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Daphnée Samabartel
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Daphnée Samabartel
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le Ven 16 Aoû 2019 - 11:28
Pénétrant dans le grand hangar, la jeune femme baissa son ombrelle, repliant cette dernière avec soin et délicatesse. Levant ses pupilles océanes, elle admira la structure interne du bâtiment, mélange savant de pierres taillées et de cuivre. Un toit de verre laissait entrer la lumière dans ce qui était le grand hall d’expositions. L’animation battait son plein, le bruit des rouages mécaniques venant accompagner les exclamations de joie et de surprise d’un public que l’on sentait conquis en tout point. C’était chose commune à Ambrosia que d’exposer de la sorte son savoir, les inventeurs venant également à la rencontre des curieux quoique dépourvus de ce savoir qui leur permettait de créer avec ingéniosité montagne de nouveautés révolutionnaires. L’air se faisait plus lourd, suffoquant pour l’Etoile du Nord, la vapeur venant envahir ses poumons trop habitués à un climat sec bien que froid. Pourtant, elle ne recula pas, trop envieuse de voir ces choses incroyables dont les gens de cour avaient pu parler. En effet, nouvellement arrivée à Ambrosia, Daphnée ne faisait que découvrir un peu plus jour après jour cette cité de sciences et de lumières et si, lors de ses premiers jours, elle fut baignée dans la solitude, quelques rencontres finirent par se faire et les recommandations sur les choses à voir et découvrir ne faisaient que se succéder. Evidemment, elle avait déjà connaissance de quelques secrets qui se trouvaient cachés dans la Capitale mais d’autres lieux bien étranges lui restaient à trouver. Ce hall d’exposition ne lui était pas entièrement inconnu mais les inventeurs se relayaient, présentant leurs nouveautés dans un cadre bien agité.

Accompagnée par le page de son fiancé, elle confia à ce dernier son ombrelle, ses doigts fragiles se refermant alors un peu plus sur le cordon de son réticule. Ses longs cheveux d’un blond si clairs qu’ils semblaient faits de fils d’argent avaient été remontés dans un élégant chignon orné d’une broche de cuivre et d’une magnifique topaze. Elle portait une robe de cet azur qu’elle affectionnait quand les couleurs de bien d’autres étaient ternes, confectionnée avec de la soie et de l’organdi. Les manches laissaient deviner avec transparence ses bras quand son corps demeurait masqué sous d’ingénieuses couches de tissu. Une large ceinture de cuir venait marquer sa taille de guêpe, trop maigre pour bien des gens qui devinaient toujours en cette âme une chose fragile, ignorant la force qui pouvait sommeiller au fond d’elle. Ses bottines en cuir claquaient au sol grâce à un léger talon dès lors qu’elle faisait un pas. Avide de découvertes, la jeune Samabartel entama l’exposition, observant certaines inventions avec envie, d’autre avec bien plus de scepticisme. Il y en avait pour tous les goûts et si elle trouvait également utilité à certains gadgets, elle essayait davantage de comprendre les mécanismes qu’ils dissimulaient.

La promenade se poursuivit dans le grand hall, la lumière du soleil filtrée entre le toit vitré et la vapeur ambiante. Et finalement, la jeune femme finit par s’arrêter devant une présentation où moins de gens ne prenaient la peine d’accorder de leur temps. Cette tranquillité soudaine fut suffisante pour qu’elle se concentre sur l’un des appareils, façonné par… Qui ? Elle n’en avait pas la moindre idée et ce ne fut pas sa priorité. Désireuse d’en connaître les moindres secrets, elle se risqua à le saisir de ses mains graciles, n’ayant pas la moindre idée de ce à quoi il pouvait servir…


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Henry Wolverton
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le Lun 19 Aoû 2019 - 9:37
Et nous voici revenu dans une énième exposition des inventeurs. Je ne comptais plus le nombre de fois où, je dus jouer les marchands de foire étalant ses bestiaux et n’avoir que quelques veines promesses d’un avenir meilleur. Au moins, je restais un minimum combatif. J’ignorais par quel miracle, je restais à flot, esquivant à chaque fois la ruine, vivant juste ce dont j’avais besoin. Mais à la longue, je me demandais si au final, je n’étais pas trop idéaliste. Certes, beaucoup accusait à juste raison, la xénophobie des grandes enseignes de savants. Il fallait être idiot pour l’ignorer. Toutefois, on pouvait imaginer qu’à force de travail et d’acharnement, on finirait par convaincre quelques esprits de l’utilité de notre œuvre et gagner le respect, et aussi le droit de créer à sa guise.

Mais non, malgré la bonne ambiance ici, je restais bloquer sur cette pensée bien noir qui venait me hanter de plus en plus chaque jour. Combien de temps cela allait-il durer ? Serais-je un vieux, à la peau plissée et à la longue barbe blanche quand dame fortune me sourira ? On pouvait bien se battre longtemps, cependant on ressentait toujours ce goût amer que jamais nous n’avancions. Comme dans un conte, on tournait en rond, vivant la même aventure. Une prison temporelle ?

J’eus étalé mes petits jouets, et jouais à ce fameux marchand. La journée se passant ainsi, attirant du monde en interpellant la foule, ou bricolant sur un des appareils, laissant le public venir par curiosité, pendant que je n’étais pas à me chamailler avec mes voisins. Une journée classique, celle où je n’étais pas enfermé pendant tout mon temps dans mon atelier, ne voyant que peu la lumière du jour. Pour la santé, cela avait sans doute du bon, mais personnellement, j’ignorais si jamais cela ou pas. Peut-être bien que non, avec ce bruit ambiant qui empêchait la concentration. Et que dire de ces esprits simples, se croyant plus intelligent que tout le monde, venant faire des plaisanteries incompréhensibles sur tout et rien ? Cela pouvait ressembler à une perte de temps.

Pourquoi au final allais-je parler d’avantage d’une rencontre plutôt qu’une autre ? Des gens venant regarder et poser des questions, il y en avait des centaines. Mais celle-ci, allait prendre un bien curieux tournant, en plus de m’en souvenir. Une jeune femme, sans doute de la haute vue ses vêtements finement taillé aux matières bien plus couteuse que tout ce que je pouvais posséder comme camelote. S’approchant, elle attrapa un prototype de poulie portatif. Lâchant ce que je faisais, je m’adressais donc directement à elle.

"Cela sert à soulever des lourdes charges d’une main." Fut-il dit pour la présentation.

Faisant le tour de mon présentoir, je m’approchais de la jeune femme, attrapant son bras et la machine qu’elle tenait pour l’aider à en faire l’expérience.

"Ceci est inspiré du système de poulie au port et des fourmis pouvant porter jusqu’à mille fois son poids. Avec ceci, vous pouvez que jusqu’au double du votre en une main."

Lui montrant, on découvrir que cette espèce d’araignée était en réalité un gang métallique plutôt imposant qu’il fallait enfiler et laissé ces pattes pliables vers l’extérieur. Le système étant simple. Fonctionnant avec un mécanisme de compressions, une pompe employée permettait de soulever le poids cité. On pouvait trouver cela lourd, mais moins en tant normal. Par exemple, vous pouviez être plier en deux à cause d’un sac de course bien remplit. Et bien avec cette machine, ce sera aussi simple que soulever un oreiller. La sensation de lourdeur (le mot se disait ?) ne viendrait qu’à partir du fameux double de son poids, comme je venais de le dire. Et tout ceci, fut donc expliquer à l’inconnue, mais soucieux de la transparence et de l’honnêteté, je lui fis part des inconvénients dont elle pourrait le découvrir bientôt.

"Par contre, son emploi est lent. Oblige à faire des gestes presque robotique rien qu’entre le prendre et le lâcher et il vaut mieux prendre un objet à la fois. Après, ce n’est qu’un prototype."
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Daphnée Samabartel
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le Lun 26 Aoû 2019 - 0:05
Observatrice, Daphnée essayait de percer les mystères de cet étrange objet qu’elle avait bien en main. Peut-être était-ce dangereux ? Peut-être allait-elle se faire réprimander ? La curiosité brillait pourtant dans les pupilles azurées de la jeune femme qui tournait et retournait l’invention entre ses doigts longilignes. Les sourcils doucement froncés, elle était concentrée sur tout ceci et ne perçut pas immédiatement la proximité de l’inventeur à ses côtés. L’informant de l’utilité de la chose, il remporta l’attention complète de la Raclusienne qui rougit sensiblement à l’idée de s’être servie sans demander son reste. Mais, au moins, elle savait désormais que ceci n’avait, normalement, rien de dangereux. Elle s’apprêtait à s’excuser de son manque de recul mais lui fit le tour du présentoir pour mieux venir à ses côtés. Se saisissant délicatement de son bras et de l’objet, il semblait tout à fait disposer à lui en faire une démonstration des plus réaliste puisqu’elle aurait lieu sur elle.

Il lui expliqua alors l’inspiration d’un tel objet ainsi que sa praticité. Haussant les sourcils, Daphnée ne masqua pas sa surprise et l’idée d’être soudainement bien plus forte qu’elle n’y paraissait la fit doucement sourire. Se laissant guider par l’homme à ses côtés sous le regard aussi curieux que méfiant du jeune page, elle le laissa agir en toute confiance, l’araignée mécanique qui semblait composer cette machine prenant place sur ses doigts. L’écoutant avec attention, elle ne faisait que sourire davantage à chaque instant, trop heureuse d’être maîtresse d’un tel objet pour les prochaines minutes. Rapidement, il lui expliqua qu’il y avait cependant quelques inconvénients. La lenteur était le principal défaut de cet ingénieux outil, expliquant que les gestes se faisaient de manière bien plus mécanique avant de lui rappeler qu’il s’agissait là d’un prototype. Le sourire de Daphnée trônait toujours sur ses lèvres tandis qu’elle reprenait possession de son bras, l’articulant avec, en effet, plus de difficulté. « Je vois, en effet. La sensation n’est pas ce qu’il y a de plus agréable… On dirait que ça manque d’huile alors que sont peut être les résistances de chaque articulations qui sont trop fortes… » Oui, elle essayait réellement de comprendre ce qu’elle avait en main ou plutôt, sur la main. Refermant ses doigts avec force, elle dut faire face à cette raideur dans le mécanisme qui n’était pas vraiment confortable. Pourtant, rouvrant ses doigts, elle imita ce geste à répétition plusieurs fois, afin de s’habituer à cette difficulté. « Mais, vous l’avez dit… C’est un prototype. Je ne doute pas que vous ayez déjà bien des manières de résoudre ce problème. »

Son sourire s’élargit avant que ses yeux ne se posent sur cet inventeur visiblement passionné par ce qu’il fabriquait. Le dévisageant rapidement, elle l’identifia comme un personnage sympathique. Était-ce la lueur de science dans son regard ou bien cet air paternel qui lui attirait une confiance bien grande malgré son manque de connaissance sur l’individu. D’ailleurs, il n’avait pas même offert son nom. Souriant un peu plus encore, l’Etoile du Nord releva son délicat menton. « Vous êtes certainement le premier inventeur que je rencontre aussi désireux de renseigner une jeune femme comme moi sur la confection de ses précieux objet. Monsieur… ? » Et comme il était d’usage à la cour, elle lui tendit cette main équipée d’un exosquelette articulé. Voilà qui promettait un baisemain des plus originaux.


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le Lun 26 Aoû 2019 - 15:37
Comme frapper d’une flèche dans le dos, la jeune femme me médusa par sa connaissance en mécanique. Loin de moi l’idée de dénigrer l’intelligence des femmes, bien au contraire. Mâle ou femelle qui venait à ma rencontre, n’avaient pour la plupart, aucune notion en ingénierie. Certes, nous ne pouvions pas tout connaître en matière de science. Moi-même, parlez-moi de botanique, je serais le plus grand des idiots de la classe. Cependant, ce que je pouvais reprocher chez certains, fut leur complaisance dans l’ignorance. Par exemple, ils ne comprenaient pas le fonctionnement d’une machine, ils se moquaient. À Ambrosia, les gens se vantaient d’être le peuple apportant la technologie au monde. Mais la plupart de ses habitants n’y connaissaient en rien.

Alors rencontrer quelqu’un qui avait quelques notions, et en plus ne semblaient être un collègue vantard était plaisant. D’ailleurs, parlant de misogynie, j’en connaissais quelques-uns, dont rien que le fait d’entre une femme parler d’écrous et de vice, les castrait et faisaient tout pour la rabaisser. Moi ? Je ne voyais le sexe que bien plus tard, chérissant avant tout la connaissance de l’individu, heureux de rencontrer une personne à la tête un minimum remplit, dans un monde peuplé d’idiot.

"Ah je voie que vous avez quelques notions en mécanique, ce qui fait plaisir à découvrir."

Même sa remarque me paraissait pertinente. Loin de me sentir blesser dans mon amour propre, je notais sa pensée, la jugeant comme bonne et réfléchis. D’ailleurs, ce serait hypocrite que de dénigrait cela, sachant qu’en réalité, elle n’était pas loin de la vérité. Mais disons qu’on n’y voyait pour l’invention, que l’aspect visible de l’iceberg.

La jeune femme me rendit l’appareil, visiblement amusé de la démonstration, ce qui ne me déplaisait pas. Voir quelqu’un apprécié ce que vous faites était toujours plaisant ! Loin des moqueries, de l’indifférence, vous voyiez que vous aviez réussis à toucher l’autre par votre travail, ce qui était valorisant. Me tendant la main, je compris qu’il était l’heure des convenances sociales. Peu habitué à ce genre de pratique, je les oubliais parfois, me contentant d’un bonjour seulement, quand j’étais de bonne humeur. Mais là je fus plus que de bonne humeur, comme un espoir qui revenait, le monde paraissait un peu plus plaisant. Et fort heureusement pour elle, je n’eus totalement oublié les bonnes manières.

Attrapant sa main, je la secouais légèrement pour la saluer comme faisait le commun des mortels. D’ailleurs, je voulu apprendre à un automate cette politesse. La conséquence fut que le robot, refusait de vous lâcher la main et la secouer sans jamais s’arrêter. Je dû passer par des méthodes assez fortes pour m’en libérer.

"Henry Wolverton, inventeur pour vous servir milady. Et vous ?"

J’ignorais par contre s’il existait un code particulier quand on s’adressait à de la noblesse. Pour moi, tout le monde se valait, rien ne déterminait la supériorité ou la différence de l’un et de l’autre. J’eus toutefois l’occasion d’aller voir quelques pièces de théâtre satirique sur l’élite et les petits gens comme on disait. Mais sachant que tout était assez exagérer, je ne pris rien de tout ces spectacles au sérieux.

"Je ne comprends pourquoi. Vous ne me paraissez pas plus bête qu’un autre. D’ailleurs, vous semblez même en savoir bien plus que beaucoup de pseudos bien-pensants. D’ailleurs pour vous répondre, vous n’avez pas tort. La résistance joue beaucoup. Le principe étant d’éviter d’user voire d’abimer certaines pièces dont l’accordement des pinces. Une résistance trop faible, rend l’utilisation du gantelet imprécis, et peut provoquer quelques incidents…"

Je me souvenais justement de ce pauvre homme qui voulu bien le tester au tout début. Une pièce du gant avait traversé son membre, faisant apparaitre une belle pique sur le dos de sa main. Bien triste histoire.


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le Mar 27 Aoû 2019 - 23:36
Il semblait agréablement surpris par les propos de la jeune femme ce qui ne fit qu’empourprait un peu plus son visage. Daphnée n’était guère de celles qui se vantaient, se mettaient en avant grâce à un quelconque talent ou un domaine fondamental de ses connaissances. Elle touchait à tout sans jamais exceller, pouvant chanter une ballade ou jouer un air de harpe sans atteindre l’émotion transmise par les plus grands talents du royaume. Elle parlait de voyages, de rêves sans pour autant s’être un jour réellement intéressée aux dessous de ceux-ci. La mécanique faisait partie de ces lectures qu’elle appréciait, qui attisait sa curiosité avant qu’un autre domaine ne la rappelle, ne faisant pas d’elle une inventrice née mais une demoiselle tout à fait capable d’aborder des notions assez simples. Trop simples parfois, pour être le sujet principal des questionnements de ces inventeurs ?

Le feu aux joues, elle baissa le regard tandis que lui soulignait son plaisir de découvrir une passionnée véritable qui n’était certainement pas l’un de ses confrères. Elle faillit s’excuser de son intervention très certainement déplacée, ne souhaitant nullement froisser cet homme qui avait eu l’amabilité de lui présenter l’objet qui avait su l’attirer jusqu’ici. Se libérant de l’engin et récupérant la pleine mobilité de ses doigts, elle imposa à l’homme qui se trouvait devant elle les conventions sociales d’usage. Et fut plus que surprise du résultat. Refermant sa main sur la sienne, l’homme ne porta nullement celle-ci à ses lèvres, la serrant doucement pour mieux la secouer dans une poignée qui prit la blonde de court. Et pourtant, ce genre de réaction l’amusa réellement. Henry Wolverton. Le nom ne lui disait rien et ce n’était que mieux. Seuls ceux des personnes qu’il valait mieux éviter de fréquenter lui avaient été confiés tant par l’Impératrice en personne que par son Oncle, son fiancé. Souriant un peu plus, elle répondit à cette question miroir avec simplicité. « Daphnée Samabartel. Et je ne suis nullement inventrice, simplement… Curieuse. » Délivrant sa main de la sienne, elle baissa légèrement le regard, comme doucement dérangée par le jugement qu’il pourrait porter sur elle. C’était une étrangère, et une étrangère qui ne faisait qu’intervenir sur quelque chose qu’elle avouait ne pas connaître.

Pourtant, il ne parut pas lui en tenir rigueur. Au contraire, soulignant son manque de bêtise, il lui accorda même raison. Haussant les sourcils, elle reposa ses yeux glacés sur lui avec une surprise non dissimulée. Rendant les choses plus techniques, elle finit par rire doucement avant de lui faire remarquer non sans gentillesse. « Je vous laisse le soin de trouver la solution, mes maigres connaissances s’arrêtant à ces quelques remarques que j’ai pu vous faire. » Elle se plaisait ici. S’il y avait moins de vapeur, évidemment, elle ne s’en porterait que mieux mais elle savait que ses poumons finiraient par s’habituer à ce climat horrible à ses yeux. Laissant son regard parcourir le reste de l’étalage, elle reprit sur un ton admirateur. « Je ne peux que constater à quel point votre esprit semble n’avoir aucune limite. Tous ces objets semblent très novateurs et je m’estime heureuse d’avoir été renseignée par un inventeur aussi talentueux… Comment toutes ces choses prennent naissance dans votre esprit ? Comment une seule personne peut penser à fabriquer tout ceci et réfléchir certainement déjà à la solution qui nous garantira, à tous, plus de confort pour l’avenir ? » La curiosité de la jeune femme était sans limite et ses interrogations toujours plus pointues. Mais, au bout du compte, elle n’était nullement mal intentionné comme le confirmait son regard posé sur une autre des inventions de ce cher monsieur Wolverton.


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le Ven 30 Aoû 2019 - 7:51
Je ne voulu nullement croire que ses connaissances puissent s’arrêter en si bon chemin. Un livre par exemple, on connaissait de bons passages, faisant plusieurs pages ou quelques paragraphes permettant la compréhension de la scène. On ne sortait pas une ou deux phrases comme ça, sortie de leur contexte, priant que cela passe. Non, je ne voulu y croire. Novice dans le domaine, certainement, mais mimant la connaissance, certainement pas. Sans doute, se dévalorisait-elle. Les femmes manquaient parfois cruellement de confiance en elle, dans une société où l’homme était le plus souvent favorisé. Alors que ce fut une femme qui nous dirigeait. Perplexe, j’aurais bien aimé trouver le moyen de l’aider, de l’encourager à s’épanouir, reprendre foi en elle-même.

Mais la conversation dévia sur un sujet dangereux. Curieuse, Daphné Samabartel, un nom plutôt ravissant, désirait savoir comment cela fonctionnait dans ma tête, à ses risques et périls. J’aurais pus noter que son nom justement, ne sonnait pas trop Ambrosien, mais me souciant si peu des origines des gens, ce fut la joie égoïste de parler de mes recherches qui primait sur ce coup-là. On disait que tout homme cherchait à faire gonfler son ego, le miens était la reconnaissance de l’utilité de mon travail, de l’intention que je portais pour améliorer la vie humaine, ce que notre nouvelle amie semblait avoir comprit du premier coup. Si ce n’était pas une preuve ultime d’intelligence que cela.

"Eh bien, comment vous dire, ce serait comme vous expliquer au milieu d’une pièce comique de théâtre. Si on prend en compte les notions mécaniques de la machine, du corps humains, et des effets d’éléments, cela aide à voir. Chaque détail que nous pouvions voir chaque jour, qui semble peinait l’existence d’une personne que ce soit un labeur ou une condition, peut trouver solution à travers la base de données de la mécanique venant d’être cité. Comme depuis toujours, ce qui nous fut innascible par nos membres, fut compenser par l’outil idéal et ses extensions. Voilà les fondements de la base. Et quand vous voyez un problème à résoudre, d’autres apparaissent à vos yeux réclamant aussi une intervention. Malheureusement, beaucoup d’expérimentation s’exige, laissant les difficultés s’accroitre. Oui, et donc on voit constamment des idées, des visions d’outils pouvant être pratique se bousculer dans notre tête, mais demeurant réalisable. Et pour ce faire, il faut faire appel à ces fameuses connaissances qui viennent s’emboiter à votre projet pour vous dire quelle mécanique serait la plus adapter et avec quels matériaux. Et des fois, cela pouvait être l’inverse, une compréhension d’un élément ou d’une fonction organique, peut vous donner l’idée de l’outil pratique dans votre quotidien."

Je pouvais continuer à parler ainsi pendant des heures. Daphné avait posé la grande question qui, à chaque fois la réponse exaspérait le plus patient des hommes, mais dont jamais je ne pus corriger cela. Ceci serait vaincu par la patience des femmes ? Je verrais une différence notable entre les deux sexes ainsi, même si pendant que je parlais, jamais je ne me rendis compte de la difficulté que j’apportais dans la conversation. Pour exemple, une jeune personne m’eut posé une question un peu avant midi. Croyant n’avoir pris que quelques minutes pour le lui expliquer la chose, le soleil était déjà coucher depuis une heure en réalité. Que pouvions nous y faire ? Ce n’était pas un disfonctionnement. Et puis, on ne pourrait ainsi me reprocher de n’être passionner par ce que je faisais. Je n’eus la science infuse non plus, malgré cela c’était avec plaisir que je transmettais tout ce que je savais sur la question, sans jamais rien demander en retour.

Enfin bon, pouvions nous dire que c’était cette amour de la connaissance partagée, qui me faisait vivre ? Sans doute un peu. Coincé dans un cercle éloigné d’Ambrosia, je survivais au mieux qu’il me fut possible. Pourtant, certains de me « confrères », arrivaient bien mieux que moi, avec moins de connaissances et qui ne furent pas forcément Ambrosien. Rares ils furent certes, mais de ce que j’ais pus observer, il s’agissait surtout d’hommes ayant sacrifier honneur et valeur pour le profit. Même pire, des génies qu’on eut étouffer leur intelligence pour en faire des automates de chaires dans les usines, et dont leur savoir fut dévorer par un vampire mental. Bref, ceci était une autre histoire, n’ayant pas forcément trait à la nôtre. Pour le moment…

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le Mar 17 Sep 2019 - 13:15
S’il avait fallu donner un adjectif pour qualifier cet individu, Daphnée n’aurait pas hésité dans sa réponse. Passionné. Il l’était, tant par son savoir que par ses inventions loufoques ou non. Cet homme semblait né pour créer, pour inventer quand Daphnée avait encore du mal à trouver sa place dans ce vaste monde. Henry, lui, s’engagea dans un monologue qu’elle eut bien du mal à suivre mais qui, malgré elle, la fit sourire. Chaque mot qui sortait de sa bouche trahissait cette envie qu’il avait de bien faire, ce désir de vouloir voir la jeune femme le comprendre. Et malgré tous les efforts du monde, Daphnée finit par lâcher le sens de la conversation après… Quelle phrase exactement ? Elle ne sut pas vraiment, simplement fascinée par cet engouement notable dans les paroles de l’inventeur. La bienséance et l’éducation lui auraient intimé de hocher la tête en ponctuant ce mouvement d’un je vois hypocrite. Mais à la fin de la tirade, la légèreté du moment la laissa aller dans un léger éclat de rire qui poussa quelques personnes alentours à se retourner pour essayer de comprendre ce qui avait pu provoquer cette hilarité. « Veuillez me pardonner, ce n’était nullement de la moquerie. Je suis navrée mais je suis incapable de certifier que j’ai bel et bien tout compris à ces explications… Cependant… » Souriant avec sympathie, son regard replongea dans celui de l’inventeur. « Je crois lire en vous cette passion qui vous anime et qui vous pousse un peu plus chaque jour à vouloir découvrir de nouvelles choses pour mieux façonner une machine qui trouverait son utilité. Si c’est ce que vous avez souhaité transcrire à travers vos mots, sachez que tout en vous semble l’indiquer… De manière positive, évidemment. » La bienveillance de la jeune femme vis-à-vis de l’inventeur était palpable et si les choses pouvaient être dites avec maladresse, son regard clair appuyait ses dernières paroles.

Absolument hypnotisée par toutes les machines qui l’entouraient, elle n’aurait su dire pourquoi elle s’était arrêtée à ce présentoir particulier mais, une chose était sûre, elle ne le regrettait en rien. « Quel a été votre plus gros projet, monsieur Wolverton ? J’imagine que certaines inventions provoquent davantage de fierté que d’autres ? Avez-vous alors obtenu la reconnaissance méritée pour votre travail ? »


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le Mar 24 Sep 2019 - 8:44
La fin de la conversation prit une tournure qui le laisse fortement dépourvu. Le rire de la jeune femme dut difficilement analysable, et ses explications, bien qu’elles eussent sans doute pour raison d’être rassurante, me laissa dans un embarras. Bon, je n’étais pas en colère. Peut-être bien un peu de cet ego familier aux hommes qui s’en retrouvait blesser, à l’idée qu’au final on ne m’avait pas compris, que j’eus parler dans le vide, que peut-être aussi, m’étais-je trop emballer au sujet de Daphné. Quoi qu’il en soit, je préférais rebondir sur du plus positif de notre échange.

"Eh bien effectivement, vous avez au moins compris le sujet principal de tout cela. L’intérêt qui devrait être le même pour tout inventeur. La grande Conceptrice nous a donner les matériaux et l’intelligence pour faire des prouesses, selon moi ne pas en abusé serait comme du blasphème vous ne pensez pas ?"

Par contre, je butais un peu sur la question du grand projet. Pas que j’eus quelques petites fiertés, mais toutes mes inventions eurent du mal à mérité d’être breveté, n’éveillant que peu l’attention du public. Les raisons à la longue de liste d’échec furent nombreuses, certaines me revenant, d’autres non. Et donc, je restais constamment dans le même coin au cœur de la cité de vapeur, tel un damné condamné à poursuivre un objectif qui devenait presque chimérique. Mais bon, peut-être pourrais-je en tout cas, lui faire quelques confessions. Ce qui se travaillait dans ma tête, étaient considéré comme de la folie et personne jusqu’à présent, ne chercha à me copier.

"Si vous voulez connaître mon plus gros projet, qui est en cours justement… Je cherche à pousser à leur paroxysme, l’autonomie et l’intelligence des automates. Imaginez, au lieu d’avoir un robot pour chaque tâche, ne pouvant faire qu’une seule chose à la fois, il puisse tout faire. Transporter vos affaires certes, mais ajoutons par exemple… Le ménages, la cuisine, l’entretient de vos espaces, l’escorte…"

Nos automates restaient très limités. Il ne fallait pas trop leur en demander. Mais si nous pouvions briser ce mur qui les bloquait, ils deviendraient de parfaits employés, une aide inestimable pour chaque habitant de notre monde. Bien sûr, cela pourrait inspirer quelques dérives. Mais quelle invention ne fut pas détourner pour servir de noir dessin ? Je me doutais bien que chacune de mes découvertes, si un jour breveté, ne servirait pas forcément la grande cause. Mais… Allais-je interdire aux gens bien, ceux étant dans le besoin d’aide pour ça ? Tout ce que je pourrais au moins faire, ce serait imposé certaines conditions lors de la production. Pour le reste… Je n’étais pas responsable de la bêtise de l’homme.

"Un bien beau projet. Malheureusement couteux et demandant des éléments qui échappent au commun des mortels. Alors je me rattrape sur certaines inventions."

Déjà, si les habitants d’ici n’étaient pas aussi coincé, préférant valoriser un homme ou une femme d’ambrosia, même incompétent, à un intellect d’une autre patrie… Sauf si j’imagine, j’apportais directement de l’argent comme ces grands commerçants. L’argent ouvraient des portes c’étaient bien vrais. Mais mes valeurs plus « humaines » on tendance de produire l’inverse.

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le Sam 19 Oct 2019 - 0:26
Elle ne serait pas celle qui le contredirait concernant la volonté des Dieux, persuadée que sa propre destinée reposait entre leurs mains, partagée entre la conviction que son nouveau mariage à venir serait un nouvel échec ou bien qu’il fût en effet ce pourquoi ses autres unions précédentes n’avaient nullement eu lieu. De là à voir cela comme un blasphème que de ne pas user des facultés que les Dieux pouvaient nous offrir, Daphnée n’était pas aussi extrême sur le sujet. Mais elle sourit, hochant docilement la tête avant de reporter l’attention sur l’homme et ses connaissances, cherchant à connaître quel était l’objet qui méritait sa vantardise parmi tous ceux exposés. Tous autour de lui vendaient davantage les mérites d’une de leurs inventions alors pourquoi n’agirait-il pas de même ? Pourtant, elle fut quelque peu surprise aux premiers dires de l’inventeur. Il était bien sur quelque chose, oui, mais n’avait visiblement rien à lui montrer. Pourtant, à ses mots, elle fut déjà conquise par son idée. Un automate capable de réaliser plusieurs tâches et de s’adapter… De penser. C’était presque une hérésie que de se penser aussi bon que les Dieux pour créer une chose capable d’agir à sa guise. Mais c’était plus intéressant que tout ce que Daphnée avait pu entendre jusque-là. Pousser les automates et l’intelligence au-delà des limites qu’on leur avait fixées, voilà qui semblait être l’idée la plus novatrice qu’elle ait pu entendre en ce jour. Malheureusement, il manquait de fonds, comme bien des inventeurs aux idées loufoques et aux projets ambitieux. Daphnée fut désolée de l’apprendre et fit une légère moue. « Voilà bien le mal d’une époque… J’imagine que les sommes nécessaires à l’aboutissement sont bien plus grande que ce que mon imagination saurait me permettre de rêver… » Et cela la désolait grandement car elle aurait aimé pouvoir faire quelque chose.

A vrai dire, il y avait peut-être quelque chose qu’elle pouvait faire. « Votre idée doit sembler folle à bien des gens de ce monde… Offrir plus de capacités de comprendre nos attentes à des automates, quelle idée avant-gardiste… Pourtant, je la trouve des plus fascinantes. J’ignore de quelle manière mais j’aimerais pouvoir vous aider à obtenir ce dont vous avez besoin pour la finition de votre projet. Peut-être en en parlant à la Cour… » La position de Daphnée au sein de cette dernière se façonnait un peu plus chaque jour et si Nemrod lui avait garanti qu’elle était celle qui devait choisir qui graviterait autour d’elle, elle avait tendance à attirer les originaux, son imagination débordante et ses envies de découvertes ne poussant que les gens comme ce cher monsieur Wolverton à s’approcher d’elle. « Ou alors… J’ignore de quels matériaux vous avez besoin mais mes parents possèdent des mines de cuivre au Nord de la Ligue Raclusienne… Peut-être saurais-je obtenir un accord avec eux pour qu’ils se montrent généreux si cette matière peut vous intéresser… » C’était en effet une possibilité et la générosité de la jeune femme se démarquait un peu plus dans cette démarche qu’elle était prête à entreprendre.


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Henry Wolverton
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Henry Wolverton
Inventeur fou
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le Ven 25 Oct 2019 - 9:38
"Cela peut en effet être très couteux je ne vous contredirais pas."

Ce qu’il faudrait avant tout, ce sont des matériaux nobles, du minerai pur sans le moindre défaut pouvant altérer le bon fonctionnement d’une machine. Malheureusement, ce genre de produit coût affreusement chère. Et ce qu’on proposait dans les bas quartiers étaient de basse qualité. Je récupérais surtout des éléments provenant d’anciennes machines usagées, parfois brûler, ou même des pièces mal faites que je devais réparer dans mon atelier. Et quand je tombais sur une pièce justement de bonne facture, limite je ne l’utilisais qu’en cas où j’étais persuader de réussir. Sinon, c’était coller un tuyau neuf avec toute une machine rapiécée. Cela faisait comme avec vieux manteaux, coller des morceaux neufs sur du vieux, et tout venait à se déchirer. Un peu pareil avec les inventions.

Cependant, quand Daphné parla des possibilités qu’elle pouvait m’accorder, j’eus le sourire au lèvre, grâce à un semblant d’espoir. La jeune femme semblait faire revivre un vieux rêve et je ne me sentais pas capable de rejeter une telle proposition. Les occasions étaient rares, surtout pour un homme comme moi, venant de contrées lointaines. A ne pas cracher dessus. Toutefois j’avais bien noté les « mises en garde » de la jeune noble. Elle allait en parler, mais rien ne garantissait le résultat. Malgré cela, je ne me montrais nullement fâcher, bien au contraire. Je cherchais paradoxalement à me montrer rassurant.

"Rassurez-vous, ce n’est pas si grave si personne ne répond favorablement. Ce que vous m’offrez déjà est bien plus que j’oserais demander et je vous en remercie."

Mais quand elle parla de sa famille et de leur possession, de ce qui serait possible, l’espoir ne cessait de grossir tel un ballon à hélium. Là, les choses semblèrent bien plus réalisables. La cours je connaissais déjà un peu mais il y a des années, quand j’étais pupille. Je savais déjà un peu comment fonctionnais le monde de la Haute. Mais là, on parlait d’autre chose. C’était comme si elle m’offrait un contrat, du moins était-ce ainsi que je le sentais.

"Madame, vous m’offrez déjà bien trop d’honneur et je ne serais quoi dire pour vous en remercier. Loin d’être un ingrat, je ne suis qu’un pauvre inventeur vivant à peine de quoi vivre. Cependant, je vous en serais reconnaissant, et si jamais, dans la mesure de mes moyens, je puisse vous être d’une quelconque aide, vous n’aurez qu’à venir sonner chez moi et ce sera avec plaisir que je vous porterais secours."

Si seulement je pouvais mieux gagner ma vie, je pourrais mieux rembourser cette future dette. Déjà, je ne comprenais pas pourquoi un si modeste inventeur tel que moi, intéressait une femme venant des niveaux supérieurs. Oui, j’avais ma propre vision du monde, mais je savais que rare furent ceux qui partageaient la mienne. Et dans notre cas, je ne voyais que deux réponses possibles. Ou bien Daphné concoctait un plan machiavélique et que je serais le pion idéal, ou alors elle était sincère et s’intéressait plus à l’art et la science, que l’argent et les beaux habits. En tout cas j’espérais vraiment que ce soit la seconde solution.

Après, il me faudrait autre chose que du cuivre, mais ce qu’elle me proposait n’était pas si mal. Et peut-être qu’après, je gagnerais assez d’argent avec de premières prouesses que je pourrais viser un niveau supérieur dans la recherche. Et là, j’achèterais le matériel adéquat pour mes plus gros travaux. Comme quoi, avec si peu on pouvait bâtir un empire à la fin.

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