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Cordélia Porter
Nationalité :
Ambrosienne
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01/03/2020
Cordélia Porter
Couturière du palais
le Mer 4 Mar 2020 - 23:27
PORTER Cordélia

ft. Emeraude Toubia

Surnom : Lila
Âge : 30 ans
Métier : Couturière
Nationalité et origines : Ambrosienne
Situation conjugale : Veuve
Culte :  Culte d'Aernia en perdition

Orientation : Hétérosexuelle
Groupe :  Le Peuple

Carnation : Légèrement métissée
Taille : 1m64
Corpulence : Normale, quelques rondeurs de ses anciennes grossesses
Cheveux :Long, noir, un peu ondulés
Yeux : Marron
Signe(s) distinctif(s) : Une petite cicatrice sur le poignet gauche
Caractère :
-Minutieuse – Déçue par la vie – Pensive – Mélancolique – Energique – Fragilisée - A l'écoute – Abordable – Aidant – Aimable – Calme – Créatif – Discrète – Économe – Empathique – Infatigable – Curieux – Intuitive – Modeste – Sociable – Observatrice – Défaitiste – Docile – Influençable – Introverti – Méfiante – Renfermée – Routinière – Triste – Susceptible – Résigné –

Peuple - Cordélia Porter - Couturière 101010Peuple - Cordélia Porter - Couturière 101110Peuple - Cordélia Porter - Couturière 101210

Une rose éternelle
On compare souvent Cordélia à une rose éternelle, magnifique fleur aux pétales pourpres qui au fil du temps conserve la même image, la même énergie, la totalité de ses pétales. Impossible de se piquer  ou même d’abîmer la fleur derrière le verre protecteur. Tout comme une rose éternelle, Cornelia a connu un avant et après la brisure de sa protection.  

Avant la fêlure
Lilas a toujours eu cette énergie débordante, ce besoin de comprendre et de s’épanouir. Petite fille, adolescente puis jeune adulte, elle a toujours été bercée par son dynamisme inébranlable. Souriante à s’en faire des crampes aux zygomatiques, elle aimait prendre le temps d’aider son prochain, faire des dons pour les différents dieux.

Curieuse et souvent beaucoup trop spontanée, elle provoquait souvent quelques rires sur son passage, quand le plus sérieusement du monde elle s’abandonnait dans une interrogation ridicule ou que sa langue fourchait pour laisser échapper le mauvais mot, la mauvaise phrase. Loin de s’en offusquer, elle avait toujours ce don d’apaiser les esprits par sa voix calme, mais chantante.

Passionnée par tout ce qu’elle entreprenait, elle avait toujours eu ce don du travail bien fait, minutieuse, elle pouvait passer des heures sur un détail pour être certaine d’obtenir la satisfaction de son client ou de sa cliente. Recommencer, échouer ne lui faisait pas peur à condition d’arriver à un résultat final bien plus que convenable. Acharnée dans son travail, elle ne comptait pas les heures ni les nuits sans sommeil qui lui permettaient de réaliser ses commandes dans un temps toujours record. N’allait cependant pas imaginer qu’elle se mettra en avant ou se vantera pour la qualité de son travail, non, elle restera toujours très modeste, sans doute trop certainement.

Pieuse, Cornelia n’a jamais eu le moindre doute sur l’existence des dieux, vouant un culte sans limites à l’ensemble, bien qu’admettant volontiers une préférence pour Aernia, sans qui l’existence même n’existerait pas.

Respectueuse des Lois et des coutumes, elle ne ferait rien qui pourrait porter atteinte à son image, sa réputation ou celle de ses proches.

Discrète sur sa vie personnelle, elle reste une épouse dévouée et une mère aimante, qui se prive régulièrement pour pouvoir offrir le meilleur à ses enfants et son mari.
Cornelia était une femme qui appréciait danser sous la pluie, chanter dans son bain et tendre la main. Elle aimait manger, elle aimait découvrir de nouvelles choses et bavarder durant des heures entières jusqu’à ne plus avoir de salives. Elle aimait observer les artistes dans les rues et regardait toujours avec ce brin d’admiration et d’envie les nouveautés en manière de technologie.

Après la fêlure
« Tu entends des murmures dans la nuit
Des voix remplissent ton esprit
Tu es l'ombre de toi-même
Tu t'es noyée sous la pluie
À enfouir ta souffrance »

On dit que toute bonne chose à une fin, que le soleil ne pourrait exister sans la présence de nuage. Que la chance nous abandonne parfois, pour mieux revenir ou pas. Lilas est devenu rapidement une rose fanée, dont les pétales tombent petit à petit au fil des jours, se mourant juste là sur le socle de son support, ses épines ne paraissaient plus aussi sculptées, plus aussi apte à la défendre, même pour faire semblant. De là spontanéité, de l’énergie il ne reste plus que l’apparence, les faux semblants, les sourires rayonnants on laissés place au sourire de façade, à ceux qu’on offre par courtoisie, pour ne pas être embêtée, pour ne pas être malmenée par les interrogations, par la question du comment elle se porte, comment elle se sent. Si la jeune femme appréciait son travail, pour survivre elle a fini par se noyer entièrement dedans, fuyant ses interrogations fuyants ses doutes qui l’effraie autant qui la fond s’enfoncer dans ce vide qui remplit désormais la totalité de son être.

Longtemps, elle s’est demandé comment survivre à la perte de sa précieuse famille, longtemps elle a cru mourir à chaque inspiration et expiration. Ses larmes rougissaient en permanence ses yeux et les cernes sous ses prunelles lui offraient cette mine de survivante malade, presque fantomatique. Une fois la totalité des perles salées déversées, ne restait-il plus que sa peine, sa rancœur, sa culpabilité.

Culpabilité est le mot exact. Combien de fois avait-elle voulu refaire cette soirée, combien de fois s’était-elle demandé si sa présence à ce bal était réellement nécessaire. Il y avait fallu trouver un coupable, sa propre personne ne lui suffisant pas, ce fut ce dieu qu’elle avait si fortement aimé qui avait fini par diminuer dans son estime. Quel dieu punissait ainsi une fidèle si sérieuse, quel dieu observait un époux et des enfants aimants disparaître dans de si cruelle circonstance, quel dieu permettait une telle souffrance de s’immiscer dans les cœurs. Pas le sien, ne pouvait-elle l’accepter, le tolérer, l’envisager.

Aujourd’hui Lilas est devenue une ombre parmi les ombres, une pâle copie d’elle-même qui ne sait plus vraiment d’ailleurs qui elle doit être. Elle fuit les cérémonies, elle fuit les prières, elle fuit les conversations la plupart du temps. Elle offre des sourires de convenance, ne se préoccupe que de son travail, elle repousse ses croyances, cherche un secours dans celle qu’elle a toujours détestée et se demande si L’innommable. Si sa propre vie n’a plus de goût, pourquoi celles des autres pourraient-elles en avoir ?

Cordelia avait cette sensation perpétuelle de se noyer, mélangeant entre culpabilité et besoin de soulager sa peine d’une manière ou d’une autre. Perdue, éprouvée par la vie, elle ne trouve aucun espoir auquel se raccrocher. Tout ce qu’elle avait construit avait disparu, aimer lui semblait désormais impossible et inaccessible. Attendait-elle chaque lendemain avec l’espoir d’un meilleur, mais chaque jour semblait désormais identique. Les couleurs avaient peu à peu laissé place au blanc, puis le blanc au gris pour qu’il ne reste plus que ce noir si profond, si sombre, si douloureux.

Elle n’en reste pas moins celle qu’elle a toujours été, elle n’en reste pas moins cette femme avec le cœur sur la main, son âme est simplement voilée.  Aujourd’hui, elle ne danse plus sous la pluie, mais la regarde tomber avec cette mélancolie au fond des yeux, elle ne chante plus dans son bain, mais y plonge la tête jusqu’à manger d’air pour en sortir et remonter. Aujourd’hui est ainsi, mais qui sait de quoi sera fait demain finalement ?
Histoire :  
Ma chère enfant,
Tu viens de voir le jour, nous venons de vivre notre première rencontre. Je ne sais pas si tu me croiras, mais à ta naissance tu n’avais pas le moindre cheveu et tes yeux étaient d’un bleu si profond  qu’à chaque fois que je me plongeais dedans je croyais observer le ciel lui-même. Ton père et moi sommes les parents les plus heureux du monde, c’est qu’on doit bien l’admettre, après avoir perdu deux enfants pendant mes précédentes grossesses, nous n’espérions plus avoir la chance d’être parents. Tu fais le bonheur et la fierté de ton père, de moi aussi évidemment. Tu es si petite, que j’ai peur de te blesser à chaque fois que je te prends dans mes bras, tu sembles t’intéresser à tout et je prie déjà pour que tu puisses connaître cette même passion de l’amour un jour. J’ai promis de t’écrire chaque année une lettre, que tu pourras lire plus tard, quand tu seras en âge, découvrir de quoi était faite ta vie, lorsque tu ne pouvais pas encore t’en souvenir.
Maman.

Ma fille,
C’est déjà la huitième lettre que j’écris et je te vois grandir de jour en jour. Tu es devenue une petite fille pleine de curiosité, qui t’émerveille toujours de tout. Tu aimes me commander de plus belles robes que les fois précédentes, tu aimes dessiner et tu te vois devenir un jour une grande dame. Je te vois t’entraîner dans le miroir de ta chambre à faire la plus digne des révérences, à utiliser les mots les plus compliqués que tu connaisses sans parfois en maîtriser les sens. Ta jovialité est contagieuse, je dois bien l’admettre, tu te questionnes de tout, te révolte de tout aussi. Tu aimes danser dans ta chambre et le temps me semble passer soudainement beaucoup trop vite. Je me souviens encore de tes premiers mots. Tu m’accompagnes parfois au palais pour découvrir mon métier et tu fais ma fierté lorsque tu dis que plus tard, tu seras « comme maman ».  Tu as pris plusieurs centimètres déjà et tu aimes te hausser sur la pointe des pieds pour te faire plus grande, tu cours souvent dans les ruelles de la ville accompagner de tes amis, provoquant souvent la presque crise de nerfs de ton père, ça te fais rire souvent et c’est bien grâce à tes yeux pétillants quand tu t’excuses que tu évites toutes formes de punitions.
Une femme comblée

Très chère mère,
Je t’écris du palais, de ma petite chambre que je partage avec une domestique. Elle s’appelle Léanna et je dois dire qu’elle m’impressionne par son dynamisme. Tu avais raison, je dois bien l’admettre et je te vois déjà sourire en découvrant mes mots, j’ai pris beaucoup trop de carton pour mon lieu de vie. Passerais-je sans doute ramener plus de la moitié, je ne me voyais pas venir ici sans la totalité de mes croquis. Je découvre le beau tissu ici, devrais-tu voir, mère, c’est merveilleux ! Je ne peux pas encore m’approcher des belles dames, mais je l’ai croisé parfois, alors j’offre un grand sourire sincère. Elles sont si belles. Je n’ai pas beaucoup de temps pour moi, mais je dois dire que la découverte du lieu. J’espère que tu seras fière de moi. Ne t’attends pas tout de suite à voir les pupilles, ou les femmes ou hommes d’importances porter mes créations, pour l’instant suis-je encore dans le raccommodage des tenues des domestiques, des serviteurs. J’ai néanmoins rendez-vous pour proposer mes croquis. J’ai pu accrocher dans ma chambre une prière ainsi qu’une représentation d’Aernia, j’ai ainsi l’impression qu’elle me soutient dans ma démarcher. Nous nous verrons dimanche durant la cérémonie.
À très bientôt, ta fille.

Mère,
Je ne sais trop comment coucher ses mots, peut-être allez-vous encore dire que je m’emporte trop vite et peut-être auriez-vous raison. J’ai fait la rencontre d’un homme, mère, il est formidable, il a beaucoup d’humour. Lui aussi a le goût du travail, oh mère, dites-moi que vous acceptez de le rencontrer, il m’accompagnera dimanche pour la cérémonie et doit m’accompagner à l’office de demain. Il apprécie particulièrement Aernia lui aussi savez-vous ? Nous lui avons rendu grâce en partageant un repas ce soir. Avec tout ça, j’en oublie même de vous donner son nom, il s’appelle Albert. Il est domestique au palais. Peut-être me rend-elle mes multiples prières, mère, puisque j’ai pu réaliser en binôme avec une autre couturière la première robe de l’impératrice. Je n’ai guère le temps de vous écrire davantage. Je dois y aller.
A Dimanche, votre fille.

Mère,
Je peux entendre la colère de père, mais je vous assure qu’Albert est un homme bien, suis-je sincèrement reconnaissance que vous ayez plaidé en ma faveur pour ce mariage. Oserais-je vous demander de réaliser ma robe en vous basant sur la vôtre. Me feriez-vous honneur. J’ai pu rencontrer l’impératrice, j’admire cette femme, j’aimerais avoir sa connaissance mère. Je suis heureuse, je ne fais que brièvement des retouches pour les domestiques désormais, je fais partie des couturières créatrices, peut-être oserais-je mettre un peu plus d’originalité dans mes créations, j’ignore si cela pourrait plaire à l’impératrice. Avez-vous vu la pluie aujourd’hui ? Je n’ai guère pu m’empêcher d’aller tourbillonner en dessous, je veux croire que cela augmente mon inspiration, d’ailleurs, vais-je réaliser de nouveaux jupons. Je vous montrerai mes croquis. Nous viendrons manger avec Albert, mais je vous en conjure mère, que père cesse son interrogatoire. Nous ne pouvons pas tous être commerçants, ou créateurs de nouvelles inventions.
Lilas.

Chers parents,
N’est-ce pas la première lettre que je rédige en m’adressant à vous deux ? Dois-je vous remercier pour l’aide financière pour l’achat de notre maison. J’entends déjà père dire que je mérite mieux, mais croyez-moi, cette petite demeure me convient parfaitement.  J’ai commencé à la redécorer, nous avons même refait la tapisserie des pièces principales. Des amis d’Albert nous ont offert quelques meubles, j’ai passé une bonne partie de la nuit à poncer l’ensemble, pendant que mon cher mari montait les meubles. Je dois bien le reconnaître –père, ne me dites pas que me l’aviez dit, ce n’est aucunement un reproche- Albert est bien plus doué dans l’entretien de la maison qu’un marteau et des clous entre les mains. Père je compte sur vous pour passer rectifier tout ça, sinon votre pauvre et très chère ville va devoir dormir dans un lit un peu bancal. J’entends déjà votre rire mère, mais oserais-je vous l’apprendre ainsi c’est un second lit qui va très prochainement falloir monter… Vous le comprenez parfaitement, vous allez être grands-mères et grands-pères. Je trouve que cela vous va parfaitement ! Tout comme vous, je vais réaliser les vêtements de mon enfant. Mes tenues commencent à plaire de plus en plus mère, je sais que vous n’avez jamais douté, mais cette réussite n’a de cesse de me surprendre. Non, je sais, ne vous inquiétez pas, je prends encore le temps de dormir. À dimanche, peut-être avant pour nos prières.
Lilas

Mère,
Vous devriez nous rejoindre, Albert m’a dit que vous n’étiez pas en forme, j’entends que vous prenez de l’âge, mais tout de même. Nous avons une chambre de disponible dans notre maison, et puis vos petits-enfants seront ravis de vous avoir avec eux. Anne Marie rêve devenir couturière, le saviez-vous, enfin ne l’exprime-t-elle pas encore de cette façon, mais pour la première fois, je comprends mieux vos mots, vos ressentis des premières lettres. J’ai fait la même chose vous savez, je rédige chaque jour une lettre pour mes enfants, quand ils partiront, tout comme vous l’avez avec moi, pourront-ils emporter l’ensemble, se souvenir de leur mère, celle qui disait bien trop souvent non à leur goût. Albert dit que je suis trop exigeante, mais je ne veux que ce qu’il y a de mieux. J’essaie de transmettre autant que possible, mais le travail est exigeant, mes nuits sont courtes, votre présence serait bénéfique, j’ai besoin de vous. Cela me rassurerait, d’autant plus depuis le départ de père, je prie souvent pour lui. D’ailleurs, avec la préparation du bal, j’ai énormément de travail, chacune souhaite avoir la plus belle robe. Vous voyez, une fille a toujours besoin de sa mère, même une fois adulte, et elle-même maman. Vous aviez cependant raison, le temps passe bien trop vite. D’ailleurs, Albert c’est mis en tête de découvrir les automates, peut-être même voudrait-il en posséder un, comme si nous aurions un jour les moyens. Est-ce sans aucun doute mon quatrième enfant, avez-vous l’impression aussi avec Père ? Les enfants eux ne me parlent que des olympiades internationales à venir… Faut-il encore que je trouve le temps.
Votre fille.

À vous,
Je ne sais plus réellement à qui adresser mes lettres, écrire me soulage et me poignarde en même temps. Comment pourrais-je me pardonner, vous pardonner ? J’entends encore mes hurlements à genou devant notre maison au toit effondré, et vos corps extirpés des décombres. Le sol pourtant si froid me semble bien plus chaud que l’intérieur de mon corps, de mon âme. Comment avez-vous pu lâchement m’abandonner ? Où est-ce moi qui vous ai abandonné ? Je ne peux que m’excuser, je ne peux que prier avec cette rancœur que je ne me reconnais pas. Je n’arrive pas à croire que demain il n’y aura plus personne, que je n’entendrais plus le rire de mes trois enfants, les taquineries de mon mari, ou les conseils de vous… Mère. Cela fait 10 fois que je recommence, que j’écris, que je pleure, que je hurle, je ne comprends pas. On me dit que je dois me réfugier dans ma croyance, mais comment le pourrais-je alors que celle que j’ai toujours honorée m’a tout repris. Ai-je manqué de dignité, ai-je fais preuve de maladresse ? Quel dieu prendrait des enfants, une vieille dame, une famille ?! Je la déteste, je la déteste autant je vous déteste d’avoir disparus. Autant que je déteste ce temps, cette neige, qui aurait pu provoquer une telle tempête ? Qui a provoqué cette surcharge de travail, cette dernière retouche qui m’a empêchée de partir à temps ? Ce n’était pas naturel, cela ne pouvait guère l’être. Suis-je fautive, coupable… Ou est-ce elle, je ne prierai plus, je ne l’honorerais plus, je n’en ai pas la force, pas le courage. Je ne ressens plus rien, mon cœur est vide, mon âme est vide. Je me retrouve dans cette chambre que je déteste, une aiguille comme unique mouchoir. J’ai parfois rêvé de la planter dans ma peau, peut-être atteindrait-elle mon cœur ? Je ne supporte plus rien… Dois-je seulement faire semblant alors que je sens les regards compatissants effleurer ma silhouette. Dimanche, je n’irais pas prier. Il ne me reste que mon fil et mon aiguille, juste ça, rien que ça. Donnerais-je n’importe quoi pour être à votre place.

Avec tristesse,
Je me suis regardée dans le miroir aujourd’hui, étirant mes lèvres dans un sourire qui me paraît bien vide. Je ne suis plus que faux semblant, je répète que tout va bien, alors que rien ne va. Je prends des commandes en quantité, je ne sors plus beaucoup, je ne mange plus beaucoup. On m’a reproché mon absence aux cérémonies, alors j’ai recommencé à m’y rendre, mais plus rien de fait écho en mon cœur, en mon âme. J’ignore si je me suis égarée, mais je ne me reconnais plus dans mes croyances passées, ai-je traîné dans les mauvaises ruelles, ai-je essayé vraiment, sans jamais rencontrer ce que je cherchais. J’ignore même ce que je cherchais. La destruction, je ne vois plus que ça, ai-je fini à comprendre que devais-je être l’unique responsable. La tristesse des autres m’apporte un semblant de réconforts, ai-je au moins la sensation de ne pas être l’unique personne à souffrir. J’ai besoin d’écrire encore régulièrement. À cause de cette étrange météo, la  fête des Fleurs a été repoussée… Cela m’a apporté un soulagement, je n’ai envie de rien fêter, je ne sais que faire semblant désormais. Je continue à coudre, mère. Pour vous rendre honneur et honorer ma famille. Ce nouveau nom s’éteindre avec moi. Je n’ai rien trouvé pour me soulager et je ne peux que haïr toujours plus cette divinité qui m’a tout pris. Plus le temps passe, plus je suis amère.

Mère,
J’ai offert gratuitement les robes que j’ai réalisées des croquis que vous aviez fait… Pour la soirée caritative, je ne sais pas si cette idée vous aurez plus. Je me surprends parfois à parler seule, la neige à laisser place à la pluie…. Je la regarde désormais à travers la fenêtre avec cette étrange tristesse, je n’ai plus de larmes, alors parfois j’ose croire que c’est le ciel qui pleure pour moi. Je me surprends à penser à mes enfants, à imaginer leur réaction, comme pour l’annonce de la naissance du lionceau au zoo. Anne Marie m’aurait suppliée pour y aller, alors que les deux garçons auraient sans aucun doute boudé de voir ainsi cette pauvre créature enfermée. Je n’ai pas réussi à pleurer, alors que ma gorge s’était nouée. Cette nuit-là, j’ai travaillé sans m’arrêter. Je vois les gens prier davantage, se tourner vers Helia et si j’ai eu la naïveté de croire que cela pourrait répondre à mes questions, je n’en ai ressenti qu’une incompréhension plus profonde. Pour terminer, je me suis laissé entraîner par Josiane, une domestique du palais, qui partage ma chambre, elle m’a entraînée à l’exposition universelle, tout me rappelait Albert et sa passion de la nouveauté, je n’ai pas réussi à y rester et j’ai prétexté avoir beaucoup de travail pour partir. Je ne sais pas si je vais encore écrire, les lettres s’entassent juste là… Est-ce qu’un jour vais-je avoir la sensation d’aller un peu mieux ?

À ma famille,
L’été est passé et si la chaleur a réchauffé l’atmosphère, mon cœur est encore aussi froid que la glace. Je ne trouve pas la force de continuer et même mes faux semblants ne trouvent plus forcément écho dans le regard des gens que je fréquente. Je me perds dans les rues de la citées, dans les différents étages, ce qui me tient, c’est les rumeurs concernant les olympiades. Je me suis réveillée en pleine nuit avec la sensation de voir Anne Marie me réveiller pour me parler de la dame pourpre, celle dont les souffles des couloirs évoquent en tant que préparatrice. Je vois dans cette silhouette rouge un espoir, un espoir d’enfin rencontrer ceux que je cherche, ceux dont je suis certaine d’obtenir un peu de soulagement, alors je me suis perdue dans les lieux où elle aurait pu se trouver… Et je l’ai trouvé, je l’ai suivi avant de rencontrer un étrange homme. Daeron Azuran. Il idolâtre Ameth de cette façon si particulière, il parle avec amour et je me suis surprise à l’écouter réellement, à offrir un hochement de tête sincère. Quand il parle, on est obligé de l’écouter. Mais il m’a fait perdre cette silhouette et avec elle, le souvenir de la voix de la chair de ma chair, la voix d’Anne Marie. Je ne voulais plus le revoir, le jugeant coupable, l’était-il réellement ? Je l’admirais de continuer à croire, alors que je m’en sentais désormais incapable. Il était si loin de moi, pourtant… Je l’ai revu, je crois. Je n’ai pas le courage d’aller voir les jeux. Pardonnez-moi, pardonnez-moi aussi de ne plus trouver la force de me retrouver dans nos croyances.

Cher mari,
L’automne est désormais présent à son tour et je sens le besoin de prendre encore une fois la plume. La mort est omniprésente, ce qui me console parfois. Le prince lui-même est mort et pour lui les croyants d’Ameth déversent des fleurs dans la mer… Les idiots, pour un prince on ose, mais pour vous ? Je sais que vous l’affectionnez particulièrement. Aurais-je dû, moi aussi ? Cette souffrance omniprésente m’apporte une nouvelle vague de soulagement, comme si le mal me rongeant s’apaisait, se partageait avec le mal des autres. J’ai conscience d’être horrible et ai-je l’impression de devenir un monstre qui ne retrouve que du réconfort dans la difficulté de ceux l’entourant. Ne me reconnaîtriez-vous aucunement, j’en ai bien conscience et j’espère qu’un jour vous me pardonnerez. Me pardonneras-tu de t’avoir abandonné avec nos enfants, dernièrement je revois dans mes rêves nos souvenirs, ai-je toujours autant mal. Je regarde les travaux de la ville, sans réellement comprendre, père avait-il raison de critiquer notre demeure, même ça me fait douter de nos choix, de mes choix. Il fait si chaud, pourtant j’ai si froid. Tu me manques plus que personne ne pourra jamais me manquer. Je tiens pour vos souvenirs, je tiens pour toi et ta joie de vivre que nous partagions, un jour peut-être… Je suis peinée pour notre impératrice, est-ce sans doute la seule pour qui je ressens un peu de compassion… Quand à ce croyant, je pense accepter de le revoir, peut-être me permettra-t-il de me comprendre ? Lui est venu vers moi alors que ceux que je cherchais ne m’ont jamais répondu, eux non plus. Je crois que je vais cesser d’écrire, j’ai la sensation que cela me retient à vous, dans un passé que je dois laisser derrière moi.
Bien à toi.
Lilas.

Divers :  
-Fille de couturière, devenue couturière au palais elle même
- Elle épousera Albert un domestique du palais et aura 3 enfants
- Elle devient couturière pour l'impératrice et ses proches
-Le soir du Bal du renouveau, elle finit de travailler tard et se retrouve coincer au palais. (
-Le lendemain matin, le toit de la petite maison s'est effondrée, elle découvre que toute sa famille a périt durant la nuit.
- Elle s'éloigne de sa croyance et cherche à se rapprocher des cultes obscures y compris de l'Innommable
-Elle a commencé à chercher à se rapprocher des impies, mais sans personne pour la guider, c'est pratiquement impossible, à la place, elle a rencontré Daeron Azuran, un homme très pieux...rencontre faite grâce à la dame pourpre qu'elle suivait dans une ruelle.
Date de naissance : 26/06/93
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Où nous as-tu trouvé? : Partenaire 
Commentaire : J'ai hâte de jouer avec vous  


Daeron Azuran
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Daeron Azuran
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le Jeu 5 Mar 2020 - 6:33
Bienvenue sur le forum <3 je suis tellement contente de voir ce pv pris *-*


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Lilith de Choiseul
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Lilith de Choiseul
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le Jeu 5 Mar 2020 - 10:47
Bienvenue sur le forum

Si tu as besoin, le staff est à ta disposition


Peuple - Cordélia Porter - Couturière VtJLfeC
Cordélia Porter
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Cordélia Porter
Couturière du palais
le Ven 6 Mar 2020 - 18:24
Merci beaucoup ♥

Ma fiche est terminée je pense, j'ai pris un risque, je suis partie sur une histoire aux travers de lettres.
J'espère que ça ira Peuple - Cordélia Porter - Couturière 224048863 Peuple - Cordélia Porter - Couturière 224048863 Peuple - Cordélia Porter - Couturière 224048863

J'ai peur, mais j'ai hâte en même temps Peuple - Cordélia Porter - Couturière 429065087

Bonne lecture, j'espère ♥



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Lilith de Choiseul
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Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
le Ven 6 Mar 2020 - 18:27
Super, je te laisse l'indiquer ici: https://chroniqueambrosia.forumactif.org/t541-signaler-une-fiche-terminee

Wink

En attendant je tague @daeron azuran histoire qu'il passe nous dire si ça lui va Very Happy


Peuple - Cordélia Porter - Couturière VtJLfeC
Daeron Azuran
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Daeron Azuran
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le Ven 6 Mar 2020 - 20:05
Pour moi, tout est ok, le personnage est superbement bien respecté!


Peuple - Cordélia Porter - Couturière 9cn74vy
Daphnée Samabartel
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Daphnée Samabartel
Propriétaire d'un comptoir commercial
http://jwrenaissance.forumactif.com
le Ven 6 Mar 2020 - 22:16
Bienvenue jolie Cordelia !

Je réserve d'ores et déjà une séance d'essayages pour ma robe de mariée ! Peuple - Cordélia Porter - Couturière 1542202397

Hâte de RP avec toi ! Smile


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Cordélia Porter
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Cordélia Porter
Couturière du palais
le Ven 6 Mar 2020 - 22:39
Merci beaucoup Peuple - Cordélia Porter - Couturière 1729529930

On pourra programmer cet essayage en espérant que la septième préparation sera la bonne si je comprends bien Very Happy


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Everard Zullheimer
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Everard Zullheimer
Premier serviteur d'Ameth en Ambrosia
le Sam 7 Mar 2020 - 17:51
Bonjour et bienvenue sur le forum

Très belle fiche, j'aime beaucoup le personnage, tant le pv que ce que tu en fais. je souhaiterai juste lever une confusion.
A la lecture on a l'impression - enfin, j'ai l'impression - que la mort d'Elrich est arrivé très très récemment, alors qu'elle remonte à un an, je voulais juste qu'on soit bien d'accord là dessus ! Wink


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Cordélia Porter
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Cordélia Porter
Couturière du palais
le Sam 7 Mar 2020 - 19:32
Oui, en effet au début la confusion était présente !

En fait, au début j'ai fais la confusion, j'ai confondu le mort récent, puis en tout relisant je me suis rendu compte que non.

Je n'ai pas voulu changer, car je me suis dit que même si la mort datait de un an, cela n'empêchait pas Cordé de se retrouver "proche" de l'impératrice qui est veuve aussi.

Est-ce que je peux laisser comme ça si c'est clair dans ma tête ou vous préférez que je change ?

Merci pour la lecture cheers


Peuple - Cordélia Porter - Couturière UqWT1k8
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