Almera Strokes
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le Mer 8 Mai 2019 - 8:53
Encore une de ces nombreuses réceptions, qui faisaient partie du décor de cette classe sociale. Vous entendrez sans doute beaucoup de la noblesse dirent, que ce genre d’événement étaient ennuyeux Ou bien qu’ils ou elles, venaient juste pour le vin et le champagne servit gratuitement. Mais si vous ne vous en doutiez pas encore, le faste avec ces décorations, ses rires, et la nourriture, n’étaient qu’illusion. Le véritable intérêt était bien plus « politique ». Généralement, c’était pour se montrer en compagnie de gens de meilleur rang, leur parler, gagner leur faveur d’une façon ou d’une autre. Mais moi, j’y cherchais tout autre chose. Masquée de mon plus beau sourire, je cherchais quelques informations croustillantes, que j’aurais obtenue en toute innocence. Et l’avantage quand on était écrivain reconnu et adulé, c’était que tout le monde se livrait plus facilement à vous.

Tout le monde recherchait une certaine reconnaissance, une certaine gloire. Alors, face à un écrivain célèbre, certains n’hésitaient à vous narrer leur vie, quelques secrets aussi, dans l’espoir de vous inspirer et que vous écriviez dessus. Mais même si ma spécialité était les romans historiques, le savoir était le pouvoir. D’ailleurs, il m’arrivait de me prendre pour une journaliste, car avec ce que je découvrais, et le pouvoir de mes écrits, je pouvais influencer drastiquement l’opinion du peuple. Et justement, j’étais sur un gros projet en ce moment. Un nouveau livre, au contenu secret, qui une fois publié, devrait ébranler aussi bien l’avis du peuple, que le pouvoir en cours.

En attendant, je souriais, buvais un peu de vin avec autrui, jouais avec les mouvements de ma robe, car la séduction restait une arme très puissante aussi. Nous n’allons pas tarder sur tous ces détails répétitifs, ce serait ennuyeux pour tout le monde. Allons directement à l’affaire qui nous intéressait. Car oui, j’attendais autre chose de cette soirée. Apparemment On attendait quelque chose de moi, et je fis curieuse de le savoir. Un des serviteurs vint à ma rencontre pour m’en aviser.

" Madame Storkes, la personne que vous attendiez est arrivée, et elle attend dans le petit salon."
"Magnifique. Je m’y rends de suite, que personne ne nous dérange s’il vous plait."

Lui confiant mon verre, je partie sur le champ à la rencontre de cette invitée très spéciale. M’excusant auprès des autres convives, je disparue de la petite fête pour me rendre dans le fameux petit salon. Une pièce un peu plus luxueusement décorée, mais parfait pour se retrouver en toute intimité. Il y avait des affaires, que l’on n’aimait pas faire connaitre au public. Après tout, nous avions tous besoin d’un jardin secret non ? Ouvrant bien grand la porte de la salle, je laissais s’exprimer ma joie, les bras ouverts.

"Ma chère Mereïphaïne, soit la bienvenu. C’est un réel plaisir que de te revoir. Comment vas-tu ?"

L’invitant à s’installer sur le sofa, je rompis l’ordre de n’être déranger, pour commander au service de quoi boire et manger. Mereïphaïne était sans nulle doute dans tout Ambrosia, la seule que je pouvais considérer comme une amie, et donc, ma meilleure amie. Et c’était une bonne chose, car grandir dans un milieu de faux-semblants, de manipulation et d’égocentrisme, on ne savait plus trop à qui faire confiance et on devenait limite paranoïaque. La jeune femme était donc une bonne bouffée d’air frais. Malheureusement, malgré le lien qui pouvait nous unir, je ne pouvais pas en faire ma confidente, enfin pas complétement. Hélas, il existait des secrets bien trop lourd et important, qui m’empêchait de les mentionner à elle. Pourtant, cela risquait fort de changer, car j’ignorais que cette soirée, serait le grand soir où tout se retrouverait chambouler, mais pour moi.

"Alors dis-moi, qu’est-ce qui t’amènes dans un endroit pareil ? Il parait que tu aurais quelque chose d’urgent à me demander."
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le Sam 22 Juin 2019 - 16:35
Le rôle d’intrigante | « La dame avait toujours cette beauté propre, elle ne se considérait en rien jolie, ni belle, elle avait son charme propre, sans excès de beauté, mais possédait grâce et élégance qui ravissait les esprits. Elle avait le don de charmer, de plaire et de jouer, ainsi donc, il n’était point rare de la convier aux dîners. A l’habitude c’étaient ceux chez la Dame Clark qui valait le plus le coup, la Cousine pouvait faire et défaire les réputations, on ne lui échappait pas, mais pour une fois, c’était chez un autre et cela rassurait un rien Méréïphaïne, elle n’avait pas le cœur à jouer trop le faux semblant ! Quoi que, le public médirait probablement à son arrivée, il y avait des rumeurs qui courraient sur sa mésentente avec sa majesté, comme le fait qu’elle n’était plus dans ses bonnes grâces, rumeurs fausses, insidieusement mis en avant par la dame elle-même mais bon, il fallait bien faire le nécessaire.

Dans sa robe émeraude, la dame se tenait dans un petit salon, s’évitant les choses et autres d’une soirée trop public. Elle se sentait lasse et épuisée depuis quelques temps déjà, comme si son esprit ne parvenait plus tout à fait à suivre les choses qui se passaient, mais elle devait posséder quelques épuisements qu’elle n’avait pas gérer. Cela irait après assez de repos !

Elle venait ce soir voir une vieille amie, Almera était probablement la plus proche qu’elle puisse avoir, malgré leur différence, elles étaient semblables, leurs familles étaient un rien hostiles par principe lointain, mais gardaient bonne entente, tout comme l’écrivaine et la courtisane. Elle était heureuse de la voir aujourd’hui et puis…on lui avait murmuré son nom dans la proximité de Mordon et elle se doutait bien que cela ne signifiait qu’une chose…

L’accueil fut chaleureux comme d’habitude. La Dame d’Argosme serra dans ses bras sa comparse et la garda avec plaisir.

« Almera, cela me fait tant plaisir ! Je me porte au mieux, et toi ? »

Elle attarda son esprit sur l’odeur entêtante de son parfum comme si elle ne l’avait jamais réellement remarqué et se sépara d’elle avec un beau sourire, s’installant sur le sofa. Elle la laissa commanda et garda son sourire, quand elle évoqua le fait de la voir urgemment.

« Et bien ma chère, mon esprti est un rien inquiet, voir fâché par quelques petites choses, des choses que nous cotôyons toutes les deux, moi, récemment en tous cas, connais-tu bien le chevalier de Mordon ? »

Elle tâta d’abord du terrain… »




[CLOS]Un secret dans l'amitié [pv Mereïphaïne] SJEsOqK
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le Mer 18 Déc 2019 - 8:46
Nous nous échangions quelques amabilités. Sûr que j’aurais aimé une visite de courtoisie, quelques bavardages intéressants qui me couperait de cet univers dont je cherchais à faire trembler les fondements. Malheureusement, il n’en fut rien, comme je pourrais m’y attendre.

"Pour moi, tout reste de même. Mais mieux depuis ton arrivée." Accordais-je donc comme compliment.

Prenant donc place, nous pûmes nous observer mutuellement et constater qu’effectivement, nous venions de deux mondes différends. Je ne parlais de rang social, mais d’esprit. Sa robe émeraude dévoilait une grande sensualité, du charme et de la prestance qui en ferait la muse de tout artiste. Moi-même, je pourrais en faire un des personnages de fictions qui serait celle qui jouait avec les intrigues. Alors que moi, plus discrète je portais une robe noble. Loin d’être bouffante comme mes compères, elle était longue, noire aux manches pendantes avec quelques motifs sur le bustier. Je vous laisse donc en faire votre propre interprétation, car si je choisis une tenue comme Mereïphaïne d'Argosme j’imagine, ce n’était pas par soucie d’élégance, mais par stratégie.
Bref, laissons donc de côté cette page de mode et reconcentrons-nous sur notre affaire. Ma très chère amie expliqua être troublée, pire, une inquiétude la rongeait. Et sans tarder, elle lâcha un nom qui devait être lié à son souci, mais qui ne manqua pas de m’interpeller. Si j’eus fait un geste m’ayant trahi, ce serait le regard choqué que j’eus lancé, mais dont je tâchais de travestir en simple curiosité.

"De Mordon dis-tu ? Un nom qui met dut être siffler à l’oreille quelques fois. Il met familier. Serait-il celui qui te causerait quelques désagrément ma chère Mereïphaïne ?"

Evidement que je connaissais Mordon. Nous n’étions pas des intimes, mais nous deux nous conspirions pour le retour des Beauregards. Bien entendu, nous ne le crions pas sur les toits. Et n’étant pas sotte, je ne me pressais pas de lui faire la moindre confidence pour l’heure, tant que je ne savais pas de quoi il en retournait. Imaginez que justement de Mordon eut causer le moindre tord à notre amie d’Argosme, quelle serait sa réaction ? Me prendrait-elle pour une traitresse ? Ou bien se tairait gêner ? Encore, je ne parlerais pas des manigances qui se faisaient en cet instant.
Et noter que je ne mentais point. Bien entendu que j’eus entendu ce nom, réfuter et nier ne serait que préjudiciable. Et comme dit, nous n’étions pas des intimes, je pouvais donc le considérer au mieux une simple connaissance de passage. Mais quelques détails seront livrés quand je serais de quoi il en retournait.

Bien entendue, je défendais mes complices, on avait besoin de nos alliés pour remporter une guerre. Mais s’il s’était fourvoyer et causer du tort, surtout à une personne proche, croyez-moi qu’aussi retorde que je pouvais l’être, je n’hésiterais pas à le sacrifier, quitte à trouver quelqu’un d’autre de plus compétent après. Mais là, mon esprit me chantait ce genre de scénario, sans trop laisser de place pour d’autres chants possibles. Après tout, rien ne disait qu’il s’agissait d’une aussi triste affaire. Et donc, je pouvais affronter une bien plus incroyable surprise.
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le Mar 7 Jan 2020 - 18:10
Hésitation | « La dame d’Argosme soupira un instant, un peu bruyante, elle hésita, mais comment se taire. Le fait est que la rousse ne pouvait être injuste, elle ne savait pas réellement ce qu’il en était, ni même  comment se positionner son amie, mais dans le jeu de cour, les possibles étaient nombreux, la trahison faisait partie  du lot et il n’était pas utile de se perdre en conjecture diverses, espoirs ou autre. Pourtant, elle se disait que même en étant pour l’ancienne lignée, Almora n’était pas pourrie comme l’était Mordon. Il allait avoir de l’estime pour ses adversaires, toujours et de la méfiance, sinon, ils n’étaient pas dignes de leur rôle. Elle eut un long soupire.

« Point directement à moi, mais à une connaissance que nous avons en commun, le Prince Beauregard… »

La diamantaire dévisagea la jeune femme avec qui elle conversait, un long regard, qu’elle ne scilla pas, elle tentait de faire passer les détails, ou lui faire comprendre qu’elle était dans le même camps, en quelques sortes, mais une chose était certaine : La rousse veillerait à ne point laisser Mordon agir aux détriments de Raimond. Idioties en vérité car le Prince ne se sentirait jamais redevable, jamais il n’émettrait le moindre merci, mais peu importait ! Peu importait réellement…

La dame oeuvrait pour Ambrosia, rien de plus et si elle était une intrigante, foutue femme de cours, elle connaissait ses valeurs et ses convictions. Mordon dissimulait beaucoup, elle ignorait bien des détails, mais une chose lui était certitude, il agissait pour un retour, mais pas celui de Raimond Beauregard car point assez facile à manipuler.

 « Je ne vais pas te mentir, Mordon œuvre pour bien des choses et je le soupçonne de ne faire cela que pour son propre intérêt, en quelques sortes. J’ai besoin de complice ou d’alliée qui savent des choses ou en connaissent d’autres, pour…espérer atténuer…les dégats. »

Les choses étaient dites, peut-être avec trop de mystère ou de retenue, mais ce n’était point aisé de faire mieux, elle espérait que sa comparse comprendrait. Quoi qu’il en soit, Méréïphaine se sentait inquiète des choses à venir, elle devait faire preuve de bien de prudence…mais c’était une notion normale dans les intrigues de l’Empire. »


[CLOS]Un secret dans l'amitié [pv Mereïphaïne] SJEsOqK
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le Ven 10 Jan 2020 - 10:17
Juste quelques petits mots échangés, le plus lourd de la conversation se faisait par nos regards soutenus, comme si nous avions le don de transmettre nos pensées ainsi. Beauregard, un nom qui fascinait et faisait bien couler de l’encre à son sujet. Je comprenais où voulait en venir ma chère amie, cependant la méfiance étant mère de vertu, je me retenais de tout déballer devant elle, telle une enfant venant de se faire une nouvelle amie dans les bas-fonds. Bien sûr que j’accordais de la confiance à Mereïphaïne. Mais on ne survivait pas dans ce monde en se confiant ouvertement. J’eus déjà affaire à des contrats qui vous apprenaient à vous baser uniquement sur ce qui était dit, car un mauvais mot pouvait causer votre perte.
Un petit sourire mesquin, coupa mon visage.

"Comme c’est le cas chez pratiquement tout ceux de la haute. Qui n’œuvre pas pour ses propres intérêts." Question rhétorique.

Ici on rencontrait marchands, hommes d’affaires, princes et princesses, partisans et leader politique et j’en passe. J’eus appris les rouages de la cour, la langue de vipère, les proclamations ambigües d’un pseudo altruiste aux poches bien pleines. Quelque soit le rôle jouer ici et le message prononcer, on cherchait toujours son propre intérêt, comment devenir plus riche et puissant. Moi-même, je peux vous confier ici que je cherchais un peu ma part du gâteau comme on le disait vulgairement. Bien entendu, je m’attendais à ne recevoir aucune gratitude du prince Beauregard une fois remit sur son trône. Ma récompense, je l’aurais d’une autre manière, me servant un peu du prince déchu comme d’un pion sur mon échiquier. Rassurez-vous, je ne cherchais point le pouvoir, et je prenais en compte le bien être de l’empire. Mon ambition n’avait rien à voir avec les choses matériels.

"Et de quelles connaissances aurais-tu besoin en particulier ? Une bibliothèque renferme des livres en tout genre ma chère. Si tu ne sais quoi chercher, tu y passeras ta vie à feuilleté chaque ouvrage."

Si elle voulait des secrets dit ici, je pourrais sans doute lui en donner. Et comme toute information avait un prix, elle pourrait m’en donner de son côté. Cependant, je ne comptais pas tout lui raconter non plus sur ce que j’entendais. Déjà ce serait ennuyeux et l’assommerait la pauvre, mais comme dit, chaque chose qu’on apprenait ici valait son pesant d’or. On pouvait s’en servir pour modifier l’empire. Mais en faisant n’importe quoi avec, étant un pouvoir puissant et sauvage, on risquait de faire bien trop de dégâts.
Enfin, voyons sur quel front se battait notre amie. Moi, j’aimais mon rôle dans les coulisses, cachait dans le noir, à espionner et agir selon ses besoins. Même si Merephaïne poursuivait le même combat, peut-être agissait-elle autrement et bien sûr, l’aide et les informations différaient selon ses besoins. En tout cas, cela me fit étrange d’imaginer que je puisse avoir une alliée dans mes projets. Habituée à être seule, ne comptant que sur mon père dans notre démarche, voir quelqu’un d’étranger pouvant donner un curieux sentiment. Bien sûr, il existait des « acolytes » de Frederick, mais ces derniers je les laissais au soin de ce dernier.
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le Lun 20 Jan 2020 - 19:35
Agacement | « Pendant un instant la Dame d’Argosme se demanda si son amie ne faisait pas la mystérieuse dans le but, seul, de la prendre pour une idiote, voir lui faire dire plus que nécessaire. Méfiance était mère de toute sureté, toutefois, la diamantaire s’inquiéta de ne pouvoir trouver alliée nécessaire et elle soupira. Elle était agacée. »

A demi-mot ? | « Je pense en toute sincérité que chacune de ses actions, retomberont sur le prince Beauregard, disons que je le soupçonne même d’être à l’origine de quelques empoisonnements qui ont agité la cour il y a quelques temps. » Il n’y avait pas de demi-mot dans ses paroles, elle avait dit, ce que tout bat elle ne pouvait dire.

La rousse courtisane connaissait le monde des comploteurs, elle gravitait dedans pour la seule et uniques Majesté de ce royaume, mais elle œuvrait pour le trône lui-même, allant au-delà de la notion de Choiseul. Ce qui était réel, c’est qu’elle ne savait se résoudre à laisser le Prince dans un potentiel guet-apens, aussi affable soit-il. Aussi méprisable qu’il fût. Personne n’était parfait, et sous ses mauvais côtés, il y avait quelque chose de bon chez lui, il fallait savoir observer par delà sa suffisance et son arrogance.

« Je cherche ce qui pourrait innocenter le prince, si le moment venu, les choses étaient mauvaises pour lui par la faute du chevalier. Mais je m’avance peut-être en parlant si ouvertement. Je refuserais de voir chuter l’héritier de la lignée pour assurer à Mordon la mise en place de ses intérêts. »

Elle ne pouvait point être plus claire, voilà tout, à voir ce que sa comparse pourrait offrir en retour, et si elle n’allait pas la trahir. Mais en quoi cela serait une trahison, Méréïphaïne espérait sincèrement que par le biais de l’écrivaine, elle est de quoi prémunir les choses. Dans leur discussion discrète en tous cas, elles n’avaient peut-être point remarqué que certains les regardaient, la dame d’Argosme s’en aperçut par ailleurs mais préféra faire comme si elle l’ignorait il serait impensable qu’elle tombe dans un quelconque guet apens, maintenant. Toutefois, elle savait que ce n’était pas leur genre de faire cela sur la scène publique. »



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le Sam 25 Jan 2020 - 8:56
On pouvait dire que les deux jeunes femmes étaient bien différentes sur un point. Mereïphaïne d’Argosme était franche et ne semblait avoir peur de dire les choses clairement. Alors qu’Almera Strokes préférait la subtilité et la finesse des mots à prononcer. Bien qu’elle connût déjà le tempérament de son amie courtisane, la Haute resta quelque peu surprise par son comportement, surtout concernant un tel sujet que l’on pouvait désigner comme sensible. Heureusement que le salon était privé. Cependant Almera se vit dans l’obligation de congédié les derniers serviteurs. La dame n’était pas folle, elle savait que ces gens étaient de détenteurs de grands secrets dont la plupart n’hésiterait pas à vendre au plus offrant. Almera le savait, elle passait par le personnel parfois pour avoir des informations juteuses.

"Sais-tu que tu abordes des thèmes sensibles qui peuvent apporter bien du tort ma chère ?"

Raymond Beauregard et l’impératrice Lilith de Choiseul possédaient chacun leurs partisans. Officiellement c’était le parti des de Choiseul qui prédominait et celui du prince resta discret. Mais il suffirait d’une simple allumette pour tout envoyé partir dans un immense brasier. Bien sûr, l’Histoire était bien plus compliquée que celle de deux groupes opposés, avec des cabales et ceux voulant tirer toute la couverture. Mais ce serait bien long et fastidieux de tout expliquer-là. En tout cas, l’idée était comprise.
Almera fut au moins rassuré des attentions de sa grande amie. Elle ne regrettait pas sa prudence et sentie qu’elle était un peu plus libre pour parler. Elle se demandait bien comment elle pouvait avoir accès à certaines informations, mais la dame à la plume se disait qu’il s’agissait bien là d’une question stupide et qu’il était à présent inutile de tourner autour du pot.

"Je connais ce chevalier Mordon dont tu me parles. Une connaissance avant tout. Mais malgré son soutient, je n’ai aucune réelle confiance en lui."

Les rares fois où Almera eut rencontrée cet homme, elle sentait venir l’opportunisme de Mordon. Cela crevait les yeux, il avait tout du charlatan sur les grandes places, qui promettait mille merveilles et vous flatter pour que vous alliez lui donner la moindre faveur. Almera s’était montrée courtoise à son égard, mais si elle était un serpent, elle l’aurait mordue depuis longtemps pour le voir agoniser à petit feu. Enfin, s’il n’avait pas la moindre utilité, lady Strokes s’en aurait débarrassée depuis longtemps. Hélas pour elle, son père qu’elle chérissait, semblait lui être sous le charme, du moins apprécié bien le chevalier, malgré les mises en gardes de son enfant. Mais si Mereïphaïne disait vraie, du moins en apporter la preuve, voilà qui devrait arranger la dame de cours.

"Cet homme semble jouer double jeu j’ai l’impression. Si nous voulons le stopper avant qu’il ne double qui que ce soit, il sera fortement aisé. Je peux activer un réseau privé si tu veux, pour tâcher d’en savoir plus sur ses manigances. Une personne qu’on me présente soutient de deux camps, je ne peux faire confiance."

Almera savait déjà quelques petits choses au sujet de Mordon, mais rien qui semblait assez important pour le mettre hors-jeu… Pour l’instant.
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le Dim 16 Fév 2020 - 18:01
Le cœur de la chose | « Dame d’Argosme ne pouvait souffrir, en pareil cas, de dénoué les subtilités de son amie, ce n’était pas le moment, elle était fatiguée, sur les nerfs et cruellement point disposée à faire les choses biens, la dame d’Argosme n’avait pas su faire comprendre à Beauregard le danger dans lequel il se trouvait, elle se sentait comme dans l’obligation de l’aider. Ce qui n’était pas le cas, mais elle l’appréciait et de ce fait, voilà pourquoi les choses se déroulaient ainsi. En d’autres temps, il est fort probable qu’elle se serait mieux débrouillé pour ces choses, mais les temps n’étaient pas là et elle faisait donc comme elle le sentait.

Les serviteurs sortirent, Almera lui précisa que tout cela pouvait lui causer bien du tout mais Méréïphaïne s’en fichait, elle préférait plutôt passer à des choses autrement sérieuses, sans tortiller autour du pot. Elle fut pourtant heureuse d’entendre qu’Almera ne faisait pas plus confiance à Mordon. En même temps, le chevalier était un homme qui avait les ambitions sombres, la dame diamantaire ne lui faisait aucune confiance, elle savait se fier à son instinct désormais pour les hommes de sa sorte et si, Raimond Beauregard était un agaçant, elle lui faisait bien plus confiance qu’à Mordon.

[colord=darkred] « Je crains que beaucoup des partisans ne soient comme Mordon, ce n’est pas le fait que de cet homme, je ne suis pas assez dans ses petits papiers pour en savoir plus, toutefois, je ne pense pas qu’il y ait deux camps, je pense que certain partisan souhaitent ramener la splendeur passée, mais en mettant en avant un esprit plus manipulable. Active ton réseau, nous devons avoir des preuves en cas de retournement de situation pour le Seigneur Beauregard, je verrais ce que je peux obtenir de mon côté. »[/color]

La rousse venait alors de réaliser que sa comparse était des opposants de l’Impératrice, enfin, sans détail, simplement dans ces dialogues, elle saisissait qu’elles ne faisaient pas partie des mêmes camps, pas réellement, mais Méréïphaïne ne pouvait rien y faire précisément, à dire vrai, hormis s’associer et espérer que quand les choses tourneraient autrement, cela ne serait pas péjoratif pour sa comparse. »



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le Mer 19 Fév 2020 - 15:18
Les deux dames semblèrent se mettre d’accord. Que Beauregard soit un pion ou non dans leurs projets, il était un personnage important, la pièce maitresse. Almera investissait beaucoup dans l’ambition de son père, espérant gagner quelques faveurs à la fin. Quoi qu’ils puissent s’agir, si quelqu’un venait à menacer le prince d’une quelconque façon, elle devrait agir pour mettre cet importun hors d’état de nuire. Oh ! La grande n’avait besoin de faire disparaitre qui que ce soit en appelant un assassin. La dame était plus minutieuse, plus subtile. Ses armes étaient les secrets. Détruire la réputation de son ennemi, ou bien le chantage.
Lady Stokes avait comme tout le monde dans la haute, des secrets. Seulement elle savait les cacher, les rendre invisibles. Aussi sournoise qu’un serpent, elle faisait attention où elle mettait les pieds, les mots à employer. Car si quelque chose venait à la trahir, alors elle saurait rebondir pour déjouer ses adversaires. Concernant ce chevalier Mordon, l’écrivaine suspectait cet homme de commettre de belles erreurs. S’il y avait matière à exploiter pour le mettre hors route, elle saura dénicher ses petits secrets. Elle acquiesça donc.

"Très bien. Je ne garantis pas un délai, mais s'il y a quelque chose de répréhensible chez Mordon, nous le saurons."

Almera ne voulait pas trop parler de ces cabales dans la haute société. Pour elle, c’était une évidence que chacun cherchait son propre profit. Lady Strokes pouvait bien mettre en avant le bienfait pour Ambrosia dans ses actions, mais elle cherchait aussi des avantages plus personnels. Mais bon, tout le monde disait « Louez soit les De Choiseul ! On ne fait que pour le bien du peuple et de l’empire ! » etc. Un discours typique dans la bouche de chaque personne bien vêtu venant lécher les bottes des plus grands et proches de la famille Impériale.
Est-ce que Mereïphaïne serait si naïve à ce point ? Découvrirait-elle tout cette société corrompue et aurait vraiment à cœur les intérêts de l’Empire, mais de manière aussi douce et idéaliste ? Almera pourrait trouvée cela bien charmant, mais elle suspectait l’inquiétude de son amie face à de la potentielle concurrence. Des gens ayant de l’ambition feraient n’importe quoi pour vous barrer la route si vous tentez de leur passer devant, logique.

"Pour le moment, restons donc concentré sur notre principale cible. S’il a d’éventuels complices qui le suivrait dans son entreprise, nous les débusquerons un à la fois. Ceci-dit, il vaudrait mieux que nous gardions notre projet pour nous même. La mauvaise oreille qui aurait vent de tout cela, ne tarderait pas à prévenir ce renard vantard."
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le Lun 9 Mar 2020 - 15:19
Alliée ? | « Méréïphaine était un peu plus soulagée, elle le serait totalement quand les choses se dérouleraient autrement, quand l’affaire serait terminée et Beauregard en « sécurité ». Pour le moment, ce n’était pas le cas, loin de là, mais en trouvant en Almera une alliée, elle avait bon espoir. Elle connaissait assez son amie pour savoir qu’elle saurait y faire, mais bon, Mordon était pour le moment une créature trop sournoise pour savoir par quelle partie débutée. Elle fut toutefois un rien déstabilisée, Almera jouait-elle la comédie ? Si Mordon avait des alliés ? Elle se moquait peut-être ou bien ne faisait pas partie des conservateurs décidés à remettre sur le trône l’ancienne lignée. Ce qui n’était pas du tout rassurant. Pas un seul instant…

Plusieurs choix s’offraient à la réflexion de Méréïphaïne : elle n’était pas dans les petites confidences des conservateurs, faisait cas à part, ou dieu sait quoi encore mais la courtisane se retrouvait avec une vérité en face : elle ignorait les dessins d’Almera, ainsi donc, face à cela, elle devrait être méfiante, et surtout, prudente.

« En même temps ma chère, je doute pouvoir trouver autre alliée que toi et si Mordon venait avoir vent des choses, cela nous mettrait toutes deux en danger, il faut que nous puissions trouver quelques choses au cas où pour Raimond Beauregard, essayons de finir de profiter de cette soirée, histoire de ne point éveiller les soupçons et nous mêler à la foule, nous avons l’air de ce que nous sommes, deux intrigantes… »

Si elle dit cela avec une forme d’amusement, le cœur n’y était pas, la rousse se méfiait désormais d’Almera, mais elle paraissait moins dangereuse que les conservateurs menaient par Mordon, qu’Aernia veille sur son cheminement, parce que la courtisane comptait bien…comment dire, en savoir plus pour la suite ! »



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