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Anonymous
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le Jeu 9 Aoû 2018 - 22:19
Face à la déclaration de l'Impératrice, Nicolas était pétrifié, ainsi il n'avait eu d'espoir que le nom. Ainsi sa propre sœur, qui jurait vouloir le préserver, jurait à son retour qu'il lui avait manqué s'approchait. Il ne pouvait pas reculer, ses pieds comme figés dans le sol alors qu'elle approchait de lui, ses bras l'encerclèrent bientôt et il pouvait sentir la lame pénétrer son dos, s'enfoncer en cherchant son cœur. Son cri mourut avant même d'être poussé alors qu'il se redressait dans son lit une fois de plus, le corps transpirant et suant. Il passa une main lasse sur son visage et se résigna, ce soir non plus les quelques minutes de repos qu'il avait prise lui suffirait. Le cloisonnement dans lequel il se trouvait le tournait une fois de plus vers ces cauchemars qui empiraient plus que s'atténuaient.

Est ce qu'Olympiane avait déjà succombé ? Quel mort à elle et son enfant sa propre famille lui réservait. Il fixa le plateau repas froid dans un coin et le dénigra une fois de plus. sa sœur avait voulut lui trouver une prison, il aurait largement préféré un cachot à ces heures longues et lassantes. Machinalement, il se mit en place, les années d'entrainement servaient au moins à cela. Il commença par ses exercices d'étirements, après tout, est ce que s'il se blessait quelqu'un s'en soucierait aujourd'hui ? Est ce que son silence envers Pia lui avait à jamais fermé les portes de son coeur ? Il cessa de penser en commençant à s'échauffer vraiment, courir dans la pièce n'aurait été que peu possible avant, mais les meubles avaient lentement été remplacés ou repoussés. Il ouvrit les fenêtres et regarda le ciel sombre, fixant sans la voir la lune, fade astre lunaire dont il n'utilisait que la forme pour écouler le temps qui passait.

Il reprit les exercices, passe, feinte, encart, ses adversaires pauvres membres de mobiliers avaient presque tous succombés à ses coups. Il sentait la sueur couler lentement sur ses muscles, tachant le sol vierge de tout tapis, usés à force d'être piétinés par le prince. D'appartement cette pièce n'avait plus que le nom, seul le lit restait à peu près intact, faible rescapé d'une folie princière qui ne s'étouffait pas. Enchaîner, pousser de nouveau son corps dans ses retranchements dans le maigre espoir d'avoir quelques minutes de sommeil et de repos. Faible illusion d'un corps qu'il épuisait lentement mais surement. Il n'acceptait que le pain et encore après l'avoir laissé séché deux jour dans le dernier placard. L'eau n'était que celle qu'il buvait quand le ciel clément du printemps laissait s'abattre ces gouttes salvatrices. les rares fois où il avait bu le pichet cette même léthargie l'avait plongé dans un sommeil qui n'avait de réparateur que le nom.

Ces heures de disette le mettait plus que jamais das les conditions de ceux plus bas qui n'avaient pas sa chance. S'ils savaient combien lui les enviaient, libre de choisir leurs partenaires de vie. Il se résignait, peu à peu, dans son coeur une chape de glace grandissait entourant chaque fragment de sentiment qui disparaissait. Quand la porte s'ouvrit il ne jeta pas même un regard au valet et à son air réprobateur. Il cessa ses exercices le temps de se tourner vers lui. Sa seule communication vers l'extérieur, son seul espoir aussi maigre et futile soit il.

"Est ce que...."

-"La dame se porte bien votre altesse, si je puis me permettre, le repas n'était il pas à votre convenance ?"

La réponse à sa question journalière Nicolas était repartit dans ses exercices, il ne daigna pas répondre à l'homme résigné de voir le prince muré dans cette folie il ramassa le plateau et se retira de la pièce. Une journée de plus, elle avait survécu à une journée de plus, son cœur se desserra quelque peu avant de se durcir de nouveau dans sa carapace. Combien de temps avant qu'il ne lui fasse payer à elle son insolence à lui ? Il continua longtemps après que les braves gens se soient couchés ses mouvements. Quand il se laissa glisser contre la fenêtre, il avait le souffle court. Il renversa la tête en arrière, toisant l'astre qui palissait lentement pour faire place à son remplaçant du jour sous peu. Même les astres étaient libre, alors que lui ne le serait jamais. Lié à ce nom qu'il n'avait pas désiré, lié à cette vie dans laquelle il ne pouvait pas espérer être heureux.

Las, il se redressa et passa une serviette sur son torse dénudé et trempé, peut être le sommeil serait plus clément à son égard à présent ? Peu enthousiaste à cette idée, ni à celle de croiser de nouveau ses cauchemars il s’attabla à la seule table de la pièce, sortit du compartiment secret et verrouillé un carnet qui avait connu des jours meilleurs et fixa l'image. Est ce que les mots peuvent courir dans les airs jusqu'aux personnes que l'on aime ? Il referma les pages noircies du même portrait, refermant la cache précieusement avant de tituber jusqu'au lit. Il s'y affala, se roulant plus que ne se couchant sur le matelas. Lointaine était l'image du prince insouciant des jeunes années. Il prit le temps pourtant de réciter ses prières, demandant à la toute puissante Aernia de protéger Pia. S'il avait dans les premiers temps eut du mal à les prononcer les paroles suivantes coulaient maintenant comme la même litanie d'un oublié. Que ta puissance protège ma famille, entoure l'impératrice et son conseiller. Aussi dur que son coeur soit à présent, il n'oubliait pas les siens, même s'il était lui oubié d'eux.
Lilith de Choiseul
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Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
le Ven 10 Aoû 2018 - 18:22
-Toujours la même question votre majesté !

Je ne fais qu’un sourire au valet qui vient de sortir de la chambre de mon cadet. Toujours la même question, l’unique et seule question…le reste importe peu à Nicolas, notre famille ne compte pas à ses yeux, et je me demande quand est-ce qu’elle a cessé de compter ? Quand est-ce que ce qui lui a été enseigné a disparu. Des questions étranges que je me pose un peu…et que j’ai eu temps de poser pendant ma fièvre. Mais j’ai aussi réalisé une chose, je ne peux pas seulement me contenter de m’obstiner, de me braquer, ou je ne sais quoi, parler est une solution, essayer et au bout d’un mois d’enfermement, il serait peut-être temps ?

Etonnamment, pour un homme qui fait disette de pain rassis et d’eau de pluie, la forme qu’il garde surprend le valet, au vu de l’état de ses meubles. Il parvient à les malmener alors qu’ils sont en partis de bois massif, lourd et de fabrication d’excellence, tout comme certains détiennent de large plaque de marbre. Comme quoi, l’armée ambrosienne forge d’excellente constitution, à moins que ce ne soit celle de « notre famille ». Peu importe.

Le valet transmet toujours la même information, à dire vrai, lui-même ignore comment Elle peut se porter. Mais la consigne est de dire que cela va, pas besoin qu’il sache quoi que ce soit réellement. Je crois avoir cherché des explications dans ma tête, sans parvenir à quoi que ce soit d’intéressant et si mes lèvres sont restées closes sur le sujet, sauf avec notre oncle.

Vêtue d’une robe sombre, le visage trahissant un peu la maladie récente, la porte de la chambre de Nicolas est ouverte. Je suis toujours en colère contre lui et je ne lui fais pas plus confiance qu’auparavant, je ne sais pas si cela pourra être réparé et j’ignore si j’ai envie que cela le soit. Blessée et trahie, il me parait saugrenue de le voir tant amoureux d’une femme dont il ne connait rien, ou presque.

Je pénètre donc dans sa chambre, mais les chiens me précèdent et comme ils sentent que je ne me sens pas en confiance avec lui, ils sont plus menaçants.

-Tu sais, à force de ni boire, ni manger, sauter par la fenêtre devrait être plus simple. Même si je trouve que tu gardes une forme olympique vu l’état de tes meubles.

Ce n’est peut-être pas la meilleure amorce pour parler avec lui, mais je crois que je ne peux guère faire mieux pour l’instant. Je l’observe, je ne vois pas mon frère, seulement un étranger décidé à rompre notre famille pour la sienne, comme s’il me crachait au visage, tout simplement.

-Pardon, je suis un peu mordante pour une visite amicale. J’aimerais qu’on discute, de l’avenir, de ce qui va se passer, de … je ne sais pas. Nous sommes dans une impasse, une magnifique impasse. Si je meurs demain…enfin.

Je ne sais pas par quel morceau commencé, mais bon, je crois que tout ce que je peux dire n’aboutira à rien….


[CLOS]Enfer et Compromis VtJLfeC
Anonymous
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le Ven 10 Aoû 2018 - 21:55
Entre rêve et réel, qui peut dire ce qu'on sait ou qu'on ignore ? Ce sont en boucle de nouveaux les mêmes images qui défilent, lentes, cadencées cette foi comme au ralentit, quand elle le jette comme un chien qui n'a plus son utilité. Parce que ce n'est que cela pour eux n'est ce pas ? Rendre utile tout pion. Il se retourne, sent la morsure du soleil sur son corps et soupire. Repos, someil, tout cela n'est plus pour lui, il a trop de questions, d'incertitudes, de doutes. il en vient même à repenser à ce qu'on lui a dit enfant. Alors il se lève, se tord pour observer dans son dos la marque. Est elle seulement vrai ? A t elle pu être falsifiée ? Il aimerait se lacérer suffisamment qu'elle disparaisse mais cela lui est impossible. D'une part parce que tous les outils contondants de la pièce ont été évacués et d'autre part, un morceau de lui se rattache au faible espoir qu'il porte ce nom dans un but précis.

Lequel il l'ignore, mais vu que tout un chacun n'est qu'un outils, de qui le sera t il ? L'annonce de la visiteuse se fait bruyamment, les chiens autrefois ses amis le grogne, le toise, et il leur rend un regard vide. Il se lève, s'avance vers la fenêtre en attrapant la chemise posée par le valet, a demi décent, sans doute pas assez pour son altesse mais vu qu'il ne reçoit pour visiteur que peu de gens à quoi bon ? La première remarque est mordante, il ne la relève pas, elle semble pleine de bile comme ce soir là. N'ont ils jamais aimé ? Est ce donc de la jalousie de leur part de lui refuser ce droit que tout être à de trouver sa moitié ? Elle s'en moque sans doute, s'il ne pose aucune question le valet lui est bavard, l'Impératrice se rapproche d'un choix et si aucuns noms n'est mis en avant aux yeux de Nicolas c'est sans nuls doutes l'amant qui sera choisit. Il patiente, attendant simplement l'annonce prochaine pour se résoudre, vu qu'à leurs yeux à tous il n'est qu'un imposteur, un profiteur. Il la fixe, son regard ne rate pas la pâleur du teint, plus prononcée qu'à son habitude, mais il ne dit rien, si querelle elle est venue chercher, en ce lieu elle n'en trouvera pas. Il se crispe légèrement quand un oiseau approche de sa fenêtre, se décale pour le camoufler aux chiens. Sa seule visite agréable du jour n'a pas à être dévorée par ces bêtes qui elles non plus ne lui reconnaissent plus de légitimité en ces lieux.

« Bonjour ma soeur, on s'entretient comme on peu, on passe le temps comme il vient. Quand à se nourrir, j'essaie une approche peu conventionnelle il est vrai, mais l'avenir dira si elle est profitable ou pas. »

Politesse avant tout, donner de l'altesse la rend aigrie, et il est las de ces combats, boutonnant la chemise en espérant que l'oiseau ne le voyant pas venir partira. L'excuse n'est pas réelle, il le sait, ce soir là, les mots autant que les pensées ont révélées à lui sa vrai famille et il ne peut pas s'empêcher d'en faire des cauchemars. L'ironie de la chose est que pendant ce mois il a lui demandé une seule chose, en continu, en vain sans doute. Et que de toute façon ils ne changeront pas d'avis sur lui, il est et restera un idiot à leurs yeux et cela ne changera pas. Tout cela parce qu'il sait lui exprimer ses sentiments, peut être que si elle le disait à quelqu'un elle aussi comprendrait, c'est peut être fait d'ailleurs, qui sait ce qui sur les oreillers se ronronne. Si le corps reste actif l'esprit l'est moins, il s'affaiblit, inutilement il le sait, mais sa confiance dans les autres s'est effacée, il voit l'un des chiens renifler autour de la cache sous le meuble et s'approche de la table se moquant du grognement de la bête pour offrir le siège à l'Impératrice.

« Si ma forme n'a pas changée, tu as, toi, mauvaise mine, assied toi, c'est le seul siège qui peu recevoir j'ai, je crois, envoyé les autres à trépas. »

Il ne vient pas au sujet de suite, il sait ce qu'elle attend de lui, ce qu'ils attendent tous de lui, et cela le mine. Il n'est qu'un pion, se le répète pourtant voyant la méfiance de l'année s'éloigne du siège pour revenir à la fenêtre voyant soulagé l'oiseau partit. Il se détourne du paysage, attendant qu'elle prenne le siège, se moquant en lui même de l'être qu'il est. Pourquoi prends tu soin des autres Nicolas ? Ils t'enferment, t'utilisent et toi, tu donnes le bâton pour te faire battre. Il le fait dans un unique but, s'il ne peut la protéger par lui, il espère que son oncle aura lui non pas pris des mesures définitives mais des mesures préventives.

« Inutile de t'excuser, si tu veux discuter,je ne m'y oppose pas, mais je te demanderais simplement pourquoi ? »

Pourquoi en effet prendre du temps ou en perdre alors qu'ils savent tous les deux qu'elle a porté des actes contre lui bien plus expéditifs que son enfermement présent. Et ils sont conscient tous les deux qu'elle a les pleins pouvoirs, alors pourquoi prendre cette peine quand elle agresse directement, cela n'est pas très cohérent. Il reste pourtant attentif, elle semble avoir passé durant ce mois par des moments peu glorieux, et malgré il ne veut pas qu'elle en fasse trop. Est elle vraiment remise de cette fièvre ? Et est il une nouvelle fois la cause de celle ci ? Il ferme les yeux lentement, il a bien imaginé divers futurs, et aucuns n'est celui qu'il aimerait.

« Mourir, c'est quelque chose que je ne te souhaite pas avant un âge avancé, après avoir connue le bonheur d'être mère si possible. » Il se refusa à mettre de nouveau l'huile de sa vie sur le feu. « Qu'attends tu de moi ? Ce sera plus simple comme question, et pourras sans doute te sortir de ton impasse. »
Lilith de Choiseul
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Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
le Ven 10 Aoû 2018 - 22:26
Les oiseaux sont porteurs de message, je me méfie. Quel mécanisme subtil le traître qu’il représente a-t-il pu inventer ? L’animal sera abattu par la garde, si on le reprend à venir là. S’il pense pouvoir communiquer il se trompe, le valet ne donne que les informations que nous voulons, s’il va trop loin, nous le saurons. Mais nous savons tout ce qu’il fait, la cachette que les chiens reniflent, les stupidités de son comportement, je ne sais pas qui est le jeune homme en face de moi. Et j’avoue être lasse. Installée et silencieuse, je le laisse parler.

-Je ne sais pas, je me demande toi, ce que tu attends. Et quand as-tu oublié que nous étions ta famille ? Ou bien ce que tu me reproches, de quelle façon tu me diabolises, car c’est tout ce que je ressens dans ce comportement. Cette hostilité latente, cette exigence continuelle, comme si d’un coup, tu n’avais rien d’autre que cette fille.

Je dis cela, en désignant la chambre, en me demandant sincèrement ce qu’il pense, ce qu’il fait, il semble ne vouloir que faire sa tête de mule. Et la finalité ne sera pas glorieuse, pour lui, au fond, pas pour moi non plus. L’impasse est présente. Je reste donc ici assise, à essayer de comprendre les sortilèges de la gamine sur l’aîné. Devant tel envoûtement insensé, ce serait croire que l’innommable est aux mains d’Olympiane. Mais peu importe, cette fille ne m’intéresse pas.

-J’attends de toi une seule chose, que tu sois prince ambrosien, le soutient qui est venu ici à la mort de mon époux et qui n’a pourtant rien fait pour moi depuis…tu batifoles, tu penses à toi, le reste n’existe pas. Sincèrement, je pensais que tu avais l’esprit de famille, mais tu rejettes ton propre sang pour une étrangère.

Je n’arrive pas à saisir comment, il peut réfléchir. Il a été éduqué, il n’est pas le premier pécore venu, il savait pertinemment son rôle, n’est-ce pas ? Alors quoi ? Nous sommes seulement des utilités négligeables désormais, maintenant qu’il a eu « mieux » ? Ou bien qu’il effleure la normalité ? Mais il ne sera jamais proche de cela, car son rang l’en destitue.

-J’essaye de comprendre… Voilà tout. Mais je n’ai aucun espoir. Pardonnes-moi de ne rien te préciser quant à mon état de santé, je crains que tu ne t’en fasses réellement aucun souci, je ne suis pas … celle dont tu préoccupes.

Je souris aimablement à ces paroles. Où es notre lien si intact à son arrivé ? Je ne saisis pas comment il a disparu, comment nous avons…perdu cela. Réellement, j’ai l’impression que la lignée n’est qu’un point négligeable à ses yeux et que rien ne pourra le changer.


[CLOS]Enfer et Compromis VtJLfeC
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le Dim 23 Sep 2018 - 10:52
Il en aurait rit, ce qu'il attend ? De la vie plus rien, de sa famille qui l'enferme et le condamne à une vie d'isolé pas plus. Il a aimé, et se rend compte que ce n'était qu'un rêve impossible du à sa naissance. Alors est ce qu'il espère quelque chose ? Même pas, il n'est plus rien aujourd'hui qu'une pâle copie marionnette de ces stratèges qui ont un siècle d'avance sur lui. Aime t elle réellement ? Ses questions l'intrigue, lui même est prêt à donner sa vie pour celle qui a ravit son cœur, ce même cœur qui est déchiré de devoir choisir. On ne peut tout obtenir dans la vie, ils le privaient de ce qu'il désirait, alors .. L'injustice de ses propos ne l'atteint même plus, à son retour il a fait tout ce qu'elle lui avait demandé, s'est rapproché des prétendants, même de cet immonde Beauregard dont l'horreur de l'âme le fait encore frémir. Il s'est plié une fois de plus à leurs exigences, a fait de son mieux, mais cela semble encore et toujours insuffisant. Il en aurait presque sourit, une tirade d'un des médecins lui revient en tête, face à du mauvais sang il faut le retirer. C'était ce qu'ils avaient fait, lui même n'avait fait qu’émettre une requête, un simple demande qui avait fait basculer sa vie entière.

La voila qui dramatise son état, bien que la fièvre ait été forte de ce qu'il avait entendu des couloirs, elle était debout . De plus elle n'était pas restée seule. Pourquoi venir quémander son soutient quand elle avait celui d'autres ? Qu'elle croit ce quelle désirait, cela ne le touchait plus d'être mis de côté. Il le serait toujours, il l'avait bien compris, il le traitait comme la possibilité de perpétuer la lignée, un étalon qu'on place dans une écurie qu'on choisit pour conserver un nom intact. Il a sans doute des tords, le reconnais, mais face à ces têtes de pouvoirs qui jugent, qui toisent, qui n'écoutent pas. Alors il ne lui était resté que cette solution. S'entêter, c'était ce qu'ils pensaient qu'il faisait. Lui, lui ne voulait plus rien, ils ne l'avaient pas brisé entièrement, ce qui le maintenait en forme était un mince espoir. Face à son sourire était il vrai ? Etait il faux ? Il haussa les épaules lentement, simplement, qu'espérait elle ? Avait elle déjà oublié que c'est les cachots qu'elle avait demandé contre lui ?

« Qu'essais tu de comprendre ? » Il ne répondrait pas à sa pique, si elle cherchait la guerre elle rait la trouver ailleurs il en avait assez de leurs jeux de marionnettes contre lui. « L'amour que je porte à une autre femme que toi ? Mais s'il est une chose qui n'a pas de sens c'est bien cela. Peut être est ce seulement de la jalousie de croire qu'une personne soit suffisamment proche de moi pour me toucher ? » Il ne faisait qu’émettre des hypothèses, après tout, il n'était pas un expert, il aimait profondément pour la première fois, cependant il avait bien saisit que ce n'était dans les plans ni de l'Empire, ni de sa famille. Alors il soupira et s'accroupit en baissant la tête. « Si c'est ma première demande que tu ressasses j'ai bien saisis qu'il me sera impossible d'être avec elle. » Le dire à haute voix face à sa résolution interne lui faisait vraiment mal, mais il ne voyait que cette issue. « Ce que j'attends c'est uniquement la vie, pas pour moi, j'ai bien compris que ce serait inenvisageable mais dans ce cas. » Son coeur palpite, proteste et s'éteint lentement se renferme dans un écrin de pierre. « Trouvez lui une solution, un mari attentionné qui saura prendre soin d'elle. »

Imaginer sa belle dans les bras d'un autre, serrer leurs enfants contre son coeur et le confier à un homme qu'il ne connaissait pas, il se sentait mourir mais il ne trouvait que cela en solution. Il s'était résolut, c'était l'unique la seule solution viable pour sauvegarder Olympiane, pour lui épargner d'être montrée du doigt, pour éviter à l'enfant les propres regards qu'il avait eut lui même sur son dos avec le qualificatif de bâtard. C'était sa dernière supplique, il se plierait à tout, s’oublierait lui même et ce qu'il avait pu avoir en rêve. Il espérait seulement que Pia, quel que soit son état ne protesterait pas et ne demanderait pas après lui. Un mois, elle devait avoir compris maintenant que c'était impossible pour eux d'être ou même d'espérer. La dernière flamme d'espoir se tarissait, pour s'éteindre définitivement, il se résignait à n'être que le prince qu'on attendait de lui. Pourtant quelque part il ne pouvait pas imaginer que sa propre soeur, qui avait semblé heureuse de son état au départ lui refuse seulement le bonheur. Le lien était il définitivement brisé ? sa demande aujourd'hui était elle aussi inacceptable que la précédente ? En voyant son état actuel qui n'était que l'ombre de l'Impératrice qu'elle était normalement il se sentait coupable, mais peut on être jugé pour avoir aimé ? Il aimait sa famille, il les respectait, il avait de la pitié pour eux aussi, mais sans doute qu'elle trouverait pour elle la solution. Même s'il semblait ne pas l'apprécier lui, le Prieur semblait l'aimer sincèrement, d'où son emportement envers le frère revenu.

« Pourquoi vouloir te comparer à elle ? Mes mot ont été au delà de ma pensée ce soir là, certes, mais on ne peut oublier sa propre famille. C'était irréfléchi, et stupide mais oui, on peut aimer parfois au delà de la raison elle même. » Il eut un sourire et redressa la tête vers sa soeur, aucune rancoeur dans son regard, rien que la douceur et l'amour fraternel qu'il avait pour elle. « Et je te souhaite de connaître cela toi aussi, et de pouvoir le vivre. » Il n'avait rien à ajouter, l'Impératrice avait toutes les cartes en main, il n'avait rien, son regard se posa sur les chiens, autrefois ses compagnons autant qu'à sa soeur de jeu, aujourd'hui il lui battait froid, comme tous, seul, il avait bien saisit qu'il le resterait à jamais.

Lilith de Choiseul
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Lilith de Choiseul
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le Dim 14 Oct 2018 - 22:50
Ne lui avais-je pas expliquer ce que je cherchais à comprendre dans mes paroles précédentes ? Tout cela était un dialogue de sourd, il campait sur ses positions et n’écoutait pas. Peut-être que je faisais la même chose en vérité, sans m’en rendre compte. Je n’écoutais pas. Il n’écoutait pas. Nous étions hostiles, notre lien fraternel s’était terni…et cela m’effraya. Mon cœur se mit à battre sourdement, avais-je encore mon frère ? Il me restait mon oncle, mais ce n’était pas identique…tellement pas. Et je crois que j’aurais aimé cesser tout là.

Et la suite…jalouse ? Peu m’importait qu’il ait un jour une femme. Peu m’importait tout cela, c’était ce qu’il ne faisait pas que me rendait ainsi. Je haussais les yeux au ciel face à ces suppositions. Il ne comprenait rien. Je lui reprochais la confiance en une fille dont il ignorait tout, prendre pour acquis ses paroles et de ce fait, tout envoyer balader. Nicolas n’avait pas la carrure pour tout cela. Je le comprenais. Une femme suffisait à lui faire tourner la tête, à tout envoyer loin.

« Oh mon Dieu Nicolas, on a jamais parlé de la faire disparaître ou quoi que ce soit. Je t’ai demandé de réfléchir avant de faire confiance à une femme que tu as connu « par hasard ». » Et j’appuyais par hasard. « Et qui n’a pas mis tant de temps à se refuser à toi et qui, par un chemin surprenant, se retrouve curieusement enceinte. »Bon Dieu mais pouvait-il réfléchir, moi-même, j’aurais été homme,je n’aurais fait aucune confiance en ce sujet. Mais j’étais ainsi et lui pas du tout. « Le plus simple pour la vie de cet enfant qui est peut-être le tient c’est qu’elle quitte Ambrosia et abandonne son pupillat. » Et c’était probablement ce qu’il se passerait, il fallait encore voir et discerner les implications. J’ignorais que dans quelques temps, une affaire de tuteur engrossant sa pupille ferait bruit à la cours entre autre chose…bref.

J’avais peu d’affinité avec les histoires et les discours romantiques ou suintant de ce genre de chose. Ses dernières paroles m’agacèrent, mais c’était la sœur qui se dévoilait, celle qu’il connaissait, je n’avais personne d’autre que lui pour me voir et je le dévisageais. « Oh pitié Nicolas… » Dis-je sans artifice, lasse. Il y avait du miel dans sa souffrance, il me rappelait les poètes en éternelles souffrances des histoires qu’on me forçait à lire. Je ne suis pas sans cœur, mais je n’arrive pas à approcher ces choses comme si c’était des trucs normaux. Au contraire, c’était…yerk. « Me souhaiter d’aimer au-delà de la raison même…en quoi est-ce utile ? » Il fallait me l’expliquer !


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