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Everard Zullheimer
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Everard Zullheimer
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le Ven 31 Mai 2019 - 21:47
Je regardais l’arme de duel. Le canon était froid. Il avait voulu au pistolet, et je me demandais si tirer allait être nécessaire ou pas… sincèrement, je préférais que non… c’eut été bien mieux d’éviter une effusion de sang, d’autant que je n’étais pas doué pour tirer. Mais nous n’en irions pas jusque-là, n’est-ce pas ? Me tuer, c’eut été déclencher un incident diplomatique. Je regardais le jeune homme qui s’entretenait avec mon témoin – ce devait être celui de mon adversaire, qui était en train de soupeser plusieurs armes et en observer le canon… moi j’avais choisi le mien sur la table. Il s’agissait d’une arme à un coup, lourde, mais pas trop… je le regardais, et j’avais peur. J’avais peur parce que la mort n’était pas quelque chose que je souhaitais. C’était aussi pour cela que je n’avais pas cherché à voir Lilith et que j’avais fait en sorte de ne même pas la croiser depuis cette histoire de chasse. Je n’avais pris qu’une seule peine, celle de lui faire parvenir un mot, trop tard pour qu’elle soit présente à l’heure au duel – je ne voulais pas qu’elle l’empêche, c’eut été une honte – qui lui demandais de ne pas s’en mêler, tout simplement. Maintenant, je m’en remettais à notre seigneur Ameth. J’avais prié, et je m’étais préparé.
Je ne voulais pas mourir. Et je ne l’avais jamais voulu. La mort me faisait peur. Vraiment. Était-ce lâche ? Je me le demandais… je restais sans rien dire et je finissais par hocher de la tête. L’arme irait bien. Mauvaise arme pour mauvaise arme…

Mon témoin revint vers moi et je me contentais d’accepter les termes. Très bien. Comme convenu, ce serait juste au premier sang. Ce qui permettrait de viser l’épaule, ou des parties non mortelles. Il n’était pas bête, il savait très bien que l’Impératrice n’apprécierait pas qu’on tue. Alors au premier sang. Très bien. Je me mettais dos à mon adversaire, alors, pour attendre le début du décompte, et quand il commença, je commençais à marcher. Nous comptâmes ainsi jusqu’à dix. Enfin, nous nous retournâmes et je fis feu. Lui aussi.

*
*    *

Une jeune fille courait. Elle devait avoir la quinzaine et si elle portait toutes les traces de l’adolescence, on commençait à voir la femme perler dessous. Cheveux lâchés, elle faisait penser à une sauvage, et sa tenue de domestique abondait dans l’idée qu’elle n’avait sans doute que peu d’éducation. Elle courait dans les couloirs, tâchant tant bien que mal d’éviter les passants, un à un. Parfois avec pertes et fracas mais elle continuait. Et ce fut quand elle atteint le deuxième étage que la jeune fille s’arrêta net, face aux lourdes portes en bois massif des appartements impériaux. Elle frappa une première trois, trois coups. Personne ne répondit mais les deux gardes faisant le pied de grue devant la porte la regardèrent étrangement.
Elle recommença. Un des deux gardes se décida à répondre alors aux attentes de la jeune fille.

« Que désires-tu, petite ? »

Pivoine et encore hors d’haleine, elle peina à reprendre sons souffle pour parler. Mais elle y parvint.

« J’ai un message pour Sa Majesté… c’est… c’est le secrétaire du… de son Eminence qui me l’a donné… pour elle… en mains propres. »

Oui, elle en demandait beaucoup, et elle le savait, non ? Elle montra le papier et le garde le lui chopa des mains, vif comme l’éclair avant d’entrer en ouvrant à minima la porte, mais pas plus. Il donnerait lui-même la lettre à l’impératrice.

Votre Majesté,
Comme il a été demandé expressément par Son Eminence, je vous informe par la présente de l’échec de son duel face à son adversaire. Je demande votre autorisation de faire quérir votre médecin personnel afin de soigner sa blessure.

Très respectueusement.


[CLOS]Les conséquences de la bêtise [Pv] LiYein5
Lilith de Choiseul
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le Dim 30 Juin 2019 - 14:30
Il y avait eu une chute vertigineuse en moi-même lors de l’interruption du garde et la lecture de la lettre. Une sorte de dégringolade insensée qui venait me percer le cœur, et une lueur dans la pupille qui ravagea ma légendaire imperturbabilité. Pendant un instant,je m’étais trahis, devant un de nos ministre qui plus est et je dû me ressaisir. Mais l’envie n’y était pas, je me trahissais, je fis donc ce que je savais faire de mieux, j’engageais mon médecin et je réclamais à ce que cela soit fait au plus vite, avant de replier le papier et tenter de me remettra u travaux d’état mais l’esprit n’y était pas.

Je m’en voulais.
Et je n’en savais pas assez.

***

Baptiste me pria sans délais de ne pas sombrer dans une folie quelconque, et me menaça même devant mes doutes à faire prévenir mon oncle, ce qui était dans sa bouche, comme un aveu de son potentiel emploi à son service. Mais je n’avais pas la folie de lui reprocher. Je n’étais pas en état et la menace de mon oncle eut raison de mon emportement. Je ne pouvais obtenir dans l’immédiat aucune information sur son état de santé et puis, après tout cela, il avait été distant, volontairement je n’en doutais pas et je me sentais mortifiée. Je ne me culpabilisais pour autant pas d’avoir réagis à cet homme, si je ne l’avais pas fais, il aurait été considéré, à mon sens, que j’étais une femme à gouverner par la force, chose impensable pour moi, maintenant, je me retrouvais perdue, effrayée et incapable de savoir que faire.

Descendre à son encontre et me risquer au pire, non pas sa mort, mais son refus de me parler encore. Je me morfondais probablement dans mon bureau, anxieuse, incapable de gérer la situation. Je me sentais coupable qu’il ait pris cette place d’adversaire, non qu’elle ne lui revienne pas, mais il n’avait pas besoin de cela, ainsi donc, sans larme pour autant, je me rongeais les sangs jusqu’à la nuit et quand la torpeur gagna enfin le monde, je me permettais de descendre.

Oh bien entendu je n’en menais pas large et la simplicité de ma tenue le confirmait, j’avais opté pour une simple robe d’intérieur vert sombre, nattant mes cheveux sur le coté dans une tresse serrée, ainsi, je me déplaçais au opassage secret jusqu’à sa chambre, et s’il y avait quelqu’un autre que lui ?


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Everard Zullheimer
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Everard Zullheimer
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le Mer 3 Juil 2019 - 23:42
Il faisait sombre, j’avais du mal à ouvrir les yeux, je me sentais fatigué, et j’avais l’épaule qui me lançais avec une violence. Enfin, non, pas l’épaule, un peu au-dessous, mais pas au cœur… la douleur était tellement… c’était si fort… je… je frissonnais, même le fouet n’était rien en comparaison. Et à mes côtés, j’entendais Basile qui priait, mon valet priait le seigneur Ameth. J’avais le sentiment d’être dans du coton, et j’entendais quelques mots prononcés à mi-voix, comme la mention du pavot, par exemple… je ne comprenais rien. On avisa que j’étais réveillé et on se précipita sur moi. On me souleva et on me tint la tête, je grimaçais sous la douleur, d’abord, puis sous le gout infect de la boisson que l’on me forçait à boire. Je grommelais, toussais, et je finissais par m’endormir dans un sommeil sans rêve.

*
* *

Basile veillait son maitre, attentif. Comme il était inquiet, ce valet. Il était bien ici, il avait un bon maitre, qui était, à défaut d’être généreux, au moins juste et droit, un homme dont il pouvait être fier. Il le trouvait même sage, il avait toujours quelque chose d’intéressant et d’utile à dire, quand il lui parlait. Alors, tenant la main de son maitre, blafard, il restait immobile et n’en disait rien… il ne voyait pas quoi dire de toute manière, alors il priait, à voix haute. Il avait du mal à prier dans sa tête. C’était comme pour lire, il n’arrivait pas à lire dans sa tête, les lettres se mélangeaient trop…

Un bruit dans le mur grinça, puis une sorte de porte dérobé s’ouvrit et le jeune valet ouvrit les yeux ronds comme des billes avant de finalement se redresser, manquant de trébucher en reconnaissant la personne qui était en train de sortir de ce passage dérobé dont il ignorait tout.

« Je vous prie de m’excuser mad… je veux dire votre Alt.. ; euh toutes mes excuses… votre majesté ! »

Il s’inclina bien bas et resta plus ou moins incliné de na regardant pas alors qu’il se dirigeais vers la porte.

« Je vais aller vous chercher le chirurgien, votre majesté ! »

Il ficha le camp aussi sec et mit bien vingt minutes avant de revenir avec ledit chirurgien.


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le Dim 4 Aoû 2019 - 22:56
Mon cœur résonna en un bruit sourd, il y eut un instant d’absence, face à mon erreur et je restais pourtant stoïque et droite, incapable de faire autrement que me défaire de ces sentiments qui…me rendaient faible. Je ne voulais pas leur concéder cela, mais il fallait se rendre à l’évidence quant aux défauts qu’ils me faisaient. Je n’aurais pas du venir, pas dû être là, tout s’affichait devant mes yeux comme l’évidence de mes erreurs. Mais pourtant…j’étais fatiguée…je ne pouvais plus supporter la valse du « choix », bientôt, et j’en étais sereine, je ferais mon annonce, je prenais conscience de la fin de cette mascarade.

Ce serait lui. Parce qu’un contrat me liait avec Ameth bien avant ma naissance et que ce seul contrat ne suffisait pas. Il me faudrait pour autant consoler les autres pays et cela arrivait déjà, d’une certaine façon, Mon oncle était promis, la chose serait officiel, mes enfants futurs étaient liés, il restait mon imbécile de frère, mais je ne savais pas ce à quoi il était valable…
Voilà que je le maudissais pour consolider la colère de ma bétise, je devais de me calmer.

« Je vous serais grée de faire preuve de discrétion dès la porte franchie. Je vous en serais grée en tous les cas. »

Je donnais un sourire à sa personne, et d’un regard bienveillant, lui permettait de s’en aller. La tension dans mon corps se relâcha et je réalisas le tremblement qui agitait mes mains, j’osais enfin le regarder et je dévisageais son corps étendu. Il était probablement inconscient pour un long instant et cette nuit ne verrait pas son réveil, je n’aurais pas du me trouver là, mais dans l’attente fébrile de ma chambre, j’étais inapte au sommeil et incapable de rester. Bétise sur bétise.

J’inspirais.

Mes pupilles se déposèrent sur sa silhouette, alors que je détaillais son corps dans un silence pesant, et je me rapprochais. Mes mains tremblantes se calmaient à sa proximité, je ne pouvais le toucher, ni ne le voulait, j’ignorais combien de temps je pouvais avoir seul à seul. Je me répétais que c’était une mauvaise idée, pourtant, je ‘minstallais en silence et je dévisageais sa respiration calme, le silence lourd n’était troublé que par le rythme régulier de son souffle ou de l’horloge dont le tic tac paraissait me pousser à me souvenir du temps. Il était si pâle…

Je haïssais le voir si pâle. Je détestais distinguer les rides à ses yeux si nettement, cela soulignait sa fatigue, j’avais remarqué qu’elles étaient plus appuyées quand il était fatigué, sous la faible lumière de la veilleuse, cela s’accentuait. Je baissais le nez, incapable de le toucher, je n’osais pas. Je me contentais de remonter un peu le drap, sans réellement le toucher et je soufflais.

« Je suis une idiote n’est-ce pas ? Tu devrais me le dire plus souvent. Je réalise maintenant la stupidité de ma réaction…mais c’est trop tard pour les remords. Je ne peux pas t’exposer ainsi, risquer de te perdre…et me retrouver à te parler dans des murmures alors que tu es inconscient. »

Je n’attendais pas le miracle de son réveil, je me contentais d’être assise, rester droite, immobile, comme figée. Ma présence seule suffisait à la trahison, j’aurais du remonter, j’aurais du dire au valais que je ne faisais que venir prendre des nouvelles et repartir, mais je ne pouvais le laisser seule et dans ma tenue intérieur convenable, je me sentais comme une idiote, mais j’en étais une.

Le silence revint et je ne parvenais pas à calculer le temps qu’il dura, je le savais là en tous les cas, présent et seulement interrompu par un nouveau murmure.

« Quand tu seras éveillé, je te dirais que j’ai arrêté mon choix pour le mariage. Je ne serais pas très éloquente, parce que je suis réellement terrifiée par les sentiments qui sont…réveillés par ta proximité. C’était plus facile, avant, quand je ne concédais pas à être capable de m’exprimer. Quand je ne pensais pas que tout ce que j’éprouvais de trop intime pouvait être une faiblesse…maintenant il s’agit peut-être d’une force, si je veux leur attribuer cette symbolique, je ne sais pas. En tous cas…je ne serais pas plus éloquente que maintenant je pense… »

Une moue sur mes lèvres, je ne peux rien dire de plus, finissant par hausser les épaules.

« Tu es le seul choix possible, pas uniquement parce que les choses ont été décidé avant ma naissance, mais parce que je ne veux personne d’autre. J’ignore si Aernia a construit notre histoire, mais, je suis chanceuse de t’avoir... »

Ma voix s’éteind je laisse le silence me tenir compagnie, j’ignore pour combien de temps, le visage neutre et froid, figé, au cas où le valet ne revienne désormais.


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Everard Zullheimer
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le Lun 23 Sep 2019 - 14:58
Si j’étais réveillé, ce n’était jamais que du coin de l’œil. j’avais la paupière lourde. El lait de pavot me faisait un bien fou et j’avais l’impression, malgré la douleur, d’être dans un monde cotonneux qui ne m’offrait que des échos lointains et distants ; sincèrement, de là à reconnaître des mots… c’était quand même vachement plus compliqué que cela. Je savais que Lilith était là, mais de là à lui parler ou comprendre son charabia… c’était une autre paire de manches… d’autant que je sentais le sommeil qui m’envahissait par vague, un peu à la manière ‘une pulsation salvatrice, et je sombrais sans complètement sombrer. Pour être honnête, je luttais même contre le sommeil parce que je la savais là. Je voulais lui dire quelque chose. Mais ma mâchoire »e était aussi lourde et coincée que mes bras qui ne semblaient pas plus me répondre. j’aurai bien pris sa main, mais je n’en étais pas capable…
et j’enrageais de cela. Désirant dormir tout en voulant m’éveiller vraiment. Mais je n’y arrivais pas. Comme c’était frustrant.. ; et plus je m’échinais, plus la lassitude me gagnait. Faute e colère. Je n’avais pas d’énergie pour cela. Les choses étaient ainsi…
Je savais qu’elle me parlait et je sentais la chaleur qu’elle m’offrait par sa simple présence… i j’avais pu je lui aurais au moins pris la main. Mais je n’en étais pas capable… je fus secoué d’un léger frisson, mais sans plus.

Le valent entra brusquement dans les lieux, suivi de près par une femme d’âge mûr. Elle n’était ni belle ni laide, mais elle avait l’air sévère et s’inclina dans ce qui aurait pu être une révérence insultante de la part de n’importe qui d’autre. Elle privilégiait l’idée de l’efficacité aux manières, mais cela n’empêchait ^pas le respect du au rang impérial.

« Votre majesté… je suis à vos ordres. »

Elle commença alors un résumé par le menu de ce qu’elle avait fait, de ce qu’elle préconisait. A savoir, elle avait extrait la balle, et elle avait recousu, mais il allait falloir plusieurs jours, peut être plusieurs semaines selon mon état, de repos, tout en disant haut et fort que comme tous les amethiens j’avais la tête suffisamment dure pour que l’on soit obligé de me forcer à rester couché. Enfin, je n'aurai pu la détromper sur le sujet, , l’eus-je voulu. Oui, les amethiens étaient têtus, parfois. Mais plus souvent raisonnables, encore que…
Je finissais par avoir assez de force et de courage, entre deux états comateux pour toucher sa main de mes doigts. Tout ce dont j’étais capable, hélas.

Le chirurgien demanda alors à ce que l’on me laisse me reposer. qu’elle ne pouvait interdire à Sa Majesté l’impératrice de lui rendre visite, mais de ne pas faire durer les visites, histoire de ne pas me fatiguer davantage. C’était somme toute, assez logique, n’est-ce pas ?


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le Jeu 24 Oct 2019 - 22:16
Il y a des instants où l’on se retrouve sans possibilité de faire plus, j’écoutais le docteur et j’acceptais ses propos, j’aurais préféré le veiller, mais il n’était pas question d’aller à l’encontre, je retenais mon inquiétude et mes émois qui étaient presque en train de me trahir. De toutes façons, s’il devait dormir…je ne pouvais rien faire de plus, rien. J’acceptais et je prenais quelques dernières nouvelles avant qu’elle ne se retire de nouveau, je demandais au valet de me laisser seule, quelques minutes et je quittais au final Everard non avoir déposé un baiser sur son front.

***

J’avais obéis au docteur, prenant des nouvelles discrètement, fort heureusement, le valet avait tenu sa langue mais je n’étais en rien apaisé, son état s’améliorait mais je craignais de retourner le voir et de me trahir d’une quelconque façon, mais je n’en pouvais plus réellement de ne pouvoir me rendre ouvertement à son chevet, mon oncle saurait me rappeler de me mesurer, et je le faisais, cela ne signifiait pas que je le fasse de guetter de cœur.

Je gérais mon rôle, comme je le savais, je parvenais à le faire sans ombrage et j’étais presque heureuse que la venue du régent d’eskr occupe mon oncle. Cela m’évitait de devoir faire acte de mes erreurs, les quelques jours qui passèrent me furent dès lors interminable et je me sentais prise au piège, pourtant, un soir, le jeune valet fit passer à Baptiste un mot, disant qu’il m’avait réclamé dans sa fatigue. J’avais écouté la doctoresse, histoire d’éviter de le fatiguer et j’hésitais à y aller. Mais entre la sensation d’inquiétude et l’idée de culpabilité, je ne pouvais rester loin plus longtemps.

Il était tard, quand je parvenais secrètement à sa chambre, il me pesait de passer encore par là, mais je n’avais pas le choix, les scandales n’étaient pas nécessaires et je ne les désirais pas, je faisais déjà assez mal à mon esprit avec cette dualité. Ainsi donc, je parvenais là où je devais aller et je me glissais sans mot, je reconnu sa silhouette, je la devinais hors de son lit, à prier. Je me refusais de l’interrompre et surtout de dire mot, alors, je fis ce qui me paraissais le plus « normal », je me tenais en retrait, je n’allais pas oser prier à son côté, pensant qu’il me rappellerait que j’étais pour lui, malgré tout, une païenne.

Oui, je n’en menais toujours pas large…hélas.


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le Lun 28 Oct 2019 - 13:08
La mort eut-elle était préférable ? Certainement pas. Je passais un certain temps à dormir, un certain temps à sommeiller, et le reste du temps dans un état vaseux qui me donnait l’impression que mon propre corps ne m’appartenait pas. Que des choses bien difficiles à apprécier ; je savais que Lilith avait passé certains moments avec moi, mais hélas, cela ne suffisait pas. Je ne pouvais pas ne pas me sentir mal, j’étais souvent nauséeux. Une fois, je tentais de me lever sans y arriver. Alors j’avais laissé tombé et j’avais taché de prier dans mon ;lit, bien que je trouve cela indigne de Lui… enfin, je faisais ce que je pouvais, d’ailleurs, je finissais même par ne plus boire mes anti-douleurs parce que j’avais l’esprit plus libre, l’esprit plus alerte de cette manière… et je finissais même – j’avais un peu perdu la notion du temps, à réussir à me lever et à tituber jusqu’à mon boudoir, où je finissais par m’effondrer plus que m’agenouiller devant la statue. Je peinais à allumer les petits cierges et je finissais par poser mon front à terre. La pierre froide était tellement rafraichissante… c’était un véritable délice, il fallait le reconnaitre. Je restais sans rien dire avant de finalement entendre des pas dans mon dos. J’aurais reconnu ces pas entre mille.

Elle ne m’interrompit pas. Pourtant, je ne priais plus, et je savourais juste le silence qu’elle broyait, éclatait de son souffle, l’odeur de l’encens qu’elle éclipsait de son parfum… voilà qui n’était pas sans être particulièrement agréable. Je savourais, et ce, pleinement. Je souris pour moi-même, juste heureux, avant de finalement me redresser, en grognant de douleur, et, finalement, malgré moi, je lui lançais un.

« Aidez-moi à me lever. S’il vous plait. »

Est-ce que je m’adressais à Lilith ? Était-ce une prière ? Un peu des deux, il fallait bien le reconnaitre. J’avais clairement besoin d’aide, alors que mes jambes n’auraient su pleinement me porter. Mais ce n’était pas grave. Je voulais juste le bon impulse et le reste suivrait. Je souris à Lilith. Mais le sourire, comme la voix, restait faible, et le teint, bien que meilleur, était cireux, mais cela passerait. Forcément.

« Je suis heureux de te voir... j’ai vraiment cru que j’allais te perdre, quand nous avons tiré… »

Voilà qui était intéressant, n’est-ce pas ? Je ne pouvais pas dire grand-chose de plus… je lui fis un nouveau sourire doux et je tendais la main, péniblement, pour prendre la sienne et la serrer, un peu. J’étais bien trop heureux de la voir…


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le Lun 9 Déc 2019 - 22:15
Le silence était-il terrifiant ? Je ne saurais le dire, il était en tous les cas quelque chose. Je l’entendais respirer et ce son, tant que je le discernais était magnifique. Il signifiait qu’il était en vie et encore à moi, encore présent, encore vivant. Une promesse de possible qui se continuait, qui s’écrivait…je craignais de l’interrompre, je priais en son arrière, silencieuse, féroce, agitée mais pourtant calme. Je suppliais les Dieux de me le laisser encore un peu, de prendre la force que je pouvais offrir pour le renforcer… je ne voulais rien exiger, ni demander, ma vie était un privilège et un honneur, les obstacles étaient nécessaires, mais j’espérais qu’il ne me soit pas pris. Même si cela aurait été par ma faute.

L’épreuve était apprise, comprise : il ne servait à rien d’affirmer son pouvoir bêtement, je devais encore apprendre l’art ou la manière de certaine subtilité. L’excuse de la jeunesse n’était en rien acceptable, plus maintenant, et elle ne le serait plus, c’était une bien dure leçon en quelques sortes mais que je ne saurais jamais effacer de ma mémoire, c’était certain.

Il y avait donc le silence, simplement présenté par les respirations de nos corps, le silence qui se faisait trahir, mais qui régnait. Je l’observais, son corps, sa présence, remède à mes peines, il était « debout », il respirait, vivait, encore…mon mouvement suivit le sien, il se relevait,e ssayait, je le faisais, m’avançait, j’attendais l’écho qui convierait à ce que les choses se passent.

Je l’aidais, le soutenait, il me paraissait si pâle, si fatigué, je rendais son sourire à cet homme, le cœur pulsant à tout rompre, frappant mon torse, martelant ma poitrine. Il était là, un peu plus debout qu’un jour auparavant, un peu plus fort qu’un autre. Ma main à la sienne, je l’aidais, le soutenais, un peu tremblante, trop fébrile…

« J’ai crains te perdre…tout est ma faute, si tu étais…oh je ne peux le dire. Everard je t’aime, j’ai eu si peur, j’ai encore si peur… »

Je n’avais pas honte, pour une fois, d’affirmer mes faiblesses, de les dire, de les expliquer, je grandissais peut-être, je l’ignorais, ce n’était pas un déshoneur d’avouer tout cela, bien au contraire et je le faisais se soutenir à moi, pour qu’il puisse aller se rallonger ou autre, comme il le désirait.




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le Sam 14 Déc 2019 - 1:48
Prier n’était pas quelque chose dont je pouvais me passer. En fait, c’était même tout le contraire. J’avais besoin de faire les choses ainsi. Parce que la prière était quelque chose à tout à fait utile. Je trouvais dans la prière une conscience et une sérénité que je ne trouvais nulle part ailleurs, et ce jusqu’à il y avait peu. Cette sérénité, je la trouvais désormais aussi dans la compagnie silencieuse de Lilith. Je n’avais pas besoin de ses bras pour me sentir serein, juste ses silences et sa présence. Aussi, quand je priais, je me détendais vraiment, comme en présence de Lilith et je n’eus pas besoin de la regarder pour la savoir là.

Je lui fis un sourire tendre avant de finalement fermer les yeux en tremblant et me redresser avec son aide. Parce que je ne pouvais pas le faire tout seul. J’avais besoin d’elle, elle était un pilier pour le moment… je la regardais, l’œil fatigué. Elle-même semblait avoir bien peu dormi comparé à d’habitude. Je me tenais à elle, alors que finalement elle ne m’aide à me conduire dur un des deux bancs de la pièce où je me laissais tomber avec peine et en même temps avec soulagement. Je souris à Lilith, avec peine en disant cela. Et je lui lançais alors sur un ton sans la moindre trace d’hésitation.

« Je t’aime aussi Lilith. Alors cessons là. »

Non, je ne parlais pas vraiment de cesser les choses simplement, bien au contraire. J’avais une idée précise en tête. Même si j’avais l’esprit lent et la voix un peu pâteuse. Je savais ce que j’allais faire. J’avais une décision sans faille et je lui indiquais un coffret de bois à côté de l’autel en forme de cheval.

« Apporte-le-moi, s’il te plait… »

Oui, je voulais le faire avec une certaine certitude avant de finalement tendre la main pour prendre entre mes doigts le coffret que j’ouvrais, à la fois fébrile et fatigué, pour sortir quelque chose de simple. Il s’agissait d’une bague, simple, dont la monture étaient deux chevaux dont les naseaux se rejoignaient sur le dessus. D’argent pur elle était magnifique et orné d’émeraudes. Parfait pour ses yeux. Je tendais alors la bague vers elle avec une certaine faiblesse mais de quoi ravir les yeux.

« J’ai failli mourir et je ne faillirai plus. Alors je vais au bout. Lilith de Choiseul, impératrice d’Ambrosia… épouse moi… »

Etrangement, je n’étais pas en état de faire un discours en bonne et due forme. Elle s’en passerait n’est-ce pas ?


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le Lun 30 Déc 2019 - 23:15
Je me suis toujours sentie seule, en quelques sortes, entourée de ma famille, il n’y a jamais eu cette sensation de complémentarité, jamais cette impression de force et de grandeur, jusqu’à ce qu’il parvienne dans ma vie, jusqu’à ce qu’il arrive dans mon existence et qu’il fasse naître en moi, des émotions surprenantes. Ambrosia me semble minuscule sans lui, il me donne une force, une volonté et une grandeur sans égale, et je me sens soulagée, qu’il soit là. Quelques mots s’échappent de sa bouche, arrêtez cela, j’hoche la tête, silencieuse, je n’ai pas idée de déformer ses propos, bien trop confiante en ce nous qui est ainsi formé.

Les yeux dérivent, il me désigne un coffret de bois, sa faiblesse m’effraie, mais elle ne sera que temporaire, la certitude au fond de moi est si brutale, qu’il ne peut en être autrement. Je lui ramène le coffret, doucement, me demandant un instant ce qu’il souhaite faire avec, je m’installe sur le banc à son coté, le dos droit, l’esprit heureux, léger, je pourrais le contempler inlassablement, ce qui est stupide. Je l’admets, mais mon cœur bat fortement, tambourinant au fond de mon torse avec une douce lenteur, je me sens apaisée de le voir réveillé et…

« Everard… »

Son prénom sort de mes lippes dans un souffle, je le dévisage, fébrile comme une adolescente, ma main cache mon sourire, immense, étendue, faisant s’illuminer mes traits comme jamais, cette fois, mon cœur frappe mon torse sans réussir à s’apaiser, doucement, pour ne pas le blesser, je l’enlace et lui souffle.

« Oui Everard, oui ! Je ne veux que toi. »

Les larmes viennent à mes yeux, sans pour autant rouler sur mes joues, je l’enlace et lui donne un baiser, avant de lui tendre ma main, tremblant un peu, attendant qu’il la glisse à mon annulaire. La sensation euphorique étouffe mon esprit et je l’enlace.

« Elle est magnifique…oh mon amour, je me sens dépourvu d’éloquence, simplement heureuse, il n’y a pas plus à dire, mon impatience d’être nous au grand jour est en train de dévorer mon esprit… »

Riais-je.


[CLOS]Les conséquences de la bêtise [Pv] VtJLfeC
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