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Henry Wolverton
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Henry Wolverton
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le Sam 30 Mar 2019 - 13:09
C’était le grand moment ! Celui qui allait décider de mon destin. J’eus déjà des occasions de briller, me démarquer et partir sur une voie qui me mènerait à des sommets pour enfin, apporter de la lumière au monde ! Mais bien entendu, ce furent des échecs critiques. Les raisons furent nombreuses, mais le plus souvent, cela se portait à l’encontre de mon ethnie. Ambrosia valorisait des ambrosiens. On dira, c’est normal. L’ennui était que les autres royaumes, se faisaient un peu dévorer par cet empire mécanique et que de là, où je venais, réussir dans mon domaine se révélait tout aussi difficile. Car à Eskr, mon destin n’était pas envisagé de la même manière. Etant né bâtard, je n’avais droit qu’à peu de chose. Et la meilleure d’entre à elle à espérer, fut le corps d’armée.

Là-bas, si on parlait de machine, technologie et tout ce qui allait avec, on vous regardera avec de grands yeux. Rassurez-vous, le concept ne leur était pas inconnu. Mais en réalité, on vous dira que cela ne servait à rien. Pire, on pourrait vous traiter de traître, détruisant les nobles traditions de votre famille ou que vous étiez un vendu à Ambrosia, sachant que cet empire n’était pas toujours populaire. Croyez-moi, je l’ai vécu.

Mais tout ceci ne pourrait être qu’histoire ancienne. Là, une bien curieuse bienfaitrice voulu me donner ma chance. Elle prouvait en plus, qu’être parente de l’impératrice, ne voulait pas dire que vous partagiez son point de vue. Lady Clark Amélia recherchait un inventeur à parrainer, et désirait défavoriser les ambrosiens. Personnellement, je ne jugeais pas les gens selon leur ethnie, mais pour ce qu’ils avaient dans le crâne. Malgré cela, je trouvais que c’était une bonne chose, que c’était équitable de rabaisser un peu ces gens-là, eux qui ne furent que privilégier depuis toujours. Et là aussi, croyez-moi, je n’ai pas gâché ma chance.

Vu qu’elle voulait que tout se passe sous forme de concours, j’ai pratiquement tout investi dans ma dernière invention. Et je l’ai testé un beau paquet de fois, rendu le plus agréable à l’utilisation au possible et pratique par-dessus le marché. J’ignorais ce que mes concourants avaient à offrit, mais je restais confiant quant à mes travaux. Ainsi, j’attendais là, dans cette immense salle richement décorée. Le quatrième étage… Je ne l’ai peut-être visité que deux ou trois fois durant ma courte existence. Comme c’était surtout pendant mon service en tant que pupille, mes souvenirs étaient quelques peu flou.

Là, je profitais un peu mieux du paysage, et il fallait avouer, que cela pouvait avoir de l’allure. Moi qui restais enfermer la plupart de mon temps dans mon laboratoire, le monde extérieur ressemblait paradoxalement à une boite fermée. Normal, quand je sortais la tête de mon antre, c’était pour aller me fournir en matériaux. En même temps, le quartier où je vivais, était gris, pauvre, peu de verdure et le ciel paraissait toujours gris. Les rues étaient comme de long couloir dans une vielle bâtisse ou une usine. Et la lumière des lampadaires, s’il y en avait, ne détrompait pas. Donc, voir un peu de nature, faisait du bien. Et curieusement, me rappela ma terre natale, ces plaines qui entouraient nos domaines… Les gens qui s’y promenaient. Moi-même je travaillais au grand air quand il ne pleuvait pas, et ne neigeait pas…

Ma concentration fut coupée quand quelqu’un venait à ma rencontre. D’un bon, je me levais, tenant bien l’objet prévu pour le concours. Pour le moment, il était caché dans une boite que je tenais fermement contre moi. Maintenons la surprise jusqu’au bout. Je savais être un peu Showman des fois.

"Bonjour, Henry Wolverton ! Comme promis, je viens avec quelque chose à présenter pour Dame Amélia Clark."
Amélia Clark
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Amélia Clark
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le Dim 7 Avr 2019 - 23:06
Les autres concurrents s’étaient présentés, deux préciséments et un était arrivé en retard. J’avais vu en compagnie de Zenon les deux premiers et évincé le dernier parce que cela faisait aussi partie selon moi, de mes critères de sélection. Mais comme je souhaitais faire les choses correctement, j’avais émis un avis, avant de le faire, attendant que Zenon soit d’accord ou non. Et s’il ne l’était pas...lui laisser le temps de me convaincre. Je lui concédait ce droit. Et j’acceptais de faire ce genre d’effort. N’imaginez en rien que je m’affaiblisse, mais il m’adoucissait légèrement, cependant, je devais rester aussi plaisante qu’un verre de lait tourné.

L’une des inventions m’avaient plus, mais l’autre m’avait refroidi, il faut dire que l’inventeur avait eu chance que je ne le tue pas, immédiatement, lorsque j’avais reçu sur mon corsage, un peu d’huile de son moteur. Consciente que cela pouvait arriver, je ne démordais en rien de mes airs fermés et je revenais enfin au bureau, changée et parée d’un habillage bleu nuit qui s’alliait avec une certaine perfection,avec ma carnation et ma chevelure. L’on avait fait de ce fait patienter un peu le dernier. Le plus “célèbre” de tous, enfin, pour ceux connaissant un minima la cours, Monsieur Wolverton était eskroi, bâtard et la cours n’avait pour lui que mépris, si tant est que les plus facilement amnésique parvenaient à se rappeler de lui.

Moi, je me souvenais, mais je me souvenais de beaucoup de chose. Pleine de fiel, j’aimais à me rappeler les disgrâces et autres petites choses qui faisaient la boue de la cour. Des fois que cela me serve...et ça pouvait ainsi toujours servir.

Quoi qu’il en soit, je rajustais la broche à mon corsage et je soupirais, rajustée de parfaite manière, mon corps venait retrouver sa place à la proximité de Zenon, non pour lui être proche, mais simplement pour m’asseoir. Je faisais signe au domestique de me servir mon café et je m’allumais un peu de nicotine, soufflant au Conte.

“L’on peut faire avancer le dernier.”

Oui, tout ceci était une lubie, mais je possédais beaucoup d’argent et je cherchais à m’investir dans quelque chose d’utile! Je ne pouvais souffrir de ne rien en faire, et même si le pari était risqué, il permettait aussi que je me couvre. Je portais donc la tasse de café chaud aux lèvres et j’attendais que l’on fasse entrer l’inventeur…



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Zenon de Lascelle
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le Jeu 18 Avr 2019 - 11:25
Je ne savais pas trop pourquoi j’avais accepté cette idée… en fait, si, je savais. C’était par désœuvrement, certes, mais pas que, parce qu’il n’y avait pas à dire, c’était excitant de trouver la perle rare. Mais en vérité, j’avais un avis souvent différent de celui d’Amelia, trouvant parfois des inventions utiles mais souvent bien plus pragmatique qu’elle. Et donc j’étais content d’être là. D’autant qu’elle me l’avait demandé, non comme une faveur ou un service, ; mais comme s’il avait été normal que je sois là. Je lui fis un sourire et je la regardais alors qu’elle venait se poser à mes côtés… je ne savais pas quoi faire… je regardais Amelia alors qu’elle demandait de faire entrer le dernier. Elle semblait lasse.
J’opinais du chef à sa parole, avant de répéter sur un ton ferme et fort.

« Suivant ! »

Je restais un moment en silence avant de finalement regarder l’homme qui approchait. Homme mature, je ne savais que penser de lui, il aurait pu, avec un peu d’effort, faire preuve de bon gout en matière de société. Et la société aurait alors eu le bon gout de l’ignorer, comme le bâtard qu’il était. Tout simplement ! Je ne pouvais pas m’empêcher de me dire qu’elle avait quand même sacrément de l’argent à perdre. Je restais silencieux et j’attendais, en regardant monsieur Wolverton approcher. Je me levais pour, poliment, lui serrer la main de manière affable, avant de finalement reprendre la parole.

« Monsieur Wolverton. Je vous remercie d’être venu ! Mais ne parlons pas davantage, la parole est à vous, je vous en prie, étonnez-nous ! »

Je regardais la boite avec insistance. Que cachait-il là-dedans. Je me plaçais suffisamment en avant par rapport à Amelia pour que, si nouvelle projection il y avait, elle ne finirait pas une nouvelle fois sur sa tenue. ; elle était déjà de sale humeur sur le sujet !


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le Mar 7 Mai 2019 - 12:36
Est-ce que j’avais le trac ? Et comment mon coco ! Je fus à la fois excité et nerveux. La pression était forte sur mes épaules, car il s’agissait de ma plus grande et unique chance de me sortir de ma triste condition et enfin, m’envoler avec des ailes de cuivre pour apporter le progrès au monde. Un faux pas, et je souhaiterais passer à la guillotine. Toutefois, malgré cette force mystérieuse qui comprimait mon estomac, j’entrais d’un pas assuré, sourire aux lèvres dans la pièce. Là, plus aucun moyen de faire demi-tour. Me voici donc jeté dans l’arène, il fallait se montrer plus fort que les autres. Chose qui n’était pas évidente. Car, vous étiez-vous déjà senti indigne ? Je voulais dire, avoir l’impression que ce que vous avez fait, ne valait pas le travail d’autrui ? C’était un petit peu mon cas.

"Bien le bonjour."

Je souriais gracieusement à dame Amélia Clark, celle qui m’eut offert cette chance de participer à son concours et donc, à un bel avenir. Quant à cet illustre inconnu, et bien je le souriais aussi. Réellement, j’ignorais de qui, il pouvait s’agir. Il avait mauvaise mine, l’air grave. Sans doute un noble qui croyait en lâcher plus haut que les autres. Bref, ils voulaient qu’on commence de suite, voilà qui était une bonne idée. Plus vite ce sera fait, plus vite ils verront les prouesses de mon géni. Ou bien, mon échec fatal dans ma carrière.

Pour aujourd’hui, nous partions pour aujourd’hui sur ma spécialité, les automates. Ne voulant me perdre dans un domaine qui m’échappait, je préférais maximiser mes chances en attaquant quelque chose que je connaissais très bien. Mais je priais les dieux que ce que j’avais apporté, leur conviendrait. Posant la boîte à terre, je l’ouvrais pour en sortir son contenu. Cela ressemblait à un gros insecte, un mélange entre une libellule et un moustique. Six longues pattes de cuivres étaient repliées sous son abdomen et ses ailes allongeaient le corps cylindrique de la bête. Cette dernière avait le corps aussi large et gros que la main, et sa queue que l’avant-bras. Je comptais apporter quelques précisions, mais j’eus presque un sursaut, quand je vis Clark dans un sale état. La dernière invention n’a dû être concluante. Mais au lieu de me rassurer, le doute se fit bien plus fort. Car la plupart de mes machines avaient terminé ainsi, par une explosion plus ou moins méchante. Est-ce que cela allait se reproduire ? Non voyons, cet objet avait passé tous les tests. Si cela devait exploser, les chances seraient… Nous n’étions pas hélas, à l’abri de tout risque. Toutefois, je tachais de garder mon sang-froid.

"Il s’agit en fait, d’un automate conçu avec plusieurs autres machines, dont trois qu’ ont peut apercevoir au niveau de l’avant et en dessous. Vous y trouverez des petites manettes accorder sur le côté. Chacune active une batterie électrique qui donne une nouvelle fonction à l’automate, faisant changer la configuration des écrous à l’intérieur pour que cette machine puisse s’adapter à différentes tâches. Voyez donc de quoi elle est capable."

Voulant y faire une démonstration, un premier levier miniature fut enclenché. Très vite, la créature de cuivre déploya ses pattes comme une araignée ainsi que ses ailes. Ses dernières bâtèrent les airs, bourdonnant comme un frelon, devenant presque invisible à l’œil nue. L’insecte géant décolla pour flotter dans les airs. De là, elle fit une rapide analyse des lieux et vint de poser sur le bureau pour ramasser une petite boîte sur le bureau et me le rapporter. Très heureux de cette démonstration, je vins la reposer à sa place, et avec une chaise, je créais un obstacle entre la machine et le contenant.

Ensuite, j’actionnais un second levier, et la créature répéta l’opération. Sauf que cette fois-ci, elle contourna l’obstacle sans heurter le mobilier et me rapporter la boite. Là, j’actionnais maintenant le troisième et dernier levier, prenant soin de bien cacher l’objet sous un tas de feuille. Et cette fois-ci, l’insecte vint le chercher, retirant soigneusement les papiers avec ses pattes avant de rapporter le butin. Bien trop fière de moi, je ne pris pas garde que la machine commençait à chauffer, et que des étincelles s’échappaient. Sans perdre une seconde, je jouais avec ses leviers pour la mettre hors tensions.

"Ce n’est qu’un prototype bien sûr, et il chauffe vite à cause de sa taille. Mais comme vous avez pu le constater, il peut aussi bien ramasser et rapporter n’importe quel objet, et contrairement à la plupart des automates, s’adapte mieux aux situations. Il peut donc transporter vos affaires, et même le courrier si vous préférez. Avec un peu plus de travail, il pourrait soulever et transporter dans les airs de lourdes charges, sans interventions humaines."

Me tenant droit, et retirant rapidement le gant pour paraitre un peu plus présentable, j’attendais toute éventuelle question, commentaire positif… Ou négatif. C’était l’heure de vérité.
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le Ven 14 Juin 2019 - 17:41
Le fait que Zenon soit là me paraissait la normalité, nous n’étions plus à un stade d’hésitation, quoi que je ne cherchais guère trop à nommer notre relation et que je me méfiais encore de lui, enfin, disons plutôt que je lui faisais confiance, mais que je ne pouvais empêcher cette voix minuscule visant à me préserver. Il me sortait de ma zone de confort en tous les cas, et ce n’était probablement pas un mal. Je n’avais pas d’avis bien tranché sur la question…pour l’instant.

Il pénétra en notre compagnie, l’eskrois, fils d’une lignée qui n’était plus glorieuse, par un étrange principe, il était mon préféré, même si cela ne suffisait pas. Il n’y avait pas plus de raison que je le préfère aux autres, encore fallait il qu’il ne m’envoie rien sur la robe…je notais que Zenon se mettait entre moi et l’objet, je notais cela, avant de m’intéresser à l’inventeur.

Je dévisageais donc l’eskrois et je savais pertinemment que je ne pouvais que le déstabiliser, mais il fallait aussi avoir à faire avec moi à l’avenir et je n’étais ni tendre, ni bienveillante, j’étais tout simplement moi. Et l’on ne pouvait me qualifier de tendre ou de bienveillante, ou quoi que ce soit d’autre !

« Le comte de Lascelle m’assiste pour le choix, il faudra aussi vous habituer à sa présence, si vous êtes choisis il est comme mon bras droit. »

Je n’affirmais rien, et je ne démentais rien, pour l’instant il fallait reconnaître sa place, ce que je faisais, sans adresser une seule seconde un regard au comte. Je me moquais totalement de sa réaction, enfin, je souhaitais m’en moquer en vérité. Je préférais ne pas la connaître. Ainsi donc, j’attendais désormais après l’homme. Il parla, je n’y comprenais rien, mais je notais l’allure de sa bête, un rien fantasque. Ne pouvant avancer une connaissance quelconque je préférais le laisser agir que d’interrompre, peut-être que Zenon aviserait une autre façon !

J’observais le mouvement de la bète, je savais que les automates ne savaient faire qu’une seule tâche, celle-ci en faisant plusieurs ? Je ne saisissais pas tout à fait le fonctionnement, il fallait avouer que je détestais les automates,mais j’étais récalcitrante pour des raisons…personnelles. Ainsi donc, je regardais, curieuse, me méfiant immédiatement en voyant les étincelles et je m’attendais à un boum, fort heureusement il éteignit sa machine. Je fronçais les sourcils et je posais une question.

« Si je cache la boîte ailleurs, et si je change d’obstacle, cela fonctionnera aussi ? » Sous-entendais-je que sa démo était préparée ? Oui ! Parce que je me méfiais même de mon ombre, cela ne signifiait pas que je n’étais pas intéressée, tout au contraire, j’avais simplement une question. « Vous avez réfléchis aux obstacles humains en mouvement ? »

Je supposais que Zenon aurait aussi des questions, moi, je donnais déjà les premières qui me venaient.


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le Lun 23 Sep 2019 - 14:54
Le nouveau venu était un homme d’un âge moyen, sans doute tirant vers la quarantaine. Il devait sans doute avoir eu le temps de faire quelque chose de fort sympathique. Il ne restait pas impossible qu’il nous surprenne. j’étais tout à fait partant pour cela… après tout, j’étais disposé à me laisser surprendre. Même si j’étais particulièrement exigeant ; après, pour être honnête, il n’y avait rien de particulièrement surprenant dans tout cela… je restais sans rien dire, jetant juste un œil à Amélia en coin, pour voir ce qu’elle pensait du discours d’introduction de l’inventeur. Sincèrement, si on suivait juste son idée de départ, c’était une excellente idée. c’était drôlement bien fichu. Je voyais l’application pratique. Et, comme il fallait, il prouva qu’une démonstration valait mieux qu’un bon discours. Il montra ce qu’il pouvait faire et je restais de marbre.
Attention, je ne disais pas que je ne trouvais pas cela intéressant. Bien au contraire, même. c’était passionnant. Mais de là à) s’extasier, non. Une démonstration n’était jamais qu’un cadre choisi, aussi, je me demandais si ses fonctions étaient limitées à ce point où est-ce qu’il y avait du vrai potentiel derrière. Peut être que je ne me montrais pas assez compréhensif. Ou peut être que j’en attendais trop ?
Toujours était-il que je laissais Amélia commencer à parler de cela. Je ne disais rien, je ne commentais pas. Je restais sans rien dire avant de finalement opiner du chef devant les questions de mon employeuse, plus ou moins, avant de finalement tousser doucement et r ajouter.

« Nonobstant la qualité de votre démonstration, je ne peux m’empêche d’être d’accord avec madame Clark. La réponse à ses questions m’intéressent aussi. Mais j’en ai encore quelques unes… vous m’avez interpellé sur plusieurs points qui étaient intéressantes. »

Je souris, je me levais et je m’approchais de l’objet, sans rien dire, le regardant, tournant autour avec ce qui était un intérêt réel. Je souris, laissant planer encore un peu le doute sur ces points importants. Je faisais mon petit théâtre si l’on pouvait dire. Et j’irais même jusqu’à toucher si il ne m’en empêchais. Juste toucher, par frapper ou triturer. Un geste tout simplement avant de faire la moue.

« Alors vous avez parlé d’adaptation aux situations… mais je suppose que son mécanisme ne saurait s’accommoder du climat, des changements de temps, je me trompe ? Donc, virtuellement, dans une ville portuaire comme Ambrosia, le mécanisme serait limité par l’humidité et le sel, je me trompe ? »

Oui, voilà... et nouveau point.

« Quelle est son autonomie ? Tant en matière de durée que de distance, notamment pour du courrier ? L’intérêt d’une telle invention serait les longues distances, principalement verticalement dans cette ville… et les risques inhérents au danger de s’écraser ? »

Oui, voilà, il y avait quelques petites choses qui me gênaient un peu dans l’utilisation.

« Par rapport au transport de marchandise, imaginons… pour charger un navire… imaginons… à quel point devrait-on grossir votre appareil ? Ne deviendrait-il pas trop encombrant, nécessitant d’autres manutentions pour comprendre ? »


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le Mar 24 Sep 2019 - 9:10
Voici donc la partie qui devait être la plus difficile de toute, celle des réponses. Soyons honnête, je n’avais rien d’un marchand ou escroc qu’on voyait toujours sur les grandes places. Je n’exagérais jamais les traits de ma marchandise et ne savais pas non plus jouer les présentateurs de cirque pour attisait l’envie. Ma démarche était toujours simple, direct, sans détour et sans cachoterie. Déjà, le mensonge j’en avais horreur, j’avais plus d’une fois qu’il menait plus de mal que de bien, ne faisant jamais rien avancer comme il faudrait. Et donc, je ne fis pas exceptions non plus à cet instant. J’étais tout de même quelque peu embarrassés, ne sachant trop par où commencer. Toutefois, j’y trouvais un certain réconfort, sachant que je pouvais tout de même dire quelque chose à chacune ou presque de leur interrogation.

"Pour répondre à la première question, oui il pourrait retrouver la boîte. D’ailleurs, plusieurs types d’obstacles furent « enregistrer » dans son mécanisme pour mieux s’adapter. Entre cinq cent ou six cents à peu près." On pourrait se dire que c’était énorme, mais en réalité il existaient bien plus de type d’obstacles qu’on pourrait le croire. Disons dans ce cas que c’était un début. Puis je me tournais vers ce dénommé de Lascelle pour lui répondre à son tour. "Je rappelle qu’il ne s’agit que d’un prototype et qu’il peut toujours être améliorer. Cependant, j’ai pensé à ajouter une isolation à l’intérieur pour le protégé de l’humidité et éléments pouvant s’infiltrer. D’ailleurs, sachant que ce genre de machine serait fort utile pour le travail au port, je l’ai testé là-bas également. Des essais concluants ! En réalité, ce qu’il faudrait le plus redouter ce serait les températures extrêmes qui perturbent son fonctionnement."

Je me souvenais des tests effectuer. Laissé immerger pendant des heures sous l’eau, les dégâts furent minimes et réparables. Mais mis trop longtemps à côté d’un four, croyez-moi, ce n’était pas beau à voir à la fin.

"Pour l’autonomie, bien utilisé il pourrait atteindre maximum deux heures. Mais bien entendu, plus avec quelques travails supplémentaires. Et concernant les navires, si mes calculs sont exacts, deux fois sa tailles, avec une prise sur la caisse serait le minimum."

Je me doutais que je vendais un peu de rêve en ce moment. Pourtant, comme dis-je ne mentais jamais. Ils pourraient doutés, je le comprendrais. Mais pour apportant quelques points pouvant montrer que c’était possible et en même temps, qu’il y avait un MAIS, je devais leur préciser comme toujours les points négatifs suivant :

"Mais calculs théoriques pour ces améliorations sont formels, vérifier plusieurs fois et sous différents angles. Cependant il y a un petit hic, qu’on pourrait relier à la question au sujet des obstacles en mouvement. Si l’objet ou l’humain ne se déplacent pas trop vite, la vitesse du pas maximum, il s’arrête et attends qu’il passe. Mais si c’est bien plus rapide, il n’a pas le temps de le détecter et peu entrer en collision. Cette erreur est due à l’énergie employé. Certes forte, mais bien lente. Elle peut être corrigé. Comment ? Vous trouverez que je fais preuve d’une très grande audace mais ce sont les faits. Il faudrait des pièces de meilleure qualité, mieux que ceux vendus dans les échoppes de bas quartier. Et surtout, j’ai toutes les raisons du monde à croire que la clef se trouve dans l’électricité. Vous comprendrez donc pourquoi, votre soutient met important. Cependant, rassurez-vous, je n’exigerais pas une somme pharamineuse. Pour vivre, le minimum me suffira, la majorité des fonds serviront uniquement à la recherche."

Les avais-je convaincu ou bien signé mon arrêt de mort ? Nous n’allions pas tarder à le savoir…
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le Jeu 24 Oct 2019 - 15:50
J’espérais qu’il ne tergiverse pas, comme le précédent, je n’aimais pas cela, mais j’attendais donc, après que Zenon eut à son tour parler, qu’il en fasse autant. Je fronçais les sourcils, cela faisait beaucoup d’obstacle, mais je n’étais pas inventrice et je n’avais pas l’idée en accord sur les obstacles.

« Autant que cela ? » Je voulais probablement un exemple d’obstacle. « Ambrosia ne connait pas de climat exagéré, hormis la dernière tempète de neige, mais tous les mécanismes ont été touché, je doute que nous ayons un jour des chaleurs … amethienne. » Je l’espérais en tous cas, cela signifierait dégats pour mes plantations, je restais un rien plus silencieuse, il était franc, mais c’était un inventeur,les inventeurs pensaient toujours changer la face du monde avec leurs inventions, il évoqua son mais, après avoir répondu aux questions de Zenon, je haussais un sourcils.

« De toutes façons, si une somme vous étiez alloués, Monsieur, il est évident que j’attends de votre part tous les justificatifs de vos achats, je ne dépense pas mon argent sans avoir un œil dessus. Car oui, envisagez bien que vous devrez répondre de toutes vos dépenses avec précision et que si ce détail vous dérange, mieux vaut le dire immédiatement. »

Comme l’avez un autre avant lui, les inventeurs disaient avoir besoin de liberté, je ne voyais pas pourquoi, ils avaient besoin de matériel, c’était certain et apprendre à travailler sous la pression de leur mécène, si d’autres faisaient autrement, soit, moi, je faisais ainsi.

« Il y a d’autres choses que vous voulez voir ? »

Demandais-je à Zenon, je ne dirais pas mon avis sans avoir conversé longuement avec le compte, si aucun ne nous faisait tomber d’accord, il n’y aurait pas de mécénat, tout simpelment, et si jamais nous trouvions entente, et bien, un inventeur serait ravis, les autres…peu importe.


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le Jeu 14 Nov 2019 - 17:01
Je ne suis pas homme à m’ébaubir de n’importe quoi… aussi, si je comprenais les applications pratiques de son invention, je ne pouvais pas ne pas me demander où étaient les limites et, potentiellement, où était l’arnaque… je regardais Amelia et je ne disais rien alors qu’il lui répondait. Privilégiant l’écoute et la compréhension, et même si c’était prometteur, je trouvais cela trop prometteur. Aussi, je savais déjà ce que j’allais lui demander. Et même s’il pouvait mentir, j’étais persuadé que je saurai le repérer… mais, je préférais attendre de voir tout ce qu’il disait, notamment pendant qu’il parlait de l’utilisation sous de grandes températures… donc inutiles pendant le plus chaude de l’été, le plus froid de l’hiver… et sans doute des risques de grippage du mécanisme avec les embruns et le sel, quoiqu’il puisse dire… je restais méfiant, même si j’aimais ce que j’entendais…

Au moins il reconnaissait que ses améliorations, ce n’était jamais que de la théorie… enfin bref, que pensez-vous… je lui fis un sourire entendu avant de finalement reconnaitre qu’il avait l’honnêteté d’un hic réel. ; onc il était dangereux si jamais, l’appareil était en milieu mouvant ; donc à moins de transférer les objets d’un bout du couloir à un autre, le danger était omniprésent, non ?

Amelia mit les points sur les « i » sur les dépenses et elle le fit bien… par contre je n’avais pas compris qu’il était question qu’un autre que moi vive aux crochets de ma dame… cela me gêna un peu…

« Attendez un instant… »

Je réfléchissais si je pouvais le dire de cette manière ou pas, avant de me dire que ce n’était peut-être pas une bonne idée et que cela signifiait que cela me retomberait dessus… alors je laissais cet aspect avant de finalement « jouer » à résumer la situation.

« Si je résume, c’est un objet qui peut juste porter le courrier d’un étage à l’autre et encore sans vent contraire ni personne qui lui passerait sous le nez… n’est-ce pas un peu trop réduit ? Je veux dire, si encore vous proposiez un prototype capable de simplifier les lourds travaux de manutention, je ne dis pas, mais en somme, là, je crains de trou ver les applications réelles assez limitées… au fond, il ne fait rien qu’un homme normalement constitué ne puisse faire, n’est-ce pas ? »

Oui, voilà… personnellement si on m’avait proposé un projet vraiment utile à court terme… mais là… en fait, même à long terme je n’étais pas sûr que ce soit rentable…

« Quelle est sa durée de vie, d’ailleurs ? Combien de temps avec sa charge moyenne avant qu’il ne faille faire faire de nouvelles pièces et est-ce rentable de changer juste une pièce ? »

Voilà qui était pratique, n’est-ce pas ? Je lui fis un sourire joueur en lui disant in petto que j’attendais de voir ce qu’il pourrait bien dire de cela… juste au cas où… Parce que changer la matière des pièces ne les rendait pas inusables… surtout avec le sel et la mer à proximité, la poussière apportée par le vent, et cetera…


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le Ven 15 Nov 2019 - 8:18
Je me doutais déjà que ma franchise pouvait faire grincer des dents. Au moins, je ne promettais pas monts et merveilles pour fuir à la fin comme un voleur. Loin de moi l’idée d’arnaquer qui que ce soit, l’argent n’était pas mon principal intérêt. Pour eux, ils étaient avant tout homme et femme d’affaires, tout devait être rentable. Et si je voulais les convaincre de m’aider, ce n’était pas qu’avec un prototype que je parviendrais à les convaincre sur les bienfaits portés à l’humanité. Comme eux, je devais parler du même langage, faire des concessions et encourager à imaginer les potentiels profits qu’ils pourraient en tirer avec.

"Vous faire part des dépenses n’est nullement un souci madame. Vous serrez tout en détail si tel est votre désire, je ne voie aucune raison de m’y opposer. Comme vous, j’aime aussi vérifier, m’assurer que le temps et les ressources employés ne soient perdus."

Chose vraie, car vivant dans des conditions plus que modeste, je faisais attention à chaque pièce, chaque centime lors de mes dépenses. Mon budget était extrêmement surveillé par moi-même, gardant une part pour l’achat de ressources, une autre pour les vivres. Situation peu plaisante, car tels nos ancêtres qui vivaient à l’état sauvage, chaque minute était compliquée, où il fallait se battre pour survivre et avoir le droit de voir le soleil se levé. Image sans doute exagérer, mais quand on pensait chaque jour à la question « Aurais-je assez d’argent pour demain ? », c’était presque de la survie. Pas presque, C’ETAIT !

Quand le dénommé Zenon, le comparse de ma potentielle bienfaitrice, prit la parole, il y avait quelque chose de déplaisant. Il s’adressait à moi avec un beau sourire, mais ses mots furent aussi violents que des scies ou des coups de pistons. Sa question, son résumé eurent l’impudence de vous rappeler d’où vous veniez. D’un quartier pauvre, limité, le seul endroit où on autorisait un étranger comme moi d’y vivre. Je n’étais pas privilégiais par rapport à mes autres confrères, devant me battre pour survivre justement jour après jour, mériter ma place même si les années me trahissaient à la longue. Et quand madame Clark était venu me faire cette « offre », j’eus comme un espoir. Une porte de sortie pour moi. Mais non, on dirait qu’au final, on cherchait m’humilié, me rappelait d’où je venais et qu’on me poussait à dire la fameuse phrase « Pas grand-chose, je ne suis qu’un Eskrois, je ne mérite pas ma place au revoir et merci ! »

Je pourrais hausser le ton, lui rappelais avec moquerie ce que je venais de dire et qu’il semblait ignorer. Mon caractère me l’aurait autorisé. Toutefois ce serait prendre un bien trop grand risque, alors je me fis violence pour me retenir et préférais m’adresser à cet homme sous des airs plus calme et courtoise. Imaginons simplement que j’étais un professeur qui s’adressais à un novice.

"Ceci n’est qu’un prototype monsieur. Une maquette si vous préférez qui vous donne l’idée de son potentiel. A l’état actuel, il portera votre courrier ou quelques courses, pratique pour ceux ayant des difficultés à se déplacer. Alors oui, il existe des barrières encore. Mais voyez déjà ce qui est possible d’obtenir au bout d’un mois avec le matériel défectueux qu’on nous vend dans les bas niveaux sans scrupule. Imaginez donc encore, ce qu’il serait possible de faire dans un mois ou deux de plus, avec du matériel de qualité, non use, non brûler, non recycler. Non seulement cela aura une longueur de vie appréciable, mais pourrait aussi accomplir bien d’autres tâches comme lors de chantiers ou sur les docks."

Moi qui aurais cru qu’une personne dans les affaires pouvaient facilement imaginer un futur avec quelque chose de si prometteur, là je croyais devoir mâcher tout leur boulot. Mais oui, avec ce que j’avais sous la main, je n’arrivais jamais à grand-chose, faisant quelques petits miracles de ce genre. Alors si cela est put éveiller leur curiosité, qu’ils se disent bien qu’avec un petit coup de pouce de leur part, ils auraient permis une avancée magistrale dans l’économie, la vie sociale et l’Histoire d’Ambrosia. Du moins, ce fut ainsi que je le voyais.
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