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Valerian d'Andressy
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Valerian d'Andressy
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le Mer 7 Nov 2018 - 16:45
Les choses étaient en train de changer pour moi, le scandale était sur le point d’éclater et cela me rendait malheureux. Enfin…malheureux. Je n’étais pas au mieux de ma forme, ni même de mon esprit, je prenais conscience du bien, du mal et j’avouais sans détour avoir lâché Olympiane pour mon seul bien. Mais ce n’était pas ma faute. Pas tout à fait, elle n’était pas faite pour les jeux de cours, et je crois qu’elle ne voulait pas apprendre. Inconsciente. Elle était inconsciente, maintenant, elle était partie à la volière et elle allait partir chez une dame Ambrosienne de haute renomée pour finir son éducation et avoir son enfant. J’étais au courant car j’étais son tuteur, mais les choses allaient rapidement se répandre et je ferais un nouveau bâtard à ce monde, qui ne serait de moi que par la rumeur.

Qu’Aernia me pardonne, je rendais service à mon Empire et je me demandais quel était mon avenir dans cette merveilleuse capitale. Je manquais officiellement d’argent, j’étais désargenté pour tous et pourtant, pour me payer un  bon temps salutaire et aussi, pour me dissimuler des courtisanes impériales, des chuchoteurs de rumeur et autre, je m’étais noyé dans le Vice et Délice avec un goût plus qu’exquis pour les jouvencelles. Le théatre devait me chercher, ou m’avoir remplacé, mais cela m’étonnerait. J’étais une coqueluche, normalement, et cette affaire pouvait entâcher ma réputation déjà fort peu glorieuse !

Pourvu que les amethiens me foutent la paix ! C’était peut-être pour cela qu’officiellement je me planquais au Vice et Délice. On ne sait jamais : les prêtres inquisiteurs auraient peut-être eu envie de me faire un peu la morale et je n’étais pas d’humeur ! Oh, ce n’était qu’officiellement, officieusement je savais que j’étais le nœud d’un compromis qui devait se taire ! Tant mieux ! Mais je devais donner correctement le change, histoire de…

Portant la simple présence d’un pantalon brun, je déambulais dans le bordel, une femme à chaque bras, ou plutôt, mon bras à chaque femme. La note allait être encore salée pour moi et j’avais rallongé mon ardoise habilement, c’était ma troisième nuit à faire ce jeu là et la divine rousse qui détenait cet endroit allait finir par me tomber dessus. Je profitais néanmoins ! Pourquoi cela aurait été autre ?
J’aurais de quoi payer, de justesse…quitte à ce qu’elle me fasse virer par un de ses videurs, mais je ne traitais pas mal ses filles et les respectais, cela vallait toutes les roues du monde, non ? Je plaisantais.

Embrassant le cou d’une de mes demoiselles, je m’arrêtais brusquement aux détours d’un couloirs alors que je tombais sur Madame. Quelle beauté ! Ses seins étaient une bénédiction des Dieux et je lâchais mes demoiselles pour venir saisir la main de Vialanni pour la baiser dans les règles de l’art.

« Madame, quelle divine vision vient m’assaillir en cette maison. J’ai cru un instant qu’une déesse s’était égarée, mais c’est vous qui rayonnez de beauté ! »

Charmeur, je me laissais allé, parlant en vers comme je les avais tous habitué. J’étais presque théatral mais c’était mon style, mon charme que diable !


Le baratineur [pv Sarah Vialanni] UnGAqdE
Sarah Vialanni
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Sarah Vialanni
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le Jeu 8 Nov 2018 - 23:52
Assise à mon bureau, je refermai le livre de comptes avec un soupir. Je gagnais de l’argent, certes, Zénon n’était pas venu depuis longtemps et son ardoise était donc restée stable… enfin, pour ce que j’arrivais à faire porter sur son compte par les filles ! mais il était loin d’être le seul à alourdir régulièrement sa note, et il était temps que je fasse la chasse aux mauvais payeurs… La maison accordait volontiers crédit, car après tout, vérifier en permanence que nos hôtes pouvaient se payer nos services les aurait freinés dans leurs plaisirs – et leurs dépenses. Or tel n’était pas le but, bien entendu. Mais l’équilibre était délicat entre dettes et recettes, et parfois il fallait combler les trous.
Je souris, encore une fois mes pensées étaient à double sens. L’histoire de ma vie, mais bon, c’était aussi ce qui avait fait le succès de ma maison. Des filles – et quelques garçons – vives et heureuses de participer, bien éduquées, une hôtesse accueillante et très portée sur la chose, même si se payer ses services n’étaient pas à la portée de toutes les bourses – dans tous les sens du terme…

Je consultai la liste de noms que j’avais dressée, j’en avais vu certains arriver par le miroir sans tain au mur de mon bureau, et Anna m’avait avertie de l’arrivée d’autres « invités » quelques minutes auparavant à peine, ainsi que de la présence de Valerian d’Andressy, qui n’avait toujours pas quitté la maison depuis trois nuits. Or, mes renseignements étaient formels, la situation du beau comédien était loin d’être reluisante, et la rumeur disait même qu’il s’était fourré une fois de plus dans une situation inconfortable. Mais a priori rien d’intéressant à me mettre sous la dent et qui justifierait une plus grande largesse de ma part. Cependant, un aussi joli visage n’était jamais désagréable pour mes filles, et elles montaient bien volontiers avec lui. Et de mon côté, j’appréciais sa conversation et arrivais parfois à y glaner ce qu’il me fallait.

Je relus une dernière fois la liste, mémorisai son contenu, puis rangeai soigneusement papiers et registres dans un tiroir verrouillé par un système ingénieux – j’en étais la seule à connaître le mécanisme, avec son inventeur, bien sûr. Je me levai enfin, lissai ma jupe, et m’attardai un instant devant le miroir – un vrai, celui-ci – pour vérifier ma coiffure et mon maquillage. Un peu de rouge à lèvres, remettre mon corsage en place, et voilà que j’étais prête pour la soirée – et au vu du bruit dans le couloir, il y avait foule, une foule très joyeuse.

Sortant de mon bureau, j’adressai un signe de tête à Tancrède, mon meilleur videur, qui me le retourna pour me signifier que tout allait bien. Regards de connivence ou d’avertissement pour les filles que je croisai dans le couloir, effleurements taquins à mes préférées, et… ah, tiens, lui, il serait temps qu’il me règle sa note !

« Monsieur, vous me rejoindrez dans mon bureau avant de nous quitter, n’est-ce pas ? Vous n’aimeriez pas que Tancrède soit forcé de vous y escorter ? »
« Bien sûr, Madame, bien sûr, je vous rejoindrai. On ne peut refuser une telle invitation ! »
« Bien, à tout à l’heure, alors. Profitez bien de votre soirée. Voulez-vous que je fasse appeler Mia ? »
« Volontiers Madame, volontiers, cette petite est une perle ! »

J’adressai à mon client un vague geste de la main, lui signifiant que je n’avais que faire de ses louanges. Je connaissais parfaitement la valeur de chacune de mes filles, leurs spécialités, leurs clients préférés, ceux qui les préféraient aussi… Cela aussi était la clef du succès de ma maison, comme de tout commerce, d’ailleurs.

Je continuai ma déambulation, accordant ici un sourire, là quelques mots, notant mentalement qui était avec qui, qui parlait à qui, qui buvait quoi, quand, tournant pour rejoindre le salon, je me retrouvai nez à nez avec d’Andressy, accompagné de deux filles, l’air absolument ravies. Et avant même que j’aie le temps d’ouvrir la bouche pour dire quoi que ce soit, il s’empara de ma main pour y déposer un baise-main parfait tout en me tournant un compliment absurde, pour le plus grand amusement des filles qui gloussèrent.

Je claquai de la langue, agacée. Un client charmeur était bien assez ! Cora et Maya se redressèrent, l’air inquiet. Ce n’était jamais bon signe quand je claquais de la langue ainsi, vilaine habitude prise sur les quais.

« Monsieur d’Andressy, il semble que vous ne vouliez plus nous quitter… », dis-je d’un ton langoureux. « Voudriez-vous partager un verre avec moi au petit salon ? À moins que vous ne préfériez mon bureau ? »

Entendant cela, les filles disparurent promptement. Je n’invitais jamais personne dans mon antre sans une bonne raison, et quelle qu’elle soit, elles savaient qu’elles n’étaient pas inclues dans l’invitation.

D’un mouvement de la tête, je fis signe au comédien de me suivre, et, me détournant, laissai fleurir un sourire amusé sur mes lèvres – le baise-main était peut-être parfait, mais Valérian avait eu bien du mal à relever les yeux de mon décolleté !
Valerian d'Andressy
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Valerian d'Andressy
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le Ven 9 Nov 2018 - 8:20
Ah diable, Valérian était réputé pour être un charmeur, mais aussi, pour savoir se laisser charmer par les dames de légères vertues. Ces femmes étaient cependant empreintes d’une superbe qui me titillait l’esprit. Et dans cette maisonnée, elles étaient bien plus que des vulgaires catins, elles étaient des sublimes. Certes, les puritains se seraient offusqués de mes paroles, de vulgaire fille de Fyel pour certain, mais les ignorants ne pouvaient comprendre ! Le monde avait besoin de leur amour indécent, Aernia l’avait aussi créé, j’étais faible de succomber au péché d’indécence, mais j’allais être père ! Alors il me fallait compenser !

Comment ça, il n’y avait aucune logique dans mes propos ? Là n’était pas le but, le but était d’être diverse, varié et de justifier mon indécent abandon. Rien de plus. J’eus un air chagrin quand elle claqua sa langue sur son palais, ah, c’était délicieux, mais mauvais signe. J’aurais du m’en douter. Il me faudrait une parade, Valérian avait des dettes, qu’il réglait tant bien que mal, on disait qu’il ne mangeait pas pour cela, ce n’était pas faux, je devrais faire l’impasse sur quelque petites choses, rien de grave, rien de nécessaire, quelque chose qui irait avec mes subterfuges…

« Un verre en votre compagnie, voilà qui me ravit. Mesdames voyez comme je vous abandonne…hélas, pardonnez-moi, je ne suis qu’un homme. Dont la faiblesse est d’adorée qu’une rousse charmante vienne m’emporter ! Ah, je vous promet que je vous reviendrais, aussi fort et fier qu’à l’accoutumée… »

Mon ton lyrique déclamait les verres que j’inventais, au grès de mon idiotie dirait certain. Mais c’était ma façon d’être e tje l’adorais. Oui, je ne vais pas vous mentir, j’aimais jouer Valérian, car Valérian était ma plus belle œuvre, si un jour je venais à me faire prendre j’écrirais sur sa vie. Mais ce n’était pas encore le cas, et cela ne le serait jamais ! Enfin, ça, j’en étais pas sûr.

Je leur envoyais un baiser avant de suivre la délicieuse. J’étais à moitié nu et c’était peu important.

« Madame je ne ferais point l’éloge de vos filles, car vous connaissez la valeur de ces jolies billes, mais je ne puis que vous avouez avoir le cœur charmer. Oh je sais, mon cœur se charme en tout instant et virevolte comme celui d’un enfant. Vous ne devez pas être sans savoir, mes bétises de soirs…ah…il me faut bien votre délicieuse maisonnée pour que tout puisse être raisonnée…Ainsi donc nous allons à votre bureau, je suppose que nous n’allons pas parler de mes maux… »

Je soupirais, bien entendu que je savais ! Je savais que je lui devais de l’argent, fort heureusement j’avais dans la poche de mon pantalon un peu de roue, si elle voulait plus je devrais m’en aller, peut-être que nous devrions ? Je soupirais et la devançais pour ouvrir la porte de son office avec une galanterie digne d’un beau diable.

« Laissez-moi pour cette heure, être votre humble serviteur ! »


Le baratineur [pv Sarah Vialanni] UnGAqdE
Sarah Vialanni
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Sarah Vialanni
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le Dim 11 Nov 2018 - 17:03
Je haussai les sourcils en l’écoutant déclamer ses vers aux filles, qui se mirent à glousser comme des adolescentes, mais ne pus empêcher un sourire d’éclore sur mes lèvres, ni de leur adresser un regard de connivence. Nous restions malgré tout des femmes, et qu’un homme fasse mine de nous séduire occasionnait souvent ce type de réaction, tellement cela nous arrivait rarement, et encore plus quand les filles étaient encore jeunes. Et puis cette façon de parler avait un petit quelque chose de ridicule, bien que tout à fait charmant.

Je devais bien accorder à d’Andressy, toutefois, qu’il savait parfaitement choisir les filles pour lui tenir compagnie. La liste de celles dont il avait loué les services ces derniers jours ne manquait pas d’intérêt, pour qui les connaissait bien. Et Cora et Maya, bien que manquant encore d’expérience, formaient une paire harmonieuse qui prenait plaisir à travailler de concert. Ces petites avaient de l’avenir et allaient me rapporter gros. Enfin, si elles apprenaient à reconnaître un client sans une roue d’un client dont on pouvait charger l’ardoise.

J’invitai le comédien à me suivre d’un mouvement gracieux de la main, puis me détournai pour le guider jusqu’à mon bureau, non sans avoir laissé mon regard glisser sur son torse nu. Quel dommage qu’il soit à court d’argent, je l’aurais bien mis dans mon lit. Mais il n’y avait pas d’exception à cette règle : mes services se payaient toujours, et cher, même, même lorsqu’il s’agissait de mon propre plaisir, et le paiement ne pouvait se faire qu’en argent. S’il était en effet possible à la plupart de mes clients de négocier leur ardoise contre des services, des faveurs ou des renseignements, mes services n’étaient en aucun cas négociables – privilège de la patronne.

Mais je ne devais pas me laisser tourner la tête par un joli corps et quelques belles paroles, au risque de me retrouver avec un nouveau charmeur sur les bras. Toutefois, d’Andressy avait l’avantage d’avoir une position intéressante dans la société, et… je voyais également une autre possibilité pour effacer une partie de son ardoise.

Un sourire machiavélique étirait mes lèvres lorsque le jeune homme me dépassa rapidement et m’ouvrit galamment la porte. Je me fis un plaisir de frôler son torse de ma poitrine en passant la porte, comme par accident, et me dirigeai vers le mini-bar d’une démarche languissante.

« Installez-vous, monsieur d’Andressy. Je vous sers quelque chose ? C’est offert par la maison… »


Je remplis rapidement les verres, puis allai m’installer derrière mon bureau, assise bien droite dans mon fauteuil.

« Vous vous doutez sûrement de la raison de cet entretien. Votre séjour dans notre établissement se prolonge, et je ne pense pas que vos finances vous le permettent. »


Je me penchai en avant pour capter son regard avant qu’il ne me réponde.

« Mais je n’ai pas pour habitude de faire jeter mes clients dehors, ce n’est pas bon pour l’image de la maison. »

Et dans son cas, pour le moral des filles… sa simple présence était un divertissement bienvenu, mais… il me fallait bien endosser le rôle de mère fouettarde même lorsque cela ne me plaisait pas, sinon son exemple ferait tache d’huile.

« Cependant, un homme tel que vous peut payer ses dettes de bien des manières… »
Valerian d'Andressy
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Valerian d'Andressy
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le Mar 11 Déc 2018 - 19:24
Elles aimaient car elles gloussaient. J’avais pour ces dames beaucoup de respect, elles étaient les ouvrières les plus méprisées par les dévots, mais les plus dévouées, je me disais toujours cela et je comprenais leur travail. Bien entendu il n’était pas glorieux, bien entendu il n’était pas magnifique, bien entendu il n’était pas…grandiose, mais il était nécessaire. Pour toutes ces épouses qui ne voulaient rien faire, rien de plus qu’un missionnaire ! Ah oui, je vous l’assure, c’était même vitale. Et je paradais dans mes bétises, comédien jusqu’au bout des ongles !

Je suivais la dame des lieux, enfin, la devançait de bonne grâce. Ah, j’étais pris, elle allait me parler de ma dette, c’était navrant. Je savais de quelle manière m’en sortir cependant et je comptais bien m’en sortir, par le charme et le talent !

Je lui fis ce sourire conquis à l’effleurement avant de pénétrer sa partie privée. A que les putains étaient délicieuses, clairement ouverte à leurs délicatesses, un délice que diable, une perfection !Elle m’invita à m’asseoir et je m’exécutais.

-Un rien de whisky pour cette délicieuse nuit… Comme si j’allais dire non à du gratuit. Je lui souriais toujours, la dévorant parfois des yeux, mais il y avait de quoi ! Attendez-vous l’avez vu. Rousse opulente et splendide, je serais aveugle si je ne la dévorais pas des yeux.

Une mine désolée s’empara de mes traits, un rien grave alors que négligemment installé dans mon fauteuil, je finissais par la dévisager effaré. Oui, diable, j’étais raide et pas dans un terme qui convenait, enfin, officiellement, officieusement, c’était autre chose ! Je ne disais mot et confirmais de la tête que non, ce n’était pas bon de virer des gens.

Je me relevais et venais à son côté un genou au sol. Oui, théatral, je surjouais, j’adorais, et c’était le pire, ça m’éclatait. Il fallait des petits plaisirs.

-Ah ma dame, je peux vous offrir mon cœur, mais il parait que cela ferait de moi, un bien mauvais payeur. Vous savez, il est fatigué et usé, malgré toute sa nature passionnée et il peut être à vos pieds déposés ! Dites-moi comment payés ? Il ne me reste que ma paye de comédien et un non fatigué, que les gens aiment à évoquer comme une tristesse avérée. Je n’ai que mon cœur et mon corps à vous offrir…un peu de folie à vous faire parvenir…

Je soupirais et me relevais, j’étais un passionné et aussi raide que la justice. Quand on connaissait Welton, cette expression était drôle…je me reprenais.

-Si ma dette est importante, il reste un bijou d’une grande tante. Un diamant de haute qualité, qui s’ennuie à ma banque en vérité. En cas de souci…mais je ne peux vous payer avec ceci !

Vrai ou faux, qui sait ?


Le baratineur [pv Sarah Vialanni] UnGAqdE
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Sarah Vialanni
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le Sam 5 Jan 2019 - 22:31
Je ne cessais d’observer avec attention son visage alors que je soufflais le chaud et le froid. Valérian avait beau être un excellent comédien, personne, à ma connaissance, ne peut cacher totalement ses émotions, les meilleurs n’arrivent qu’à les maquiller. Mais je devais bien reconnaître cela au jeune homme : il avait un visage merveilleusement beau et expressif, et je le soupçonnais de jouer en permanence un rôle sans même le savoir, celui du comédien adulé par les femmes et le plus souvent sur la corde raide, et c’était bien là le maquillage le plus efficace, puisque je n’avais vu passer qu’une ombre de véritable inquiétude passer dans ses yeux lorsque j’avais mentionné ses finances, si fugace que je n’aurais pu jurer l’avoir bien vue. Mais il était bien vite rentré dans son rôle de comédien aux réactions outrancières qui plaisait tant aux femmes - même si, j’en avais l’intuition, il finirait par m’agacer.
Je ne pus m’empêcher cependant d’éclater de rire lorsque Valérian se précipita à mes genoux pour me supplier. J’étais la première surprise de rire ainsi, d’un rire franc et spontané, je crois bien que ça ne m’était pas arrivé depuis des mois. Mais je ne m’étais pas attendue à ce qu’il se jette ainsi à mes pieds, même si je m’étais préparée à une réaction excessive.
J’eus bien du mal à retrouver mon sérieux, et posai une main sur celles du comédien, soudain interpellée par ses propos.
– Un diamant, de belle taille, dites-vous ?
Je fis semblant de réfléchir à sa proposition. Alléchante, certes, mais elle avait l’inconvénient d’être une solution éphémère, si tant est qu’elle existe ailleurs que dans son esprit. Pourquoi se séparerait-il d’une pierre d’une telle valeur pour régler une ardoise de maison close alors qu’elle lui permettrait de rembourser des créanciers bien plus vilains que moi ?
– Non, non, j’ai déjà des bijoux à n’en savoir que faire, et les diamants ne me vont pas au teint.
Je m’amusais à minauder tout en réfléchissant rapidement à comment lui présenter le marché que je comptais lui proposer.
– Votre cœur et votre corps, dites-vous ? N’oubliez pas que vous parlez à une prostituée, monsieur. Je suis bien placée pour savoir que quoi que l’on fasse, quelles que soient les menaces, on ne peut forcer personne à donner son cœur.
Je laissai passer un ange, un sourire jouant sur mes lèvres, faussement perdue dans mes réflexions, le regard plongé dans celui de Valérian.
– Votre corps, par contre… mais reprenez donc votre siège, j’ai une proposition à vous faire…
Valerian d'Andressy
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Valerian d'Andressy
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le Sam 2 Fév 2019 - 8:00
Je me doutais que la femme devant moi était la femme la plus difficile à duper, elle dirigeait une maison de passe, elle connaissait les hommes, non, j'estimais qu'elle était la meilleure de mes ambitions pour peaufiner la comédie de ma propre vie, dire que j'aurais pu effacer mes dettes en un instant, apporter l'argent et qu'elle me fiche la paix, mais je devais continuer, j'avais engrossé la cousine de Neymar Wyross, j'avais été banni à jamais du tutorat et je devais bien consoler ma peine ! Un enfant de plus, de moins, j'en avais tant de supposé à mon palmarès que ce n'était plus un souci, bref...je jouais, je me mettais à ses genoux et j'adorais...enfin, presque. Au fond de moi, très fond, j'étais un peu las...et je fus pourtant, comme il le devait, subjuguer par son rire.

Ah oui, je n'étais tout de même pas fait de pierre et Madame était...d'un délice et d'une perfection. Sa poitrine oppulente, ses cheveux incendiaires...magnifique tout simplement. Avais-je fait mouche avec mon diamant, cela la calma et j'hochais la tête en guise de oui, un diamant...mais bon. Ce n'était qu'un parmi tant d'autre en vérité...

-Ah hélas, je n'ai pas le vert des émeraudes à vous offrir, qui aurait pu encore plus vous embéllir. A la rousseur de vos cheveux et la blancheur de votre peau, je ne puis offrir le feu que d'un diamand à peine gros.

J'affichais l'air désolé d'un homme attristé, et je baissais un peu les épaules, qu'allait-elle me demander ? Je me redressais un peu, juste les épaules, et je l'observais continuer. Elle était belle, c'était indéniable et foutrement maligne, mais pour ses affaires c'était le principal non ? En plus de l'air de stupre qu'elle pouvait avoir...enfin, ce n'était pas péjoratif, elle respirait un érotisme délicieux qui faisait tourner la tête, voilà tout !

-Vous en êtes sûre ? Qand il a peu de valeur, ce n'est pas dûr de faire don de son coeur.

Je me moquais ouvertement de moi-même, je n'avais pas de valeur et je le pensais, j'étais un homme dissimulant bien des choses, des peines, des tristesses et l'avouer à voix haute, cette chose, me rendait un peu calme, pour autant j'obéissais, curieux et j'allais me rasseoir en fronçant un peu les sourcils.

-Vous m'intriguez très chère. Et vous vous doutez bien que j'adore être intrigué. Que peuvent valloir mes chairs pour qu'ainsi vous vous y intéressiez. Avant d'aller trop loin, sur l'illégalité je ne m'engage en rien...mais faites-moi donc votre proposition, savoir si elle est dotée de raison...

Je me demandais ce qu'elle pouvait vouloir me demander, qui compterez mon corps, ne soyons pas idiot, je ne m'abaisserais pas trop pour des dettes, mais qui sait, cela pouvait valoir le coup.


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