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Daphnée Samabartel
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Daphnée Samabartel
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le Mar 12 Nov 2019 - 15:51
Assise sur son fauteuil matelassé, elle esquissa un léger sourire quand d'autres se mirent à pouffer avec un engouement plus marqué. Se moquer n'était nullement dans ses attributs et pourtant, elle devait donner le change, au moins, pour s'intégrer au mieux dans cette société où les Grands pouvaient tout se permettre, ce qui incluait les jeunes femmes autour d'elle. Il était devenu récurent pour elle d'être invitée à ce genre de mondanités, l'Impératrice ayant ouvert son cercle à celle qui deviendrait bientôt, par le mariage, sa tante. Pour autant, l'une comme l'autre risquaient d'avoir bien du mal à se voir dans une relation semblable et, si elles ne pouvaient en parler ouvertement et devant les autres, les choses étant encore tenues secrètes, elles avaient su en discuter lors du premier entretien qu'elles avaient eu. Depuis, si les choses s'étaient faites peu à peu, elle avait rapidement été conviée à ces réunions entre femmes où évoluaient les grands noms de la Capitale ou les héritières d'hommes fortunés qui avaient su trouver l'intérêt de l'Impératrice. Daphnée avait d'ailleurs été introduite comme telle, sa présence à la Cour ayant fait jaser bon nombre de rumeurs. Après tout, pourquoi une Raclusienne ayant déjà effectué son pupillat viendrait-elle à Ambrosia si ce n'était pour des raisons politiques ? Tant que Lilith de Choiseul n'avait élu prétendant, elle devrait se contenter d'éluder la question, rappelant à qui voulait l'entendre la présence du comptoir commercial familial à qui on avait également prêté les rênes.

Vêtue d'une robe blanche, le tissu qu'elle portait était de qualité supérieure à celui auquel elle était habitué, premier avantage à être à moitié intégrée à la grande famille impériale d'Ambrosia. Accessoirisée par un cuir marron, une ceinture assez large venait souligner la maigreur de sa taille. Ses cheveux avaient été élégamment relevés dans un chignon soigné bien que simple, orné de quelques barettes-bijoux aux pierres semi-précieuses telles que des topazes ou un quartz blanc joliment travaillé. La fraîcheur de son teint était relevée par deux pommette rosies par une poudre légère lui donnant un effet bonne mine, ainsi qu'un rouge à lèvre couleur bois de rose qui lui offrait un air naturel absolument parfait. Elle était belle, c'était indéniable, même si sa personnalité demeurait plus effacée que d'autres.

Comme souvent, elle n'intervenait que lorsqu'on lui demandait ouvertement son avis ou quand l'Impératrice le lui permettait. Elle était son guide dans tout ceci et il n'était pas rare qu'elles échangent toutes deux quelques regards, soit pour inciter la Raclusienne à intervenir, soit parce que la question posée à Daphnée la plaçait dans une position assez peu confortable vis-à-vis du secret de sa véritable venue ici et méritait une intervention de la femme de pouvoir pour recadrer les esprits. Pourtant, ce jour-là, à de nombreuses reprises, elle avait cherché le regard de la brune sans jamais l'obtenir. L'Impératrice semblait... Ailleurs. Trop ailleurs, même, pour réellement prendre part à ces discussions lancées sur la dernière exposition d'inventions. Une jeune femme interpella alors la Samabartel, cherchant à savoir si elle avait su trouver un objet qui avait mérité son attention. « On peut dire cela, en effet... Même si je n'ai pas vu l'objet en question, un inventeur semblait désireux de vouloir pousser l'intelligence des automates plus loin encore et cela m'a fascinée... » Un silence accueilli sa déclaration... Suivi de près par d'autres ricanements. Oui, après tout, comment pouvait-on simplement croire qu'un automate pouvait être intelligent, lui qui n'accomplissait que ce pourquoi il était programmé. Baissant le regard, avalant simplement une gorgée de son thé, la rêveuse qu'était Daphnée aurait aimé les convaincre, mais elles n'étaient pas à la recherche des mêmes choses.

La discussion se poursuivit, encore, et l'inquiétude de la jeune femme se faisait plus grande à chaque nouveau regard qu'elle adressait à la brune. Et, au bout d'un moment, de longues minutes avant la fin supposée de cette réunion, elle congédia l'ensemble du groupe. Un silence de plomb accueilli cette déclaration et la blonde se demanda si l'une d'entre elles oserait cependant la questionner sur les raisons de cette fin brutale à un moment qu'elles semblaient toutes partager avec bonheur. Mais non. Dans un silence religieux, elles se levèrent toutes pour mieux quitter le salon, murmurant pour certaines qu'elles pouvaient poursuivre la discussion ailleurs. La Raclusienne fut un peu plus longue à se mettre en marche et bientôt, il ne resta plus qu'elle et l'impératrice dans la pièce. Achevant de poser sa tasse de thé sur la petite tablette, elle s'apprêta à exécuter une révérence pour mieux prendre congé, comme les autres avant elle. Mais à la mine songeuse de l'autre femme, son altruisme et sa curiosité finirent par prendre le dessus et ce fut soucieuse qu'elle l'interrogea. « Votre Altesse... Est-ce que tout va bien ? »


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le Lun 9 Déc 2019 - 21:31
Pouvais-je seulement apprécier ces mondanités ? Il était dans mes obligations d’être là, maintenant, dans mes obligations de me vêtir et de me tenir dans cette vêture, de les écouter parler, sans relever. Avais-je fais ce jour tous les efforts possibles ? Oui, comme toujours. La chevelure était serrés dans un chignon serré, dissimulé par une petite couronne faisant le tour de mon crâne. Une petite couronne de roues crantées, d’un or cuivré, sertie d’ambre, s’accordant à la tenue…chemise à col fermé par un camé, aux allures brunes, sous un corsage fermé à la fermeture strict…point de jupe, grand défaut de mon règne pour certain, mais un pantalon faisant partie d’un costume dont j’avais délaissé la veste en me tenant ici. Impératrice masculinisée pour assoir un pouvoir quelconque, je ne parvenais pas à m’accrocher à tout cela, si j’en avais eu la conscience réelle, j’aurais été navrée de faire cela à Daphnée, de la laisser dans ce panier de crabe usant, mais même là…j’étais loin de toute réalité.

A mes yeux restés figé le visage blême de Everard Zullheimer, le corps sur son lit, figé dans un moment incertain. Allais-je faire tuer le seul homme que j’avais pu réellement et profondément aimé ? Serais-je la responsable de sa fin ? J’avais beau prier Aernia, la supplier dans les tréfonds de mon âme de l’épargner, je me sentais démunie. Horriblement démunie. Moi qui détenait un pouvoir impérial, il ne me servait à rien pour sa vie.

Peut-être que mon Oncle avait raison, les élans de cœur n’étaient pas bon pour les têtes couronnées, ils étaient en train de faire exploser, en quelques sortes, notre noyau familial. Mon frère…que dire de cet imbécile énamouré…rien, la tête lui avait tourné et rien ne paraissait le raisonner. Le temps aurait raison de lui, sinon…la maladie aurait raison de son état et le sanatorium ne serait peut-être pas impossible ? Je divaguais…

D’horrible divagation pour essayer de tenir bon. Mais à quoi bon ?

Je congédiais, simplement, rêvant de solitude, non pour broyer du noir, mais simplement pour alléger mon esprit, j’étouffais. La voix de la demoiselle me sortit de mes pensées lourdes et je l’observais un instant en silence, elle était restée et je ne lui en voulais pas, pas réellement, je l’observais et un faible sourire s’ourlait sur mes lèvres.

« Je suis navrée mademoiselle Samabartelle, je n’ai pas été de grand recours pour une fois, et je ne veux pas vous mentir…ma pensée était si loin. »

Je l’observais, une main se pressa sur mon front pour faire voler l’inquiétude, mais elle y restait et je poussais un soupir lourd de tout.

« Je m’inquiète pour l’état du Prieur Zullheimer, une balle l’a touché dans un duel d’honneur et je n’ai pas la force d’être assez forte pour faire comme si de rien n’était, pourtant je devrais…je devrais. »

Je retenais la chaleur dans mes pupilles, les larmes d’inquiétudes promettaient de venir, mais je leur refusais de faire acte de présence, comme un duel entre nous. Un duel que je risquais de perdre malheureusement.


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Daphnée Samabartel
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le Ven 10 Jan 2020 - 12:14
Les autres lui avaient adressé quelques regards de biais, comme cherchant à comprendre pourquoi cette poupée nordique pouvait s’octroyer le droit de rester. Elle n’avait pas attendu que la porte se referme entièrement sur elles pour poser sa question à l’autre jeune femme. Les demoiselles l’attendraient peut-être dehors, ou bien ne tarderaient pas à murmurer d’autres nouvelles choses sur son passage. En avait-elle réellement quelque chose à faire ? Daphnée ne prêtait plus attention à ces mots sur ses pas, préférant les ignorer. Ce qu’elle ne pouvait ignorer, en revanche, c’était cette mélancolie dans laquelle l’impératrice semblait doucement plonger. Elle releva ses yeux sur elle, ne tardant pas à s’excuser de son manque d’interventions dans ces échanges futiles. Daphnée eut un maigre sourire. « Ce n’est rien. Vous ne serez de toutes manières pas là éternellement pour intervenir et il me faut être capable d’utiliser des parades que j’aurais moi-même mises en place. » Elle avait haussé les épaules, sachant pertinemment que le jour viendrait où elle serait seule face à cette cour. Peut-être même, à l’image de l’impératrice, aurait-elle quelques dames dans un cercle restreint qu’elle aurait choisi sur le volet pour leur offrir cette image solaire qu’offrait la famille régnante. Mais elle n’aspirait nullement à cela, préférant la solitude qu’offrait quelques lectures rêveuses, enfermée dans la grande bibliothèque d’Ambrosia, à l’abri des regards. Son fiancé n’avait de cesse de lui répéter qu’elle ne serait plus la même personne une fois le mariage fait, chose qui ne changeait pour le moment pas aux yeux de la blonde venue du Nord de la Ligue.

Reprenant place dans le fauteuil qui se trouvait aux côtés de la dirigeant de cette nation, l’Etoile du Nord avait une mine soucieuse. Elle avait beau ne pas connaître suffisamment cette femme qu’elle respectait au plus haut point, son empathie et sa compassion la poussait à s’inquiéter pour elle face au silence éloquent qu’elle avait eu durant cette réunion de ladies en quête d’une place dans les Hautes Sphères. Quelque chose venait tourmenter son esprit et, si elle pensait qu’elle ne le mentionnerait pas, elle fut presque surprise quand Lilith de Choiseul lui ouvrit son esprit en libérant les tourments qui l’agitaient de quelques phrases. Le Prieur Zullheimer. Pour être honnête, Daphnée n’avait absolument aucune idée de qui il pouvait s’agir, n’ayant été confrontée à cette identité par le passé. Mais, sans même savoir qui il pouvait être, la jeune femme avait suffisamment e carte en main pour savoir que cet homme avait une place importante dans le cœur de la brune et que, non seulement elle s’inquiétait pour lui, mais cela parasitait le bon fonctionnement de ses pensées. Elle confesse d’ailleurs être censée avoir la force de se montrer indifférente. Daphnée baissa ses yeux clairs un instant, songeuse. Était-ce cela le pouvoir ? Renoncer à ses sentiments ?

Poussant à son tour un soupir lourd de sens, elle finit par dire simplement. « Il n’y a plus personne pour vous juger sur ce manque d’indifférence, désormais. Vous devriez laisser parler cette inquiétude, la retenir ne vous rendra que plus amplement inquiète, encore. » Venant délicatement poser sa main sur la sienne, son regard azuré posé sur ces yeux humides qui se retenaient de pleurer, elle espérait qu’elle puisse se laisser aller. « Je prierai Aernia pour cet homme, votre Altesse. S’il vous est cher, alors il s’agit certainement d’un homme bon et juste et la Grande Créatrice ne saura que reconnaître davantage sa valeur pour ne pas laisser sa vie s’échapper. » La mort, elle ne la connaissait que trop bien, tout comme l’idée de faire bonne figure. Pinçant délicatement les lèvres, elle poursuivit. « Je ne sais que trop bien la douleur que représente l’effort d’une prestance parfaite lorsque l’on porte un fardeau aussi lourd. Si votre Majesté me permet un court récit de ma propre histoire… Le premier homme à qui j’ai été fiancé était un jeune garçon parfait en tout point. Il était aimant, doux, délicat… Tout ce dont une jeune fille de mon âge pouvait rêver d’avoir. Et pourtant, les Dieux me l’ont retiré sous mes yeux. J’ai porté le deuil d’un homme que je n’avais même pas épousé… Et ai été fiancée à nouveau alors que ce dernier n’était pas terminé. Je me souviens à quel point il pouvait être dur de sourire ou même de parler quand votre esprit est agité par des faits accablants, tristes. Vous ne devriez pas vous forcer à garder la face, votre Altesse. Vous êtes l’Impératrice de ce royaume, certes. Mais vous êtes avant tout un être de chair et de sang dont les devoirs et les obligations peuvent être assurés durant un temps par d’autres gens de confiance. Il ne faut pas vous forcer à faire toutes ces choses, d’autant plus si votre seule aspiration est de vous trouver à ces côtés, actuellement. »


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le Dim 26 Jan 2020 - 11:29
Je me sentais triste de l’avoir laissé seule, en quelques sortes, mais mes pensées cheminaient dans des mouvements terribles, se perdant dans les abysses soucieux de ce qui s’était passées. J’avais été cause d’un drame et je m’en voulais mais l’inquiétude de le perdre me dévorait. Je n’avais hélas, personne à qui me confier, enfin, si, Madame L’Oie aurait pu faire l’affaire, mais le fait qu’elle soit muette n’encourageait pas mes paroles, Madame d’Argosme ne m’était pas proche de la sorte et vu les derniers évènements, j’ignorais que faire à son sujet. Il y avait donc la demoiselle raclusienne, celle qui deviendrait bientôt, ma tante…j’avouais.

Le prieur, le frère jumeau de mon défunt époux, le visage d’Ameth en Ambrosia en quelques sortes, il gravitait dans les hautes sphères de la cour, il était proche de moi et je confessais alors qu’il était bien plus qu’il ne le fallait, en quelques sortes. La jeune femme ne pouvait réellement comprendre la dureté de cet aveu et la libération qu’il procurait, pourtant, c’était en train d’être fait, je le déclarais, je le confiais, je l’exposais. Le monde ne pouvait pas savoir, pas encore, ce n’était pas possible…dans tout cela, je savais que j’aurais du me sentir coupable, mais pouvais-je l’être réellement ? J’acceptais ces sentiments, je les gardais pour moi, mais ils étaient miens.

Le simple geste de la dame, me fit pousser un énorme soupire, venant du fond de ma poitrine, comme un soulagement et les larmes venaient rouler sur mes joues, elles s’avouaient sur la rondeur de mes pommettes et dégringolaient d’elle-même. J’avais peur pour Everard, si je le perdais, je ne sais pas ce qui pouvait se passer, pourtant, nos âges se distanciaient, nous étions deux mondes différents. Ses paroles m’étaient si étranges, si différentes de l’éducation et je sortais un mouchoir pour essuyer mes joues, je relevais le visage et lui souriais avec tendresse.

« Si vous saviez ce que l’on apprends aux empereurs, tenir si droitement sa couronne et n’être que la figure de la nation, je l’avoue, j’ai obéis à ces règles toute ma vie, elle n’est pas si longue, le prieur, je lutterais et cèderais mon trône pour lui, voilà une terrible vérité. Hors pour le bien de ce monde en dispute perpétuelle, je dois, hélas, faire en sorte que mon cœur se cache, souffre peut-être et se tienne, si je montre une faiblesse, ils viendront monter les murailles, porter les assauts, espérant renverser ce qui a été déjà ébranlé. »

Ma main se posa sur la sienne, je souriais tristement, observant nos mains ainsi entrelacées, ou tout du moins, posées ainsi, il était lourd ce fardeau, lourd de faire comme je le devais et non comme j’aimerais. Je secouais la tête.

« Avez-vous fait comme moi, tenue le visage comme il se devait ou laissait vos larmes couler, je les laisse venir, dans ce cercle très privé que nous formons, car je pense pouvoir vous faire pleinement confiance demoiselle Samabartel…c’est bien la première fois de ma vie, en dehors de mes liens de sang. »

J’aurais aimé me confier à Nicolas, mais Nicolas n’était point là, il était imbécile et loin…j’aurais adoré me confier à Nicolas. Mais hélas…avoir la demoiselle ainsi proche me faisait du bien, cela me rassurait…


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le Dim 9 Fév 2020 - 1:21
Elle ne pouvait pas imaginer quel genre d’éducation avait reçu la jeune femme qui était assise à ses côtés et pourtant, elle savait qu’elle devrait assimiler les principes de base de cette dernière en un laps de temps plus que réduit. En effet, en épousant la famille impériale, Daphnée se devrait d’être aussi exemplaire qu’eux tous, intangible et impassible dans des situations qui susciteront pourtant chez elle bon nombre d’émotions… Qu’elle devrait conserver au fond de son être pour ne pas montrer les fêlures de son masque. Le regard baissé, elle ne pouvait que comprendre toutes ces choses. Lilith lui présentait un tableau où elle n’avait nullement pu laisser de la place à toutes ces choses, se contentant d’être la parfaite figure d’autorité que le royaume attendait. Mais elle s’était perdue, oubliée sous ce rôle peut-être trop grand pour ses épaules renforcées avec une solide armure. Et pourtant, elle ressentait. Elle aimait. Il ne fallut guère plus de mots à Daphnée pour qu’elle comprenne cela. Elle aussi avait été amoureuse, elle aussi avait ressenti les aléas d’un cœur impossible à maîtriser, emballé. Malgré elle et malgré les tristes dires de la brune, elle sourit avec douceur, ses doigts offrant une douce caresse à la peau de sa main, comme pour réaffirmer sa présence.

Elle faisait cela pour son peuple, pour sa régence. Savaient-ils quels sacrifices leur impératrice mettait en œuvre alors pour leur salut ? La blonde comprenait mieux pourquoi les choses prenaient tant de temps. Pourquoi son propre mariage n’en était que plus retardé parce que l’Impératrice devait faire un choix impossible. Un choix qui semblait déjà fait mais qui lui était apparemment inavouable. Relevant son regard azuré vers elle tandis qu’elle posait à son tour sa main sur la sienne, douce étreinte compatissante et échangée. Avez-vous fait comme moi ? Il ne lui fallut que le temps de la fin de sa phrase pour réfléchir, bouleversée alors davantage par les autres mots de la Choiseul. « Votre confiance m’honore et me touche plus que vous ne sauriez l’imaginer, votre Altesse. Vous avez été si attentionnée à mon égard depuis mon arrivée que trahir cette confiance reviendrait à m’enfoncer un poignard dans le cœur et je ne le ferais jamais. » Après tout, elles appartiendraient bientôt au même clan et la loyauté de Daphnée était déjà toute acquise à celui-ci, quand bien même ses amitiés pouvaient être doucement menaçantes. Lilith était un peu la sœur que Daphnée n’avait jamais eue, cette présence féminine, attentive et à l’écoute de ses besoins qui était capable de se mettre à sa place autant qu’elle essayait de se mettre à la sienne. Tout les opposait autant que tout les rassemblait.

« Je n’oserais jamais me comparer à vous, votre Altesse… Mais sachez que non, je n’ai jamais su me montrer de marbre véritablement alors que mon cœur se fendait tout entier. Bien des fois, mes larmes ont coulé et il fallut la mort de mon second fiancé pour que je puisse passer outre cette première mort. Depuis… J’ai appris à ne plus réellement pleurer ceux qui m’entouraient car tous semblaient bien destinés à partir avant même que je ne puisse les connaître véritablement. » Elle sourit avec tristesse. Son cœur était devenu froid, fermé à l’attachement pour mieux se préserver. Mais il ne s’agissait pas d’elle en cet instant. Lilith de Choiseul était déboussolée, perdue, et il était son devoir de trouver les mots qui sauraient apaiser son être. « Pour quelle raison s’est-il lancé dans ce duel ? » Elle essayait de comprendre, avait toute chose bien qu’elle songea un instant que l’impératrice elle-même était peut-être liée à tout ceci, ce qui ne faisait que renforcer sa culpabilité.


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le Mer 19 Fév 2020 - 18:53
Il me paraissait étrange de me confier, peut-être qu’avoir perdue Hélène, jeune amie d’enfance, peut-être qu’avoir perdue cette oreille attentive me pesait. Je ne cherchais pas forcément une confidente, mais ce besoin de pouvoir discuter, se libérer avec quelqu’un d’autres qu’un lien de sang…étrangement, c’était libérateur. Je m’en voulais comme jamais pour Everard, je me sentais stupide, à force de vouloir démontrer que j’avais les épaules pour ce royaume, je me rendais ridicule et il avait lavé l’affront au péril de sa vie. Bêtement !

La jeune femme était douce et je souriais, fatiguée, éprouvée, par ses propos. Ils me venaient avec douceur et bienveillance, ils m’étaient agréables, et je les sentais sincère. Je n’aurais pas du m’avouer ainsi, mais tout retenir était dur, trop et je ne pouvais l’endurer plus de temps. je ne pouvais le supporter d’avantage. Le royaume était sous mes pieds et j’arrivais encore à éprouver cette douloureuse inquiétude, je ne voulais pas cela. Je déposais ma main sur la sienne, en signe de reconnaissance, serait-elle le soutient que je n’avais plus ? Au fond, je l’espérais, je ne pouvais compter sur Nicolas, qui m’aurait vomi que je le privais de sa « bien aimée » pour vivre mon propre amour.

Elle me parut plus proche quand elle révéla sa décision, dans un sens, je pouvais la comprendre, la douce jeune femme n’avait pas envie de souffrir. Qui le voudrait de toutes façons ? Je n’étais pas habile au réconfort mais je gardais ma main sur la sienne. « Un jour vous aurez bien le temps d’apprendre quelqu’un et votre cœur sera réconcilié avec l’idée, enfin, je l’espère pour vous… »

Peut-être aurais-je du rajouter que j’espérais que cela lui arriverait avec mon oncle, mais je ne voulais pas qu’elle se chagrine pour autant, il avait son âge…sa question me provoqua une hésitation. Je finis par souffler, un peu honteuse peut-être. « Lors de la chasse à cours, organisé pour les prétendants, un d’eux m’a tenu tête, les choses ont été un instant trop loin, j’ai agis stupidement, le prétendant a répliqué, Everard a souhaité réparer l’affront et provoquer l’autre au duel. Si j’avais laissé filé, plutôt que de vouloir rasseoir mon autorité, les choses ne se seraient pas déroulées ainsi, mais il s’agissait d’un Eskrois et j’ai…été idiote. Vous n’imaginez pas combien je m’en veux plus encore. »

Si j’avais été plus intelligente, moins impulsive les choses auraient été différentes, je le sais. « Et le voilà couché dans son lit, blanc comme un linge et je ne peux rester à son chevet comme je le souhaite, c’est idiot, mais j’ai peur de le perdre. » Sincèrement mes larmes coulaient j’essayais de les en empêcher, préférant me retenir…mais c’était si difficile pour une fois. « Oh par Aernia pardonnez mon laisse aller, cela fait longtemps que je n’ai plus eu personne à qui me confier, il y avait Hélène autrefois mais elle est partie loin et…mon frère… » Je secouais la tête.


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le Mar 24 Mar 2020 - 1:02
Un jour. Daphnée n’osait plus y croire, à ce rêve de rencontre et de discussions qui l’amènerait à connaître plus encore un homme qu’elle se verrait épouser pour de bon. Ce jour lui semblait si lointain, trop pour être réel ou même vécu dans cette vie. Car oui, son cœur ne demandait que cela, se réconcilier avec cette idée d’une relation travaillée et durable que les Dieux ne sauraient briser avant même qu’elle ne soit officialisée. Malgré elle, elle pensa à une phrase prononcée par son fiancé et sourit un peu plus. « Votre oncle m’a dit… N’être nullement effrayé par la mort et penser que si les Dieux avaient agi de la sorte, c’est parce que mon dessein est d’être ici aujourd’hui, à ses côtés… Et aux vôtres. » A cela aussi, elle avait du mal à croire, persuadée que ceux qui contrôlaient tout en ce monde s’étaient détournés d’elle. Poussant un long soupir, elle essaya de ne pas se laisser aller à une nostalgie qui ne ferait que grossir la tristesse de la brune à ses côtés. Elle était là pour la réconforter, non pour se laisser aller à ses propres démons.

Détournant le sujet, elle se demanda si elle n’était pas trop intrusive avec cette question. L’Impératrice la repousserait peut-être et pourtant… Après les révélations déjà faites, elle n’était plus à une confidence près. Quoique hésitante, Lilith finit par lui conter ces mésaventures dramatiques. Absorbée par ses paroles, elle grimaça, grinça des dents, leva les yeux au ciel… Elle était un livre ouvert et toutes ses réactions étaient lisibles avec clarté, sans qu’elle ne les force. Et finalement, à la fin, elle hocha la tête de gauche à droite, marquant sa désapprobation. « Ne vous excusez pas. Vous êtes l’Impératrice, vous n’avez pas à vous excuser, en aucune circonstance. » Penchant légèrement la tête sur le côté, elle posa ses yeux clairs sur le visage de la Choiseul. « Il est normal pour vous de vous laisser aller, d’autant plus si votre esprit n’était plus qu’une tempête de pensées contradictoires. » Et ce n’était pas difficile à deviner. Durant toute l’entrevue avec les autres dames de ce cercle restreint, Daphnée avait senti cette absence, cette absorption par ses pensées qu’elle ne pouvait contrôler et à laquelle elle ne pouvait se soustraire. Elle-même, parfois, plongeait si profondément dans son esprit qu’il fallait employer de grands moyens pour l’en sortir.

« Vous n’êtes nullement coupable. Je ne sais de quelle manière cet homme a agi pour mériter votre désamour mais il était votre devoir à cet instant de le remettre à sa place. Entre nous, à quelques exceptions près, les Eskrois sont rarement tenus de respecter les convenances et n’en sont que plus grossiers. » Oui, son père avait bien essayé de la marier à un homme d’Eskr mais… Vous connaissez la suite, n’est-ce pas ? « Il aurait été insultant pour le Prieur que vous vous interposiez dans cette confrontation et les conséquences auraient été terribles également pour votre réputation et la sienne. Mais je ne vous apprends rien, je pense… » Il était plus aisé pour Daphnée de lire entre les lignes maintenant que les confessions étaient faites, maintenant qu’elle pouvait comprendre les raisons de cette mélancolie. « Accordez-vous le temps de rester auprès de lui. Il aura besoin de vous voir… Et vous aussi. Cet homme vous a défendu, il sera normal de vous trouver à son chevet. »


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le Dim 5 Avr 2020 - 19:52
« Peut-être a-t-il raison ? Qui sommes-nous pour savoir ce que les Dieux ont désiré, pour nous. Il ne vous reste qu’à attendre et voir ce qu’il en est, je sais que cela doit être dur, mais c’est bien tout ce que vous puissiez faire. Personnellement, je pencherais pour être du même avis que mon oncle. »

Je ne pouvais lui dire autre chose, car c’était la seule vérité que je connaissais et la seule que je pouvais envisager. Nous n’étions rien, pour savoir ce que les dieux désiraient pour nous. Peut-être qu’elle avait raison, ou pas, peut-être que les paroles de mon oncle étaient censées. Mais nous ne pouvions rien deviner. Si je me confiais, je me sentais presque idiote de le faire si aisément, non que je ne puisse lui faire confiance, il le faudrait, elle était désormais de notre famille et cela se saurait bientôt, mais, c’était étrange, la solitude que j’éprouvais m’emmenait vers ces propos chuchotés. Daphnée me rassura et je souriais un peu, tristement.

Les paroles sur les Eskrois me firent sourire.je restais pensive…

« Ce n’est pas si aisé, la nuit est le seul instant propice à ma présence, pour ne pas créer de scandale, mais tout cela est épuisant. Je m’y rends, je veille et le jour recommence. La peur de le perdre me tétanise peut-être plus que nécessaire, je tiens à lui plus que je n’ai tenu à son frère…j’en ai peut-être tristement honte, mais je ne mentirais pas sur cette vérité ici. Les choses sont différentes… »

Je remettais en place une mèche échappée, venant se faufiler sur mon front et barrer mon visage de sa présence, délicatement, je la glissais dans la coiffure.

« Votre présence est plaisante Daphnée, vous avez une force douce. J’espère que vous saurez être heureuse, peut-être pas comme vous l’imaginiez, mais au moins sincèrement dans notre famille… »

Je n’étais pas du genre à parler sans sincérité et j’espérais que son entrée dans la lignée ne lui causerait point de regret, le choix n’était plus réellement sien désormais, car les choses étaient convenus, mais bon. Je fermais un bref instant les yeux.

« Je suppose que vous avez déjà aimé n’est-ce pas Daphnée ? Pour ainsi comprendre mon trouble. »


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le Dim 19 Avr 2020 - 2:16
L’oncle et la nièce était d’accord. Cela n’étonna pas le moins du monde la jolie blonde qui ne réagit pas vraiment à ces propos. Elle s’y était attendue en mentionnant Nemrod, en expliquant ce que lui avait pu dire concernant cette mort qu’il était prêt à effleurer du bout des doigts. Les Dieux possédaient les clés de leurs existences et sans indice laissé au préalable, nulle chance pour eux, pauvres mortels, de connaître l’absolue vérité concernant leur destin.

Daphnée s’était réjouie de tirer un sourire sur ces lèvres mélancoliques. C’était une petite victoire et elle comptait bien ne pas s’arrêter là. Pourtant, Lilith ne tarda pas à mentionner ses visites nocturnes au chevet de l’être adoré. Le rythme qu’elle suivait était inhumain et bientôt, tous remarqueraient aisément que ses forces s’amenuisent. Il fallait trouver une solution à ce problème avant que d’autre n’utilisent cette faille à son insu. A la mention du frère de l’homme, de l’ex-époux de l’impératrice, la blonde ne put s’empêcher de sourire. Le cœur avait ses raisons que les Hommes ne sauraient comprendre. Les sentiments étaient choses plaisantes autant qu’effrayantes. Dans le cas de l’Impératrice, pour sûr, c’était d’une complexité infinie. Aimer était si beau que c’en était triste de souffrir à cause d’une si belle chose.

Replaçant une mèche derrière son oreille, la brune lui adressa un regard que Daphnée analysa comme empli de gratitude. Une force douce. Baissant son regard sous le compliment, elle sourit malgré elle. La Raclusienne était telle un de ces flocons de neige, insouciant, virevoltant et pourtant déterminé à ne pas laisser la surface contre laquelle il venait se reposer l’anéantir. Elle était compatissante et ne se réjouissait d’aucun malheur, le sien comme celui des autres. Elle aussi, espérait être heureuse, comblée de bonheur. Devant la mention de la forme de ce dernier, elle retint un soupir. Avait-elle seulement un jour imaginé quoique ce soit à propos de son bonheur ? Oui, évidemment. Les voyages, les aventures, cette liberté inconditionnelle qui lui permettrait de découvrir le monde qui l’avait vue naître. Saurait-elle vraiment être heureuse quand tout ceci lui semblait impossible dès lors qu’elle aura épouser l’un des hommes les plus importants de ce monde ? « Je pense que ce sera difficile mais je laisserais une chance à ce bonheur de m’atteindre, votre Altesse. Et déjà, je me réjouis car ce mariage m’offre bien plus qu’un époux. Il m’offre une véritable famille. » Elle était fille unique, n’avait toujours connu que son père et sa mère. Découvrir les liens familiaux qui unissaient les Choiseul était chose fascinante et qu’elle n’enviait plus réellement puisqu’elle savait qu’elle trouverait sa place dans cette toile de fils tendus.

Sa dernière question la prit de court. De très court. Toute joie quitta ses traits, s’évanouissant dans les souvenirs lointains d’une vie qui semblait être celle d’une autre. Si elle avait aimé ? Oui. Terriblement. L’image de ce beau jeune homme bravant les neiges pour elle lui revint doucement en mémoire et elle déglutit avec difficulté. « Une fois. Il fut le premier homme qui demanda ma main à mon père… Enfin, le premier jeune homme. » Elle en avait si peu dit et trop à la fois. Prenant une longue inspiration, elle s’élança dans ce court récit. « Nous avions tous deux quinze ans. Il s’appelait Hector. Nous avions grandi ensemble, en quelques sortes. Il fut mon premier émoi et quand il vint demander ma main à mon père, je fus la jeune fille la plus comblée de ce monde… Il était… Parfait. Courtois, gentil, tendre… Le mariage était programmé mais… les Dieux en ont décidé autrement. » C’était étrange de replonger dans ces souvenirs. Douloureux autant qu’agréable, elle soupira un instant avant de sourire tristement. « Je crains que ce genre de sentiments aussi purs ne puissent arriver deux fois dans une vie. Lorsqu’on les découvre, il faut être prêt à braver l’Enfer pour mieux en profiter… »


Des maux dans les mots - Lilith & Daphnée Fc3xBB3
Lilith de Choiseul
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14/01/2017
Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
le Mer 29 Avr 2020 - 12:02
Daphnée était une force douce, elle me paraissait être un élément magnifique qui rentrait dans nos rangs et je ne pouvais douter du choix qui avait été fait. Parler avec elle, s’ouvrir, se révéler était bien une chose nouvelle, je ne me confiais plus, depuis que Hélène avait quitté la capitale, jalouse de Everard, depuis qu’elle avait saisit, je n’avais plus cette oreille capable de m’entendre sans rien révéler. Je ne pouvais encore savoir que Daphnée serait une personne fiable pour cela, mais je sentais que si. Si je me trompais et bien tant pis !

« Ah ça, les nôtres sont nombreux avec pour tous une certaine personnalité, mais la famille est une notion importante pour chacun de nous. » Presque, je me demandais quand Nicolas avait oublié ce principe de base ? Ma foi, je ne pouvais dire plus que cela, Nicolas finirait par se réveiller de son endormissement stupide…je l’espérais, j’avais tout de même besoin de mon frère.

Je lui posais une question qui fit disparaitre de ses traits toutes formes d’émotions joyeuse, j’en étais navrée, mais je me demandais si au moins, ce mariage ne la privait pas de ce sentiment que beaucoup de jeune femmes espérait. J’écoutais ses paroles, elle parlait d’un premier émoi amoureux, je me souvenais de ma jeunesse et de…Hélène. J’avais dérivé à la limite de l’impiété, mais ce passé, je ne le rejetais pas, j’avais aimé la jeune femme, alors je comprenais l’émoi, je souriais juste.

« Peut-être, mais le temps passe toujours et l’on apprends à aimer d’autre façon, je crois, moins impérieuse, moins fougueuse, plus sage, non ? J’ose croire que si…je ne sais pas, je n’ai pas une grande connaissance de l’Amour, je suis plus à l’aise sur les sujets de guerre ou de politique. »

J’eus un air amusé…je n’étais pas fâchée de mon enseignement ou de mon rôle, chacun excellait où il se devait d’exceller, voilà tout. Je poussais un soupir, je devais avoir drôle d’allure désormais et je n’avais rien pour vérifier ma mise…

« J’ai une requête à vous faire… » Finis-je par souffler, brisant le silence qui s’était un peu installer. « Accepteriez vous d’être ma demoiselle d’honneur ? »

Une question un peu hâtive peut-être, il s’agissait de la poser avant même la programmation de l’évènement, mais, cela pourrait montrer la force de sa propre union avec mon oncle, c’était une bonne décision, selon moi…


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