Charles Cotel
Nationalité :
Ambrosien
Messages :
13
Date d'inscription :
05/10/2020
Charles Cotel
Capitaine dans l'armée de terre
le Lun 19 Oct 2020 - 22:55
La tanière du Loup, humble taverne tenue par Marcus Cotel et son épouse Emilie.

Charles trouvait souvent refuge dans cet antre chaleureuse, remplie de diverses personnes venues de tout horizon. Dans un coin un vieil homme à l’air suspect parlait à sa boisson en ronchonnant. Sur le côté opposé, des joueurs de dés étaient observés par plusieurs spectateurs, la cheminé leur donnant un air solennel. En fond de salle, mais non moins visible, un groupe de musiciens remportait de nombreuses acclamations. Heureusement pour tout le monde, les hommes n’étaient pas encore suffisamment saoul pour tenter de pousser la chansonnette. Charles devrait fuir l’endroit dès que ses oreilles détecteraient plusieurs chanteurs de fortune.
Il avait vécu l’expérience assez de fois pour savoir qu’il subirait un bourdonnement foutrement désagréable pendant plusieurs heures si il se risquait à rester malgré tout.

Le Capitaine se dirigea vers le comptoir, où son neveu remplissait des chopes à tour de bras. Celui-ci ne mit pas longtemps à repérer son oncle, lui lançant un regard interrogatif. En effet, Charles devait ce soir dîner chez son frère aîné Clovis, et dix-heures semblait un horaire bien trop suspect pour une fin de repas. Enfin, c’est ce qu’on lui avait dit. L’horaire est une question de perception après tout.
Les sourcils relevés du tavernier ne laissaient aucun doute sur le fait qu’une explication était attendue. Clovis, le père du jeune homme, savait aussi très bien faire ce genre de mimique agaçante.

«Tu sais que ton père n'a aucun humour»


Un sourire en coin, son neveu lui posa sa chope. Une belle blonde, comme il aimait. Des bulles légères, un goût inimitable lui rappelant la fin de l’été. Son corps entier savoura les bienfaits désaltérants de la boisson, un soupir satisfait lui échappant à la fin de sa troisième gorgée. Il reposa son godet en entendant que Marcus répondait à sa non-question.

« Dis plutôt que tu as encore testé les limites de sa patience Oncle Charlie.»

Levant les deux mains en l'air, mais aucunement désolé, le fautif dû se rendre à l'évidence, sa famille le connaissait bien.

« Je plaide coupable »

En même temps il fallait avouer que l’aîné était un vrai rabat-joie, les limites étaient franchies bien trop tôt. Une petite blague ne passait même pas. Cet homme était un désastre pour le second degré. Et le le troisième. Charles ne pouvait que confirmer qu’il avait en effet un peu trop titillé Clovis sur un sujet délicat, enfin à ce qu’on lui avait dit, de savoir qui serait le premier à voler un baiser de son adorable petite-fille. Bien que celle-ci n’ai actuellement que 6 ans. Papy Clovis semblait un peu trop protecteur avec ses petites-filles, à se demander si il ne cachait pas des couteau pour assassiner les prétendants jugés indignes. Charles l’imaginait bien utiliser un de ceux de l’atelier, avec deux poignées, comme ceux avec lesquels ont coupe du fromage. Et hop la tête du petit-gendre.

Il décida de laisser Marcus travailler et se chercha une denrée relativement rare ce soir, à savoir une table vide. Lors de sa prospection, le Capitaine trouva Emilie. La demoiselle était de dos, mais sa longue et soyeuse chevelure de feu, bien qu’emprisonnée dans un énorme chignon, était reconnaissable entre mille. Il se décida à la surprendre. Elle ne lui en voudrait pas, toutes les femmes de la famille l’adoraient. Parfois il lui semblait qu’elles arboraient avec lui le même comportement qu’avec des enfants boudeurs, tout en disant « Qu’il est mignon ». Vraiment, ça y ressemblait beaucoup.

S’approchant juste derrière la jeune femme à pas discrets, il lui chuchota à l’oreille de manière semi-sérieuse :

« Et votre mari autorise une telle beauté à se balader seule dans ce lieu ? »

La serveuse sursauta à peine, reconnaissant le blagueur. Elle se tourna légèrement pour lui faire un clin d’œil, mais continua de discuter avec le client assit seul à table.
Le visage de l’homme ne lui était pas inconnu. Et les œillades qu’il récoltait conforta Charles. Un noble meilleur-parti-pour-ces-dame ? Pas qu’il s’en souvienne...Un peintre ? Non la plupart étaient des vieux cochons se donnant l’air mystérieux...Un comédien ? Des coureurs de jupon...En fait, cet homme ressemblait vaguement à une tête qu’il avait vu sur une affiche, sans savoir dire ni pourquoi ni comment. Fermant les yeux, une expression concentrée sur le visage, il tenta de se remémorer la scène. Il faisait nuit, il avait peut-être un peu trop bût avec un camarade, et dans sa vision flou il ne se souvenait que d’un V majuscule mis en valeur.

« Vvvvv...quelque chose »

Comme si dire ça l’aiderait à rendre plus claire la vision d’un homme un peu, beaucoup, pompette. Rouvrant les yeux, il fit face au visage surprit de sa nièce par alliance. Charles la sortie de son interrogation.

« Son nom c’est V quelque chose non ? »


La demoiselle éclata de de rire.

« Tu es incorrigible Oncle Charlie »

Et elle continua de s’esclaffer, laissant le militaire perplexe sur la partie incorrigible.
Valerian d'Andressy
Nationalité :
Ambrosienne
Messages :
498
Date d'inscription :
11/04/2017
Valerian d'Andressy
Gentleman cambrioleur
le Jeu 22 Oct 2020 - 21:01
« Ah vous y êtes presque ! presque je vous le dis. Emilie pourrait avoir l’obligeance de souffler à votre oreille, mais elle ne semble pas en avoir envie. Je lui pardonne d’être ainsi joyeuse de taquinerie simple, ainsi, voici un peu d’aide. »

Je me raclais la gorge…

La tanière du Loup était une auberge du second niveau de la cité, probablement point un endroit pour un noble, mais je ne me formalisais point de ce genre de détail. J’étais vicomte mais seulement « comédien » et sans le sous de renom. L’argent filait de mes doigts comme les bas d’une putain sous les empressements de ses clients rougeots !
Je me rendais toujours ici quand je pouvais, quand officiellement je possédais de l’argent, mon cachet de ce soir en était la preuve formelle ! Je venais le dilapider dans la bière et un bon repas, les femmes ? Oh ce serait pour plus tard, quand je pourrais pénétrer le vice et délice tout simplement pour me complaire du corps de donzelle que je ne désirais pas tout à fait. Mais j’avais une image, hélas, à entretenir pour le bien de mon propre rôle. Et même si je n’en pouvais plus, je faisais tout de même, pour mon propre bien…ou bien celui de ce personnage…pour…

Je ne savais plus pourquoi !

Peu importe.

J’étais venue ici pour boire et manger, la faim était une raison essentielle en plus de tout le reste. Il fallait reconnaître que la prestation théâtrale, j’avais joué les maîtres de l’air en ne restant pas après, choisissant la paix plutôt que trop de dame en émoi et je me retrouvais ici, bière et repas devant moi, un homme en face qui cherchait qui j’étais.

« Mon nom est souvent affiché sur les murs Ambrosiens, n’ayez crainte, gredin je ne suis point. Mais j’avoue qu’il m’est arrivé d’en jouer. J’ai dans le cœur quelques vers oubliés, de grands noms que vous avez probablement déjà entendu parlé…il y a toutefois une seule vérité, de cette cité, je suis le comédien le plus réputé ! »

Je faisais un geste élégant, une sorte de révérence distingué avec un grand sourire affichait sur les traits…



Son visage me dit quelque chose [PV Valérian] UnGAqdE
Charles Cotel
Nationalité :
Ambrosien
Messages :
13
Date d'inscription :
05/10/2020
Charles Cotel
Capitaine dans l'armée de terre
le Jeu 5 Nov 2020 - 12:45
Ainsi donc un comédien...Visiblement ils ne couraient pas tous la gueuse. Celui-ci était venu chercher de quoi se substenter auparavant. Noble cause, puisque lui-même était venu dans le même but. Même si pour l’instant, seule sa soif avait eu gain de cause. Après tout, on lui avait suffisamment répété qu’on mourrait de soif avant de mourir de faim.

La révérence du jeune homme appuyait parfaitement ses dires. L’amplitude des geste, la grâce qui s’en dégageaient, étaient révélatrices. Lui-même n’était pas capable d’une telle chose. Des années d’armé l’avaient formaté à des gestes un peu plus raides, même si il restait beaucoup plus souple que beaucoup de ses congénères à force de pitreries.

Des impatients montrèrent vivement leur chope vide à Emilie. La demoiselle fit signe aux deux hommes avant de commencer à se détourner.

« Passes manger avec nous dans les jours qui viennent. Les enfants seraient tellement tristes si tu repartais sans venir leur raconter des histoires »

Le Capitaine fit un salut militaire, une mimique faussement sérieuse sur son visage. Le geste était parfaitement exécuté, tout ce que l’on attendait d’un soldat. Seuls son regard pétillant et les coins relevés de sa bouche indiquaient que l’on était pas à la caserne.
Tout cela, sans faire tomber une goutte de bière par terre. Heureusement qu’il avait déjà bu quelques lampées tout de même. Passant au repos, il replongea un instant dans sa chopine avant de se concentrer à nouveau sur le jeune homme.

« Et bien et bien Monsieur le comédien. Que faites vous donc seul dans cette humble taverne ? D’habitude, les gens de votre...corporation se donnent à coeur joie d’être en troupe. »

Bien que les mots pouvaient paraître offusquant, le Capitaine ne pensait pas à mal. Dans son esprit, les artistes en général vivaient plus ou moins toujours accompagnés, et plus ou moins habillés en fonction de la situation. C’est comme ça que ça lui avait toujours été dépeins. Et le peu de fois où il avait été dans des soirées thématiques, beaucoup d’invités finissaient par se déshabiller et mélanger leurs fluides. Heureusement, il avait toujours réussit à partir avant d’être invité à participer, les Dieux en soient remerciés.
Valerian d'Andressy
Nationalité :
Ambrosienne
Messages :
498
Date d'inscription :
11/04/2017
Valerian d'Andressy
Gentleman cambrioleur
le Lun 9 Nov 2020 - 21:28
Ah il était militaire, cela se voyait, à cette façon de se mouvoir, il me rappelait un de mes personnages, un de ceux que Lampré avait utilisé pour voler la larme de la Marquise, il y a quelques années. Cette raideur dans le salut, cette façon de se tenir, il y avait de l’armée là dedans. Ma pensée me fit sourire, alors que je me nourrissais, la Larme était une belle pièce que je préservais dans les entrailles d’une cachette, je ne revendais jamais rien, je préférais prendre que vendre. De toutes façons, mon enrichissement n’était pas mon but, je délestais les nobles trop « riches » et qui le méritaient, tout juste.

« L’envie de solitude m’a gagné, allez savoir, quelques dépressions de la gloire….ou bien l’envie de passer un peu de temps avec moi-même ? Hum…grande question. En toutes vérités, je n’ai trouvé aucun comparse pour m’accompagner, quid de jolie compagnes à leurs bras, bécotages en vues, autres choses…et moi pauvre âme célibataire et ayant eu sa paye, je voulais la dépenser, avec, déjà, un bon repas ! »

Je parlais avec grande joie, expansif, guilleret, je fis signe à l’homme de prendre la place qu’il y avait à la table, dans un mouvement.

« Prenez donc place, vous serez ma compagnie, je vous offre vos prochains verres Monsieur. Je sors d’une représentation fascinante, j’y jouais le Vicomte de Morbleu, une comédie légère sur un homme totalement dénué de courage, situations idiotes et compagnies, cela plait en ce moment, de rire. Et je fais bien l’idiot, à ce qu’il parait ! »

Je racontais peut-être un rien ma vie, mais je le faisais joyeusement, dévorant une nouvelle fourchette de nourriture que j’engouffrais entre mes lèvres et que j’accompagnais d’une rasade de mon verre, c’était la meilleure auberge pour la bourse d’un comédien, croyez moi !



Son visage me dit quelque chose [PV Valérian] UnGAqdE
Charles Cotel
Nationalité :
Ambrosien
Messages :
13
Date d'inscription :
05/10/2020
Charles Cotel
Capitaine dans l'armée de terre
le Sam 14 Nov 2020 - 12:31
Charles ne se fit pas prier plus longtemps pour s’attabler. La promesse d’une bonne compagnie, et de quelques verre, était plus que suffisante. Il avait toujours du mal à l’avouer, mais la solitude lui pesait régulièrement le soir, lorsque c’était l’heure du repas familial et qu’il se retrouvait désormais seul.
Levant le bras pour se commander également à manger, il posa son postérieur sur la chaise face à celle du comédien. Désormais, le moins qu’il puisse faire, c’était se présenter.

« Capitaine Charles Cotel. Ravi d’être votre compagnon de repas pour ce soir. »

Son grade était mentionné tellement de fois, que ce soit par lui ou l’un de ces subordonnés, qu’il l’utilisait comme une extension de son propre nom. Un grand sourire barrait son visage lorsqu’il rebondit sur ce que venait de lui raconter le comédien.

« Des pleutres, il y en a ramasser à la pelle. Votre Vicomte n’est que le reflet de quelques nobles que j’ai pu côtoyer. Pas tous, heureusement. Je pense que quelque uns d’entre eux devaient regarder le spectacle ce soir. Certains se rassurent de trouver pire qu’eux-même. Au moins, leur couardise ne fait de mal à personne dans un théâtre. »


Des propos amers, énoncés sur un ton léger, reflétant une mauvaise expérience quelques années en arrière. Il avait certes digéré la mésaventure, mais il ne l’avait pas oublié. Sans dévoiler tout l’histoire à son nouveau compagnon de tablée, ajoutant une touche guillerette à son intervention, il le questionna tout de même :

« Dans son histoire, votre personnage a t-il été à l’origine de quelques catastrophes ? A t’il été responsable de graves blessures à autrui sans en porter la responsabilité ? »

La curiosité le prit de savoir si quelque chose avait pu fuiter de son aventure, ou si l'auteur de la pièce avait simplement quelques comptes à régler. Cela valait peut-être même le coup de la voir, cette pièce.
Contenu sponsorisé
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum