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Daeron Azuran
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Daeron Azuran
Protecteur de la Foi en Ameth
le Sam 28 Mar 2020 - 14:03
Daeron ressentait un sentiment qu’il n’avait pas éprouvé depuis fort longtemps : il se sentait heureux d’amuser cette femme. Non pas dans le but de la réconforte,r non pas dans l’idée de lui changer les idées, mais parce qu’il aimait voir ces rayons de vie éclairaient son visage, tournaient ses traits d’une façon, ou d’une autre. Il était heureux de lui plaire par ses pitreries. Bien entendu, il avait bien conscience de faire l’idiot, mais ce n’est pas parce qu’il était un fanatique qu’il ne pouvait être un homme agréable.
Il prenait le pas de se moquer de son apparence, cela ne comptait pas, ainsi, il jouait le jeu volontiers, après tout, la vie n’était pas toujours que sérieux ! Même s’ils parlaient avec sérieux et qu’il notait ces expressions qu’elle laissait, parfois, très rapidement échappé. Elle parut si prompt à l’écouter parler qu’il eut un élan de fierté et de timidité à la fois, cela ne rougit pas ses joues, mais en la regardant, son cœur manqua un battement. Elle avait quelque chose qui l’attirait et il le sentit jusqu’à ce que les enfants viennent briser l’instant, de leur simple envie de vivre.

Malmené par la marmaille, Daeron objecta doucement, rappelant qu’il aimait ses cheveux, cela aurait été dommage de lui arracher tandis que Cordélia prenait les commandes ! Elle avait une autorité douce, savait visiblement faire avec eux, il l’écouta, parce qu’il aimait bien entendre sa voix et de tous ceux présents, il fut le plus sage.
Il haussa un sourcil quand elle taquina sur le mademoiselle, il lui fit un petit regard, l’air de dire, vous allez voir, mais adorable et il secoua la tête, un rire léger, franchissant ses lippes. Les choses commencèrent, en bonne et du formes et il observa les marmots qui se prêtaient au jeu. Il ne fut plus le seul, toutefois à être coiffé ce qui laissa ses mèches un peu tranquilles.

Il fut heureux de voir les participants, les esprits sages, les enfants disciplinés, cela leur plaisait et c’était le principal, Antoine restait en retrait pourtant, mais ce n’était pas un mal, pas selon lui. Il sentit l’épaule de Cordélia contre la sienne et fut surpris. Il tenta de savoir ce qu’elles allaient faire mais au lieu de cela, on lui ordonna de ne pas tourner la tête, il accepta, lança un sourire à Cordélia, un rien penaud et se tassa un peu, histoire de faciliter la vie aux gamines.

« Et bien déjà…je vais donner un point à tout le monde pour la participation. Après, je mets deux points à Lily et Jenny parce que j’adore les couleurs associés. Trois points pour Marc cinq, le plus de point à Shannah ! »

Les enfants cités applaudirent, Daeron avait improvisé le barême en ne sachant pas trop et il regarda Cordélia, l’air de dire « ça vous semble bon ? ». Bon il eut un sursaut de douleur, léger, quand on lui tira une mèche, qui le fit grogner gentiment, une des petites s’excusa, il avait sentit quelque cheveux disparaitre de sa tête, ce qui ne fut pas du tout agréable. Mais visiblement elles avaient réussis à tresser des cheveux de Cordélia au sien.

« Et comment on fera si vous nous faites des nœuds pour nous séparer ? »
« On vous coupera une mèche, à vous, pas à Madame Porter, c’est vous le farçon.
«  Ce serait effectivement dommage, ses cheveux sont bien plus beaux que les miens. »

Il dit cela un peu bêtement, alors que Antoine venait se planter à côté de lui et déclarait que c’était à son tour.

« Moi je donne cinq points à Lily, c’est le mieux fait, je le sais, maman faisait les même point en couture, j’me souviens ! »

Il croisa les bras prompt à en découdre au premier qui dirait l’inverse et avisant Cordélia, il lui montra son dessous de bras.

« Tu sais coudre les mêmes points d’ailleurs, si oui, je te laisse coudre ça…sinon non. »

Il désignait la couture de sa manche qui était ouvert. Le gamin la dévisageait difficilement avant de dire.

« Sinon…Un point pour tout le monde aussi et deux pour Shannah et trois pour Claire … »


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Cordélia Porter
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Cordélia Porter
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le Sam 28 Mar 2020 - 22:40
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Un légère grimace avait dû se lire sur mes lèvres, alors que je sentais les petites mains passer dans mes cheveux, séparer les mèches pour venir entremêler l’ensemble avec une chevelure beaucoup plus courte que mienne. D’un coup d’œil, j’avisais le représentant d’Ameth, lèvre un peu plus pincée qu’à mon habitude, à la fois gênée par cette proximité soudaine et curieuse de le voir se concentrer pour offrir les points à toutes les petites têtes qui présentaient avec une fierté non feinte leur œuvre. Pour l’instant, je me contentais d’écouter, de retenir les prénoms en faisant attention aux larges sourires qui se formaient sur les visages, j’avais opiné brièvement d’un geste de la tête, sachant parfaitement le résultat que je voulais offrir… Je savais que cela n’avait pas grande importance, néanmoins, je n’en disais rien. C’est un regard, un simple regard en coin un peu plus appuyé qui m’avait donné l’impression de sentir mes joues se teindre. Il complimentait ma chevelure et je me contentais de rire un peu plus nerveusement, l’idée même de l’imaginer avec un trou sans la moindre mèche sur le crane était drôle, mais un peu inquiétant quand même. Murmurant simplement, j’essayais de me détendre, gardant ce petit doute, plus certaine que l’idée de la coiffure mutuelle soit la meilleure idée de fait.

- «  On ne coupera rien du tout, vous allez nous démêler tout ça pour les résultats jeunes filles, n’est-ce pas ? »  

Et puis, je regrettais presque notre moment où nous échangions simplement, où j’aurais pu me perdre dans ses explications, dans la sonorité de sa voix, je crois que j’enviais légèrement son assurance, la force de sa croyance, lui qui ne doutait jamais, de rien, moi qui me sentait simplement rejetée et trahie par celle à qui j’avais consacré presque l’entièreté de mes prières.  Les enfants semblaient s’amuser, se taquinant de cette façon presque touchant, jouant du coude pour passer le premier, ou murmurant des reproches, des critiques pour essayer de s’octroyer les faveurs du moindre vote. Quand les résultats furent évoqués, j’étais attentive, tout comme les enfants. La déception était parfois lisible sur les visages, la joie sur d’autres et puis ce fut au tour du petit de s’exprimer. Sa comparaison à sa maman me tira un pincement au cœur qui m’obligea à détourner les yeux un instant, avant de lui offrir un sourire plus doux que je ne l’aurais pensé à sa demande de raccommodage.

- «  Je ne serais jamais faire aussi bien que ta maman » affirmais-je « Elles ont une méthode spécifique à cause de l’amour qu’elle porte dans leur cœur, mais je te promets de faire de mon mieux, on regardera ça après » soufflais-je simplement, cherchant à avoir la confirmation de Daemon vis-à-vis de mes paroles, n’avais-je pas été trop maladroite ?

M’humidifiant les lèvres alors que Antoine distribue des points à des enfants encore différents, avec des prénoms encore différents, cela faisait beaucoup à retenir et aussi douée puis-je être, je sentais déjà que les premiers formulés étaient oubliés de ma mémoire. Souhaitant me redresser pour prendre la parole, je me retrouve coincée à mi-chemin de mon parcours, avec une énième grimace de douleur sur les lèvres. Coincée. Me réinstallant, un peu gêné, cherchant à trouver une position à mes mains, dont une qui s’était aventurée au niveau de nos têtes pour analyser l’état de l’ensemble… Ce que percevais ne m’annonçait pas nécessairement que du bon, et je ne pouvais que jeter un œil en arrière.

- «  Mesdemoiselles, j’ai besoin d’être libéré, sans quoi monsieur Azuran va devoir me supporter le reste de sa vie, ou tout du moins jusqu’à ce qu’on parvienne à nous libérer, cela serait terriblement triste pour lui qui est un homme très occupé »
- « Mais ! C’est bien d’être relié quand on est ensemble » s’offusqua une gamine en venant se placer devant moi.

Je n’étais pas certaine de bien comprendre le sous-entendu et en voulant dans un geste maladroit pencher la tête sur le côté, j’avais retenu un couinement de douleur, avais-je sans doute dû tirer aussi sur sa tête ce qui provoqua une pluie d’excuse de s’échapper de mes lèvres.

- «  Ce n’est pas… Nous ne sommes pas… Il n’est pas… » je tentais maladroitement, cherchant des mots que des enfants pourraient comprendre « On est ami » affirmais-je brusquement
- « Ça existe pas l’amitié fille-garçon, moi mon papa il me disait toujours ça » fit la seconde en s’éloignant et roulant des épaules
- « Ouais d’abord ! » ajouta la première avant de nous abandonner sur place.

La gêne, terrible, grandissante, je n’osais pas le regarder ni trouver d’argumentation, elles ne nous en avaient de toute façon pas réellement laissé le temps. Les autres gamins commençaient à s’impatienter, nous dévisageant, certains les yeux pétillants de malice, d’autres un petit sourire au coin, fermant les yeux un instant, j’avais la sensation d’étouffer. Déshonorais-je la mémoire de mon mari en ayant accepté cette sortie, étais-je indigne… Étais-je… Le brouhaha avait fini par me rappeler à l’ordre et bien que mes gestes semblaient hésitants, je tâchais de reprendre la main.

- «  Bien suis-je la responsable de ce petit concours » fis-je plus fort, coulant un nouveau regard à celui qui se tenait à mes côtés « Je vais annoncer les gagnants ! »

Presque immédiatement, j’avais une nouvelle fois attiré l’attention du petit groupe, ainsi que de Antoine qui me dévisageait toujours de cet étrange manière.

- «  Eh bien je crois que c’est toi… Non, toi, ou peut-être toi » fis-je pour commencer en pointant des enfants aléatoirement « Ah non suis-je idiote c’est toi »

devant la mine bougonne de l’ensemble, qui s’offusquait, soit de ne pas être montré alors qu’il avait été nommé le plus de fois, soit par la mine surprise de ceux qui étaient désignés, je m’appliquais à poursuivre :

- «  Eh bien vous êtes tous gagnants, puisque je ne sais visiblement plus très bien compter » soufflais-je en riant légèrement devant l’écarquillement des nombreux yeux face à nous « Vous gagnez tous une nouvelle tenue que je réaliserais et que je vous rapporterais moi, ou… monsieur Azuran d’ici deux semaines ! »

C’était à la fois une étrange onde de joie et de frustration qui arrivèrent jusqu’à nous, il y avait évidemment les perdants ravis, les bons joueurs tout aussi satisfaits et les moins bons joueurs qui auraient dû être les seuls à jouer qui s’offusquer un peu. Le petit groupe avait fini par se disperser, ne rester qu’Antoine, pas franchement satisfait du déroulement.

- « Alors déjà que je dois trouver la bonne main, que je dois être jury alors que ça ne compte pas, ce n’est pas très sympa. Tricheuse ! » je sentais venir mon coup dans le tibia, mais non « Recoudre tu sais vraiment faire au moins ?! »

Je m'étais mise à rire, opinant simplement.

- « Tu me donneras ton haut, je vais le retoucher ce soir et le déposerais demain…. Mais… tu veux bien nous aider à détacher nos coiffures ? »
- « Ah non, vous vous débrouillez » fit-il en croisant les bras sur sa poitrine et s’éloignant.

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Daeron Azuran
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Daeron Azuran
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le Mer 1 Avr 2020 - 12:31
Les petites se contentèrent de lâcher un oui oui, Daeron se moquait de perdre une mèche, il aurait un
drôle d’air, ou bien ce serait l’occasion de porter le turban traditionnel Amethien, celui que l’on portait dans le désert et qui serait plutôt idéal pour le temps estival. Ce n’était pas bien grave, il avait toutefois remarqué le rire nerveux, et il avait eu du mal à ne pas bêtement rougir, préférant se concentrer sur les petits qui étaient impatients. Ce fut un instant simple comme il les appréciait et même Antoine réussi à lui tirer cette sensation triste, qui donnait envie de le serrer fort dans ses bras. Mais il n’en fit rien et se contenta d’entendre la jeune femme parler de regarder tout cela après. Le gamin fut satisfait, Daeron regarda Cordélia et lui fit un grand sourire, bienveillant, serein, l’encourageant à ne pas douter de ses paroles. Ces enfants avaient besoin d’adulte…voilà tout.

Les points d’Antoine donné, elle tenta de s’éloigner, Daeron essaya de suivre le mouvement, sentant ses cheveux tirés et la sentant revenir à sa place, il eut un air un peu penaud et presque désolé. Ce n’était pas sa faute, mais il aurait pu suivre. il fut toutefois un peu sidéré en entendant les propos des gamines. Pendant quelques instants, Daeron envisagea une réponse, il essaya, mais aucun son ne sortit, il rougissait bêtement et begaya vaguement avant de se racler la gorge.

« Madame Porter et moi sommes amis, m’avez-vous vu ne serait-ce que lui tenir la main ? Quand on est ensemble, on marche en se tenant la main. Et l’on se dit tu. »

Il coupa la chique aux gamines et eut un petit sourire satisfait. Essayant d’objecter, elles finirent par soupirer et chercher à défaire les cheveux. Les petites filles, comme les petits garçons, croyaient encore facilement que les amoureux passaient leur temps à se tenir la main ou d’autre genre de chose, donc, il avait misé sur la beauté des croyances enfantines, la réalité n’était pas tout à fait si différente, mais il y avait quand même moultes détails qui changeaient les choses.

Elle eut le beau geste de les rendre tous gagnants, faisant drôlement sourire l’Amethien qui rayonnait de bienveillance, et qui adorait voir les gamins tous ainsi surpris. Il retint un peu son rire, et la troupe dispersée, Antoine fit rapidement part de ses grieffes à sa comparse. toutefois, ils finirent par se retrouver seul, enchaîné par les cheveux pour ainsi dire et Daeron tâtonna pour attraper un petit ciseau, avançant sa main sur la mèche, il fit en sorte de sentir la base des siens, à quelques millimètres prêt.

« Cela ne me dérange pas d’avoir un épi tout bête, je pourrais toujours cacher avec d’autre cheveux et je m’en voudrais de vous coincer encore dans cette position, ou alors, il faut attendre que la surveillante vienne me délivrer, donc, le choix est vôtre Madame porter. »

Elle pouvait lui dire non, s’offusquer, peu importait, il eut un rire doux.

« Deux semaines pour faire un vêtement à tous, vous voulez de l’aide ? Je peux, peut-être vous donner un coup de main ou voir avec les Sœurs, pour réaliser cela. C’est très gentil à vous dans tous les cas…il va vous falloir peut-être la liste et les mesures des enfants ? »

Il parla d’abord, légèrement, de chose inutile, en quelque sorte, enfin, pas inutile mais de chose moins profonde, avant de timidement souffler.

« Je suis désolé, je réalise après que cette sortie vous a peut-être rendu plus triste que je ne l’imaginais, je voulais juste faire quelque chose d’agréable sans que cela soit futile, je ne suis pas très à l’aise dans les futilités. J’espère que vous ne passez pas un mauvais moment »

Il eut un rire gêné, passant sa main derrière son crâne pour se le masser, il se sentait maladroit.

« Je suis encore maladroit, même si je le suis moins qu’il y a quelques temps, vous savez, depuis que j’ai croisé la dame pourpre j’ai été un fidèle de la gaffe. »

Mais pourquoi justifia-t-il cela ainsi ? ou osa-t-il le dire. Il ne voulait pas qu’elle le juge mal, pourquoi donc ? Excellente question !


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Cordélia Porter
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Cordélia Porter
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le Jeu 2 Avr 2020 - 23:23
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On se tient la main et on se dit tu. Un instant j’eus un simple sourire sur les lèvres, c’était le genre de phrase que mes enfants avaient le don de m’expliquer, m’interrogeant sur pourquoi, avec leur père, je ne prenais pas le temps de tout le temps lui tenir la main. Cette simple pensée, aussi éphémère soit-elle provoqua un léger pincement dans ma poitrine, alors que passais une main derrière ma nuque et que je cherchais à passer outre, changer de sujet. Les résultats du concours avaient fini par se faire entendre, les points avaient fini par être donnés et j’avais pu sortir ma carte mystère en dévoilant mon don caché. Les enfants étaient surpris, tous sans exception, bien qu’évidement le don de compétition de certains furent un peu chamboulé, Antoine avait fini par s’éloigner aussi si bien qu’on se retrouvait seul pour la première fois. Je coulais un regard vers celui qui semblait s’être décidé à couper une mèche de cheveux, me prouvant ainsi que je n’avais pas à faire à n’importe qui. Là où de nos jours l’apparence, les règles de l’étiquette devaient être un véritable atout. Il s’était mis à rire et je l’avais regardé silencieuse de ce drôle de regard que je ne me connaissais, pleine de doute et de curiosité. Mes lèvres s’étaient simplement étirées dans un sourire, alors que je venais récupérer à tâtons le ciseau qu’il tenait.

- « Devrais-je survivre encore un peu en étant ainsi dans cette proximité. Toutefois, si je devais y succomber, promettez-moi de réaliser une belle cérémonie. » fis-je un brin taquine en le détaillant.

Du bout des doigts, je triturais le ciseau, alternant entre nervosité, gêne, mais aussi besoin d’occuper mon esprit pour ne pas trop parler, trop le questionner. Chaque fois que mes prunelles se déposaient sur son visage, chaque fois que je le voyais sourire ou rire, je n’avais qu’une simple question qui me venait en tête : comment faisait-il. Comment faisait-il pour être si passionné par sa croyance, si agréable, presque normale alors que d’après tout ce que je pouvais entendre des croyants en ameth, pouvaient-ils être les plus cruelles dans leur condamnation, dans leur traque. Me pinçant les lèvres, je m’étais mise à rire cette fois à mon tour, alors qu’il semblait presque coupable de la condamnation au travail que j’avais prononcé moi-même à mon encontre.

- « Eh bien, non. » fis-je avec cette certitude étrange « Premièrement, déjà parce que je ne dors pas beaucoup, alors je devrais m’en sortir, deuxièmement, je n’ai pas choisi de faire ce cadeau si c’est pour que d’autres s’occupent de la réalisation à leur place, je ne vais pas surcharger les sœurs… En revanche…. » alors que j’allais accepter son aider, alors que j’étais partie pour lui dire que sa présence ne serait pas de refus, je m’étais presque immédiatement refermée, pleine de remord, de doute « Vous devez avoir beaucoup plus important à faire et je vous imagine déjà volontiers le doigt en sang à cause de vos maladresses en manipulant l’aiguille. On n’a de cesse de sous-estimer sa dangerosité.

C’était vrai à mes yeux, il devait avoir mieux à faire que ce soit traquer les hérétiques –ce dont je ne préférais pas imaginer-, un instant même je songeais à ce qui se passerait si je finissais pas rencontrer l’un d’eux, deviendra-t-il mon chasseur et moi sa proie ? L’idée me fit frissonner de cette manière étrange, détourner le regard, culpabiliser. Et puis, ce fut cette excuse, cette phrase, j’avais redressé un peu brusquement le visage vers lui, cherchant dans son regard quelque chose, une réponse, une raison, avais-je mal joué, avais-je été maladroite, avait-il perçu mes doutes ? Honteuse sans doute, peut-être aussi un brin soulagée de pouvoir tomber un instant les faux semblants je m’autorisais une réponse sur cet étrange aveu.

- « Le contact des enfants est toujours un peu compliqué depuis… » je sentais ma gorge se nouer, j’étais incapable de nommer l’événement « Mais, ce n’était pas si désagréable » tentais-je un peu hésitante « Au début si… navré » avouais-je en détournant les yeux « Mais finalement vous aviez vu juste, cette non-futilité-là est plutôt agréable. » Plutôt, parce que je voyais dans certains d’entre eux l’ombre de mes enfants et que j’étais incapable de me remettre de cette perte « Dois-je comprendre qu’il ne vous arrive jamais ne rien faire d’inutile ? Peut-être que converser avec moi est une perte de temps ? »

La dernière phrase m’avait échappé, alors qu’elle trahissait ma pensée profonde. Je n’avais rien à donner, rien à apporter. Lui qui était si occupé, si croyant, si fascinant dans sa manière d’aborder les choses, ne lui faisais-je pas perdre du temps en acceptant de sortir, en communiquant et en ne lui offrant la plupart du temps que cette facette que je maîtrise ? Je m’étais une nouvelle fois pincé les lèvres, un brin désolée, un brin perdue dans cette étrange pensée, qui me fit réaliser que là où je le pensais sans faille…. Il y avait peut-être une hésitation, un doute.

- « Un fidèle de la gaffe ? » questionnais-je en le regardant une nouvelle fois « Dois-je comprendre que vous avez douté ? » cela m’aurait rassurée, étrangement de savoir que n’importe qui pouvait douter, avoir peur, être en colère contre un dieu « Ou dois-je comprendre que le charme de cette mystérieuse femme vous a joué des tours ? Pensez-vous qu’elle était vraiment un danger ? »

Je l’avisais un instant, alors que je voyais dans le couloir du fond revenir la surveillante qui devait sans aucun doute s’inquiéter, néanmoins, elle eut cette hésitation presque imperceptible, ce petit pas en avant, puis en arrière en nous voyant ainsi converser. Elle avait fini néanmoins par secouer la tête, retournant un instant à ses occupations, tout en ayant sans doute dans l’idée de nous rejoindre juste après.

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Daeron Azuran
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le Ven 3 Avr 2020 - 22:52
Cordélia prit le ciseau de ses mains et Daeron ne l’empêcha pas. Sa pupille la croisa et il sourit bêtement, amusé, par les propos qu’elle venait de tenir. Inconsciemment, il la trouvait magnifique, simplement par le fait qu’elle souriait. Il était incapable de le réaliser réellement et se contentait d’apprécier ce moment. Il lui proposa de l’aide pour la confection des vêtements, qu’elle refusa, confiant qu’elle ne dormait pas énormément et puis, exposant qu’il n’était pas forcément doué. Un instant, il voulu répliquer, sa bouche s’ouvrit mais aucun son ne sortit, parce que ce n’était pas tout à fait faux.

« J’ai appris à utiliser le dé à coudre pour m’aider mais ça ne fonctionne pas très bien. » avoua-t-il penaud, nullement humilié, mais simplement moqueur envers lui-même. Chacun sa façon d’exceller, lui, ce n’était clairement pas avec un fil et une aiguille !Mais sa fonction en ce monde est de traquer ceux qui se corrompent pour servir les diables de l’Innommable.

Il s’excusa alors, Daeron n’était pas forcément le plus habile des hommes, ce n’était pas un séducteur dans l’âme et il ne faisait pourtant jamais les choses pour faire mal, ni même torturer, il faisait les choses pour faire le bien, ainsi qu’il le pensait. Il fut soulagé mais peu de temps et chercha des mots, laissant apparaître sur sa tête des airs maladroits.

« Oh non, pas du tout, j’aime beaucoup parler, avec vous. Mais…non allons, je ne dirais pas que c’est inutile. Non, je voulais dire que…je ne suis pas ambrosien et je crains toujours d’ennuyer les ambrosiens parce que je suis Amethien et que je ne suis pas un rigolo. Comme on m’a…déjà dit. »

Il se racla la gorge, pourquoi vouloir paraître plus « rigolo » qu’il ne l’était ? Cela ne lui arrivait pas par habitude et il n’avait pas du tout honte d’être Amethien, encore moins, qui il était, mais il avait envie qu’elle apprécie sa compagnie, sans s’en rendre compte toujours et il voulait peut-être un peu se valoriser. Comme qui dirait, se mettre en avant pour paraître meilleur ou mieux !

« Je suis vraiment désolé si…enfin…arf. »

Il ne trouva pas de mot, il se sentait idiot et se rembrunit légèrement, point assez, mais un petit peu. Cela n’était vraiment pas agréable. Il ne voulait pas qu’elle pense cela, mais il avait l’impression qu’il risquait de s’enfoncer et ça le désolait. Daeron n’était pas du tout un « homme », il était un Prêtre donc…il ne savait pas bien gérer pourtant cette autre facette de lui-même !

« J’ai poursuivi la dame pourpre, en la considérant comme…une entité dangereuse et j’ai été par la suite étrangement affublé de maladresse, ce qui s’est dissipé. En parralèle, un inventeur de ma connaissance, que…qui m’a parut outrageant dans ses propos a croiser le chemin de la dame pourpre et a été affublé d’un élan de génie. J’ai été perturbé car j’ai eu l’orgueil de me penser plus croyant et fervant, au point de me demander pourquoi j’ai été punie. Et je me suis rendue compte que mes doutes étaient normaux…j’ai compris que les obstacles étaient aussi important comme des épreuves. Pour moi, c’est encore plus…important, dans le sens que je ne peux pas croire être meilleur parce que je sers Ameth. Je reste un humain et je n’ai pas plus de valeur qu’un autre, je me suis rappelé que je devais être humble pour guider mes semblables car c’est mon rôle. J’ai donc appris. »

Il avait parlé avec lenteur, mesurant ses mots car il prononçait tout cela clairement pour la première fois


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Cordélia Porter
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01/03/2020
Cordélia Porter
Couturière du palais
le Sam 4 Avr 2020 - 20:41
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Je lui avais offert se sourire, alors que je tâchais de retenir mon amusement, je le regardais essayer de se rattraper à une branche, puis une autre, alors que mes joues se gonflaient légèrement de ce rire que je maintenais, maîtrisé.  Lui qui rappelait son affiliation à Ameth, sa condition de prêtre, son envie de se fondre finalement dans cette nouvelle société à laquelle il appartenait désormais. C’était attachant, du moins, c’est ce que cela m’inspirait, lui qui me fascinait dans sa manière de voir le monde, dans sa confiance vis-à-vis de son dieu, dans sa manière de tout justifier, presque tout contrôler d’une certaine manière. Ce n’est qu’après un raclement de gorge que j’avais détourné les yeux, que je réalisais peut-être que j’avais été trop loin dans ma maladresse, dans ma taquinerie. Pourtant, sans que je ne me l’explique, je trouvais ça plaisant, presque agréable. Était-ce plusieurs fois que je le rencontrais et chaque fois, mes impressions se renforçaient. Mes joues avaient fini par se teinter de cette étrange couleur rose, réchauffant mon visage, alors que mes canines venaient à la rencontre de ma lèvre inférieure à deux reprises :

- «   C’est moi qui m’excuse… Je m’essayais à l’humour… Vous n’avez rien d’ennuyant, monsieur Azuran. C’est presque perturbant. » Avouais-je en glissant une main derrière ma nuque.

Je ne poursuivais pas ma pensée, par gêne, parce que je ne savais pas comment l’ignorer. Je craignais sa réaction sans doute, je craignais que les moments qui me sortaient de mon quotidien disparaissent s’il me voyait comme j’étais réellement : cette femme en perdition. Alors je faisais silence, préférant reporter le centre d’attention sur sa personne, sur son habitude, sur sa vie, sa manière de voir les choses. La dame pourpre m’inquiétait toujours un peu, autant qu’elle avait cette attirance étrange, comme une porte ouverte vers un inconnu qui me semblait agréable, plus soulageant que ma réalité actuelle. Je continuais à jouer du bout du doigt sur l’outil entre mes doigts, alors que je l’écoutais, réellement. Là encore, cette fragilité que je voyais pour la première fois me fit fermer les yeux, dans cet élan de culpabilité, lui aussi avait cru avoir été puni. Lui aussi… C’était réconfortant, de cette drôle de manière sans doute égoïste et je m’autorisais cet étrange aveu, murmuré :

- « J’ai cru que j’avais déçu la créatrice… et qu’elle m’avait puni en me privant des miens » je le croyais encore, mais était-ce sans doute mieux de le terre, par peur de le voir s’emporter « Je vous dois des excuses… » fis-je en me pinçant les lèvres à de nombreuses fois «  Avec tout ce qu’on entend… sur les prêtres d’Ameth, des horreurs…Je… J’avais sans doute une mauvaise image, mais chaque fois que je vous rencontre… J’oublie que vous êtes un guide… Je ne vois que vous et pas votre fonction. » c’était gênant et je me fermais m’enfermant dans ce silence « Enfin, je ne veux pas… Je… Comment était-elle alors cette femme, était-elle réellement dangereuse ? Et maintenant votre sensation de maladresse vous a-t-elle quitté ? »

J’aimais l’entendre parler et simplement me taire pour écouter. Et puis je lui offrais un nouveau sourire, simple plus sincère sans doute avant d’observer celle qui nous avait accueillis revenir lentement comme embêtée d’interrompre notre conversation. C’était presque naturellement que je lui offrais à elle aussi, un demi-sourire, elle avait l’air débordé, mais pourtant si calme. Les enfants étaient venus la trouver, visiblement ravie et elle était gênée du généreux futur don.

- «  Laissez-moi regarder vos cheveux » fit-elle devant mon inquiétude « Je vais vous libérer, ça a été avec les enfants ? Je vous remercie sincèrement pour les vêtements, l’un comme l’autre, les enfants sont ravis… Même Antoine. Avez-vous besoin d’aide ?  »
- « Non ça ira, ne vous en faites pas » repris-je «  Si besoin je demanderais à monsieur ici présent » venais-je soudainement de me contredire sans même m’en apercevoir vis-à-vis du peu de temps avant

Elle était délicate, tirait légèrement sur les mèches pour défaire et finalement la catastrophe fut évitée, je sus retrouver mes braves cheveux pour me redresser, sans pouvoir m’empêcher de glisser mes doigts dans ma chevelure, démêlant les quelques nœuds restants. La jeune femme nous offrit un large sourire, son regard s’appuyant légèrement sur celui qui venait régulièrement dans l’attente de la suite sans doute, ou peut-être d’autre chose, je l’ignorais.

- «   Nous allons rentrer » fis-je sans que je ne comprenne ce brusque besoin de partir « Enfin, je vais rentrer » repris-je doucement « Avez-vous encore un peu de temps pour me raccompagner ? »

Je l’avisais, alors que je saluais poliment la jeune femme, la remerciant encore pour sa gentillesse avant de m’éloigner, non sans préciser à mon accompagnateur que je l’attendais dehors, avais-je évidemment été dire au revoir aux enfants, tout en récupérant le vêtement de Antoine à refaire, recoudre. Je m’éloignais dans le couloir précédemment emprunté avant de me retrouver dehors, prenant une large et intense inspiration. Je me sentais bien, un peu soulagée, cette sortie n’avait pas été si désagréable, mieux, je m’apercevais que côtoyer des enfants n’était plus si dérangeant. Sans que la page ne soit pas réellement tournée, peut-être que j’avançais finalement, peut-être.


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Daeron Azuran
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Daeron Azuran
Protecteur de la Foi en Ameth
le Mar 7 Avr 2020 - 15:33
Sa main s’était levé pour frotter l’arrière de son crâne, d’un air gêné, il avait alors ricané tout à fait stupidement, quand elle lui avait dit qu’il n’était pas du tout ennuyant, il en était heureux. Bêtement. Cela ne devrait pas lui importer, l’avis des autres, surtout des Ambrosiens, qui aux yeux des Amethiens se trouvaient être des « païens » car ils ne priaient pas que Ameth, mais peu importe. Il avait compris que c’était perturbant car elle devait se faire tout un avis saugrenu sur sa personne, il était après tout un Protecteur de la Foi. Il faisait partie des inquisiteurs en soit, et des chasseurs d’impie, cela sous entendait donc que son avis était si strict sur les coupables que le moindre soupçon pouvait pousser au pire.

Ils avaient un drôle d’air ces deux là désormais, aussi gênés l’un que l’autre et tout aussi apte à ricaner comme des idiots. Il fut cependant envahit par une chaleur bienveillante, ses yeux clairs, aussi profond et chaud qu’un lagon la regardèrent et patientèrent, le temps qu’elle se confie, qu’elle se livre. Doucement, bien que coincé contre elle, il vint saisir sa main, non pas comme un galant, mais comme un homme d’église, recouvrant celle-ci de sa paume, dans un geste de douceur.

« Aernia n’aurait eu aucune raison de vous punir, cette nuit-là, Ameth a fait ce qu’il a pu alors que les démons corrompus de la kabbale s’abattait sur la ville. Je crois que c’est la vérité, nous avons pu les aider, en priant, en leur donnant la force nécessaire, mais hélas, ils avaient aussi la puissance de leur corrompu, qui avaient fait tant de chose sanglante, nourrissant les ténèbres. Je crois que ceux qui ont été touché, étaient de fervant croyant, que les corrompus ont ainsi manipulé pour les faire douter. Il ne faut pas laisser les tentacules du mal s’étendre. Je crois sincèrement que vous n’avez été coupable que d’avoir la Foi pure…vous comprenez ? »

Daeron était sincère, il avait cette théorie, il pensait que c’était ce genre de chose qui s’était passé, parfois, essayer de comprendre pour donner une raison à tout cela, c’était ce qu’il pouvait faire de mieux. Comprendre pourquoi les choses se passaient, l’aidaient. Parce que oui, il y avait cette nécessité de « justifier » les pires actes pour comprendre le pourquoi. Penser que des rituels scabreux avaient eu lieu pour donner force de cette tempête provoquée par les démons était selon lui, d’une logique imparable. Il ignorait s’il avait tord ou raison, mais peu importait.

« Mon image est faite pour inquiéter, beaucoup de mes frères, comme mes sœurs sont comme l’image que vous vous en faites, moi, j’ai ma Foi et mes certitudes pour être moins abrupt qu’on ne pourrait le croire. Je suis un homme et je n’oublie pas cela. »

Un homme qui devait se mettre au niveau de ses disciples pour ne jamais oublier qu’il devait aider les siens. Il n’était pas meilleur, il n’était pas plus grand, il restait un homme et il devait savoir comment aider les cœurs inquiets, voilà tout.

« Pour en revenir à la dame pourpre, elle n’était pas…dangereuse, je l’ai poursuivi dans les rues ambrosiennes, mais elle ne courrait même pas, elle se contentait d’y glisser et j’avais beau essayer de la rattraper, cela n’a rien fait. Quelques temps après, j’ai été frappé d’une horrible maladresse, épuisante moralement, pendant quelques temps… »

Le souvenir ne le glaçait plus, il s’en rappelait comme d’un rève étrange, tout simplement. Il n’aurait pu décrire son visage, encore moins se souvenir des détails de sa composition, mais voilà. Il y avait cela, cette sensation de rêve. Ils furent interrompus et Daeron se contenta de sourire à la dame, sans répliquer quoi que ce soit, pour garder la confidence qu’elle pourrait se débrouiller. Daeron se retrouva libre de al dame, il secoua ses cheveux qui n’étaient pas aussi parfaitement coiffé qu’il l’aurait fallu mais ce n’était pas grave et il sourit à la surveillante.

« Oui, je vous raccompagne, j’arrive dans un instant ! »

Il laissa Cordélia partir pour échanger quelques mots avec la dame, sans grande importance, il s’agissait seulement de la prévenir de sa future visite entre toute autre chose et de lui donner le nom d’une Amethienne fort jeune qui venait d’arriver et chercher un poste de cuisine, la dame en cherchait une, il donna le nom et quand la demoiselle se présenterait. Dans tous les cas, Daeron quitta les enfants en étant un poil plus long, il serra fort la petite puce qui avait été première à le voir aujourd’hui et finit par retrouver la couturière dehors, un peu mélancolique.

Il respira l’air frais et sourit.

« Désolé, je suis un peu émotif, Lizbeth n’a pas voulu me lâcher, si j’avais un foyer, je l’aurais adopté depuis longtemps, mais … je suis un prêtre et peu souvent présent…enfin, bref ! Laissez-moi vous débarasser, pendant que je vous raccompagne. »

Il ne la laissa pas protester et la déchargea des affaires qu’elle avait désormais en plus.


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Cordélia Porter
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Cordélia Porter
Couturière du palais
le Dim 26 Avr 2020 - 18:14
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- «  C’est donc comme ça que les gens à la foi pure sont récompensés… » soufflais-je sans même m’en apercevoir.

Étais-je seulement réconfortante, d’imaginer que ma famille soit morte par ma faute, que ce soit par mes péchés ou parce que j’étais une trop bonne croyante, l’ensemble ne changeait pas la finalité. Ils étaient morts, j’étais vivante, ils étaient tous morts par ma faute. Mon regard s’est déposé sur cette main sur la mienne, sur cette légère pression qui se voulait sans aucun doute réconfortante. Pour autant, mon sourire avait fini par s’évaporer et ma colère et mon incompréhension par remontée. À quoi bon croire pour ne pas jamais être protégé ? À quoi bon vivre dans le droit chemin, dans la bonne idéologie si c’est pour voir tout ceux à quoi on tient s’envoler en poussière. Je sens mon cœur se contracter, cette sensation douloureuse envahissant peu à peu ma poitrine m’offrant l’impression d’étouffer. Je me consume sur place, véritablement, ne trouve aucun réconfort dans l’idée d’avoir été puni pour avoir eu l’idiote de croire… Si celle à qui j’ai voué mes espoirs n’est pas en capacité de protéger les siens, à quoi bon, à quoi continuer pour tout perdre. Ameth est-il plus protecteur lui, ose-t-il, est-il seulement possible d’offrir réconfort aux pauvres Hommes que nous sommes. Je me mordille l’intérieur de la joue avec force, alors que j’ai chaud, terriblement chaud et que je m’applique à ne rien laisser transparaître. Un fin sourire vient de se dresser sur mes lèvres, celui de façade, celui qui ne fait que bonne figure, rien de plus.

- «  Je comprends, merci de votre écoute Daeron, puisse-t-on vous entendre je ne sais trop où… J’aimerais conserver votre esprit et votre croyance, c’est admirable.»

Je crois que j’avais appuyé un peu sur ses mains, je lui avais lancé ce regard sincère, sans être certaine qu’il comprenait à quel point je me sentais bafouée et trahie par Aernia. De mon sourire, sur l’instant, il ne restait pas grand-chose, c’est avec douceur que j’avais retiré notre emprise respective, avant de prendre une légère inspiration cherchant à disperser mes doutes, mes pensées et ce sujet de conversation. Il était un moi de foi fascinante, ne semblait jamais ressentir la moindre hésitation, la moindre supposition négative, je l’enviais sans aucun doute pour ça, même si une voix au fond de moi me murmurait que si nos rôles avaient été échangés, peut-être percevrait-il le monde différemment ? Je l’ignorais dans le fond.

- « Je n’ai pas cette image de vous. » Rétorquais-je sans même y réfléchir « De vous, des autres, me pardonnerez-vous je n’en doute pas… Il est vrai que l’illustration que je m’en fais n’est guère flatteuse à l’égard de votre croyance…. Suis-je une pécheresse de ne pas croire qu’en Ameth au regard de vos frères et sœur, n’est-ce pas ? »

Un homme restait-il donc un homme, ce n’est peut-être que lorsqu’il évoqua ce fait que j’eus la sensation de le regarder différent. Non plus comme un représentant d’une divinité, mais bien comme un homme, avec tout ce que cela pouvait impliquer. J’ai senti mes joues s’empourprer de cette chaleur presque désagréable sur l’instant, alors que je prenais soudainement conscience de nos rencontres. Pouvais-je ainsi le revoir sans attendre et sans qu’ils n’attendent rien en retour, n’espérait-il toute autre chose ? Étais-je juste une possible fidèle égarée, avait-il perçu ma perdition et en ce cas, allais-je finir par mourir de ses mains sur un feu de joie ? Autant de questions sans réponses qui se muèrent dans un silence de circonstance, alors qu’il me captait de nouveau de sa voix plutôt grave.

- «  Comment pouvez-vous être à ce point convaincu qu’elle n’est pas dangereuse, sans avoir pu véritablement converser avec elle ? » questionnais-je sincèrement curieuse « Bien que je ne doute d’aucun instant de votre capacité d’analyse… « Je ne puis que compatir, la maladresse est quelque chose qui, je le crains me colle à la peau » fis-je dans un petit rire de circonstance «Fort heureusement, vous avez l’air de vous êtes débarrassé de cette mauvaise amie. »

Je lui offert un sourire sincère, j’aurais aimé en apprendre plus, mais je n’ose pas faire preuve de ma légendaire curiosité, j’ai cette gêne, cette espèce de maîtrise qui empêche ma spontanéité de pleinement se satisfaire. Interrompu par la présence de la surveillance, je n’avais pu que faire ce que je savais faire le mieux : me mettre en retrait, quelques pas en arrière et voilà que je disparaissais à l’extérieur, non sans saluer avec douceur celle qui nous avait permis d’aider un peu les enfants et les enfants eux-mêmes. Les bras chargés, à l’extérieur, je tâchais de faire preuve de patience, alors que déjà le prêtre me rejoignait, visiblement moins en forme qu’auparavant.

- «  Ne vous en faites pas, je comprends parfaitement » soufflais-je avec douceur « Merci de m’aider. » Poursuivais-je lentement « Vous l’avez dit vous-même, il me semble… Au-delà des prêtres, vous êtes un homme aussi, non ? »

Je lui offre un regard plus énigmatique, c’est étrange cette manière de prétendre d’être humain pour mieux comprendre les autres, mais de ne pas envisager d’obtenir le droit à une vie normal, en dehors de la chasse aux impies, évidemment. Un fin sourire sur les lèvres, je délaisse finalement le moment, pour observer l’environnement, pour marcher, prendre une légère inspiration. Mes bras ne sont plus chargés, si bien que je ne sais plus vraiment quoi faire de mes doigts.

- «  Pensez-vous qu’une personne peut être foncièrement mauvaise ? » questionnais-je soudainement, repensant à ma précédente rencontre avec celui qui se prétendait si occupé « Parfois… » j’émets cette pause, lente, ce doute persistant « Je me demande si une personne peut être réellement sombre ou si ce n’est le fruit que de son passé… » j’offre un sourire sincère pour ne pas l’alarmer « Je m’éparpille, pardonnez-moi… Parfois ma maison me manque… L’intimité est différente en vivant au palais entouré d’une quantité folle de personne et celle d’avoir simplement un chez-soi. La cohabitation n’est pas la même… Vivez-vous dans une demeure vous appartenant ? »

Je suis curieuse, il est vrai, et je crois que même sans trop m’en apercevoir j’ai ralenti le pas, comme pour savourer plus longtemps l’instant du moment présent. Je dois bien l’admettre sa présence n’est pas désagréable, je pourrais passer des heures entières à l’écouter, cela m’évite de penser, de succomber à mes pensées.

- « J’ai une requête » fis-je un peu trop soudainement pour cela puisse être réellement naturelle « Enfin, je veux dire, je ne crois pas… Vous avez avec le mariage approche de notre impératrice avec… » je me pince les lèvres « On murmure plusieurs noms de grandes couturières ! » m’enthousiasmais-je sans penser un seul instant être un jour choisi pour ce genre de tâche si importante « Je ne sais plus trop » avouais-je finalement sans savoir où je voulais vraiment en venir « Enfin, pensez-vous que cette union puisse apporter une cérémonie particulière, je n’ai jamais… Enfin, avec la croyance d’Ameth. Notre impératrice est originale et généralement les croyants de votre envergure… si… » je m’engouffre, je me sens coulée au fur à mesure que mes mots m’échappent, alors je me mets à rire nerveusement passant une main derrière ma nuque « Je me demande à quoi ça va ressembler… Et en même temps, je ne suis pas vraiment certaine de vouloir en entendre parler » avouais-je avant de me rattraper « Pas que ce mariage n’est pas… C’est juste… Le mariage en lui-même qui… Enfin, c’est compliqué depuis la mort de ma famille d’apprécier réellement ce type d’événement. Tiens, nous sommes presque arrivés !»


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Daeron Azuran
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Daeron Azuran
Protecteur de la Foi en Ameth
le Mar 28 Avr 2020 - 20:55
« Je ne sais pas qui peut oser penser avoir une Foi Pure même moi, je n’oserais pas. » Il annonça cette vérité simplement, avoir une Foi Pure…qui pouvait estimer une telle force de sa croyance, qui pouvait dire que la force de sa croyance était « pure », c’était une parjure. En quelques sortes. Il y avait la croyance et la force qu’on y mettait. « La foi est sincère, profonde…ce genre de chose. Et avoir la Foi c’est aussi comprendre que les Dieux ne sont pas infaillible, sinon, Aernia, si elle en avait la puissance, n’aurait pas crée Ameth pour combattre l’Innomable… »

Il dit cela en souriant, la base de sa liturgie, tout simplement ! Ce n’était pas plus compliqué que cela ! Il ne disait pas que l’Innomable était plus fort, mais il était puissant, elle n’avait probablement compris que la force des croyants faisaient la force des fidèles, mais cela Daeron n’allait pas lui enseigner, car il se pensait assez clair. Il ne saisissait pas qu’elle en voulait à sa déesse, parce que cela ne lui aurait pas effleuré l’esprit.

Il fut étonné.

« Je ne sais pas si c’est admirable, mais je fais de mon mieux pour…je ne sais pas…aider ? Ou avancer. Car je ne saurais laisser vaincre ceux qui tuent et massacrent. » Il n’aurait jamais pu le supporter ! Daeron croyait en sa Foi et en ce qu’il faisait parce que sinon, l’existence ne signifiait plus rien et cela n’était pas possible.

Daeron réfléchit, papillonnant un peu des cils, il secoua la tête.

« Non, une païenne. » Dit-il naturellement avant de la regarder et de répondre sincèrement. « Car seul Ameth est Guide et Dieu à suivre car sa Lumière apportera l’espoir et vaincra celui qui souille le monde. » Tous les croyants prenaient fort mal d’être traité de païen, cela le dérangeait de la traiter de païenne, parce qu’il ne voulait pas qu’elle le prenne mal, alors, il essaya de lui sourire,mais c’était hélas, vrai.

Cela le peinerait de la fâcher, mais il ne pouvait le dire autrement. Il fut anxieux de sa réaction…

« Parce que rien dans son comportement ne l’était, après, je ne sais pas, je l’ai senti, et je le sens encore. Je me trompe peut-être, qui sait, je ne suis pas infaillible, mais au fond... » Il haussa les épaules, avant de ricaner un peu timide. « Ah oui, sinon vous m’auriez vu m’étaler sur le sol au moins trois fois et probablement recevoir plusieurs fiente d’oiseau en prime ! Mais vous, maladroite ? Je n’y crois pas une seconde ! »

Lança-t-il avec amusement, elle paraissait fort peu encline à faire quelques maladresses, mais il pouvait se tromper !

Enfin, ils se retrouvèrent dehors, il la rejoignit, Daeron était un peu chamboulé, la petite…il ne voulait pas trop y penser. Ce n’était pas aisé tout cela, il aida la jeune femme et hocha la tête.

« Oui… » Sourit-il. Oui, il était un homme. Il fut surpris par sa question mais elle ne lui laissa pas le temps de répondre, changea de sujet, délicatement, Daeron l’arrêta et il se mit en face d’elle, sans lui barrer la route. D’un geste, doucement, il retira de son cou, une longue chaine ornée d’une médaille très simple et la glissa autour du cou. « Souvenez-vous que le mal peut se glisser dans tous les cœurs, plus on avance dans le monde, plus on vieillit, il est plus facile de laisser les ombres étouffer la lumière que la préserver… cela demande plus d’effort. » La médaille amethienne, il embrassa le bijou. « Je vous prête ceci, pour que vous pensiez à votre lumière. A celle qui a crée votre ancien foyer, celle qui était dans vos enfants, ne la laissez pas s’éteindre…car vous perdrez toute la lumière qui fut votre jadis. »

Il l’observa, en souriant benoitement, et se remit en marche.

« Je vis en congrégation, j’ai ma propre cellule, je suis un moine, célibataire, je ne peux vitre qu’avec mes frères. »

Son chez lui c’était le bâtiment adjacent au QG des Protecteurs. Il la regarda se perdre dans ses paroles, Daeron la trouva charmante et son sourire était idiot en la regardant, un peu comme s’il l’admirait, il eut des expressions de compréhensions qui passaient sur son visage et il regarda, à regret, qu’ils étaient presque arrivés.

« Ah oui déjà…. » Déjà… « Je vous avoue que je n’en ai aucune idée, ça doit être un mixe, c’est l’Impératrice mais c’est aussi le prieur. Son premier mariage avait été assez…fastidieux, mais c’était le premier, du coup, je ne sais pas. Si c’était que moi, je dirais que le mariage devrait être à l’Amethienne, mais je pense pas que ce soit faisable, c’est la dirigeante du pays…. »


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