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Nemrod L'Envers
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Nemrod L'Envers
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le Jeu 12 Mar 2020 - 22:54
Vous regardâtes l’entrée de votre bureau ; vous n’étiez pas sûr que le moment soit bien choisi mais vous saviez qu’il était nécessaire. Dommage de ne pas pouvoir lui dire les choses autrement. Vous soupirâtes profondément avant de finalement entendre toquer. Ah elle devait être là. Vous aviez envoyé gaël sur une autre mission, pour qu’il ne soit pas dans vos pattes. Vous vous levâtes pour aller lui ouvrir la porte. Vous ne pouviez pas vous empêcher de vous dire qu’elle le prendra mal, mais c’était sans importance. Vous ouvrîtes la porte et vous regardâtes. C’était Constance ; vous lui sourîtes car malgré tout, vous restiez content de la voir.

« Ah, Constance ! Je t’en prie, entre… »

Vous vous écartâtes un moment avant de finalement la laisser entrer et une fois la jeune femme entrée, vous la serrates dans vos bras. Avec une affection certaine mais extrêmement retenu. Avec Constance, les contacts du genre étaient rares et parfois malaisés. Vous vous écartâtes à nouveau et vous lui montrâtes l’un des fauteuils près du feu. C’était l’automne mais c’était quand même parfois un peu frisquet comme lieu. Vous vous laissâtes tomber dans l’un des fauteuils, fatigué. Vous vous sentiez vieux dans ce genre de situation…

« Assieds-toi, il faut que nous parlions je crois. »

Oui, voilà il fallait que vous parliez avec votre fille.

« J’ai deux décisions en tête et je voudrais que nous en discutions. La première, tu dois le savoir, c’est que je vais me marier, avec une jeune femme à peine plus vieille que toi… je sais que tu n’aimeras pas forcément ça… mais c’est politique. Ni toi ni moi n’y pouvons rien, hélas… Est-ce que tu le prends mal ? J’espère au moins que tu comprends que ce n’est pas une insulte ou un oubli de ta mère, n’est-ce pas ? »

Vous n’étiez pas doués pour la délicatesse, mais au moins les choses étaient dites ; il restait le deuxième point tout aussi important ; vous aviez hésité à lui en parler… vous verriez bien comment tournaient les choses déjà avec ce premier point…


Chapitre 10 : Quelques points à éclaircir [PV] R6LZXTx
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Constance Jane Enverse
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le Mar 17 Mar 2020 - 16:32
Bien entendu tu avais appris pour le mariage de ton père, comme celui de ta cousine. En vérité, tu n’étais pas fâchée, pas réellement, ce genre de chose ne te regardait pas, en soit, tu n’étais personne. Mais tu avais espéré que ton père t’en parle, probablement parce que tu attendais énormément de lui, plus que tu ne désirais l’admettre ! Tu avais été convoqué à son office et tu t’y étais rendu sans un mot, certain collègue t’avait dit que le vieux voulait probablement des renseignements sur ton épisode avec Beauregard, tu avais haussé les épaules, tu étais déjà bien assez contente de retourner au palais et de reprendre ce pourquoi tu étais formée.

Il t’invita à rentrer et tu continua le protocole de soldate, parfaitement jusqu’à ce qu’il fisse lui-même le premier pas. Te serrer dans ses bras te procurait à chaque fois une sensation de bien être que tu adorais, ta raideur militaire disparu à cette accolade, tu l’enserras à ton tour, simplement, et tu tapotes son dos, c’était encore un peu raide toutefois car tu ne savais pas combien de temps ce genre de chose devait duré, alors tu laissas quelques secondes avant de te racler la gorge. Ce n’était pas très chaleureux, mais tu étais sincère toutefois. Tu t’installes dans un fauteuil, peut-être aurais-tu été plus à l’aise debout que dans ce gros machin, mais bon, tu obéis.

Quand il parla, tu eu l’air un peu perplexe. Avec une franchise à faire tomberer le couperez sur la nuque d’un guillotiné tu déclaras.

« Mère et vous n’avez jamais été ni marié, ni fiancés, ni en couple, donc je ne saisis pas en quoi il pourrait s’agir d’une insulte ou d’un oubli. Mère a été une maîtresse, elle vous a consolé de la mort de votre Femme et votre enfant mais c’est bien tout. Donc il n’y a aucun ombrage. D’après ce que j’en sais. »

Pourquoi tant de crainte ? Tu n’étais pas officielle et ta mère l’avait encore moins été, alors, tu ne pouvais en vouloir à ton Père.

« Je n’ai pas d’avis à donner non plus quant au sujet que vous épousiez une femme de mon âge, je ne pense pas que j’aurais à la connaître, sauf erreur de ma part. »

Tu étais un secret après tout et tu n’escomptais en rien être autre chose, tu étais garde et tu servirais l’Empire comme il se doit, point. Si tu avais des enfants, il est fort probable que tu ne leur dise jamais la vérité, pour le bien de l’Empire. Tu n’avais aucune envie d’être un scandale, ce n’était pas ta tasse de thé/


Chapitre 10 : Quelques points à éclaircir [PV] WBJgyXq
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le Jeu 2 Avr 2020 - 19:08
Elle sembla un peu étrange, quant à la manière dont elle avait réagi à vos paroles. Vous compreniez donc bien quelque chose. A vos yeux, il ne pouvait pas être plus simple. Vous restates sans rien dire avant de finalement soupirer en l’entendant donner un avis. Au moins, c’était simple. Vous aviez pensé qu’elle vous en voudrait un peu, au moins de ne pas l’avoir pleinement mise au courant. Mais elle semblait… apathique sur le sujet. Vous ne le lui reprochiez pas. Mais vous le regrettiez presque un peu. Parfois, le manque de réelle affection entre vous ne vous plaisait pas énormément ; enfin, ce n’était pas si grave. »
En outre, elle semblait estimer que tout cela ne servait à rien. Puisqu’elle n’avait pas son avis à donner. Enfin, c’était ce qu’elle pensait sur le sujet, mais vous estimiez qu’elle avait tort… enfin, c’était ainsi que vous, vous pensiez les choses. Vous regardâtes la jeune femme et vous fîtes un signe de négation de la tête.

« Non. Je ne vois pas les choses ainsi. Ton avis m’importe, sinon je ne l’aurai pas demandé. D’autant que j’aimerai te parler d’autre chose… il y a quelque chose que j’aimerai faire. Et cela me tient à cœur. Mais je ne peux le faire sans que tu sois d’accord, ou au moins que tu ne sois pas contre. »

Oui, l’idée vous semblait quelque peu mystérieuse. Mais bon, ce n’était pas grave. vous lâchâtes alors.

« J’aimerai que tu acceptes les volontés d’un vieil homme qui ne veux plus être fier de son enfant dans l’ombre… je veux t’adopter, te donner non seulement mon nom mais ce que j’ai non plus comme un père lointain, mais comme un véritable père pour sa fille. »

Oui, voilà. Ce n’était sans doute pas si mal, non ? Vous restâtes un peu dans l’angoisse expectative de connaitre sa réponse. Vous la craigniez plus que les dieux, peut-être… 


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le Jeu 9 Avr 2020 - 21:19
Ton père était étrange, tu fronçais les sourcils, tu ne comprenais pas en quoi c’était important que tu donnes ton avis sur sa vie. C’était la sienne, c’était son existence, tu n’avais jamais été un élément de son existence, enfin, si mais il ne t’avait pas adopté, tu avais grandis en tant qu’orpheline et tu ne lui reprochais pas, c’était comme ça. Pourquoi en faire un drame, il te demandait des émotions sur le sujet mais tu n’en avais aucune. Sans que cela soit méchant, c’était…comme ça. Pourtant son annonce ne te décrochas…rien. Tu fronças un peu plus les sourcils, tu mis du temps à analyser les choses et tu finis par lui répondre.

« Il est peut-être tard pour ça Père. »

Tu savais que les paroles pouvaient blesser. Mais tu ne voulais pas lui faire mal, tu…tu inspiras et tu essayas de trouver les mots justes, bon, adéquat, pour pouvoir lui faire saisir, le fond de ta pensée.

« Je n’ai pas envie que cela arrive. Je vous aime et je suis fière d’être votre fille, mais je ne saurais supporter d’être sur le devant de la scène à cause de l’effet que cela pourrait avoir sur ma propre vie. Je n’ai pas besoin de cela. Je veux pouvoir m’occuper de ma famille, comme je le fais actuellement, être une garde, prompt à périr pour les miens, sans reconnaissance, car je n’en veux pas. Et cela ne pourra pas continuer comme ça, si vous m’adoptez et révélez que je suis votre fille. Je ne suis pas certaine, qui plus est, que ce soit bon pour le règne de ma cousine. Le monde est calme, pourquoi venir le chahuter avec un potentiel petit scandale, c’est irresponsable. »

Tu soupiras, tu avais été plus dure qu’il ne le fallait, tu ne voulais pas faire du mal à ton père alors tu affichas un sourire sur ses traits.

« Avant que je ne sois garde, avant ma formation, je vous aurais dis oui, j’aurais aimé grandir assise dans vos jambes pendant que vous travailliez, mais aujourd’hui, je me sens à ma place et je ne veux pas la perdre, ce serait effrayant Père, vous comprenez ? »


Chapitre 10 : Quelques points à éclaircir [PV] WBJgyXq
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le Sam 18 Avr 2020 - 22:28
Vous regardâtes la jeune femme et vous entendîtes ses mots. C’était- dur, mais elle avait raison de bout en bout. Cela vous faisait clairement mal au cœur mais elle avait raison. Il était trop tard pour qu’elle entende ces mots. Elle avait dû les attendre durant des années sans qu’ils ne viennent. Et maintenant elle les entendait, mais il était trop tard… et vous ne pouviez pas le lui reprocher. Vous lui fîtes un signe de tête compréhensif, évitant de montrer une quelconque faiblesse. Enfin bref. Vous regardâtes la jeune femme et soupirâtes alors qu’elle finissait sa tirade.

« Je comprends… »

Oui, vous compreniez. Mais puisqu’elle vous avait demandé de comprendre, alors peut être serait-il à son tour de comprendre le pourquoi de votre décision ? Moui, vous aviez un doute… selon ses instructeurs, difficile de lui sortir une idée ou une opinion de la tête quand elle l’y avait ancrée… vous soupirâtes de nouveau avant de finalement lui dire.

« Peux-tu faire l’effort de m’écouter et, à défaut d’accepter mes arguments et de te montrer convaincue, au moins de comprendre ma démarche ? »

Oui, c’était la moindre des choses qu’elle pouvait faire, n’est-ce pas ?

« Pendant toutes ces années, je n’ai rien fait en ce sens parce que je voulais que tu sois tranquille, que tu puisses avoir ta vie. Mais en fait, maintenant que je suis vieux, tenant que je me sens vieux, surtout, je regarde derrière moi, et tout ce que je vois, c’est ce que j’ai échoué à faire. J’ai échoué en tant que fils, en tant qu’héritier, en tant que mari, en tant que père par deux fois… et je n’imposerai pas à ma future épouse de porter un enfant qu’elle élèvera probablement seule, et je me rends compte que je peux dire tout ce que je veux, que je peux prétendre, considérer que Nicolas et Lilith sont un peu mes enfants, etc. La vérité c’est que tout ce que j’ai c’est toi. Et je ne veux pas que, le jour où je perdrais la vie, où je m’éteindrais – si possible dans mon sommeil vu le peu que je dors cela devrait me garder en vie encore un certain temps – rien ne te sois transmis, que tout se fasse comme si tu n’avais jamais eu de père, et que je n’avais jamais eu une fille aussi formidable que toi… »

Oui, c’étaient surtout pour des « précautions.

« Je n’ai jamais parlé de faire cela en grandes pompes , ni autres, considère cela comme une reconnaissance de paternité en bonne et due forme, qui te donne le droit de porter mon nom, de prétendre, en temps utile, à une partie de mes biens, et surtout, qui te « protègera » si je puis dire, qui te permettra, un jour qui sait, de te marier si tu le désires et de posséder de quoi t’installer en ménage. Je ne te demande pas de porter mon nom si tu ne le désires pas. Diable cela ne te donne même pas le droit de parler de l’impératrice comme ta cousine, par exemple… Diable... je ne devrais même pas en parler comme ma nièce avec cette abdication a priori, il y a des années. »

Oui, voilà, c’était relativement compliqué tout cela.

« Je veux que, le jour où je partirais, je le fasse en sachant que j’ai veillé à ton avenir, et qu’au moins à la fin, j’aurai fait quelque chose qu’un bon père aurait fait… »

Beaucoup de regrets, dans tout ça. 


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Constance Jane Enverse
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le Sam 2 Mai 2020 - 7:49
A mesure que tu parlais, sèches, un peu abrupte, tu craignais de faire beaucoup de mal à ton Père. C’était un militaire, fort, tout ce que l’on pouvait penser, mais son âge, son cœur, tu savais que la force ne voulait pas dire l’invincibilité. Mais comment pouvais-tu parler autrement ? Ce n’était pas contre lui, c’était ce que tu pensais vrai et juste. Il te comprenait. Tu retenais intérieurement un soupir de soulagement.

« Je le peux Père. »

Bien sûr que tu étais capable de l’écouter. Tu fronças parfois les sourcils, il paraissait si fier, que tu ne comprenais pas. Il avait les remords de la vieillesse en tous les cas et tu ne comprenais pas réellement comment il pouvait être fier alors qu’il ne te connaissait pas réellement. Hormis en tant que soldate, tu te retins d’en faire la remarque, mais ce fut difficile. Tu aimais ton père, mais les faits étaient là, ce n’était pas par rancœur que tu le pensais, les choses étaient simplement vraie. Toutefois, tu savais que c’était délicat d’en parler…parce que cela signifier de le blesser.

« Vous avez déjà veillé à mon avenir puisque je suis garde impériale. Ma solde tombe tous les mois, ma formation est faite, si je veux épouser quelqu’un, j’aurais des appartements pour ma famille à proximité du palais, et une fois à la retraite, je toucherais un pécule d’ancien soldat de l’Empire. Vous avez déjà été un bon père, ce besoin de nom, de reconnaissance et autre ne sont que des détails superflus Père, vous vous inquiétez sans raison. Vous n’avez pas été un père comme les autres, mais vous avez été un bon Père, la différence c’est qu’à la place de grandir à votre côté, ce que j’aurais peut-être aimé, vous m’avez donné toutes les clés nécessaires pour que la petite presque orpheline que j’étais, puisse avoir un avenir certain. Beaucoup de Père ne sont pas même capable de cela. »

Tu refusais toujours donc. Tu lui fis un sourire, bon, il était un peu géné ce sourire, parce que tu ne voulais pas le blesser, toujours, tu essayas qu’il soit encourageant…

« Avoir votre nom toutefois serait la seule chose qui me plaise réellement dans tout cela. Et que vous me transmettiez, de votre vivant, quelque chose d’important pour vous, que vous m’auriez donné si j’étais officielle. L’argent, le pécule, le reste, après votre mort, qu’est-ce que cela m’importe peu. »

Confias-tu.


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le Mar 5 Mai 2020 - 21:42
Au moins, vous aviez pu vous exprimer et elle aussi, vous n’acceptiez pas pleinement les propos l’un de l’autre, mais au moins, les choses étaient claires entre vous. Et si votre fille et vous étiez clairement en désaccord, vous ne voyiez pas de problème. Vous lui sourîtes et opinâtes du chef. Vous ne lui dites pas que vous aviez une opinion différente de ce qu’aurait dû être un bon père. D’un autre côté, vous n’en aviez jamais eu, de bon père… vous soupirâtes lourdement avant de machinalement saisir quelque chose dans votre poche. Vous le tintes un instant avant de le lâcher… elle refusait en bloc. Elle était gênée de refuser et vous compreniez bien pourquoi… mais c’était sans importance, les raisons. Les faits, eux, par contre… ils étaient là. Enfin, puisqu’elle prenait les choses comme ça.

« Je crains que tu en demandes trop, men enfant. Mo n nom ne s’obtient par simple volonté mais par héritage, c’est un lot si j’ose dire. mais, toutefois… il y a quelque chose que je t’aurai donné de toute manière… »

Vous reprîtes ce que vous aviez dans votre poche, la détachâtes de la poche intérieur en retirant la pince… puis vous sortîtes de ladite poche une montre d’argent ternie que vous regardâtes, comme si vous hésitiez à la lui remettre – et vous hésitiez avant de finalement la tendre à votre fille avec des explications. La montre à gousset était vieille. Très vieille.

« Il s‘agit d’un cadeau que mon père m’a fait le jour où j’ai abdiqué… il m’a dit que la vie, c’était une suite de décisions désespérées et que parfois, on prend, par hasard, ou par réflexion, une bonne décision. Et ce jour là on sent à quel point cela influence le reste de notre vie. il la tenait de son père qui la lui avait donnée après une telle décision, et son père avant lui. Elle est tellement vieille que la gravure de la date de la fabrication s’est effacée. Aujourd’hui tu as prix une décision sur quelque chose qui aurait changé ta vie en profondeur. Et même si je n’aime pas ta décision, tes raisons sont parfaitement entendables. Et que tu me dises non, pour ces raisons, si ça ne me plait, cela ne me rend pas moins fier… aujourd’hui à mes yeux tu as pris une décision aussi lourde que celle que j’ai prise. Alors tiens. Prends-la. Elle a toujours été pour toi. D’autres choses aussi. Certaines qui te concernent, d’autres qui me concernent… chaque chose viendra en son temps. »

Vous lui laissâtes la montre et vous l’embrassâtes.

« Et sache que malgré ses défauts de père, tu as un père qui a suivi chaque instant de ta vie. Tu aurais préféré être à) mes côtés, je me doute, mais tu serais surprise de voir à quel point j’ai veillé sur toi… j’ai écrit un journal, là-dessus. Un livre qui contient toutes les nouvelles que j’ai reçu te concernant, tout ce que j’ai éprouvé en les ayant lues et vues… attention, je ne t’ai pas espionnée, loin de là. Mais j’ai fait ce que j’ai pu. Tu es la chair de ma chair. Tu es la personne que j’aime le plus au monde. »

Je lui souris et je lui demandais.

« Accepterais-tu au moins une demande raisonnable de la part d’un père envers sa fille ? Une photo de famille, tous les deux. La seule photo de famille, si l’on peut dire, que j’ai, c’est quand tu étais encore un bébé, dans les bras de ta mère, avec moi à vos coté… et j’aimerai garder une photo de toi et moi. Serais-tu d’accord ? »


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le Mar 26 Mai 2020 - 18:35
Tu avais conscience d’être dure, mais tu faisais du mieux que tu le pouvais, pour éviter de lui faire un mal inutile. Tu espérais qu’il ne s’effondre pas, tu aurais dès lors céder à toutes ses requêtes. Tu avais envie de te jeter dans ses bras pour lui dire que tu l’aimais, mais tu n’osais pas, ce n’était pas naturel, ni facile, pour toi, que ce genre de comportement, alors tu restas à ta place. Droite. Et tu pris la montre à gousset qu’il te tendait. Elle était vieille et usée, le temps avait clairement fait son office sur elle et tu attendis alors, ses explications bienvenues. Tu gardas précieusement l’objet entre mes mains, dans un sourire timide, tu caressas la pièce d’orfèvrerie un sourire rougissant gagna ton visage et tu baissas le nez pour qu’il ne le voit pas : il était fier. Pas d’accord avec tes raisons, mais fier et c’était terriblement magnifique d’entendre cela. Tu n’osais plus bouger, de peur de t’effondrer, il t’arracha des larmes, peu à peu.

La vérité, c’est que tu n’avais jamais cru ton père aussi proche de toi. Avais-tu besoin de le savoir pour te construire ? Non. Tu savais qu’il avait été là, mais simplement pas autant. C’était terriblement troublant et…ton sérieux céda, dans un mouvement, foutrement brusque, tu serras ton père dans tes bras, tu étais robuste et tu le fis vaciller. Ce n’était que la surprise, voilà ce que tu te dis. Car ton père était fort et inébranlable. Tu le serras et tu reniflas.

« Je veux bien faire cette photo, pardonnez-moi, d’être émotive, je ne le suis pas…c’est juste que…je… »

Tu ne savais pas que dire.

« Je vous aime Père, c’est tout. »

Oui, tu n’avais rien de plus à dire, tu l’aimais et c’était une vérité simple, pas besoin de plus. Tu t’en voulais de lui avoir refusé ses requêtes mais tu ne pouvais accepter, ta bouche déposa un gros baiser sur sa joue paternelle, et tu resteras contre lui, en silence…


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le Ven 5 Juin 2020 - 20:41
Vous vous attendiez à beaucoup de réactions de sa part, mais pas d’un élan d’affection qui vous fit presque tomber, si elle ne vous avait pas retenu. Vous lui souris et doucement, vous lui caressâtes les cheveux, doucement, tendrement, comme un père avec sa fille et vous savourâtes cet instant, simple et fort, alors qu’elle acceptait…

« Je sais, Constance, je sais. Je t’aime aussi, mon enfant. »

Vous ne voyiez pas quoi dire de plus. Tout était dit. Vous lui sourîtes avant de finalement vous dire qu’après ces mots, cette émotion, vous auriez pu mourir heureux. vous fermâtes doucement les yeux, l’étreignant comme elle vous étreignait. L’instant était forte t beau et doucement vous vous laissâtes aller. Vous pleurâtes, pas beaucoup mais vos yeux s’humidifièrent légèrement. Enfin… peut être plus que légèrement, mais c’était sans importance. Vous savourâtes. C’était la première étreinte delà sorte que vous aviez et quand enfin vous vous séparâtes alors, parce que vous aviez les jambes flageolantes, vous tirâtes l’autre fauteuil pour qu’elle s’asseye à vos côtés et vous commençâtes à lui parler. Pas de votre femme, ni de votre fille décédée en même temps. Non, vous lui parlâtes de votre enfance, de comment était son grand père avec vous, des bêtises faites avec vos frères et sœurs. Des anecdotes qui vous tenait à cœur. En cet instant, vous aviez juste envie que votre fille vous découvre, que votre fille apprécie vraiment l’homme que vous étiez devenu. Vous vouliez qu’elle voie comment vous étiez à son âge – principalement un petit con mais pas que – et qu’elle apprécie cette douce complicité au travers de ces anecdotes, tout simplement.

Combien de temps passa ? Aucune idée, peut être plusieurs heures. Ni elle ni vous ne virent le temps passé. Les plus belles heures de votre vie. tout simplement. Et bien plus de temps que vous auriez du vous en permettre puisque l’on vous apporta même le repas que vous partageâtes avec elle en toute simplicité. Ce qui fut le déclic sur le temps qui passait.


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