franchise de la personne. Naomi lui avait fait donc parvenir une lettre, quelques jours plus tôt, pour l’inviter à passer la journée à la Foire de l’Hiver. La réponse était positive, elle n’en demandait pas plus. Elle lui avait donné rendez-vous à l’un des stands de nourriture qui proposait un alcool chaud et quelques soupes, non loin du lac gelé.

De là où elle attendait, Naomi pouvait d’ores et déjà voir la surface lisse et brillante du lac. Une bicoque au bord permettait de louer les patins à glace, moyennant quelques pièces. Elle souffla dans ses gants et resserra son écharpe autour de son cou. Pas la tenue la plus riche ou élégante qui soit, reflétant parfaitement sa sobriété et ses conditions de vie, mais ça tenait chaud, et c’était l’essentiel. Et quand elles seraient fatiguées du patin à glace, elles pourraient aller au théâtre, ou admirer les artistes de rue – ce genre de choses, d’activités toutes simples, dont on prenait pourtant un bien plus grand plaisir avec une bonne compagnie, qu’en solitaire. Cette pensée la faisait sourire.
Amélia Clark
Nationalité :
ambrosienne
Messages :
222
Date d'inscription :
08/02/2017
Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
le Mar 5 Sep 2017 - 21:15
-Qu’est-ce qui vous fait sourire ainsi Naomi ? Je vous déconseille d’avoir cet air ébahi pour un de ceux qui se trainent à cette foire, s’ils ont le temps d’y être à cette heure, c’est qu’ils n’ont pas grand-chose à faire.

Je parviens derrière son dos, arborant un sourire élégant enveloppée dans un parfait et magnifique manteau d’hermine blanche, cintré à la perfection, sur mes courbes. La finesse de la fourrure ne laisse pas de doute quant à la manufacture thormienne. Il faut dire, que ce sont des bouseux qui ont le chic pour faire à la perfection,un ouvrage tout en finesse, qui pourrait le croire ? Quand on connait la demoiselle qui vient de cette contrée et qui est, qui plus est, l’ambassadrice de son royaume, et sa réputation de tête de linotte !

J’affiche un grand sourire moi aussi, qu’elle ne commence point à se méprendre sur mes mots, nous travaillons assez pour nous permettre d’avoir le temps, qu’un homme soit là, c’est qu’il n’a rien de mieux à faire et c’est bien fâcheux pour lui !

Sous ma toque de fourrure assortie, elle peut apercevoir des mèches de cheveux blondes, désormais coupée court, j’ai dis que je souhaitais du changement et la chose est faite ! Je lui laisse tout à son aise d’en faire la remarque ou au contraire de passer outre, peu m’importe. Le changement fait du bien.

Est-ce que j’apprécie Naomi ? Si je suis là, c’est que vous avez la réponse non ? Disons qu’elle n’est point trop sotte et que je n’ai pas à supporter des épanchements d’humeur frivoles, ce qui peut faire d’elle une créature à ma convenance. Qui plus est, elle ne se formalise guère de mes piques parfois et cela me va tout à fait….

-Bonjours très chère.

Je m’avance, nous ferons de ces baisers qui se contentent d’être joue contre joue, le contact amical ne m’emballe en rien, mais c’est une chose qui s efont entre dames, mode idiote, cela ne me dérange pour autant pas tant que cela avec Naomi.


Au gré du givre | Amélia QMwFHDj
Anonymous
Invité
Invité
le Dim 10 Sep 2017 - 15:09
La remarque piquante et acérée ne surprenait pas Naomi. Après tout, elle fréquentait Amélia depuis assez longtemps pour s’être fait à son caractère, et avoir appris à l’apprécier. Aussi ne se laissa-t-elle pas déconcerter, gardant même, par simple défi amusé, ce sourire ainsi critiqué. L’effleurement entre les joues des deux femmes se fit, même si Naomi ajouta à cela une pression amicale, légère, sur l’épaule d’Amélia. Si elle avait été plus jeune, sans doute se serait-elle sentie un peu honteuse de sa tenue simple et pratique, face au manteau immaculé de son amie, mais cela ne lui traversa pas l’esprit un instant.

« Bonjour Amélia. Vous vous trompez. Je pensais simplement que j’étais heureuse de pouvoir passer quelques heures en votre compagnie. »

Heureuse, un bien grand mot quand on connaissait les tendances mélancoliques de la veuve, mais cela n’était pas un aspect qui se laissait voir aussi facilement. Certaines personnes y avaient eu accès, d’autres non. Amélia faisait partie de ces gens qui n’avaient sans doute vu que rarement cette partie plus renfermée de Naomi. Et cela n’était pas nécessaire pour cette amitié-là.

La veuve resserra les pans de son manteau autour d’elle, avant que son regard ne soit attiré par les mèches blondes courtes qui s’échappaient de la toque de fourrure d’Amélia. Elle ne put s’empêcher d’avoir un léger sifflement admiratif, rien de moqueur ni même de réprobateur, simplement de l’admiration amusée.

« Vous voilà aussi blonde que moi ! Cela vous illumine, de ce que j’en aperçois. Et ils sont plus courts… on dit que les changements de coupe amènent des changements dans la vie aussi.  Des nouvelles à m’annoncer ? »


Une façon comme une autre de demander à Amélia des nouvelles. Naomi resserra son écharpe autour de son cou. Inutile de signaler qu’il était bien ironique de dire à Amélia qu’elle semblait plus radieuse, ou « illuminée » quand on savait à quels cultes secrets elle se vouait. Mais telle réalité, tel secret, étaient bien loin de tout ce que Naomi pouvait imaginer ou même supposer, elle qui avait toujours été d’une foi sincère et optimiste, voire espérante. Les âmes de ces deux femmes étaient sans doute bien éloignées l’une de l’autre, mais cela était invisible à l’oeil nu. Naomi désigna la bicoque qui louait les patins, avant de se mettre à marcher dans cette direction.

« Vous êtes prête à quelques chutes sur la glace ? Il faut toujours un moment pour se réhabituer à patiner. »
Amélia Clark
Nationalité :
ambrosienne
Messages :
222
Date d'inscription :
08/02/2017
Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
le Sam 23 Sep 2017 - 15:10
Naomi me provoque un sourire, alors qu’elle me répond d’être simplement heureuse d’être en ma compagnie. Est-ce que je l’apprécie réellement ? Par souci de paraître désagréable, je dirais non, mais la vérité est oui. Oui j’apprécie Naomi, elle fait partie de ces rares individus que j’accepte, la preuve en est, elle ne me fatigue point en se sentant offensée par ma réplique. D’autres l’auraient été, mais elle non. Elle accepte mon caractère sans délicatesse et mordant. N’est-ce pas parfait ?

Je le crois.

Le sifflement me décroche un sourire amusé, alors que mes doigts vont à la rencontre des mèches courtes, les arrangeants avec une étrange pudeur, que je ne me connaissais pas.

-Des nouvelles, je ne sais pas, des changements un peu. Répondis-je sans rien préciser. Vous vous souvenez que je me suis entichée du comte de Lascelle pour mes affaires. Une cocote masculine. Souriais-je. J’en avais vaguement parlé à Naomi, précisant que j’avais fait utilisation du comte comme s’il était une cocote. Vous savez, ce terme désignant à l’habitude une jolie femme, qui se fait payer sa beauté par un homme.

Quoi qu’il en soit, j’annonce avec soulagement.

-J’ai mis un terme à notre entente.

Une personne censée aurait certainement dit que je fuyais le vieux comte, mais j’espère que Naomi ne l’est pas car je n’ai en l’instant aucune envie d’être face à mes propres inconsciences. Changer de tête était un moyen d’oublier cette agression aussi.

-Je crois que c’est allez de pair avec l’agression de l’autre soir.

Concédais-je. Avais-je eu peur ? Oui, mais pas de mourir. J’ai simplement hais du plus profond de mon âme le risque…inutile de se faire un dessin. Zenon s’était interposé mais…j’avais laissé Amélia la brune derrière moi.

-Je ne compte pas tomber ma chère ! Riais-je, me laissant emporter. Et si je le fais, nous dirons que c’est une nouvelle figure de patinage.

Voilà qui est dit, j’entraîne donc Naomi au lac gelé, et c’est avec un large sourire, qu’assise à enfiler mes patins, je prends mon temps. La journée est froide mais il fait « beau ». Autant dire que le monde rayonne et j’offre mes pensées aux Elus pour cette vague glaciaire qu’elles ont ainsi posé sur le monde. Nos cantiques ont porté leur fruit sur le monde et c’est cela qui me rend joyeuse.

-Et vous ma chère, que me narrez-vous de beau ?

Finis-je par demander en nouant le premier des patins.


Au gré du givre | Amélia QMwFHDj
Anonymous
Invité
Invité
le Mar 10 Oct 2017 - 11:48
Il était rare de voir Amélia Clark mal à l’aise. Après tout, la jeune femme était sûre d’elle, non dénuée de tranchant et d’ironie : qu’un simple compliment de la part de Naomi la fasse presque se sentir embarrassée était inédit, et surprenant. Curieusement, la veuve fit cela comme un geste plutôt attachant. Même les plus certains de tous étaient susceptibles de petites faiblesses.

La nouvelle sur le fameux comte de Lascelle fit hausser un sourcil à Naomi, mais elle n’en émit aucun commentaire désapprobateur. Le terme de cocote masculine n’était pas positif, et Naomi n’était pas très adepte de « s’enticher de quelqu’un pour affaires ». Sans doute était-il défectueux et peu réfléchi de sa part de faire passer trop d’honnêteté et d’honneur, si on pouvait appeler cela ainsi, mais c’était ainsi qu’elle fonctionnait. D’autre part, si Amélia avait mis terme à cette entente, c’était soit qu’elle avait obtenu ce qu’elle voulait, soit que la situation était trop périlleuse. Naomi souhaitait simplement à son amie qu’elle n’y ait pas laissé trop de plumes, même si c’était ainsi que le monde d’Ambrosia tournait… Elle ne jugeait personne.

Mais non. La suite démentait ce que Naomi souhaitait, sans doute trop naïvement. Le regard de la veuve était cordial, et enchanté, jusqu’à présent ; maintenant, l’éclat bleu, trop limpide de son regard, avait tourné à une nuance plus polaire, et plus glaciale. Plus dangereux, peut-être.

« Il vous a agressée, alors. Qu’est-ce qu’il a fait ? A-t-il payé pour cela, ou couper les ponts a-t-il été la seule chose possible à faire ? »


Il était probable que la sortie de cet après-midi ne serait pas aussi légère que prévu. Mais Naomi n’était pas du genre à laisser passer ce genre de confidences sans réagir ou en l’ignorant.

« Etes-vous sûre qu’il ne reviendra pas ? »

Car après tout, même si on échappait à une situation une fois, rien n’indiquait qu’on y retournerait encore une fois, contre son gré. Et même si le salut, lui, avait été sauf, le traumatisme avait été assez là pour que Amélia ressente le besoin de changement, du changement qu’on utilise pour mettre le passé et une certaine image, derrière soi. Le besoin de se divertir et de changer d’air, était là, aussi. Rien de plus normal et naturel, et toutefois, Naomi ne quittait pas des yeux les expressions d’Amélia, cherchant à voir si ce rire était si sincère, ou un masque comme un autre dans le grand jeu masqué d’Ambrosia.

Naomi prit le temps de mettre ses patins à son tour, d’en vérifier les sangles, sans pour autant délaisser longtemps du regard, son amie, certes incapable de saisir précisément d’où venait cette joie après un récit aux sous-entendus sombres. Mais si la femme n’insistait pas sur le sujet, Naomi ne la forcerait pas. Elle savait aussi qu’une présence était parfois aussi nécessaire, et bien plus utile, qu’un long dialogue impuissant. L’employée de l’Impériale sourit, un instant.

« Vous pourrez nommer la figure de votre propre nom, d’ailleurs. C’est bien l’honneur de toutes les découvertes. »


Elle s’arrêta un instant. Il n’y avait pas grand-chose à dire, sa vie était d’un morne quotidien qu’elle avait accepté, et qui se répétait, sans grand bouleversement. Elle l’avait choisi, partiellement, de se trouver un peu hors du monde trop mouvant, et en même temps, elle subissait cela par un recul intérieur depuis la mort de son mari. Elle éprouvait des difficultés à vraiment faire partie des vivants, même si elle ne mentait jamais sur son plaisir d’être en société ou en bonne compagnie, quand cela arrivait.

« Ma vie ne change pas vraiment. Mais je continue l’enquête que j’ai commencé, sur les orphelins disparus voilà déjà des semaines. Je sais que le coupable est mort, sa complice arrêtée. Mais j’ai du mal à y croire, alors je garde...l’esprit aux aguets, Amélia. J’ai le sentiment que cette histoire ne colle pas vraiment, et ça me perturbe. Peut-être plus que cela ne le devrait. Qu’en avez-vous pensé ? »

Elle avait volontairement fait l’impasse sur le fait qu’elle avait été aidée de Mélusine Duval, et d’ailleurs, Amélia n’était peut-être que la troisième personne à qui elle en parlait concrètement, rendant cette activité solitaire enfin perceptible. Elle en avait parlé posément, comme d'un fait anodin, si ce n'était la détermination perceptible dans sa voix.
Amélia Clark
Nationalité :
ambrosienne
Messages :
222
Date d'inscription :
08/02/2017
Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
le Sam 21 Oct 2017 - 9:07
Je regarde Naomi comme si elle venait de sortir une ânerie plus grosse qu’elle, ce qui était le cas, en un sens. Si Zenon m’avait fait une telle chose, moi, cousine de l’Impératrice, j’aurais veillé à ce qu’il soit déjà mort par pendaison, voir pire. Ses couilles orneraient quelconque endroit de mon choix, je l’assure ! En tous cas, passé l’instant où je la regarde avec des yeux énormes de surprise, je finis par lever les yeux au ciel.

-Bien sûr Naomi, s’il m’avait agressé, je serais aussi calme…et je n’aurais pas veillé à ce que la justice l’ait déjà pendu. Je l’apprécie mais des fois, elle fait preuve d’un manque tacite de logique, enfin bon. Cela m’arrange fort bien, si tout le monde est comme elle, les enfants morts et disparus n’auront jamais de recherche plus poussé et tout ira bien encore dans le meilleur des mondes. Nous nous sommes fait agresser l’autre soir, il s’est interposé et à même pris une balle dans le bras. Pour moi.

Voilà que je dis cela comme si c’était une grossièreté, je ne comprends pas son élan gentleman et le trouble que cela a provoqué. Mais je sais que j’ai hais son réveil et que ce sera une bonne raison pour ne pas aller plus loin.

-Quoi qu’il en soit, c’est terminé.

Disais-je avec froideur, soucieuse de ne plus y penser et exécrant pourtant ma pensée à son sujet.

Patins aux pieds, elle me décroche un sourire amusé, voilà qui est faisable ! Il faut le croire.

-Parfait ! Je suis certaine que je parviendrais à la populariser.

Une plaisanterie comme une autre, je souris en coin et me relève pour me tenir debout sur les patins, direction la glace. Non sans écouter Naomi, qui me fait encore hausser les yeux au ciel.

-Je pense qu’heureusement vous restez aux aguets, les gens d’armes ont tellement besoin d’une distributrice de billet pour les aider dans une possible enquête terminer, je me demande pourquoi tout le monde ne fait pas de même !

Franchement, entendait-elle ses idioties ? Bien entendu que je sais que tout n’est pas terminé, que je sais des choses, mais je ne vais pas l’encourager, à vrai dire, ce sont les fouineuses de son genre qui malmène nos affaires d’impies. Je lui souris.

-J’ai pensé comme tout à chacun, que c’était triste, que voulez-vous que j’en pense. Je ne suis pas assez morbide pour m’intéresser au plus près aux détails, je vous laisse cette primeur Naomi, quand à l’arrestation, il y a des impies de partout, c’est ce que je me dis et c’est terrifiant.

Je ne fais pas preuve de peur, mais je m’en fous en fait et elle me connait assez pour savoir que j’ai la froideur de l’âme la plus splendide. De toutes façons, si elle cherchait réellement des détails, des faits, des choses et autres, elle ne trouverait rien. Nous avons sacrifié ces gosses pour de grandes raisons et j’espère que l’offrande faite à Tsoham sera suffisante.

Je m’avance vers la glace, avec un délicieux sourire, le patinage me rappelle un peu d’enfance, ce n’est pas désagréable d’ailleurs.


Au gré du givre | Amélia QMwFHDj
Contenu sponsorisé
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum