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Anonymous
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le Lun 18 Sep 2017 - 15:02
Les Vices et Délices… quel meilleur nom aurait-on pu leur donner ? Ce lieu peuplé d’infâmes merveilles que l’on visite uniquement lorsque le corps nous en dit, ou que le cœur pleure quelque tragédie que l’on croit toujours inconsolable, mais que l’on découvre bien vite futile. Les filles d’ici étaient tant des médecins de l’âme que du reste, habiles de leurs mains et pleines de savoir. Elles trouvaient ce qui vous tracassait et aussitôt, pour peu que vous vous montriez collaboratif, elles vous ôtaient ces affreux maux avec une soigneuse attention. Voilà un stratagème bien rôdé, brodé d’illusions en tout genre et de fausses idées. Le tout était de faire croire, la sincérité, elle n’est que superflue et, en réalité, bien plus qu’absurde. On doit pouvoir compter sur les doigts d’une main le nombre de femmes heureuses de travailler ici (pour peu qu’il y en ait tout court), mais toutes se prenaient à un faux jeu que certaines exhibaient et que d’autres dissimulant. Il y avait les grandes folles et les petites romantiques. Il y avait celles qui vous abordaient avec un immense sourire provocateur, et il y avait celles qui se la jouaient timides. Il y avait ceux-ci, il y avait celles-là, et il y en avait pour tous les goûts, même les plus honteusement ardents.

Ce soir-là, rien de particulier n’était arrivé à Matilda. Elle n’avait pas encore pris de client, et bien évidemment, elle n’avait pas la tête à cela. Alors pour ne pas faire mauvaise impression à l’œil avisé de la maquerelle, elle avait décidé de rester dans la salle commune plutôt que de remonter dans sa chambrette, et s’était mise à plus ou moins aider les autres filles occupées en, par exemple, servant de l’alcool à celles dont les clients avaient les moyens de se le payer, et en indiquant aux autres les chambres libres et prêtes à l’emploi.
Somme toute, ce dont Matilda faisait preuve là, c’est d’une fainéantise pleine de conscience. On ne pouvait pas réellement lui en vouloir, de ne pas faire ce qu’elle avait à faire, mais d’un autre côté, si.
Ainsi, faire les yeux doux à quelques messieurs tout en les évitant soigneusement avait été à peu près son seul effort jusque-là, et elle ne comptait certainement pas s’impliquer d’avantage, du moins, dans la mesure du possible. Mais la jeune fille ne tarda pas à remarquer que cette soirée était sûrement son jour de chance. L’issue (ou devrait-on plutôt dire, l’esquive) à toutes ses responsabilités du moment lui était apparue soudainement, si bien qu’elle se dit qu’elle devait être là depuis peu pour qu’elle ne l’eut pas encore remarquée. Nous devrions cesser de parler de cette personne (car il s’agissait bien là d’une personne) au féminin, étant donné que nous avons affaire à un homme –un individu bien particulier et fort familier aux lieux, bien qu’il ne devrait pas être en droit de se trouver ici. « Zenon de Lascelle, quelle joie de vous trouver ici ! »  se serait-elle exclamée avec un rire faux, pour peu qu’elle eut connaissance de son nom complet. Mais ce n’était pas le cas, et par conséquent, Matilda eut une toute autre approche.  

Plutôt que de l’interpeller, Matilda préféra s’imposer, sachant que Monsieur ne lui en voudrait pas. Elle se posa, simplement et en un seul élan, sur le canapé de velours médiocre sur lequel Zenon était assis, juste à ses côtés. Aussitôt, elle croisa les jambes, tirant sur sa jupe afin de la replacer correctement (ce qui, au fond, n’était pas vraiment la chose à faire dans un bordel), tandis qu’un air d’indifférence laissait son doux visage de marbre, mais sans hostilité.
« Tiens, tiens… », souffla-t-elle en croisant les bras sur son buste, tournant finalement la tête vers celui qu’elle et d’autres filles voyaient comme leur espèce de compagnon de conversation, et sourit doucement, bien qu’avec cet air de défi ou de questionnement qui semblait toujours être présent dans son regard. Une légère lueur à première vue quelconque, mais qui savait se montrer bien plus provocante et déstabilisante lorsque la situation l’exigeait. « Quelle surprise », ajouta-t-elle en haussant légèrement les sourcils d’un air presque théâtralisé.
Zenon de Lascelle
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Ambrosien
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Date d'inscription :
08/02/2017
Zenon de Lascelle
Propriétaire (fauché) d'un hippodrome
le Jeu 28 Sep 2017 - 18:54
Passer une soirée aux vices et délices était une de mes habitudes que ma chère et tendre – la bonne blague – Amelia Clark avait désiré que j’éradique… je n’y étais pas complètement arrivé… et puis Sarah était une femme très sympathique, enfin, surtout à cause du fait qu’Amelia avait épongé une grosse partie de mes dettes… enfin bref, c’était devenu beaucoup plus rare mais pas inexistant. Est-ce que je m’en plaignais ? Peu, quand on y pensait, je n’avais pas le temps, ou du moins, je l’aurai eu, mais Amelia me tenait relativement occupé, et comme j’étais, moi aussi, un homme d’affaire… bon, d’accord, pas un homme aux affaires les plus florissantes, hein ! Mis bon, je n’étais pas déficitaire, c’était déjà ça… ou du moins avec l’hippodrome, ce qui était l’essentiel, non ? Je ne faisais aucun bénéfice, mais au moins il continuait à tourner, même s’il aurait besoin d’une remise à neuf…

Enfin bref, les vices et délices étaient devenu un passe-temps rare, et donc beaucoup plus apprécié. En général, je finissais avec Sarah dans ses appartements, parfois avec d’autres, souvent désignées par Sarah pour la remplacer quand elle ne voulait pas ou ne pouvait pas… mais bon… c’était rare. Le plus souvent je buvais un verre ou deux, et puis je me faisais poliment et très courtoisement (sans aucune forme d’ironie possible, nous étions aux vices et délices, pas dans un bordel du port…). Donc voilà alors déjà que c’était rare que je prenne du bon temps ici, inutile de dire que cela devenait exceptionnel pour que je vienne faire la bête à deux dos. Quoique ! Je regardais la faune locale, assez disparate, et souvent masquée avec un loup, pour dissimuler l’identité de personnes d’importance… je ne prenais pas cette peine, inutile, j’étais trop connu ici de toute façon, et ce, depuis des années. Alors à quoi bon se dissimuler.

Bien sûr, en arrivant, je demandais à voir Sarah. Et comme j’aurai pu m’y attendre on me prévint qu’elle était indisponible pour toute la soirée. Soit. Je souris et demandais un verre que je commençais à siroter en regardant qui faisait le service, qui attendait plus ou moins un client en bas… le plus étrange était de voir une certaine tête blonde en service en salle… Quand le chat n’était pas là, les souris dansaient… mais bon, connaissant Sarah et sa vénalité presque aussi exacerbée que sa libido, je ne pouvais que me demander si elle apprécierait de toucher moins de com’ via cette miss, que ce qu’elle prévoyait. Sarah et l’argent. Une véritable histoire d’amour… enfin bref… je continuais à regarder le reste de la salle, ne m’arrêtant pas sur ladite blondeur pour la simple et bonne raison que si j’avais des envies avec elle, jusqu’à présent, ça avait toujours débouché sur un non habilement déguisé. Donc oui, je ne préférais pas trop m’attarder pour ne pas me décevoir encore…

Je ne sursautais pas vraiment quand elle m’interpella, non que je ne sois pas surpris qu’elle vienne me voir, mais il fallait dire plutôt qu’elle était du genre à me faire garder mes mains dans mes poches, alors venir, comme ça, spontanément… ça sentait encore le fait de dormir sur la béquille… je souris et me levais, l’embrassant sur les deux joues si elle me laissait faire. La moindre des politesses, non ?

« Une bonne surprise au moins j’espère ? »

Je lui souris et j’attendais un instant avant de reprendre.

« Comment allez-vous, très chère ? » 


« Peut-être une itéressante conversation  - Zenon & Matilda » RyNDpxv
Prière de me MP sous le compte d'EVERARD ZULLHEIMER
Anonymous
Invité
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le Ven 29 Sep 2017 - 18:19
Matilda était de ces personnes qui, derrière des battements de paupières innocents et des sourires pleins de douceur, dissimulent une certaine sournoiserie qui les ternirait si elle était pleinement affichée et assumée. Si, au yeux du monde, elle reste et restera la belle jeune femme à l'intime disposition de celui qui le souhaitera sincèrement, au fond, elle était bien moins dévouée que cet absurde mensonge qui enchante pourtant bien des cœurs. Ainsi, si elle ne souhaitait pas travailler pour quelque raison que ce soit, elle parvenait aisément à trouver un moyen de parvenir à ses fins, aussi injuste et égoïste que cela pouvait paraître. Mais elle était bien dans les premières loges pour savoir que si l'on veut survivre dans le monde tel qu'il est, que ce soit en bas ou en haut, l'égoïsme est loin d'être un défaut que l'on blâme et que l'on réprime. Au contraire, il s'agissait plutôt du premier atout que quiconque avec un tant soit peu d'amour propre et d'ambition se devait impérativement de porter en son cœur. Pour Matilda, la tâche était largement remplie.
Ainsi, étant donné que ce soir-ci, elle ne semblait pas avoir la tête à s'adonner à ses occupations habituelles -sauf si la situation était amenée à l'exiger, et encore...-, elle avait décidé qu'elle ne poserait ses mains sur aucun client, et qu'aucun client ne poserait les mains sur elle. Elle avait donc endossé le service en salle, et tant pis si cela n'engendrait pas tous les bénéfices potentiels qu'elle représentait en temps normal.

Depuis qu'elle avait entamé sa discussion avec Zénon, la jeune femme affichait ce même léger sourire à mi-chemin entre le défi et l'ironie. Allez savoir de quel côté de la balance elle se trouvait, le fait est certain; elle aimait le trouble qu'elle semait. Elle aimait le voir reflété dans les yeux des hommes, et elle jouait l'indécise tout en sachant très bien qu'elle imposait un "non" catégorique. Quelque part, Matilda avait encore cette attitude presque enfantine, mais que voulez vous ? C'était bien la seule manière qu'elle avait de s'amuser. Le reste de sa vie était beaucoup moins gai, et ce, sur tous les points.
Lorsque Zénon se releva pour l'embrasser sur les deux joues, Matilda ne montra aucune opposition. Après tout, ces salutations étaient bien le seul contact qu'ils pouvaient avoir, à moins qu'elle en décide autrement. Elle n'avait jamais emmené cet homme-là dans une des chambres, mais cela ne l'empêchait pas de discuter avec, comme d'autres filles le faisaient. Seulement, on ne peut pas dire que les motivations de Matilda étaient exactement les mêmes que celles des autres, mais ça, c'est encore une autre histoire.

« Tout dépend de votre humeur. Vous êtes gentil ce soir ? Inspiré, peut-être ? »
Elle rit en s'asseyant, appuyant sa tête contre la paume de sa main, laissant ses cils papillonner avant que son regard ne se fige sur son interlocuteur. Mais elle n'attendit pas vraiment qu'il réponde -ou plutôt, elle ne lui en laissa simplement pas le temps- et ajouta, sur un ton légèrement plus bas, mais d'autant plus cynique:
« Enfin, non. Vous êtes dans le même état que n'importe qui le serait en apprenant que sa viande préférée n'est plus en magasin. Pauvre garçon... La vie est bien terne sans Sarah, hein ? »
Bien évidemment, Matilda n'était pas totalement sérieuse en taquinant ainsi Zénon. Mais d'un autre côté, elle pensait ce qu'elle disait. Elle en exagérait simplement la formulation. Elle le faisait souvent (pour ne pas dire toujours), et c'était sa manière à elle de stimuler les conversations qui, généralement, après une telle entrée en matière, coulaient comme de l'eau de source.

« Je vais bien, fort bien, »dit-elle ensuite sur un ton un peu moins cynique, mais tout aussi sympathique. Elle observait tantôt la salle, tantôt Zénon. En effet, elle savait que lorsqu'il venait, c'était surtout pour la patronne. Après tout, chacun ses préférences. « Mais vous, vous êtes bien seul, » ajouta-t-elle en prenant un air compatissant, mais sans cesser de sourire. Elle guettait la moindre réaction de son interlocuteur, et ça la distrayait bien.
Zenon de Lascelle
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Zenon de Lascelle
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le Jeu 19 Oct 2017 - 23:21

Matilda était une jeune femme particulièrement jolie, je l’avais remarqué d’emblée. Mais elle avait, à mon sens, un gros souci : elle ne savait pas comprendre sa place, son rôle en ce bas monde. En effet, je n’avais jamais vu chez elle une preuve de compassion d’empathie, ou même autre chose qu’un jugement direct et expéditif sur ma personne. Pourtant, avec elle, je ne me montrais jamais que très poli, très propre, mes mains restaient où elles devaient être et je me contentais d’une compagnie platonique, à défaut d’être intellectuelle : tout le monde n’avait pas ma culture et mon éducation – hélas. Mais bref, à chaque fois que nous parlions, j’avais la plus que désagréable sensation d’être jugé, d’être méprisé, ne serait-ce que par sa moue, à moitié défiante et à moitié ironique… c’était le genre à se croire intouchable, invincible sans doute, le genre qui se permettait de choisir ses clients. Pire. Sarah la laissait faire. Une bien mauvaise idée, et elle le savait, mais c’était trop tard pour revenir en arrière ! Elle se croyait capable de prendre ce qu’elle voulait des uns et des autres, sans jamais rien avoir faire que sourire en échange ? Eh bien moi je n’étais pas d’accord, mais elle était jolie, alors je jouais un peu son jeu… elle n’était qu’une putain, elle n’avait bien que cela.

« Gentil, je le suis assurément si mon interlocuteur ou en l’occurrence mon interlocutrice, le mérite. Quant à être inspiré, je crains que vous ne soyez déçue… mes inspirations rejoignent des aspirations qui me sont refusées… »

Manière de dire que je comptais bien la suivre dans une des chambres à la première occasion ? Certainement. Forcément, même ! Quant à la suite de ses propos, je refusais de lui avouer qu’en vérité c’était l’inverse dans cette relation. Ce n’était pas Sarah qui allait me manquer, mais l’inverse… forcément. Toutefois, si elle désirait jouer à ce jeu … je pouvais le faire, je pouvais jouer avec elle à ce petit jeu…

« Oh, il est difficile d’imaginer exactement ce que l’on entend par viande préférées… pour cela il faudrait les avoir toutes goutées et je n’ai pas cette prétention, de par le monde, il y en a trop… mais ne vous en faites pas. J’ai toujours eu horreur de me dicter un classement en matière de préférence… donc, je pense que pourrais m’en passer. »

Elle ne me mettait clairement pas à l’aise, par sa manière de me parler, comme si elle se contentait de se ficher de moi de bout en bout… mais bon, puisqu’elle voulait jour à cela, je fronçais les sourcils quand elle me parla d’être bien seul. Moi, seul, où voyait-elle cela ? Je regardais alentour, avant de regarder la jeune femme, droit dans les yeux, et lui lancer.

« Hélas, oui, mais heureusement quelqu’un est venu briser ma triste solitude. Est-ce par pitié ? »

Moi je savais pertinemment pourquoi : quand les chats n’étaient pas là, les souris dansaient. Sarah n’étant pas là, elle essayer d’éviter le fait de devoir écarter les cuisses comme les autres. Cela semblait toujours une bonne idée… jusqu’à ce qu’on se rappelle que Sarah était extrêmement scrupuleuse en matière d’argent et de comptes. Mais si elle voulait jouer les flemmardes, c’était son problème !

« Mais… mais je ne voudrais pas vous empêcher de travailler ! »


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