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Daphnée Samabartel
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Daphnée Samabartel
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le Sam 11 Jan 2020 - 0:46
Sa main agrippée au bras du bellâtre, elle souriait plus que la bonne conduite ne l’y autorisait. Déjà, les gens les regardaient, leur adressaient quelques regards curieux, reconnaissant probablement davantage Beauregard que la jouvencelle qui se tenait à ses côtés. Le temps n’en serait que plus long avant que les murmures n’arrivent aux oreilles de la famille impériale, lui risquant quelques blâmes pour une conduite indigne de leur rang et de celui qu’elle devrait porter. Mais n’était-ce pas pour mieux dissimuler son secret qu’elle agissait de la sorte, au-delà du fait qu’être en compagnie d’un si séduisant personnage ne pouvait que la ravir. Daphnée avait espéré, par le passé, que l’homme à ses côtés finisse par trouver sa beauté suffisante pour qu’il s’aventure à lui faire la cour, comme bon nombre de jeunes filles présentes en Ambrosia à l’époque. Pour lui, elle aurait peut-être fait l’effort d’un mariage bien qu’elle aurait craint pour son avenir à chaque instant tant que la cérémonie n’était prononcée. Mais les choses étaient aujourd’hui révolues et, bien qu’elle ne serait probablement jamais entièrement indifférente à son charme, elle le savait inaccessible autant qu’elle l’était pour lui. Tant que Nemrod l’Envers resterait en vie, ce qui, vu son âge déjà avancé, ne serait pas si long qu’elle pouvait le penser.

Tous deux cherchaient coupable à une mauvaise fortune encore non avérée, s’affublant de celle-ci de part leurs historiques respectifs. Pourtant, un sourire amusé regagna les lèvres de Daphnée quand il affirma avec une nonchalance non-dissimulée qu’elle n’avait qu’à emporter le petit jeu qu’il avait instauré pour ne pas avoir à vérifier tout ceci. Il avait raison et, dans son esprit, la blonde cherchait moyen de mener à bien ce projet. Pourtant, alors qu’elle sous-entendait à quel point ses mots pouvaient être aiguisés, lui ne tarda pas à se montrer inconvenant, provocateur. Le rouge monta instantanément aux joues de la jeune femme qui espérait presque que personne n’ait entendu quelque chose d’aussi déplacé… Quoique plaisant. Était-ce de la séduction ? Elle l’ignorait, candide jeune femme venue de terres lointaines. Tâchant de garder contenance, elle dévia son regard sur les fleurs alentours, espérant que son malaise certain n’avait su être perçu par ceux qui les entouraient. Pourtant, elle ne put retenir le ricanement qu’elle avait eu suite à sa phrase, essayant de se montrer faussement amusée de ce qu’il venait de dire.

Mieux valait en revenir à des choses simples telles que le manque éprouvé par la distance imposée entre leurs corps et ce lien épistolaire qu’ils avaient su entretenir. Un privilège aux yeux de Daphnée qui comptait le comte parmi ses amis. Je craignais ne plus vous revoir. Voilà mots suffisants pour remettre du baume à son cœur. La douce enfant sourit avec une certaine tendresse, relevant ses pupilles azurées sur lui. « Les Dieux ont lu nos mots et ont su qu’il fallait nous réunir. Vous retrouver était, pour ainsi dire, l’unique chose enthousiasmante dans l’idée d’un retour dans ces terres humides et étouffantes. Mon acclimatation prendra vraisemblablement autant de temps qu’elle n’en avait pris la première fois… » La maladie la guettait, elle dont l’organisme était habitué au froid, là où les maux n’avaient que peu de place pour se répandre. Depuis son arrivée, elle avait déjà l’impression que ses poumons n’étaient que flammes brûlantes. « Il n’était pas réellement prévu que je revienne, je dois le confesser… Et je m’excuse de n’avoir été explicite à ce sujet dans les quelques mots transcrits sur du papier dans la hâte de mon départ. A dire vrai, j’ai cru comprendre que ma présence à la Cour avait été assez remarquée mais j’ignore bien les murmures formulés sur mon passage… Peut-être pourrez-vous m’éclairer sur ce point en m’indiquant quelles choses sont dites sur ma personne quand je ne suis guère dans les parages ? Faites-le en tant qu’ami, je vous en prie, n’ayant crainte de quelconque franchise, je saurais l’encaisser. »


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Raimond Beauregard
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Raimond Beauregard
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le Dim 26 Jan 2020 - 18:39
La situation aurait sans doute paru déplacée à quiconque nous aurait vu, ainsi installés ; ce n’était pas si mal. Je lui fis un sourire aimable. La douce jeune femme était quand même délicieusement tendre, il fallait bien le reconnaitre. Pouvais-je espérer davantage d’elle, Certes non. C’eut été complètement inconvenant. L’avais-je espéré à une époque ? Oui, tout à fait. Enfin, ce n’était pas comme si les choses allaient évoluer. Elle n’était pas au palais pour faire joli, sans doute… et sans doute sur invitation des de Choiseul. Enfin bref, je laissais tomber toute cette histoire, m’intéressant juste au moment présent. Les lettres échangées avaient fait perdurer cette douce relation que nous avions. Elle avait donc un ami dans la capitale, d’une part, et en retour, j’avais aussi une personne, dans mon entourage, qui m’appréciait sans arrière-pensée ; rien que pour cette raison, je me disais que cultiver cette amitié était importante, mine de rien.

Oui, sa présence à la cour avait été soudaine. Et je comprenais qu’elle n’ait pu m’en entretenir par courrier de manière plus posée. C’était parfaitement compréhensible ! Je lui fis un sourire avant de finalement opiner du chef, un simple geste d’acquiescement qui faisait comprendre que je savais que ce n’était pas un manque volonté si elle ne m’avait pas mieux appris son départ. J’étais bien trop conscient que dans la vie, l’homme ne faisait pas toujours ce qu’il voulait. Bien au contraire. L’homme était un être condamné à subir au mieux et à s’adapter de bout en bout. Je lui fis un sourire aimable avant de finalement effectuer un fugace pression de ma main sur la sienne.

« Oh, je crains que les bruits de couloir remontent tôt ou tard à votre oreille et je crains aussi qu’ils ne vous déplaisent. beaucoup pensent que vous êtes là pour permettre à l’empire de montrer sans que ce soit de manière appuyée, soutient les démarches de la ligue contre Thémis, déjà. En foutre, beaucoup pensent que vous n’êtes là aussi que pour épouser quelqu’un, sans doute, selon certains, un noble sans grande importance, sous l’œil bienveillant de l’impératrice… certains trouveraient clairement déplacé l’union d’une fille de notable lointain à un noble ambrosien, ou pire, à un membre de la famille impériale, aurait quelque chose d’insultant. La cour ne sera pas tendre avec vous, soyez-en certaine. Mais cela ne signifie pas que c’est une mauvaise chose pour autant… au fond, en vous sous estimant de la sorte, elle vous donne le moyen de vous montrer meilleure qu’elle ne vous croie ! » 

Je n’en dirais pas plus sur d’éventuelles rumeurs. Il faudrait qu’elle apprenne à ne pas compter sur moi, je lui disais d’ailleurs quelques mots sur le sujet.

« En outre, je ne vous cacherai pas que votre proximité avec l’ancienne lignée ne vous mets pas dans les petits papiers des personnes influentes, et risque, par ma faute, de vous aliéner les mauvaise personnes… »  

Je pris un instant de pause avant de lui dire, doucement.

« Je vous prie de m’excuser pour cela… » 


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Daphnée Samabartel
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Daphnée Samabartel
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le Jeu 20 Fév 2020 - 13:33
Je crains qu'ils ne vous déplaisent. S'était-elle attendue à autre chose ? Non, pas réellement. Daphnée s'était doucement fait à l'idée que les gens parleraient bien assez vite de sa présence, certains en s'interrogeant simplement sur l'intérêt de cette dernière quand d'autres ne feront rien d'autre que la critiquer ouvertement. Elle s'y était préparée et pourtant, au fond d'elle, cette curiosité déplacée la poussait toujours plus à savoir quels mots étaient employés dès lors qu'elle avait le dos tourné. Les quelques mots de Raimond, déjà, vinrent alimenter son esprit déjà fort imaginatif.

Sa présence était politique, beaucoup l'avaient compris quand seulement une part d'entre eux osaient imaginer des noces avec un membre de la Cour ou, pire encore, un membre de la famille impériale. Prenant une grande bouffée d'air, Daphnée chercha à dissimuler le trouble que ces mots pouvaient déclencher. Qu'en pensait-il, lui ? Il était difficile de le savoir au travers de ces paroles prononcées par d'autres et décriant d'avance son union avec un membre de la famille impériale. Finalement, il conclut en s'intégrant dans les différents paramètres de la popularité de la blonde, soulignant que leur amitié risquait bien de lui porter préjudice un jour ou l'autre. Haussant des sourcils amusés, elle pouffa doucement quand il s'en excusa. « Nulle excuse de votre part n'est nécessaire concernant ce point. Je m'estime assez grande pour être en mesure de savoir ce que peuvent me coûter quelques amitiés et la vôtre m'est trop précieuse pour être entachée par des querelles passées. Les autres peuvent bien parler, il faudra une trahison de votre part pour que les choses entre nous se gâtent. » Elle le pensait sincèrement. A moins que le Beauregard ne l'utilise à des fins personnelles, elle n'avait nulle raison de le renvoyer, de le repousser.

Tout sourire, presque provocatrice à l'égard du reste du monde concernant cette amitié qu'elle chérissait, elle finit par hausser les épaules. « Je constate que certains ont su pointer du doigt la véritable raison de ma venue... Et que vous ne semblez pas vous intéresser grandement à la question ! » Ses pupilles azurées se posèrent sur lui tandis qu'un léger sourire en coin étirait ses lèvres. Finalement, c'était rafraîchissant. Mais il demeurait toujours entre eux ce pari et ce mensonge à formuler. L'esprit de la jeune femme de Raclus tournait à plein régime, en quête de ces propos qui sauraient faussement gagner la confiance de son ami. Alors pourquoi ne pas utiliser des mensonges déjà formulés par d'autres et les grossir pour mieux les rendre plausibles ? « Moi qui espérait que mon union à venir avec le frère de son Altesse Impériale puisse vous réjouir... » Prononcer ces mots manquèrent de lui écorcher la gorge et pourtant, seule une information était réellement fausse. Le désigné fiancé.


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le Lun 2 Mar 2020 - 18:15
Je fis un sourire avant de finalement l’écouter parler. Les chose semblaient bien s’avancer. Je restais silencieux et je la regardais, après ma petite tirade. Beaucoup aurait préféré, devant cette réalité, couper les ponts, mais je ne pouvais pas m’empêcher d’espérer un léger soubresaut de bêtise de sa part. non qu’elle soit sotte, mais davantage dans l’esprit de ne pas me rejeter qu’autre chose. Je lui fis un signe de tête approbateur quand elle me répondit, montrant que notre amitié lui était trop précieuse pour la sacrifier sur l’autel de la bienséance sociale.

« Je vois…. Alors peut être vous trahir ne serait qu’un cadeau que je pourrais vous faire ? »

Les mots avaient été lâchés sans la moindre forme de conviction. Je n’y croyais pas davantage qu’elle, sur le coup. Et je n’en avais pas du tout envie d’ailleurs j’émis un claquement de langue, agacé par ma propre idée, fort peu convenable mais qui résumait fort bien mes impressions sur le sujet. enfin, ce n’était pas important. Je restais sans rien dire avant de finalement lui sourire plus franchement quand elle parla des raisons de sa venue. Oui, je savais que j’avais visé juste. En même temps, une petite nobliette de rien du tout, même pas une noble à vraie dire, invité à résider au palais… les conclusions étaient faciles à faire.

« A vraie dire, je ne m’y intéresse pas davantage que cela parce que tout ce que peut bien faire cette engeance m’horripile profondément, au minimum… »

Oui, voilà. Je restais sans rien dire avant de finalement hausser les épaules et rajouter.

« La seule chose qui me réjouisse dans cette histoire, c’est qu’une fois au palais je pourrais davantage vous voir, d’une part, et d’autre part, j’ai espoir que de futures enfants tiennent de vous… ce qui ne serait pas un mal… mais le frère de l’impératrice est un bon parti, je suppose… »

Difficile de le dire ce mot… impératrice. Elle n’était qu’une usurpatrice, après tout…

« Mais il faut reconnaitre que c’est un mariage avec un bâtard, donc lui-même ne saurait espérer séduire une dame de son rang… N’y voyez aucune offense, très chère, mais dans l’absolu vous avez tout à gagner à ce mariage, un rang, un nom, et bon nombre d’autres avantages. En outre, on le dit bien fait de sa personne, et plutôt intelligent. Bien qu’il soit supposément un batard… en somme, tout se résume à des calculs politiques, d’aucun va se demander quelle valeur cachée vous possédez…. Et pourquoi quiconque se risquerait à vous épouser… quoique je serais le premier à prendre ce risque si le sort m’en était permis ! Il est en ce monde des flammes qui méritent que l’on s’y brûle. »


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le Dim 29 Mar 2020 - 0:54
Un cadeau. La trahison, quelle qu’elle puisse être était tout sauf un présent que l’on pouvait offrir à quelqu’un. C’était le poison de ce monde, le fléau de leur époque. Combien de couteaux dans le dos avaient été plantés par des gens qui se disaient honnêtes ? Daphnée détestait l’hypocrisie, elle ne saurait survivre à la trahison, quand bien même elle serait réalisée dans le but de lui permettre de s’accomplir. Non, à cela, elle ne saurait faire face et préférait ne même pas l’imaginer. Pour cela, elle ne répondit guère, se contentant de lever les yeux au ciel avec une certaine insolence. Voilà qui était au moins aussi déplacé que les propos qu’il pouvait parfois avoir et c’était fort mérité !

L’heure était alors venue de plonger intégralement dans le petit jeu qu’il avait instauré entre eux. Mentir. D’une vérité, Daphnée construisit son mensonge. Et elle lutta pour retenir le feu qui pourrait embraser ses joues devant la honte d’un tel acte. Comment pouvait-elle seulement se dire fiancée au frère de sa majesté l’Impératrice ? L’imaginer au bras de son Oncle la gênait déjà grandement bien que pour des raisons différentes. Daphnée était-elle réellement prête à ces noces ? Non. Elle le réalisait peu à peu, l’événement s’étant préparé dans le plus grand secret, ne l’ayant appris que quelques jours avant son départ de Virindrige. Était-ce pour cela qu’elle se réfugiait doucement dans le déni et dans la certitude que rien de tout ceci n’aurait lieu, malédiction aidant ? C’était fort probable.

Pourtant, elle fut presque déçue de la réaction de son ami face à ce qu’elle estimait, elle, être une nouvelle de poids. Il disait ne pas s’intéresser à tout ceci et pourtant, elle le soupçonnait de surveiller tout ce qui pouvait se tramer au sein de la Cour, motivé par ses ambitions personnelles. Et finalement, il préféra tirer le positif de cette annonce, soulignant qu’elle ne serait que plus présente au palais, ce qui faciliterait leurs rencontres futures. « N’est-ce pas vous, pourtant, qui souhaitiez me trahir quelques instants plus tôt ? Voilà que vos mots vont désormais à l’encontre de tout ceci… » Et ce n’était pas pour lui déplaire, loin de là. Cependant, autre chose vint rapidement tourmenter l’esprit de Daphnée dans les mots qu’il eut. Des enfants. Elle retint un frisson, jouvencelle innocente en tout point. L’honneur de Daphnée lui était précieux et si elle avait regretté de ne pas avoir succombé à la tentation, elle chérissait cette virginité qui ne serait bientôt plus. Nemrod l’Envers lui demanderait-il de porter son enfant ? Il était si âgé que la chose lui semblait insensée. Et pourtant, malgré elle, elle ne put ne pas songer à cette possibilité.

N’y voyez aucune offense. Oh non, elle ne l’était nullement, sachant son histoire faussée volontairement. Mais oui, Daphnée avait tout à gagner d’un mariage avec un membre de la famille Choiseul. Un nom, un rang, une notoriété certaine. La fin, encore, l’arracha à ses pensées, la poussant à rougir pour de bon. Déviant le regard bien loin de celui de Raimond, elle pinça les lèvres, ne sachant quoi répondre. Il est en ce monde des flammes qui méritent que l’on s’y brûle. « Le pensez-vous ? » Son cœur avait pris le contrôle de ses pensées et ce fut en relevant ses yeux azurés vers lui qu’elle poursuivit. « Suis-je réellement quelqu’un qui en vaudrait la peine, si les choses avaient été différentes ? Ou me flattez-vous car nous savons tout deux que ces mots ne seront jamais plus que ceci, de la flatterie ? » La jeune femme avait besoin d’être rassurée. Chaque jour, les doutes menaçaient d’effondrer son esprit pourtant clair et construit. Se rendant compte qu’elle était allée un peu loin dans ses mots, qu’elle pouvait le gêner, elle baissa à nouveau le regard. « Vous n’êtes pas obligé de répondre… Même si une part de moi ne pourra jamais s’empêcher de rêvasser à ce qu’aurait pu être la vie si les Dieux en avaient décidé autrement. »


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Raimond Beauregard
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le Mer 1 Avr 2020 - 21:03
Sa remarque quant à mes mots contradictoires était parfaitement pertinente, et nous le savions tous les deux. Mais cela la rendait savoureuses et pleine d’intérêt. Je lui fis un sourire entendu et ravi sur ce sujet. ? je ne pouvais pas m’empêcher de me dire que les choses se passaient bien. elle comprenait donc tout le paradoxe de la situation. je la regardais dans les yeux un instant avant de finalement l’éclairer sur ce que je pouvais bien vouloir dire. bon, il s‘agissait davantage d’un rattrapage, ceci dit…

« Vous apprendrez, très chère amie, que s’il est important de garder ses amis proches de soi, garder ses ennemis plus proches encore est quelque chose d’essentiel. Considérez cela comme un lien entre mon désir de vous voir, et ma proposition de vous trahir. Qu’en pensez-vous ? »

Oui, voilà qui était joliment rattrapé, n’est-ce pas ? Je la regardais avant de finalement hausser les épaules et la regarder sans savoir quoi en dire. enfin, elle revint sur les mots qui ‘m’avaient échappé. Je m’arrêtais et me mettait face à elle. je restais figé, les yeux dans les siens. Je ne pu m’empêcher d’opiner du chef.

« Je ne suis pas connu pour ma sournoiserie. Si je vous dis quelque chose comme ça, qui m’a échappé, je le pense. Alors, dites-vous bien que malgré votre chaperon, je vais faire une bêtise. Enfin… ce n’en est pas vraiment une mais… un peu quand même. »

Je remontais ma main, saisissais son menton et pressais un court instant mes lèvres contre les siennes. Parce que je voulais lui montrer que je le pensais. Je ne prolongeais rien et m’écartais rapidement.

« Maintenant je vais être honnêtes. Pour que les Dieu en décident autrement il eut fallu que vous soyez d’un lignage bien supérieur à celui qui vous définit… alors, els choses auraient pu être différentes. Vous êtes de ces flammes qui méritent que l’on s’y brule. Une flamme qui éclipse par sa beauté un soleil hivernal. Toutefois. Non. Les choses n’auraient pas pu être comme vous le laissez entendre. Parce que, quand bien même mes sentiments pour vous seraient beaucoup plus qu’amicaux, les lumières qui graviteront près de moi ne seront jamais de celles qui éclipsent tout autre, il est fallu qui brillent en illuminant les autres, et il faut qu’elles puissent accepter le boisseaux qui étouffent leur lumière pour ne point éclipser la mienne. »

Je m’écartais alors d’elle, avec un air mi-figue mi-raisin. 


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le Sam 4 Avr 2020 - 2:34
Garder ses amis proches de soi, mais ses ennemis plus encore. Elle n’aurait nullement eu le regard porté sur Raimond à cet instant, elle aurait cru entendre un énième avertissement politique offert par son fiancé. Malgré elle, Daphnée sourit doucement devant ce qui semblait être le mantra de cette Cour. Devait-elle donc s’estimer heureuse de n’être proche que d’une poignée de gens ? Cela ne signifiait-il pas qu’elle avait peu d’ennemis ? Pourtant, devant le reste de sa déclaration bien contradictoire, elle se laissa aller à un léger rire. « J’en dis que mon esprit n’est pas suffisamment affuté pour vous rendre réponse dès à présent… » Elle préférait se dire que Raimond demeurerait son ami, qu’importe le futur, qu’importe ce qu’il apprendrait prochainement. Elle l’espérait grandement.

Intriguée par les mots qu’il eut ensuite, elle chercha à savoir s’il se montrait sincère. Jamais Daphnée n’aurait pu prévoir ou ne serait-ce qu’imaginer ce qui se produisit par la suite. Envoûtée par les douces paroles de Raimond, elle ne prêta pas attention à ses gestes. Et pourtant, il y eut cet avertissement. Cette bêtise qui était préméditée. Il n’aurait pas d’excuse, il ne pourrait prétendre ne pas être maître de son corps et Daphnée le comprit instantanément autant qu’elle comprit trop tard le tour qu’il lui jouait. Il n’était pas sournois, non, et pourtant, il jouait de sa candeur autant qu’il déversait quelque once de malice sur elle. Ses doigts vinrent se saisir de son menton avec une autorité incontestable et, l’instant d’après, les lèvres charnues de la blonde rencontrèrent celles du Comte des Deux Cimes. Il n’y eut nulle réponse de sa part, le baisant étant à la fois trop furtif et trop surprenant. Une chose fut certaine, les innombrables pensées de la jeune femme s’entrechoquèrent et elle ne put que ciller en première réponse. Que venait-il de faire ? L’avertissement avait été là et pourtant, telle une enfant, elle s’était imaginé une autre provocation.

Ses yeux s’écarquillèrent tandis qu’elle observait le jeune homme sans comprendre. Son cœur eut un raté, éprouvé tant par la satisfaction de savoir qu’elle séduisait l’un des plus beaux jeunes hommes de l’Empire, tant par cette panique qui grandissait en elle. En public. Il venait de l’embrasser aux yeux de tous. Ses doigts vinrent se poser machinalement sur ses lèvres, comme pour réaliser que le contact avait bien eu lieu, comme pour s’assurer qu’il ne lui avait volé qu’un baiser. Que devait-elle faire en réponse ? L’éconduire avec une violence qui ne lui ressemblait guère ? Certainement pas. Et même si elle était terrifiée face aux répercussions potentielles de tout ceci, elle ne pouvait mentir : au-delà de la surprise, elle avait apprécié. D’ailleurs, tandis qu’il argumentait les choses, ses joues se teintèrent doucement d’un fard rougi de honte.

Honnête, il l’avait toujours été. A travers les flatteries, elle avait su comprendre l’attachement amical qui existait entre eux, notamment quand ils poursuivirent cette relation par correspondance interposée. Daphnée avait beau se montrer naïve, elle savait que l’intérêt du jeune homme n’était pas que politique. Dans ses explications, elle constata que cette politique était en réalité une barrière à un rêve de jeune fille séduite par un Prince déchu. D’une phrase cependant, il souligna la nature purement amicale de ses sentiments et Daphnée laissa échapper un léger sourire. Aurait-elle pu être plus sotte que de s’imaginer plus que cela ? Et au milieu de ces éclaircissements, il flatta encore cette jeune femme à la beauté glaciale. Quand lui la comparait à une flamme, la blonde se voyait plutôt telle la glace mais tous deux finissaient par brûler.

Relevant ses yeux clairs sur Raimond, elle prit enfin la peine de regarder autour d’elle, tombant sur la mine déconfite du page qui l’accompagnait, sachant qu’il avait échoué dans sa mission. Pour sûr, ce baiser risquait d’arriver dans certaines oreilles et elle devrait bien l’expliquer. Mais elle ne le regrettait pas. « Votre honnêteté vous honore, mon ami. J’ai bien peur qu’elle ne soit la cause de ma déchéance, cependant. » Grimaçant légèrement, elle eut un nouveau regard pour le jeune homme qui se trouvait en arrière, à une bonne dizaine de mètres d’eux. « Je pourrais tenter de sauver les apparences en vous offrant une gifle bien placée, mais ce serait entacher un instant qui m’a plu plus que les conventions ne me permettent de l’admettre... » Malicieuse, son sourire s’étira en coin avant de réajuster une mèche de cheveux derrière son oreille. « Votre amitié m’est précieuse, Raimond. Le ciel est bien assez grand pour permettre à plusieurs étoiles de briller simultanément, pourquoi ce monde ne pourrait-il pas l’être ? »

Un dernier sourire passa sur son visage avant que ses incisives ne viennent mordiller sa lèvre inférieure. « Cependant, et pour éviter à ce pauvre page davantage de questions intérieures, je me dois de vous laisser. Votre geste n’était pas anodin et il faut bien que je tente de réagir en conséquence. J’ose espérer que nous nous retrouverons bientôt et… Qui sait, peut-être devrez-vous préparer la meilleure bouteille de votre cave. »


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le Sam 11 Avr 2020 - 14:03
Je souris. Le baiser avait été un message bien précis, l’avait-elle compris ou pas ? Je ne savais pas. Ce serait à elle de le comprendre. Je lui fis un sourire tendre avant de finalement plonger mon regard dans le sien. Je l’avais troublée ? Comme c’était surprenant. Je ne m’y attendais pas…. Bon, j’arrêtais là l’ironie.je restais sans rien dire avant de finalement lui sourire et la regarder dans les yeux alors qu’elle finissait par accepter de me regarder dan les yeux, comme si elle cessait de fuir cet instant. Elle n’aurait de toute façon pas pu beaucoup le fuir, elle avait été bien peu prompt à faire cesser cela. Elle aurait pu me gifler, elle aurait pu me mordre pendant le baiser. Mais elle n’en avait rien fait. Donc elle était délicieusement conquise.
D’un coup, le fait qu’elle se soit ainsi laissée allée à son baiser était encore plus délicieux. J’imaginais déjà son futur époux tempêter… et ça valait bien toutes les gifles de monde.

Mais pas de gifle, elle le dit elle-même. Je n’aurais pas aimé me faire battre par une femme, mais j’aurai perçu cela comme n’étant que justice, cette gifle. Et par cette absence de gifle venait un aveu. L’aveu du plaisir de ce baiser. Enfin, qu’importait. Je lui souris, la regardant avec une certaine forme de douceur, alors qu’elle me parlait des étoiles. Nous avions un point de vue différent là-dessus, et c’était ainsi que les choses se faisaient. Je la regardais avec une certaine forme de de jeu dans le regard alors qu’elle finissait t par sourire et parler du page dont je n’avais, pour ainsi dire, cure. J’opinais du chef. Il y en aurait des conséquences. Daphnée était une belle femme, une femme magnifique, il fallait le reconnaitre. et la voir ainsi troublée et heureuse de ce baiser, ça la rendait délicieusement subliment. Je restais sans rien dire avant de finalement la retenir un court instant.

« Un instant, ma Dame. Je pense néanmoins que ne pas vous laisser faire de la sorte est une erreur. Vous devez défendre votre honneur… vous êtes une jeune femme fiancée à quelqu’un d’important, n’est-ce pas ? Alors si ce baiser ne vous suffit pas pour défendre votre honneur… »

N'ayant cure du page, je m’approchais d’elle et je l’embrassais plus longuement plus insistant, et je ne cesserai qu’une fois une gifle de sa part ou un geste de sa part pour se dégager. De cette manière elle pourrait garder la tête haute… alors je sourirais et j’aurai une légère inclinaison du buste.

« Daphnée, je vous souhaite la bonne journée et je prends congé. »

Je lui fis un clin d’œil un rien égrillard et un sourire joueur.

« A bientôt, j’espère… »


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Daphnée Samabartel
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le Dim 19 Avr 2020 - 2:17
Elle devait prendre congé, ainsi le voulait la bienséance. Prête à tourner les talons sans plus de cérémonie afin de laisser le gentilhomme sans aucune courtoisie, elle ne pouvait dissimuler son sourire qui ne trahissait pas son ressenti véritable. Et pourtant, forte de sa position de jeune femme outrée par le comportement de son ami, il ne laissa pas les choses telles quelles, ne souhaitant certainement pas être celui que l’on éconduisait de cette manière. Un instant. Haussant les sourcils, elle se demanda ce qu’il pourrait encore bien inventer pour que cette discussion ne cesse. Il ne fallut que quelques instants à Daphnée pour comprendre qu’il réclamait véritablement une correction en bonne et due forme et bien plus physique que cet éloignement qu’elle intimait doucement. Ainsi, il estimait qu’il était de son devoir de défendre son honneur et, comme pour s’assurer de lui donner une raison bien valable, il revint à la charge.

Rompant la distance entre eux deux, ses lèvres vinrent trouver les siennes avec bien moins d’innocence et de douceur que précédemment, s’assurant que le baiser soit suffisamment scellé entre eux pour ne pas être si facilement ignoré. Prise de court à son commencement, Daphnée put finalement être celle qui recula, se dérobant à ce contact d’un geste de recul précipité. Vraiment, agir de la sorte en public n’était pas chose respectable et elle entendait déjà la voix moralisatrice de son père lui offrir sa déception et son mécontentement devant une attitude aussi frivole. Elle ne le gifla pas, insistant cependant sur la distance entre leurs corps, reculant de quelques pas. Elle était doucement sonnée tandis que lui s’inclinait, lui souhaitant une belle journée. « C’est cela, partez ! » A son clin d’œil, cependant, elle étira un léger sourire avant de tourner les talons. Congé, elle l’avait déjà pris et fit mine d’être furibonde tandis qu’elle se dirigeait vers le page, lui intimant de la raccompagner jusqu’au palais. Pour sûr, cet après-midi aurait des conséquences mais pour rien au monde, elle n’aurait changé son cours…


La beauté de la séduction demeure dans l'insouciance [Raimond] - Page 2 Fc3xBB3
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