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Amélia Clark
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Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
le Sam 23 Juin 2018 - 22:26
–Et bien Monsieur Beauregard, je ne saurais dire non, à une telle chose. Un silence. J’admire votre sens des affaires Monsieur, et vos stratégies. Car je ne suis pas dupe et ce n’est pas une offense de lui dire. Nous sommes des gens d’affaires, nous avons consciences des démarches que nous faisons, la véritable offense serait de croire réellement que ce sont pour nos beaux yeux que nous faisons tout cela !

La première cuvée vendable en exclusivité, proposée au dîner, voilà qui éveillerait les pensées des imbéciles, pardon, de mes invités, curieux et gourmands, de toutes nouveautés qui pourraient les faire sortir du lit. Je passerais sur l’idée qui me trotte, qu’il souhaite détenir mes bonnes grâces, même si généralement la chose m’est évidente, non que je sois particulièrement désagréable à supporter, mais avouons que c’est un sérieux point à ne pas oublier.

-Hum…si cela est si cher, vous devriez l’envisager durant une période prospère et propice, de ce fait, pour l’instant, elle risquerait de frôler l’échec. Reste à voir et savoir qui ma cousine choisira et quel accueil sa cour en fera par exemple. Mais je suis certaine qu’au moment voulu, vous saurez profiter de l’ambiance ambrosienne pour mettre votre produit sur le marché.

Il me parle de fabrication et je trouve tout cela d’un intérêt charmant, un rien offensant, mais qui va tant plaire à ces riches nouveaux sans noblesse, au-delà des « jeunes » il y a ces créatures qui font fortune et qui pensent d’abord à avoir, avant de réfléchir plus loin.

-Effectivement Monsieur, nous avons fait pousser le tabac entouré d’autres plantes, il me plait de mélanger les saveurs. Notre recette phare pousse par exemple entouré de chanvre, personnellement j’ai un amour particulier pour le tabac des cigarillos que nous plaçons entourés de vanille, ce sont des fragrances à peine perceptible mais qui font étrangement la différence. Je me doutais que je pouvais vous faire confiance pour remarquez ce genre de chose.

C’est tout à fait charmant en vérité et je n’ai aucun doute quant à ses capacités de dégustation. Les connaisseurs sont rares et j’avoue qu’ils sont mes préférés.

-Jeudi soir, j’offre une dégustation privée, trois, quatre esthètes d’une de mes productions la plus enviable. Celle des « Monpero ». Fabriqué exclusivement par Orlana White, une de nos plus anciennes employées et la plus expérimentée. La Tripe est faite des meilleurs tabacs, entourée de feuille d’Eskr séchée et fermentée de 12 années, feuille de Maduro de 15 ans d’âge à la cape, le tout infuser au cognac Henry VII.

Le cognac le plus recherché de notre univers et le plus rare de ce fait. Un pari que ce cigare, produit une fois par génération, sur une idée du grand père de mon père. Un produit rare, cher, mis en avant par l’expertise du plus vieil employé. Autant dire que le cercle privé de ceux qui peuvent en goûter un est prisé. Réellement prisé.

-Je crois que le dernier Beauregard a avoir eu la possibilité d’en savourer un, était votre grand-père, non ?

Je peux me tromper tout à fait, mais je pense que cela n’est pas si faux. En tous les cas, je suis ravie de pouvoir rajouter sa personne, s’il souhaite venir, à cette dégustation, bien entendu…



[CLOS]Discussion au fumoir [Raimond Beauregard] - Page 2 QMwFHDj
Raimond Beauregard
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Raimond Beauregard
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le Dim 22 Juil 2018 - 22:23
Madame Clark et moi étions fortement sur une même longueur d’onde. Dans d’autre circonstances, peut être même aurai-je pu l’aimer, vraiment. Mais là, ce n’était pas. C’était surtout une belle amitié ainsi qu’un bon moyen de préserver les affaires car nous jouions sur de mêmes tableaux, plus complémentaires que concurrent. D’ailleurs, c’était quelque chose qui se disait facilement. « Venez cher ami, allons discuter de tout cela entre un Clark et du Don… les deux allaient de paire et d’ailleurs, je me disais qu’il faudrait peut-être que nous essayâmes de nous entendre pour créer un produit unique. Une idée me venait et je me disais que cette idée pourrait bien l’intéresser, possiblement… nous verrions plus tard. Je restais un moment en silence avant de finalement me dire qu’il faudrait sans doute que nous en discutions à un moment plus propice.

« La première cuvée devrait arriver trop tard pour que nous puissions en avoir de la prête pour le mariage de sa majesté… »

Il y avait un peu de rancœur palpable à la prononciation de ce mot. Je restais silencieux et je l’écoutais parler de son tabac, on sentait vraiment que l’on avait à faire à une professionnelle et c’était agréable… je lui faisais un petit sourire avant de finalement lui opiner du chef à la mention du Monpero. Oui, je savais qu’il y avait eu si peu de production que seul mon aïeul avait pu en gouter un. Mais elle se trompait sur la génération.

« A vraie dire c’est mon arrière grand père qui a eu cet honneur, et je serai honoré de gouter à une telle merveille. J’espère juste pouvoir discuter loin de béotiens en dégustant un tel trésor… Je me souviens, quand j’étais encore très jeune, mon arrière-grand-père m’avait vanté les mérites de cette merveille et regrettait toujours que votre aïeul ait refusé sa proposition de tester la fermentation du Monpero avec du Don brut… il trouvait cette idée intéressante et prometteuse. Il n’a jamais digéré d’avoir été écarté, même avec toute la plus grande politesse et la plus grande amabilité du monde… c’en est devenu une plaisanterie familiale. Jusqu’à sa mort, personne n’a eu autorisation de toucher à un =cigare issu de vos plantations pendant longtemps ! Et je me souviens que quand il fut déposé au caveau, comme sorte de plaisanterie, nous avons déposé avec son corps un coffret de vois meilleurs cigares. Grand-père trouvait cela amusant… »

Je souris à ce souvenir. Je me souvenais même que grand père m’avait mis la boite dans les mains et m’avait dit que c’était à moi de la lui offrir en mémoire… Père n’avait pas osé me dire quoique ce soit, mais Mère… la trempe que j’avais pris… enfin bref. Ça restait un bon souvenir. Je restais un moment sans rien dire avant de finalement sortir une flasque de ma poche. Il s’agissait d’une petite flasque métallique. Oh, je savais que c’était peu conventionnel.

« Tenez, ça, c’est un essai sur cette idée à base de poudre de diamants dont je parlais. Je sais que c’est peu orthodoxe, mais je n’aime pas l’idée de proposer dans un verre un produit qui n’est pas encore complètement fini. Vous verrez, c’est fin, en termes de gout grâce à la filtration spéciale, mais je le trouve encore un peu… fade… »

Libre à elle de gouter ou pas.
Amélia Clark
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Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
le Ven 10 Aoû 2018 - 22:51
Je ne peux pas m’en empêcher, un haussement de yeux vers le ciel, horriblement incontrôlé, sa majesté. Je pousse mon sourire pourtant à se faire. Il a de la rancœur, j’ai envie de rire, pas de lui, non, mais simplement de tout ça.

-Oui…le mariage. Le grand évènement.

Le moment le plus stupide de ce monde. Tout le monde sera en effervescence, les rues seront heureuses et on me rabattra les oreilles sur le sujet. Je le sais par avance, ce qui aura le don de m’agacé. Plus encore que Zenon, ce qui est … fort, n’est-ce pas ? Mais j’apprécie de parler avec Beauregard, sa finesse d’esprit, son attitude, c’est tout à fait charmant si je m’y intéressais. Hors, ce n’est pas le cas, une amitié fort intéressante, voilà tout.

Je reconnais mon erreur d’un sourire élégant, avant de me laisser gagner par un rire, léger, à l’entente de son histoire familiale. Je le regarde, l’air rieur, et je secoue la tête.

-Du cognac contre du vin, c’était perdue d’avance ! Soufflais-je avec un peu de légèreté, chose surprenante ! N’est-ce pas ? En même temps, un bon cigare, à mes goûts, ne se vaut qu’avec une liqueur ou un alcool fort, le vin est pour la viande ou le poisson, une véritable gastronomie et c’est une simple vérité. Mon père pensait de même et son prédécesseur avant lui !

Tenant toujours le tabac d’une main, je fronce les sourcils à sa flasque, mais je la saisis, sans geste outrancier. Je n’effleure pas ses doigts des miens, ou ce genre de fadaise indélicate et je porte, comme toujours, le goulot, que je défais à mes narines. Je prends le temps de saisir un peu le parfum, d’essayer de découvrir quelque chose, mais… je finis par porter le tout à ma bouche et imbibé d’abord mes lèvres avant de prendre une lampée, raisonnable.

Il me faut quelques minutes pour découvrir le goût, quelques-unes encore pour me faire un avis et après ce silence, je tortille mes lèvres.

-C’est effectivement assez fade…il manque ce petit rien qui rehausserait le goût que cela laisse. Parce qu’il n’est pas assez puissant, et il me suffit d’une bouffée de tabac, pour couvrir le tout. Dis-je en fumant, avant de reprendre. Je n’y connais rien, en breuvage, mais je sais que parfois, un peu de piment, dosé avec intelligence, apporte un petit rien. Je souris. Vous savez, je me dis que nous devrions accorder une gamme de produits ensembles, faire quelque chose. Nous avons les meilleurs produits de luxe, cela pourrait être une grande réussite.

Avec nos savoirs respectifs, en même temps, comment cela pourrait-il être autrement ? Je me le demande !


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Raimond Beauregard
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Raimond Beauregard
Héritier d'un comté
le Dim 19 Aoû 2018 - 2:13
Je haussais les épaules au sujet du mariage. Son agacement était palpable… mais bon… je ne voyais là que des avantages financiers, dans le pire des cas. Je restais un moment silencieux sans rien ajouter sur le sujet. Avec Amelia, il était très facile d’oublier à qui on s’adressait. Il était facile d’écarter de son esprit le sang qui coulait dans ses veines. Je lui fis un sourire et j’attendais son avis sur le sujet. Je voyais bien l’experte, avec d’abord, le nez qui commençait par faire office, comme pour un bon cigare, puis le bout des lèvres, la gorgée que l’on gardait en bouche pour essayer d’en extirper toutes les saveurs. Voilà, ça c’était une femme qui savait apprécier les bonnes choses, les vraies choses. Elle savait faire la différence entre le bon grain et l’ivraie ! Et on s’étonnait que nous soyons bons amis… une amitié en tout bien tout honneur ! C’était exactement ce qu’il me fallait !

Et son avis tomba. Je m’en félicitais ! Au moins, cela confirmait mes soupçons… même si je n’aimais pas ce que j’entendais. En fait, avec Amelia, c’était une belle qualité : c’était une femme franche. Acerbe diraient certains, aigrie diraient d’autres. Moi, je la trouvais juste franche. J’opinais du chef. Fade… c’était le risque de la filtration. Il allait falloir que je trouve un moyen pour donner plus de personnalité. C’était ça, le corps était trop léger. Il fallait l’affirmer. Mais il y avait quelque chose qu’elle avait dû omettre. Le fond d’épice aurait dû ressortir a posteriori. Je reprenais une gorge avant de l’examiner, de la décortiquer. Oui, le petit gout d’épice qui relevait la fin… étrange… est-ce que c’était le risque de ce conteneur ? Possible, mais je n’y croyais pas complètement…

« C’est étrange, les épices semblent s’être évaporées… il faudra que mes gens soient informés de ce détail pour envisager d’y pallier. Originellement, il y avait suffisamment d’épices pour que la fadesse du corps principal ne soit plus qu’un mauvais souvenir… mais c’est apparemment passé à l’as…. Je le reconnais. C’est étrange…. Merci pour la remarque… connaissant la production et l’ayant gouté il y a un certain temps, je ne me serais pas décidé à gouter à nouveau si vous ne m’aviez pas souligné ce détail… »

Je lui fis un sourire avant de finalement revenir sur la suite de ses propos.

« Quant à créer des produits ensemble ma foi, c’est une offre qui ne saurait se refuser…b et vous avez raison : à nous deux nous pourrions concevoir le plus gros succès dans le commerce du luxe de la décennie, au bas mot. C’est une excellente idée et j’y avais moi-même penser. Mais cela imposerait une certaine mise à nue… savoir partager nos recettes, savoir les mettre en commun, savoir les partager pour les accorder…. Ne serait-ce pas prendre le risque d’une fuite de nos secrets de fabrication respectifs ? »


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Amélia Clark
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Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
le Mar 4 Sep 2018 - 15:21
Je hoche la tête simplement, nul besoin de me tracasser de ma franchise avec cet homme. Quoi que je ne me fasse jamais trop de souci pour qui que ce soit. Ma franchise et ma brusquerie vipérine sont ma personnalité et peu m’importe en vérité de déplaire car d’une certaine façon, je plais dans ce rôle et dans mon exigence que l’on pense alors, exigence de l’Empire. Ce qui m’agace. Peu importe. La création a perdu de sa saveur, et j’en ignore les raisons, à dire vrai, je ne fais qu’émettre mon jugement sans me tracasser de la réaction du sieur Beauregard. S’il avait voulu une personne qui le flatterait, nous savons pertinemment qu’il ne m’aurait pas choisis pour un avis.

« Vous ne faites pas de tabac, je ne fais pas d’alcool. » répondis-je après sa réflexion dans un sourire. « Après je conçois tout à fait que vous ayez quelques réticences par rapport à vos employés, mais à dire vrai, je payes assez chers les miens pour être en mesure d’affirmer que cela n’arrivera pas. Quand bien même, les contrats de confidentialités ne sont pas fait pour les beaux yeux. »

J’ai déjà eu l’occasion de prouver que je n’aurais aucun remord à trainer en justice celui ou celle qui romprait la confidentialité de son travail, et au vue des contrats que je fais signer, le tout est bétonné pour que cela ne soit qu’un désavantage pour le traître. Je déteste perdre dans le domaine où j’excelle et ce n’est pas demain la veille que je me laisserais avoir.

« Je suppose que vous prenez des mesures similaires. Non ? » Lui demandais-je avec une certaine curiosité. « Il nous faudrait en discuter lors d’une véritable réunion, avec nos meilleures têtes pensantes. Que diriez-vous du 15 du mois prochain ? » Une simple réunion au préalable pour envisager les choses, rien de définitif, mais au moins pour en penser plus qu’autours d’un cigare lors d’une soirée.

« Je crois que nous avons passé assez de temps en tête à tête Monsieur. » Soufflais-je en lorgnant en direction des autres convives qui semblent un peu s’impatienter. Le fait est que l’on ne peut les délaisser trop longtemps, ceux-là aussi et qu’il est plus que raisonnable de retourner désormais à l’intérieur.


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