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Nicolas de Choiseul
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25/05/2020
Nicolas de Choiseul
Prince héritier / Soldat de l'armée ambrosienne
le Ven 29 Mai 2020 - 23:16
Depuis la dernière visite d'oncle Nemrod, Nicolas n'avait ouvert la bouche ni pour parler, ni pour boire, ni pour manger. Il avait réagi à l'annonce avec une fureur qui ne lui ressemblait pas ; une fureur qu'il gardait pour ses ennemis et qu'il n'aurait jamais pensé pouvoir tourner contre celui qu'il considérait à tout égard comme le père que son propre père n'avait pas été pour lui. Indigne ! Couard ! Pourquoi tourner ta colère contre ceux qui t'aiment ?

On l'avait laissé seul et, depuis quatre jours maintenant, seule la régulière entrée du domestique à qui l'on avait confié la tâche de l'entretenir venait tenter de le troubler, sans guère de succès. Il ne dormait pas, non plus. S'il gardait force et santé auparavant, il dépérissait à vue d’œil. Ses cheveux noirs se ternissaient et séchaient, et sa peau se faisait plus claire chaque jour, jusqu'à prendre un teint maladif et presque gris. Ses membres le faisaient souffrir, chaque sourcillement semblait lui arracher des courbatures dignes d'un ancien.

Comment Pia avait-elle pu le tromper ?! Il ne parvenait à y croire, mais si d'Andressy avait proclamé sa paternité ... Valerian n'avait rien à gagner à assumer les conséquences d'un scandale pareil. Il n'eut pas été le premier à instruire sa pupille, mais faire preuve d'un tel manque de précautions ! S'il l'assumait, peut-être était-ce parce qu'il l'aimait ? Peut-être rendait-il service à Lili ? Non, pourquoi ruiner sa réputation pour un gain qui n'était que spéculatif ? Il devait l'aimer, lui aussi. Mais c'était lui, Nicolas de Choiseul, qui avait jeté son dévolu sur elle et qu'elle disait aimer passionnément ! Il ne comprenait rien. Tous ses repères étaient chamboulés. Il se sentait étranger à ce qui lui arrivait et à ce monde, soudainement.

A quel point s'était-il égaré ?

Peut-être est-il temps d'arrêter les frais ?


Le gramophone entonna le chœur gravé sur le disque complexe dès qu'il eut posé le guide. Il monta le son. Plus fort. Que l'on entende qu'il vivait. Qu'on le croie en phase de rémission. Oui ! Le Bâtard reprend des couleurs, il regagne le goût de la vie ! Soyez ravis ! Ou pas ! Libre à vous qui n'avez rien à attendre de lui.

La tour de meuble qu'il empilait silencieusement était instable. Lourdement vernis et couverts de motifs métalliques polis glissant les uns sur les autres, elle menaçait de s'écrouler à tout moment. Il fallait monter avec prudence, doucement, la cordelette d'un rideau autour du bras. On apprenait à faire des nœuds coulants dans tous les corps d'armée. Ils étaient utiles pour une foule de situation, et l'on ne faisait pas de secret aux aspirants officiers qu'en cas de capture et de doute quant à sa résilience, la solution honorable était au bout de cette courte leçon. Le nœud était déjà fait. Il suffisait d'assurer la cordelette sur un de ces plafonniers extravagants.

Là. Tout était prêt. Il pouvait se passer la corde au cou, et contempler sa vie passée. Que laisserait-il derrière lui ? Il avait passé son existence à subir le secret qu'il portait, à assumer une bâtardise qui n'était pas sienne pour protéger sa famille, et sa sœur par-dessus tout. Lili ... Il l'aimait comme un frère ne le devrait pas. C'est qu'elle avait été la petite mère qu'il n'avait pu avoir. Iphigénie l'avait abandonné. Eusébius l'avait aimé, mais il ne l'avait jamais protégé. Nemrod et Lilith l'aimaient, eux, et ils le protégeaient, mais ils ne pensaient qu'à lui faire respecter ses devoirs.

Les devoirs des de Choiseul ... Protéger le trône ; protéger l'Empire ; protéger la famille. Et leur humanité, dans tout ça ? N'avait-il pas assez souffert ? N'avait-il pas tout donné ? Il avait juste voulu partir avec son aimée. Il n'était qu'un bâtard, après tout, n'est-ce pas ? Ou ainsi le croyait-on ! Pourquoi ne pas juste le laisser partir ? S'ils l'aimaient tant, alors pourquoi ne pas juste le laisser vivre ? Lui aussi méritait de vivre ! Qu'on lui donne une arme pour pouvoir se jeter dessus, s'il ne pouvait conquérir son propre mérite à son bout !

Ils t'ont toujours protégé. Olympiane t'a trahi. Ils le savaient.

Imbécile !


Pourquoi était-il aussi bête ? Il était affaibli, hébété par la famine et la déshydratation, abruti par le sommeil. Il ne tournait plus qu'au radar et n'avait plus d'homme que le nom. Il devait se ressaisir, manger, boire, réfléchir ! Là. La musique s'arrête. Le temps est passé. Il était temps d'arrêter ces enfantillages absurdes et de redesc...

Non !

Un tintamarre de meubles se fracassant au sol tonna soudain dans la chambre, et le cou du jeune prince glissa contre la cordelette. Déséquilibré, il plongea en avant. Sa tête passa dans le cercle. Le vide sous ses pieds ... le coup sec du nœud se collant à sa nuque ... la pression de la corde.

Ne pas forcer ... le cou du lapin ... détends-toi ... réfléchis ... pense, petit prince, allez !

Il forçait autant que possible sur les muscles de son cou pour respirer avec difficulté, mais chaque gorgée d'air le faisait ployer d'un pouce de plus. L'étau se fermait sur lui et sur le mince espace le raccrochant à la vie. Sa vue se brouillait avec ses pensées. Il y avait des gardes à l'entrée des appartements. Il pouvait les appeler. Vite ! Il essaya, mais aucun son ne quittait ses lèvres écumantes.

Est-ce ainsi que tout finissait ?

« Hhhh ... N-nnnnn ... Je ... viiiivr ... »

Alors qu'il se sentait sombrer au bord du gouffre, il ne voyait pas celle qui avait accouru et faisait tout son possible pour le sauver de sa propre stupidité.



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U.C.
Constance Jane Enverse
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Constance Jane Enverse
Garde Impérial
le Mer 17 Juin 2020 - 23:25
On t’avait donné à surveiller les appartements du Prince de Choiseul. Dans la garde on murmurait que le petit bâtard avait fait de grosse connerie mais c’était entre vous, que vous disiez cela. Et c’était surtout tes camarades de corps. Toi, tu ne te serais jamais permise de l’appeler Bâtard, quand on en était une, il était clair que la douleur de ce mot pouvait être trouble. Tu ne saisissais pas qu’ils ne le disaient pas « en mal ». C’était une sorte de normalité que tu trouvais toutefois abjecte et que tu observais avec une distance mesurée. Ce n’était pas dans ta nature de faire preuve d’autant de « mépris ». Tu étais seule devant la chambre, le service avait été restreint car il ne se passait jamais rien devant cette chambre. Mais après avoir été au service de Raimond Beauregard, pour avoir oser lever ton épée sur lui, tu adorais cette situation. Peu importe que le temps mettre des milliers d’années à s’écouler ou que tu te retrouves à entendre le lent tic tac de l’horloge au loin. Tout te convenait plus que de supporter Beauregard en soit. Et puis, tu étais curieuse de croiser ce « cousin » que tu ne pouvais pas nommer ainsi. Car il l’était, mais tu n’étais rien pour lui, tu ne voulais pas être quoi que ce soit. Si du sang de la lignée coulait dans tes veines, il n’y avait rien d’important dans ce détail.

Dans le flot de ta propre pensée ne passait pas grand-chose, tu ne t’ennuyais même pas, pourtant, ta situation n’avait rien de palpitant. Le second étage du château était calme, pas âme qui vive ne venait troubler les choses, à part ce bruit soudain et brusque qui éclata dans ton dos. Dans un mouvement, la porte s’ouvrit sous ton impulsion, l’analyse de la scène ne dura que quelques secondes, sortant déjà l’épée à ta taille, tu pris l’élan nécessaire, sans réfléchir, tu sautas sur un meuble renversé, saisit à bras le corps celui du Prince et levant le bras tu laissas la lame aiguiser défaire la corde. Son corps te fut lourd, tu vacillas mais l’adrénaline qui te gagna fut le moteur nécessaire pour ne pas flancher.

Toutefois, ne le nions pas, tu t’écrasas avec le corps du prince sur le sol, lançant l’épée, au cas où loin de vous, tu fis en sorte de l’étaler sur le sol, ne connaissant pas les gestes qui étaient utiles dans ce genre de cas, tu ne pouvais pas le laisser seul.

« Votre majesté, votre majesté, respirez. »

Tu étais relativement calme dans ta voix, même si intérieurement tu calculais ce que tu devais faire.



Tumultueuse rencontre [CJ] WBJgyXq
Nicolas de Choiseul
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Nicolas de Choiseul
Prince héritier / Soldat de l'armée ambrosienne
le Mar 30 Juin 2020 - 3:37
Nicolas planait déjà dans un état second. Entre la vie et la mort, il perdait pied avec la réalité et se sentait lentement dériver. La douleur disparut presque en même temps que la recherche d'air. Comme la corde finissait de serrer et de comprimer sa trachée, il eut l'impression de s'envoler. Désincarné, hagard, il quittait le palais et se retrouvait, à mille lieues de là, plongé dans un mélange nébuleux de fantasmes et de souvenirs entremêlés. C'était comme si un photographe projetait sur sa rétine le kaléidoscope d'une succession de photographies nageant entre réalisme et surréalisme.
Sa raison le quittait. Il était dans ce pays entre les mondes, cet état transitoire dont certaines cultures parlaient et qui, certains disaient, étaient le moment redouté où quelque dieu explorait l'être pour décider du destin de son âme. Il vit beaucoup de choses. Pour beaucoup, il les connaissait déjà, surtout au début. Mais les visions se décalèrent vers l'inconnu et le fantastique. Il eut des visions de choses qu'il ne pouvait savoir comme de chose qui n'avaient pas encore été. Il divaguait quand il voyait sa sœur, les lèvres pleines du sang de son époux défunt, célébrer son départ dans l'orgasme que lui prodiguait le jumeau de celui-ci. Il espérait, peut-être, en figurant ses obsèques sous les regards pudiques de Lilith et Nemrod. Tant qu'à partir, autant que ce soit en paix.

« M...jes...é ! R...pirez ! »

Quelle était cette voix inconnue qui l'appelait ? D'où venait-elle ? En rêve, il scrutait les environs à la recherche de celle qui l'appelait. Il vit une vague silhouette qui tentait de quitter le temple, et il se lança à sa poursuite. La première porte ouvrit sur un labyrinthe de couloirs tortueux qui n'étaient pas sans rappeler une version distordue et maléfique du palais. La voix continuait de l'appeler. Il put apercevoir la silhouette qui disparaissait dans un coin. Il courut, à s'en déchirer les jambes, mais sans jamais pouvoir rattraper l'ombre qui, sous l'effet de quelque magie, maintenait l'avance sans jamais sembler se précipiter.
Enfin, il arriva à un cul-de-sac où une seule porte trônait. Elle était similaire à bien des portes du second niveau : élégantes mais robustes, ornementées, elle semblai pourtant atteinte de quelque corruption rampante. Son bois pourrissait en faisant sauter le vernis épais et séculaire, et l'acier rouillait comme quelque ferraille de mauvaise qualité sous les feuilles d'or qui fondaient. Derrière la porte, un tintamarre de cris et de vociférations éclatait et mille démons cherchaient à forcer le passage. Il s'approcha à pas feutrés, terrifié, mais familier de chacun d'eux. Il y avait là tout son passé et ses regrets, ses désirs foulés et ses rêves brisés, mais aussi la trace de chaque vie enlevée et de chaque parole mauvaise.
Il ne voulait pas passer la porte. Avait-il seulement le choix ? Il tendit la main, craignant d'être brûlé, mais une fois de plus il entendit la voix qui l'appelait, derrière la porte. Pendant une seconde, elle calma la furie et lui donna la force de se lancer. Sa main saisit la poignée, la porte s'ouvrit. Dans un flash de lumière, il se sentit tomber, à toute vitesse, des plus hauts cieux, dans une longue et douloureuse inspiration désespérée.

Il se redressa d'un coup, brutalement, les yeux écarquillés, la bouche grande ouverte, les mains levées aux cieux, bloqué dans un long cri silencieux. D'instinct, son corps cherchait l'air qui lui avait manqué, luttait pour rouvrir ses voies respiratoires écrasées. Il lutta, lutta, puis, enfin, il sentit un déchirement, et, dans un cours gasp qui tranchait avec la longue lutte qui l'avait précédé, il retrouva sa première bouffée d'air, la recracha et se laissa retomber sur le tapis.
Pendant un instant, il resta silencieux, fixant le plafond, hagard, concentré sur sa respiration et sur les sensations qui revenaient à son corps. Il avait l'impression d'être à moitié mort. Pour le meilleur et pour le pire, il connaissait cette sensation, et il ne se laissa pas emporter par la peur panique qu'elle lui inspirait. Il veilla à rester calme en reprenant un semblant de prise avec le monde physique.
Il était vivant ! Vivant !

Finalement, ses yeux cherchèrent des explications sur ce qui s'était passé. Il n'eut aucun mal à trouver Constance, pour lui un garde royal parfaitement inconnu, qui continuait de veiller sur son état. Il fixa ses yeux dans les siens, et se rendit bientôt compte de l'allure que sa bouche entrouverte et ses yeux écarquillés devaient lui donner. Bâtard déshonoré ou pas, il restait le Prince d'Ambrosia et il devait offrir la façade de cette noblesse qui ne tenait sa légitimité que par l'illusion de son absolue supériorité sur le reste de l'Humanité. Il força un sourire jusqu'à ce qu'il s'esquisse naturellement sur son visage, et il chercha à serrer la main de la jeune femme dans une étreinte rassurante, même si faible.

« La voix, c'était toi, n'est-ce pas ? Tu m'as sortie de là ... » Il marqua une hésitation en adressant un regard aux restes de la corde accrochés au plafond. « ... toute seule ? »



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Constance Jane Enverse
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Constance Jane Enverse
Garde Impérial
le Lun 27 Juil 2020 - 13:27
Tu avais ouvert sa chemise, histoire de le libérer de toute entrave, sans pour autant le dénuder bien sûr, quelques boutons, en espérant qu’il respire enfin. Comment allais-tu dire à ton père, que son fils était mort ? Même si ce n’était pas son fils, il l’avait éduqué ainsi et toi, étrangère méconnue tu te retrouvais-là en espérant le voir se réanimer. Fallait-il lui forcer les choses comme pour un noyé ? Et si tu faisais pire ? Mais en ne faisant rien, ne faisais-tu pas déjà pire ? Foutre Dieu que c’était frustrant ! Tu restais calme, tapotant un peu ses joues, une mandale peut-être ? Tu sursautas à sa résurrection, ton cul tomba sur le sol et tu le dévisageas alors qu’il retombait. Bordel de merde…il venait de t’effrayer comme personne ne l’avait jamais fait. Tu te redressas pour t’instaler à genoux et le regarder, ton visage le fixer sans être perturbée par tout cela, il respirait, il était vivant, ça irait. Mais tu devrais parler à ton Père de la situation, dans le plus grand secret, tu irais, mais pas de suite. Pour l’instant, tu surveillais ce cousin qui ne savait rien d’elle…

« Vous n’êtes pas bien lourd votre altesse. » Dis-tu d’un ton sans tendresse, un peu froid, un rien abrupte… « Et l’adrénaline a fait son œuvre. Comment vous sentez-vous ? Je vous aide à vous redresser et vous asseoir ? »

Tu ignorais ce qu’il désirait faire, tu cherchas des yeux quelque chose et tu quittas sa proximité quelques instants, il pu entendre l’eau couler de la salle de bain et tu revins avec de l’eau dans une carafe, te réinstallant, tu humidifias un linge propre et le passa sur le front du prince, ignorant si cela était nécessaire, tu le fis quand même, pour le rafraîchir de ces émotions…





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Nicolas de Choiseul
Prince héritier / Soldat de l'armée ambrosienne
le Jeu 6 Aoû 2020 - 0:05
Un air surpris surmonta son regard hébété et distant lorsqu'elle lui répondit ; mais il n'était pas vexé ou embêté, il semblait même s'amuser. Au Palais, il était rare de trouver deux choses : des gens doux, et des gens honnêtes. Le garde qui l'avait sauvé semblait au moins honnête, et il appréciait cela chez elle. Là où d'autres auraient minimisé la chose et fait preuve d'un mélange d'humilité et de déférence, elle était allée droit au but. Malgré la douleur qui lui tirait tout le corps, un gloussement fit sursauter son buste accompagné d'un sourire plus sincère.

Et puis, il songea à la situation. Formelle ou pas, c'était la première compagnie étrangère, et féminine de surcroît, dont il avait le privilège depuis son enfermement dans ces sinistres quartiers. Ses appartements n'avaient, bien sûr, rien de sinistre, mais quand on se retrouve confiné dans le silence et la solitude pendant de longues semaines avec ses seuls regrets et sa culpabilité, le lieu finit par se charger de l'énergie négative de l'expérience. Bref : il s'agissait de sa première visite de longue date, et il n'était clairement pas présentable pour une telle occasion.

« Grands dieux ! C'est moi qui devrais m'enquérir de vos besoins dans mon propre salon. J'ai vu pire pendant mes classes. »

Il feignait l'assurance, mais il ignorait si ses membres allaient le porter. Forçant un masque de contrôle, il s'appuya sur ses coudes, puis ses mains, se redressa doucement. C'était une épreuve, et il profita de ce que l'inconnue quitte sa proximité un instant pour relâcher son masque, soufflant silencieusement sous la douleur que ses membres endoloris lui infligeaient pour le punir d'un tel traitement, les traits tirés, les veines temporales palpitantes. Il devait respirer : c'était l'air qui nourrissait le sang qui nourrissait le corps. S'il voulait se remettre du manque d'air, il devait aspirer de l'air.

Il n'avait pas entendu le garde revenir, et il lui adressa cette fois un regard gêné et vulnérable en réalisant qu'elle l'avait vue en position de faiblesse. Lui qui souhaitait préserver les apparences ...
Le linge humide et frais lui fit du bien, cela dit, et chassa en partie la migraine qui l'attaquait de manière lancinante depuis sa chute. Il ferma les yeux, s'appuya contre le tissu mouillé et passa sa main sur celle de la jeune femme avec douceur, quoique sans vice apparent, pour faire pression avec elle.

« J'admets, » dit-il finalement, « que j'aurai besoin d'aide pour me lever. Tenez, la table d'échecs est tout prêt. Vous jouez aux échecs ? Accepteriez-vous de ... taire l'incident, si je vous bats ? »



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