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Daphnée Samabartel
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Daphnée Samabartel
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le Mer 13 Mar 2019 - 11:36
Le soleil irradiait le ciel de ses rayons brûlants, perçant la fine couche de nuages qui tentait de le voiler avec une grande facilité. L’occasion était trop belle pour demeurer enfermée dans le Palais où les messes basses des courtisans étaient au moins aussi étouffantes que l’humidité ambiante d’un air lourd. Plus on descendait dans la capitale, plus il devenait irrespirable pour la jeune femme venue des montagnes gelées du nord de la Ligue. Ses mains gantées de dentelle noire tenaient une ombrelle de la même couleur, dissimulant son teint de porcelaine de ce feu qui émanait d’un astre si puissant qu’elle n’aurait que pu rougir. Son corps maigre était drapé d’une robe aux même tons mortuaires. Son buste était masqué par un corset de cuir sombre, soulignant sa taille plus que fine, ses épaules couvertes par des manches légèrement bouffantes qui ne couvraient pas ses bras, la pureté de son épiderme tranchant nettement avec la profondeur du tissu. Son jupon se dessinait en différents drapés superposés, une crinoline venant évaser la tenue de la jeune femme plus qu’il n’aurait pu le faire naturellement. Elle dégageait une aura presque mystique, jouant de cette pseudo-malédiction qu’on lui attribuait avec ce deuil qu’elle portait sans réellement le faire. Ses longs cheveux blancs demeuraient lâches, libres comme l’air, cascade glacée légèrement ondulée, deux mèches venant simplement s’enrouler autour du petit diadème de cuivre qu’elle portait. On retrouvait le même métal accroché à ses oreilles ainsi qu’autour de son cou où il venait encercler une topaze de taille moyenne, s’accordant avec l’océan de ses yeux.

Elle marchait, à travers les espaces verts, d’un pas lent et mesuré. A une bonne dizaine de mètres derrière elle se tenait le jeune page du maître Espion du royaume. Si elle commençait à apprécier autant qu’à détester la solitude qui l’entourait dans cette cité, elle n’était pas mécontente de savoir que quelqu’un veillait sur elle dans un monde dont elle ignorait tout ou presque. Voilà désormais une bonne quinzaine de jours qu’elle était arrivée à Ambrosia. Les rencontres s’étaient multipliées, son fiancé ayant été le premier visage qui s’était présenté à elle. Puis, elle avait passé un moment avec l’Impératrice en personne, intimidée, légèrement éprouvée émotionnellement de cette rencontre qui n’avait rien de comparable avec ce qu’elle avait pu vivre en demeurant à Virindrige. Les courtisans, eux, l’évitaient presque ou vertement, murmurant elle ne savait quoi de médisant dans son dos. Daphnée n’avait su se résoudre à quitter le Palais avant aujourd’hui. Et si elle le faisait, c’était avant tout pour retrouver un autre visage familier.

Comment aurait-elle pu oublier les traits harmonieux de Raimond Beauregard ? Jamais homme n’aurait pu porter nom aussi approprié qu’il le faisait. L’Etoile du Nord avait croisé sa route lors de son pupillat. Le Comte avait su retenir son attention, la beauté de ses traits intriguant alors la jeune enfant encore insouciante qu’elle était, pourtant promise à un mariage dès son retour en ligue Raclusienne. Mais la naïveté de l’insouciante l’avait poussée à sourire plus que de raison dès lors qu’il se trouvait dans le même espace qu’elle, à rougir quand son attention se posait sur elle… Jamais elle n’avait tenté une quelconque entreprise dans ce sens, trop honorable pour se laisser aller à si basse intention. Mais elle ne pouvait nier l’avoir imaginé, rêvé un temps. Raimond avait su hanter son esprit après son départ, alimentant ces quelques pensées dans un échange de lettres qu’elle avait apprécié, l’aidant à ne pas entièrement perdre de vue le jeune homme quoiqu’étant suffisamment espacé pour ne pas lui permettre de nourrir de faux espoirs.

S’aventurant dans l’un des larges jardins botaniques de la capitale, elle se promena entre les fleurs qui avaient su s’ouvrir toutes de concert, l’été aidant à cela. Sa présence n’était guère un hasard, bien au contraire. Ayant transmis son amitié au jeune Comte, elle avait émis le souhait de le retrouver afin de pouvoir converser à nouveau avec lui. Evidemment, elle aurait été sotte de le faire devant les yeux de son fiancé qui, de ce qu’elle avait compris, ne portait pas l’homme dans son cœur. Les raisons lui échappaient, mais les regards parlaient parfois plus que les explications longues et ennuyeuses. Et Daphnée avait su comprendre qu’il valait mieux éviter de provoquer celui qu’elle devrait épouser sur ce sujet. C’est pourquoi elle lui avait proposé de le retrouver à l’écart du Palais. Le jeune page la suivait toujours et elle espérait pouvoir le remercier et le renvoyer à d’autres devoirs dès lors que le Comte l’aurait rejointe, ce qui pourrait lui permettre de converser plus librement tout en profitant d’un espace public pour ne pas nuire à sa réputation. S’arrêtant devant les lys, elle tendit la main, venant effleurer les pétales de sa main gantée, attendant la venue de celui qui pouvait devenir un allié de poids dans cette vie nouvelle… Ou bien l’illusion même du fruit de ses rêves les plus secrets.


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Raimond Beauregard
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le Lun 8 Avr 2019 - 18:26
Une vieille connaissance était de retour en Ambrosia. Enfin, non, nous ne nous étions que peu vu et nous avions eu peu d’occasion de nous voir, pour ainsi dire. Mais cela ne changeait pas que je gardais un excellent souvenir de la demoiselle Samabartel. Je me souvenais parfaitement de ses traits fins, de sa grande beauté, de son teint d’albâtre… en somme, je me souvenais surtout d’une femme à la beauté difficilement égalable et à la personnalité discrète et effacée comme devait être une vraie femme de la haute société. Elle aurait fait une excellente épouse si elle n’avait pas eu si effroyable réputation. C’était pour cette dernière raison que mes prétentions à l’épouser avaient été annulées. Je n’avais rien contre elle, soyons clairs. Toutefois, je tenais davantage à ma vie qu’à épouser l’irréel éclat qu’elle était !
Bref, tout ça pour dire qu’elle était de retour à Ambrosia, si longtemps – et si peu en même temps – après son pupillat. Je me souvenais de l’avoir assidument courtisée et je me souvenais de ses joues rosies et de son air, semblant se pâmer en ma présence… c’était à la fois touchant et flatteur, il fallait le reconnaitre. Et puis, pour être honnête, quel homme saurait rester indifférent à pareille splendeur ? Je souris en lisant ce petit mot qu’elle m’avait offert. Il s’agissait d’une demande fort courtoise et fort polie de nous retrouver dans les jardins, pour une promenade. Bien sûr, il n’y aurait rien que du très convenable, quoique, d’une certaine manière, damer le pion à quelqu’un du sang de Mérimin n’était pas une mauvaise idée.

Sur mon trente et un, dans une tenue légère mais élégante rappelant tant l’été que mon rang, je venais donc à sa rencontre, dans les jardins, vêtus d’un complet aux couleurs bordeaux allant de pair avec la broderie blanche des deux – cimes enneigées sur mon cœur, je me faisais une joie de la rejoindre. Il fallait reconnaitre que cet été faisait du bien, après les tourments de l’hiver. Au moins, aujourd’hui, maintenant, ne pourrions être mieux, clairement. Je fis un sourire éclatant en l’apercevant, au détour d’un sentier. Je la rattrapais alors, avant de me présenter face à elle, je m’inclinais légèrement, dans une salutation un brin formelle mais qui était des plus élégantes avant de prendre la parole, sourire aux lèvres.

« Ma dame, vous êtes radieuse, vous embellissez d’année en années… se serait-il passé tant de temps pour que vous ayez embelli à ce point ? »

Je me redressais avec un sourire enjôleur alors que je plongeais mes yeux dans les siens, j’étais ravi de la retrouver, il était vrai. Au-delà d’être particulièrement délicieuse et malgré son aspect effacé, ; parfois, elle était dotée d’un redoutable esprit, presque trop pour une femme, cela dit. Mais je ne me voyais pas le lui reprocher. C’eut été fort stupide.

« Vous revoir me remplit de bonheur. Je suis toujours resté désolé de la manière dont nous nous sommes quittés, la dernière fois que nous nous sommes vus. J’espère que cette fois, les choses iront autrement mieux. »

Je lui proposais alors mon bras pour marcher. C’était bien le moins que je puisse faire, n’est-ce pas ? Oh, bien sûr, avec toute la distance qu’il soit nécessaire d’avoir pour rester poli et courtois ! Enfin, j’ajoutais, sur ce même ton charmeur.

« Alors, racontez-moi tout ! Etes-vous bien installée ? »

Je n’abordais bien sur pas la raison de sa venue, j’en avais eu vent et je savais donc que l’impératrice, dans de telles circonstances, devait avoir choisi, au moins secrètement son prétendant. Et ses mots prononcés durant notre entrevue me revinrent en mémoire… ainsi que les autres. J’aurai dû exiger plus de garanties, notamment une place au sein de son conseil, ou un ministère officiellement proposé… oui, bien sûr, je n’aurai pas accepté, mais le geste aurait été là… comme quoi, on ne pouvait attendre beaucoup des de Choiseul !


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Daphnée Samabartel
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le Jeu 25 Avr 2019 - 19:05
Captivée par la beauté de la fleur qu’elle caressait avec douceur, elle ne perçut l’arrivée du principal concerné que peu de temps avant qu’il ne se présente à elle. Ses yeux de glace avaient quitté la pureté de la plante pour mieux se relever, s’attardant sur le jeune homme au complet bordeaux. Si elle avait espéré paraître détachée, ce fut comme autrefois : ses lèvres, doucement, s’étirèrent en un sourire franchement heureux et elle se redressa presqu’immédiatement après avoir reconnu le Comte qui se dirigeait droit vers elle. Immobile, elle attendit simplement que ses pas achèvent de réduire cette distance entre eux à moins que rien. Les doigts de sa main gauche se refermèrent doucement sur la canne de son ombrelle, affirmant sa prise. Et finalement, Raimond Beauregard fut là, devant elle, comme s’ils s’étaient séparés la veille.

Il n’avait que peu changé, les ans lui offrant une maturité plus marquée et un air peut-être moins franchement séducteur qu’il n’avait pu l’être par le passé. Mais il était toujours aussi charmant et beau, c’aurait été mensonge que de le nier. Le sourire qu’il afficha d’ailleurs en se retrouvant en sa compagnie provoqua le retour des flammes dévorant ses joues, offrant à son teint blême quelques nuances rosées. S’inclinant devant elle pour la saluer, il lui exprima le bonheur de la retrouver, soulignant les changements que le temps avait opéré chez Daphnée. Ses lèvres s’étirèrent doucement en un sourire conquis tandis qu’à son tour, elle courba l’échine, exécutant une révérence parfaite devant ce Prince qui n’avait nul mal à la séduire. « Cher Comte… Je crains que des ans se soient interposés entre nous mais vous me voyez flattée d’apprendre qu’ils n’auraient nullement entaché votre souvenir de moi. Et je crois pouvoir dire que ces années vous ont également rendu justice, votre présence eclipsant toute autre sans la moindre difficulté. » De la flatterie, oui, mais une flatterie sincère. Daphnée ne voyait plus que lui dans l’océan de verdure qui les entourait, oubliant la beauté des fleurs et la douce odeur qu’elles venaient offrir à ses narines.

Son sourire ne s’effaça nullement, conquise par ces retrouvailles qui la satisfaisaient grandement. Leurs regards se croisèrent et, à nouveau, elle sentit ses joues s’empourprer, la chaleur les gagnant bien vite. Exprimant sa joie de la revoir, il lui présenta quelques excuses sur la manière dont leur séparation s’était faite et un sourire empli de bienveillance se posa sur ses lèvres. « Vous n’avez guère à être désolé, mon cher ami. Il était temps pour moi de repartir en Ligue Raclusienne et bien peu de choses auraient su convaincre mes parents de m’accorder quelques temps supplémentaires quand des devoirs m’attendaient par-delà les mers. Et puis, vos mots couchés sur le papier furent le baume capable de panser mes plaies quand il me semblait bien dur de m’accrocher à quelque raison que ce soit… Mais n’ayez crainte, il n’est guère prévu que je reparte… Pas avant longtemps, du moins. »

S’accrochant au bras qu’il lui tendit, elle lui adressa un sourire ravageur. Puis, se laissant guider par le pas qu’il proposait, elle laissa son sourire s’effacer doucement quand il lui demanda si elle était installée. Pouvait-il ignorer la raison de son retour ? Non, c’aurait été surprenant. Les rumeurs avaient eu raison d’une annonce cordiale et solennelle de fiançailles qui tardait à être faite, l’Impératrice ayant ses raisons. Mais il aurait fallu être sot pour ne pas constater la proximité entre Daphnée et la famille Choiseul et ce que cela pourrait entraîner. Pourtant, tous n’avaient pas parié sur le bon cheval, l’Oncle de l’Impératrice se faisant parfois devancer par son frère dans les pronostics que certains menaient. Tant que l’annonce officielle ne serait faite, le trouble resterait bien ancré. « Tout va bien, je vous remercie. Comme il y a quelques années, il m’est très difficile de m’acclimater à l’humidité et cet été m’est bien difficile à supporter… Mais ce n’est que parce que je suis encore habituée au froid polaire de Virindrige… Et puis, je suis bien accompagnée dans mon installation… » Soupirant doucement, elle laissa son regard glisser autour d’elle, observant les quelques passants qui croisaient leur route. « Et vous ? Comment Raimond Beauregard ne peut-il s’être fiancé au moins une fois au cours de toutes ces années… ? Je refuse de croire que nulle prétendante ne se serait risquée à vous séduire plus que les autres. » Son sourire se fit plus mutin, malicieux, cherchant des réponses en formulant les choses autrement que de manière directe, dans un tact calculé.


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le Mar 28 Mai 2019 - 17:03
Je souris à la belle jeune femme qui me faisait face, c’était une véritable beauté, aussi pure et parfaite que l’on aurait pu l’imaginer dans une des cours de ce monde. Pourtant, non. Etrangement, elle venait d’une de ces villes du nord, reculées, et peu connues. Une raclusienne, qui plus était ! Je e trouvais que les années l’avaient embellies, pour le moment, hélas, bientôt, ; au même titre que les années l’avaient embellies, elles la flétriraient. C’était une certitude. Sa venue à la cour avait été une excellente surprise, et son invitation, dans le fond, quelque chose d’assez logique !

« Votre compliment me va droit au cœur, ma Dame. »

Nouveau sourire, plein de charmes, alors que nous marchions l’un avec l’autre, suivi, comme il se devait, par un chaperon. Je ne pouvais qu’apprécier ces retrouvailles. C’était une bonne idée quand même, que de nous retrouver. Les doux souvenirs de nos courtoises rencontres passées me revenaient en tête, par fragment. Elle avait toujours eu cet air délicat et fragile, elle avait toujours été d’une exquise élégance, elle avait toujours eu une langue posée et douce, jamais un mot plus haut que l’autre. Et cela m’avait toujours fait beaucoup de bien.

« Voilà qui est heureux, et si je me doute que vous n’aurez guère le temps de me recevoir ainsi souvent, peut-être apprécieriez-vous que, malgré la proximité, nous continuions ces échanges épistolaires, afin de vous rappeler sans cesse que, même si vous n’êtes que trop entourée d’étranger, votre solitude ici est une illusion, et que je reste votre dévoué serviteur. »

Neiman qu’elle était belle, quand nous étions encore plus proches. Son éclat ne s’éclipsait devant rien, il fallait le reconnaitre. Je ne pouvais toutefois qu’être contrariée qu’elle soit ainsi invitée de De Choiseul ; mes divers échanges avec l’usurpatrice pourraient certes mener à de nouvelles choses, mais cela ne suffirait pas à complètement faire disparaitre la meurtrissure des siècles. Toutefois, je me serai trouvé particulièrement mesquin de la lancer sur le sujet des De Choiseul. On ne mordait pas la main qui nous nourrissait, et lever l’arme, même métaphoriquement, contre son hôte aurait été pour elle bien impoli et bien indélicat, aussi, je n’abordais pas le sujet.

« Je suis convaincu que vous finirez par apprécier le climat ambrosien. Ne l’avez-vous pas déjà fort bien supporté pendant vos trois ans de pupillat ? Dans mes souvenirs, la soie vous allait aussi bien que la fourrure, et même mieux, peut-être ! »

Je lui fis un sourire avant de rebondir sur ses dernières phrases.

« Oh, il y avait bien quelques unions envisagées, mais avec le décès du prince consort… disons qu’il y avait des priorités à donner ! C’est d’ailleurs à se demander si cette pupille qui arrivera bientôt dans ma vie, une cousine de l’impératrice à ce que j’ai compris, ne serait pas une forme de lot de consolation. Bien que je me sois retiré de mon plein gré. D’ailleurs, je suis fier de vous faire cette annonce anticipée de quelque chose qui ne saurait tarder à être officiel. Son altesse impériale Lilith de Choiseul restitue ses terres natales à ma famille. A défaut d’être à l’image de mon ancêtre, je puis être à nouveau, sous peu, un prince ! »

Oui, j’étais fier comme un paon de lui annoncer ça. D’un autre côté, elle connaissait les errements de ma famille, pour en avoir narré certains passages dans notre relation épistolaire, ; aussi, comprendrait-elle à quel point cela comptait pour moi. Bientôt, le titre de prince ne serait plus officieux. Seul celui d’empereur légitime le serait !


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le Jeu 15 Aoû 2019 - 17:23
Guidée par son bras et suivant le rythme de ses pas, Daphnée ne marchait plus que e façon bien machinale, entière absorbée par les paroles que pouvait offrir l’homme à ses côtés. Une dizaine de mètres derrière eux, le chaperon veillait à ce que l’honneur de la jeune femme demeure intact à cette rencontre qu’elle avait souhaité avoir. Evidemment, les paroles de l’homme qu’elle épouserait d’ici quelques mois – si tout se déroulait comme prévu – tournaient dans son esprit et la promesse qu’elle avait formulé se rappelait à elle à chaque pas qu’elle faisait. Prudente, elle le serait bien qu’elle ne comprenait toujours pas pourquoi. Raimond était courtois, attentif et à l’écoute de ce qu’elle avait à dire. Tel le vieil ami qu’il était pour elle, il l’accueillait sans artifice, lui assurant que la solitude qui l’entourait serait trompée par d’autres lettres si leurs rencontres ne pouvaient se multiplier comme ils le souhaitaient tout comme il la rassura sur le climat ambrosien en glissant une remarque sur un sujet que Daphnée connaissait mieux : les différents matériaux employés pour confectionner des vêtements. « Il m’a fallu presqu’une année entière pour m’adapter ! Et renoncer aux fourrures peut être bien plus dur qu’il n’y paraît, vous savez ? Mais je suis heureuse de savoir que je ne suis guère trop ridicule dans ces autres robes bien plus à la mode de la Capitale ! » Après tout, il venait de la complimenter sur sa beauté, non ?

Mais, plus intéressée par sa vie privée comme bien des courtisanes, elle n’hésita pas à affronter le sujet de plein fouet, jouant de malice pour essayer de comprendre comment un parti aussi avantageux et séduisant que lui ne pouvait nullement s’être marié durant tout ce temps. Friande de ces ragots, elle l’écouta tandis qu’il expliquait que tout ceci aurait bien pu arriver si les priorités n’avaient pas été ailleurs. Ah, la politique… Elle qui s’en était si longtemps désintéressait se retrouvait chaque jour un peu plus confrontée à elle. A la mention d’une pupille qui arriverait chez lui, Daphnée haussa les sourcils, doucement amusée par ce statut qu’il allait occuper. A l’annonce de ce lot de consolation, la blonde comprit que les ambitions de l’homme s’étaient montrées assez grandes avant qu’il n’abandonne cette course à laquelle tous les bons partis s’étaient donnés. Qui épouseraient Lilith de Choiseul, alors ? Puis, lui annonçant une grande nouvelle, il ne tarda pas à lui expliquer son retour dans les bonnes grâces de la Cour et la restitution de ses terres. Daphnée écarquilla doucement les yeux avant de sourire avec joie. « Oh ! Mais quelle excellente nouvelle ! Je me réjouis de l’apprendre et je suis heureuse pour vous de savoir que votre situation est vouée à changer ! J’ai toujours été persuadée que vous sauriez obtenir ce qui vous revenait de droit ! » Elle était admirative de sa persévérance, de cette force qui rayonnait en lui. « J’ai hâte d’entendre la chose être actée publiquement et j’espère que la capitale saura vous rendre hommage comme il se doit. Et puis, voilà qui devrait faciliter cette fin de célibat, n’est-ce pas ? » Elle rit doucement, son cristallin et délicat. « Je suis vraiment ravie de vous retrouver ! La Cour déborde de rapaces qui s’interrogent certainement sur la manière de me dévorer quand ils ne murmurent pas dans mon dos quelques sombres rumeurs… La plupart n’osent pas même venir me parler, certainement de peur de se voir périr l’instant qui suit. »


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le Lun 23 Sep 2019 - 14:43
Le pas lent, il était agréable de déambuler dans les lieux. Les De Choiseul étaient, certes, des usurpateurs, mais ils avaient su garder Ambrosia, la cité au centre du monde, belle et florissante. Et ces jardins en étaient la preuve. Ironiquement, même si j’appréciais les jardins, je savais qu’il ne s’agissait jamais que de la poudre aux yeux. Forcément. Mes loyaux ne me mentiraient pas en me disant que trop de monde était insatisfait par ce règne et le dissimulait pour ne pas encourir de risques. c’était l’évidence même. Je restais sans rien dire un moment, savourant juste sa présence, puis d’une voix posée et calme, je lui disais avec tendresse.

« Ma Dame, je ne saurais trop vous dire à quel point vous êtes ravissante dans cette robe. A vraie dire, je crois que quelle que soit la tenue, elle ne saurait être autrement qu’exquise si vous la portez… au fond, votre beauté les éclipse.. ; quant aux fourrures, je crains qu’en dehors des mois les plus lourds de l’hiver… vous n’ayez guère d’occasion de ravir mes yeux par de la fourrure… mais vous le savez déjà. Et j’espère que cette fois-ci, vous serez plus à votre aise, durant cette première année. »

Je souris et doucement dans un geste qui frôlait l’incorrection sans l’atteindre, portant sa main à mes lèvres pour un baiser avant de finalement recommencer à marcher à ses côtés. Je lui fis un sourire tendre et je restais silencieux, alors qu’elle m’évoquait sa joie de voir ma situation s’améliorer grandement. Je lui fis un sourire avant de finalement opiner du chef. Oui, c’était une nouvelle heureuse, même si elle n’était pas encore pleinement aboutie. c’était en bonne voie.

« Hélas, Ma Dame, je lui loin d’avoir obtenu ce qui me revient vraiment de droit, mais c’est un grand pas dans la bonne direction, à n’en pas douter ! »

Je ne développais pas davantage mes aspirations, car même si elles étaient logiques, il était déplacé de la mener brutalement dans cette direction. Mais ce n’était pas grave, les choses ainsi. Je lui fis une œillade douce, avançant avec elle, toujours, alors qu’elle me parlant de la situation de la Cour Impériale. Oui, je comprenais sa situation. En fait, rien n’aurait été plus juste que cela. Je n’en disais toutefois rien au début, la laissant finir avant de poser ma main sur la sienne, comme pour la rassurer quant à la suite de cette situation.

« N’ayez crainte, ma dame, en cas de besoin vous aurez toujours un ami à qui parler et à qui vous fier. Mais.. si vous le voulez bien, montrez moi ce que vous êtes capables de réussir pour survivre dans ce panier de crabe. Allez-y ! Je vous propose un petit défi. Avec… disons comme prix… une bouteille de vin, le meilleur cru de ma cave personnelle. qu’en dites-vous ? Le défi, c’est… de me faire croire un mensonge. Le meilleur mensonge que vous puissiez faire. Comme à la Cour. Mentir est chose courante ici, pour obtenir telle ou telle faveur… alors, ma dame, mentez-moi ! »



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le Mer 16 Oct 2019 - 15:11
« Alors j'ai plus que hâte de retrouver le froid qui fait tant peur aux gens d'ici afin de leur montrer qu'il ne peut en aucun cas défaire la beauté d'une femme... » Elle avait souri devant la flatterie dont il l'avait si doucement gratifié. Ce n'était guère tous les jours qu'un homme soulignait avec soin la beauté qui habitait une femme et Daphnée n'était encore qu'une douce fleur bleue dans la tête, rêvant de ces hommes qui pouvaient la courtiser sans qu'elle ne s'en lasse jamais. Pourtant, les choses avaient et devaient changer. Elle ne devait plus répondre à cette cour désormais, se sachant fiancée à un homme trop puissant pour être défié... Et dont l'animosité envers son voisin actuel n'était pas un secret. Elle avait su lui promettre de son montrer prudente et pourtant, agissait à l'inverse de ces recommandations.

Accrochée au bras de Raimond, elle suivait son pas, le gratifiant de cette réussite de retrouver en partie ce que sa naissance lui avait offert et que les guerres de pouvoir avaient su défaire. Évidemment, lui se montrait déçu de ne pas obtenir l'entièreté de ce pour quoi il était né mais Daphnée ne pouvait définitivement pas s'aventurer sur ce terrain trop glissant pour sa nouvelle position. Se contentant de sourire, elle réorienta la conversation sur cette amitié précieuse qu'il lui offrait et sur cette Cour dans laquelle elle avait bien du mal à évoluer. Daphnée était encore assez candide, naïve même, pour certains. Si elle ne portait pas sur elle cette malédiction, beaucoup essaieraient peut être d'en profiter. Loin d'agir de la sorte, Raimond, lui, la rassura en lui certifiant qu'il serait toujours là et quelqu'un de confiance pour elle. Jusqu'à l'annonce de ses fiançailles, certainement, en effet. Après, leur relation ne risquait-elle pas d'être ternie ? Et finalement, il osa même lui adresser un défi. Curieuse, Daphnée ne tarda pas à être légèrement outrée de ce qu'il lui demandait. « Un mensonge ? Mais cher comte, c'est à l'encontre de tous les principes moraux que mes pauvres parents se sont évertués à m'enseigner... Que diraient-ils s'ils vous voyaient tenter de me pervertir de la sorte ? »Elle eut malgré tout un léger sourire amusé. Ses géniteurs n'ayant pris la peine de se déplacer pour l'accompagner dans ses rencontres avec sa future belle-famille, ils ne pouvaient pas l'atteindre si quelques mots déplacés à leur encontre sortaient de sa délicate bouche. Pourtant, elle leva un doigt. « Je veux bien me prêter à votre exercice aussi curieux puisse-t-il être à une seule condition : Que nous partagions cette bouteille si tant est que je puisse la gagner... » Cela impliquait nécessairement de se revoir, peut être dans un cadre différent avec chaperon et autres obligations, mais cette perspective faisait taire un peu plus la solitude qui l'entourait si aisément. Puis, finalement, elle lui demanda. « Comment puis-je vous faire croire un quelconque mensonge si vous attendez de moi que j'en formule un ? Dois-je le noyer dans quelques vérités ou bien simplement façonner une histoire suffisamment convaincante pour qu'elle vienne semer le trouble dans votre esprit ? Et que voulez-vous que je vous offre, si je ne parviens pas à vous convaincre ? »


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le Mar 12 Nov 2019 - 7:36
La délicatesse et la finesse de la jeune femme, de corps et d’esprit, n’était pas sans charmes, bien au contraire. Et il était vrai que moi-même, j’étais de son avis sur le sujet. J’aimais l’idée de la revoir habillée de fourrures. Nul doute qu’elle serait particulièrement séduisante – si elle ne l’était pas déjà. Je lui fis un sourire tendre avant de finalement lui proposer une sorte de petit défi. Je me doutais que cela allait contre ses habitudes. Mais je ne pouvais pas m’empêcher de me dire qu’elle était particulièrement ingénue, si elle espérait s’en sortir avec une simple suite de vérités… c’était quelque chose de compliqué, mais je comprenais qu’il n’était pas naturel pour elle de travestir la vérité…

« Oh, allons ! Vous savez, mentir, ce n’est pas dire l’inverse de la vérité, mais plutôt habiller la vérité de parures attrayantes… tout simplement… personne ne vous pousse à dire les pires ignominies… n’avez-vous jamais dit à un ami de vos parents que vous étiez contente de le revoir, pour préserver les apparences ? C’est un peu pareil, sur des sujets plus divers… considérez que cela ressemble à du théâtre que l’on improvise… si cela peut vous aider… »

Voilà comment mentir. Il était important qu’elle comprenne la chose. Même si je me doutais qu’elle savait très bien que signifiait mentir, je préférais lui donner un cours dans un art que je maitrisais plutôt bien. Presque autant que la rapière… rapière dont j’espérais bien faire démonstration devant tous lors des jeux qui commenceraient incessamment sous peu… je lui souris et je posais une main sur la sienne pour la serrer doucement. Seul acte que je me permettais. Je connaissais les limites à ne pas franchir.

« Soit ! Disons donc une bonne bouteille de vin à partager ensemble si vous y parvenez ! Un Don fameux de mes réserves personnelles ! »

Oui, le défi était clair et net et quand elle me demandait des précisions. Et elle avait raison, d’ailleurs, je ne pus m’empêcher d’avoir un petit signe approbateur de la tête à ses questions. Il s’agissait de lui donner de bonnes réponses, n’est-ce pas ? J’avais envie qu’elle gagne, bien sûr… quoique l’on puisse penser, j’étais un bon joueur, et un beau joueur.

« Hum… les armes sont vôtres. Donnez-moi envie de vous croire. Par des jeux sur la vérité, par une histoire inventée de toute pièce. Qu’importe ! Vous avez le choix des armes, et je souhaite que vous me fassiez, si ce n’est croire, envisager de vous croire. En outre, si je gagne, vous devrez m’accompagner à une table de jeux, le temps d’une soirée. Qu’en dites-vous ? Est-ce que vous pensez que le pari est équitable ? »

D’une certaine manière, nous étions tous les deux gagnant quelle que soit l’issue. Mais je ne me voyais pas lui donner un gage qui puisse paraitre déplacé… aussi, je préférais que nous en profitions tous les deux quelle que soit l’issue.

« Mais si vous trouvez cela trop facile pour moi de ne pas vous croire, que diriez-vous de cela : réfléchissez à votre mensonge, élaborez-le, et fixons-nous rendez-vous dans deux jours pour une nouvelle promenade et vous serez plus libre de me faire tomber dans le piège de vos mots comme je suis tombé dans celui de vos yeux. »


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Daphnée Samabartel
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Daphnée Samabartel
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le Lun 9 Déc 2019 - 23:24
Vous savez mentir. Elle retint le sourire qui vint poindre doucement sur ses lèvres, tachant de garder contenance et cet air faussement désabusé par ce vice dont il l’accusait. Heureusement pour elle, oui, elle pouvait utiliser ce subterfuge quand la situation le nécessitait. Pourtant, Daphnée avait reçu une éducation telle que ces mensonges n’avaient pas la place au sein de Virindrige. Sa mère lui avait enseigné l’art d’être vertueuse et elle s’y appliquait avec soin. Même face à ses précédents fiancés, elle s’était retenue d’un quelconque mensonge. Ecoutant pourtant celui qui pouvait se vanter d’être son seul ami à la Cour, elle sourit, doucement amusé par la définition qu’il offrait à ce mensonge. Était-elle suffisamment bonne comédienne pour se lancer dans une pièce de théâtre improvisée ? Elle ne le pensait pas. Au contraire.

La main du Conte vint doucement se poser sur la sienne dans un geste purement amical qui ne la fit pas moins rougir, offrant de douces couleurs à son teint d’albâtre. Acceptant la teneur du pari, elle ne fit que sourire davantage, réfléchissant déjà à cette vérité qu’elle pourrait habiller. Quel fait pouvait-il ignorer sur elle, qu’elle pourrait masquer de quelques parures suffisamment colorées pour qu’il en oublie les dessous ? Une chose lui parut soudainement évidente et pourtant... Non, elle ne pouvait décemment pas jouer avec cela. S’il découvrait la vérité et que les choses s’ébruitaient, elle risquait quelques remontrances qu’elle n’était pas prête à recevoir. A moins que la vérité ne soit trop grosse pour être perçue comme telle ? Elle s’inquiétait d’ailleurs de savoir son mensonge si évident qu’elle ne pourrait jamais remporter le pari et Beauregard ne tarda pas à lui faire comprendre qu’elle pouvait reporter la chose à leur prochaine rencontre. Mais non. Il lui avait donné le goût du jeu et l’esprit aventurier de la jeune femme était suffisamment chargé par cette proposition pour ne plus pouvoir faire marche arrière. Tous les coups étaient alors permis. Souriant avec une malice non-dissimulée, elle haussa les sourcils quand il présenta sa part du marché. Une soirée avec lui autour de tables de jeux ? Qu’avait-il à y gagner exactement ? Haussant les épaules, encore libre comme l’air, elle répondit avec la joie de l’enfant qui découvre les règles d’un nouveau jeu. « Le plaisir de vous accompagner sera le mien. J’espère seulement que je ne vous apporterait pas mauvaise fortune si cela doit arriver… » Sa réputation ne faisait pas d’elle une femme de chance, bien au contraire. Alors mieux valait prévenir, que guérir…

Puis, à ses propos sur le report de l’expérience… Elle rougit de plus belle, la flatterie trouvant son effet sur elle une nouvelle fois. Pourtant, elle essaya de reposer son attention sur les choses qui les intéressaient pour de bon. « Non, ça ira. J’aime les défis quand ils sont à la hauteur de la tâche. Si cela peut-être un prétexte à rallonger cette promenade, qui plus est… » D’un regard au-dessus de son épaule, elle avisa le page qui les suivait, présent pour la préservation de l’honneur de la jeune femme dans cette rencontre. Relevant ses pupilles azurées sur lui, elle sourit. « Et vous découvrirez bien assez vite que ma langue est aussi dangereuse que mes yeux… » Riant doucement de cette provocation à demi-masquée qui ne lui ressemblait guère, elle porta sa main devant sa bouche, comme pour rattraper les mots grossiers qui avaient pu lui échapper, en vain. Et finalement, retrouvant son calme, elle lui offrit son plus beau sourire. « Votre présence m’avait manqué… Et ce n’est pas là, le mensonge, ne vous méprenez pas. Quand je suis repartie en Ligue Raclusienne, j’ai bien cru que jamais il ne me serait permis de vous revoir et, finalement… Me voilà de retour à Ambrosia. Les Dieux peuvent être surprenants, parfois, ne trouvez-vous pas ? » Tenant fermement son bras, elle réfléchissait activement à comment jouer ce jeu qu’il lui avait lancé sans se mettre en péril. La chose était plus ardue qu’elle n’aurait pu l’imaginer car toutes ses pensées se tournaient malgré elle vers ce mariage auquel elle participerait.


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Raimond Beauregard
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Raimond Beauregard
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le Jeu 26 Déc 2019 - 18:56
Je souris à la jeune femme. Belle, et sans doute capable de se fondre dans la société ambrosienne avec une certaine maestria pour peu qu’on lui en laisse le temps. Pouvais-je l’aider à y arriver, Eh bien… oui et non. En fait, je me disais que pour intégrer les plus hautes sphères ambrosiennes, me gifler en public serait sans doute ce qu’il y aurait de plus efficace. Cela ne signifiait pas qu’il n’y avait pas d’autres manières, cela dit. Et à titre personnelle, je m’en voudrais de la pousser à esquinter ses mains délicates sur ma joue. Logique. Je lui fis un sourire tendre alors que je lui lançais ce défi. Me mentir. Voilà quelque chose qui la mettrait dans l’ambiance. Et je ne doutais pas qu’elle saurait y faire. Les femmes étaient généralement très douées pour la duplicité et le mensonge. Non que ce soit forcément le cas, mais c’était une tendance féminine générale.
Bref.

« Ma foi, si mauvaise fortune il y a, elle ne sera jamais que la continuité de celle de mes aïeux. Il ne serait en rien que question que vous me portiez malchance. Mais davantage que vous preniez un instant de plaisir à vous jouer du sort en ma compagnie. Le hasard…. Ne peut-il pas vous prouver que vous êtes chanceuse ? »

Chanceuse, parce que nous nous connaissions, bien évidemment, entre autres choses, vous vous en doutiez un peu, non ? Et puis, comment dire… de toute façon, les choses se passeraient bien. Mais si elle craignait de me porter malchance…

« Ou alors, vous n’avez qu’à gagner notre petit jeu… »

Oui, voilà ! Je lui fis un sourire joueur avant de finalement la regarder, avec un petit sourire en coin, ravi du potentiel résultat de cette proposition initiale, elle semblait prendre l’idée avec suffisamment d’enthousiasme. Le défi serait à la hauteur… et puis, oui, nous passerions plus de temps ensemble, tout simplement. Moi je trouvais le prétexte idéal. Je lui fis un sourire tendre alors, ma main sur la sienne, mon regard plongé dans le sien.

« Vraiment, votre langue est aussi dangereuse que vos yeux ? Alors dites-moi, est-elle aussi séduisante que vos yeux aussi ? »

Quoi ? Oui, bon, c’était à la limite du déplacé, mais bon, c’était tentant, reconnaissez-le, au moins ! Je souris, joueur, alors qu’elle s’esclaffait de ses propos et peut être des mieux. Un rire léger et gracile, typiquement féminin. Un peu comme une sorte de sifflement d’un oiseau rare et dont ne se lasserait pas de la mélodie. Je lui souris et elle reprit la parole. Je cherchais le mensonge avant qu’elle ne me détrompe un peu. Ma foi, l’idée de lui avoir manqué me plaisait et flattait plus que largement mon égo. J’en fus heureux.

« Les voies des dieux sont impénétrables, peut être pouvons-nous estimer chanceux, alors… vous voyez, vous me portez chance puisque nous nous retrouvons ! »

Oui, un nouveau petit compliment avant de m’ouvrir un peu.

« Quand vous êtes retournée chez vous, je ne me suis pas non plus senti particulièrement bien non plus. Je craignais de ne plus vous revoir. Heureusement que vos lettres me réchauffaient le cœur. »


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