AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
RSS
RSS


 :: L'histoire Ambrosienne :: 4 ème niveau de la cité

[CLOS]Argent, trop cher

avatar
Zenon de Lascelle
Propriétaire (fauché) d'un hippodrome
Voir le profil de l'utilisateur
Nationalité : Ambrosien
Messages : 34
Date d'inscription : 08/02/2017
MessageSujet: [CLOS]Argent, trop cher Jeu 9 Fév 2017 - 23:11
Les chevaux estampillés « de Lascelle » étaient d’une immense qualité, ils étaient tellement réputés… je les vendais une véritable fortune, d’un prix absolument colossal, au point qu’il était de notoriété publique que les chevaux de race pur-sang ambrosiens étaient originellement des chevaux de Lascelle mais désormais étaient des chevaux plus communs, mais issu de croisements avec des chevaux d’autres pays Mais chez moi, on continuait à trouver l’excellence même si le nombre s’était appauvri avec le temps… en tout cas, le nouveau poulain était la fierté de mon écurie, il s’agissait chose extrêmement rare, de jumeaux, deux jeunes poulains qui donneraient de bon étalons vigoureux… j’avais l’œil… ils étaient magnifiques ! Et dire que le premier était vendu… il avait été acheté par un ambrosien pur souche… et j’aurai trouvé ça bien plus facile s’il avait pu venir me chercher l’animal avant de divorcer, mais non, et c’était l’ancienne épouse… une certaine madame Clark, que je connaissais rapidement grâce aux nombreuses soirées mondaines qu’elle organisait, qu’elle parrainait.

Le prix, je ne l’avais pas encore perçu je devais le percevoir à la livraison de l’animal une fois dressé et prêt à l’emploi… et je ne savais pas pourquoi, je sentais qu’elle allait me faire tourner en bourrique et qu’elle allait m’envoyer voir son ex-mari, qui me renverrait vers elle, et ce indéfiniment, ou du moins, jusqu’à ce que je laisse tomber… mais non, je ne repartirais pas sans mon paiement, tout simplement ! Je posais ma main sur les naseaux de l’équidé. C’était une bête placide et assez douce, qui ferait le ravissement des promenades de plaisance tranquilles. Je chevauchais ma propre monture, plus âgée, moins docile, et je tenais ma livraison par la longe, recouverte d’une couverture que j’avais fait broder comme convenu au nom du futur heureux propriétaire.

Entre les élévateurs, les navettes, je mis du temps à arriver jusqu’à la demeure Clark, mais j’y parvenais néanmoins, pour demander à entrer depuis le portail en fer forgé, pour une livraison. En même temps je n’avais pas l’air particulièrement fringant dans ma tenue de monte légèrement élimée et où certaines coutures avaient l’air usées… mais bon, je faisais contre mauvaise fortune bon cœur. Je me tenais prêt. On m’annonça donc que la maitresse des lieux allait me recevoir. Je souris au domestique et lui emboitais le pas, tenant mon propre moyen de transport et la livraison par, respectivement, les rênes et la longe. Un garçon d’écurie vint me prendre les rênes des mains et je lui donnais un petit bakchich pour le remercie et pour m’attendre avec les chevaux. Mais je n’avais pas eu le temps de rentrer dans les bâtiments qu’une femme qui devait avoir la trentaine sortit à ma rencontre, je la reconnus tout de suite. Madame Clark !

« Madame, je suis enchanté de vous voir… comme promis il y a cinq ans et stipulé par le contrat, voici Esperanza, la jument que vous ex-mari avait commandé. »

Je lui désignais la jument, d’une magnifique couleur caramel et à la crinière d’un noir de jais. Un magnifique animal, pas la moindre tâche !  Je l’avais examinée sous tout rapport, et de loin !  Alors, fièrement, je retirais la couverture de l’animal pour qu’elle l’examine, qu’elle se rende compte de la perfection de ce qu’elle voyait.

« Alors, qu’en pensez-vous ? »
avatar
Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t128-peuple-amelia-clark-proprietaire-de-plantations
Nationalité : ambrosienne
Messages : 101
Date d'inscription : 08/02/2017
MessageSujet: Re: [CLOS]Argent, trop cher Ven 10 Fév 2017 - 23:17
Qui ne connait pas la réputation du sieur de Lascelle ? un Hermite probablement. Il y a des nobles qui n’ont rien ou plus rien et ce cher Monsieur, n’a plus que ses chevaux et sa réputation, fort peu élégante. Il est pourtant, étrangement à la mode, je ne sais pas pourquoi, il parait que ces monsieurs envient ses talents auprès de la gente féminine, je ne détermine qu’un homme vieillissant, sans argent, aux costumes élimés, qui pourtant ne perd rien de sa superbe, et qui sait pourtant entourlouper son monde. Je me demande ce que les femmes lui trouvent…

Sortie de ma demeure, un mini-cigare aux lèvres, je porte une tenue bien élégante aux effets bleues nuits, ornées de dentelle et corseté à juste mesure. Une élégance s’ajustant à qui je suis. Le soleil automnale est un peu morne, il chauffe à peine et semble vouloir fuir alors que, parvenant à la rencontre de l’homme, déjà attelé à me faire la vente de son bien, que nous avons, par le passé, acquis pour notre aîné.

Je gagne un sourire fort agréable, pourquoi dédaignerais-je ce pauvre homme, et j’avance ma main pour la lui présenter, le laissant faire un baise main de circonstance.

-Me voilà de même enchantée comte, mais je suis bien malheureuse de votre venue. Lui signifiais-je le regard gêné. Vous auriez du me prévenir de la livraison, la bête est magnifique et mon aîné en sera heureux, mais il n’est pas là, j’aurais tant voulu qu’il le voit à son arrivée. Fort fâcheux, il est de sorti avec la gouvernante.

A se ballader au parc, où je ne sais où qu’est-ce que je m’en fiche tant que je ne les ai pas dans les pattes ! Je souris au comte pourtant, et mon majordome vient à ma hauteur.

-Quelle magnifique bête ! Vraiment ! Faites là donc mettre à l’écurie, je suis navrée sieur de Lascelle, j’ai fort peu de temps à vous accorder, des affaires,du travail, tout ça.

Argent ? Quel argent ? S’il croit que ej vais le payer, il se fourre le doigt dans l’œil, mon époux a voulu cet animal ? Il paye et au vue des ragots à mon encontre, je suis certaine que le comte sait parfaitement qu’il aurait dû aller chez mon mari. De plus, je n’ai aucune envie de traîner.

-J’ai été fort ravie de vous voir.

Je lui tenais à nouveau ma main. Maitresse en ma demeure, je ne laisse pas beaucoup de choix à Monsieur de Lascelle, les gens ont l’habitude de s’effacer et je doute qu’il soit différent. Va-t-il me surprendre ?


avatar
Zenon de Lascelle
Propriétaire (fauché) d'un hippodrome
Voir le profil de l'utilisateur
Nationalité : Ambrosien
Messages : 34
Date d'inscription : 08/02/2017
MessageSujet: Re: [CLOS]Argent, trop cher Sam 11 Fév 2017 - 21:28
Livraison achevée, il ne restait plus qu’à obtenir mon paiement et tout serait réglé… je n’en demandais pas beaucoup n’est-ce pas ? Juste qu’on honore ses dettes à mon égard… j’étais commerçant, j’avais une famille à nourrir… non, même deux en fait !  Oui, j’avais deux familles à nourrir !  Bon, d’accord, ce n’étaient la mienne ni l’une, ni l’autre ! Mais là n’était pas le sujet ! Savait-elle combien de temps j’avais passé à m’occuper de ce stupide animal ? Bon, d’accord, c’était surtout Buchanan qui avait passé du temps avec lui, David Buchanan était un jeune homme plein de passion, mais la passion ne nourrissait pas, et du haut de ses vingt-huit ans, il avait déjà quatre enfants à charge, et son épouse faisait comme elle pouvait ! Et vous savez quoi ? Si je n’avais rien à foutre de voir une famille sur le carreau, mes emmerdes avant les leurs, penser perdre Buchanan dans l’histoire me ferait un sacré mal de chien, j’en connaissais pas beaucoup qui acceptaient les retards de salaire et les jours de vache maigre comme lui. Et en plus il était compétent, le parfait pige… euh le parfait employé en somme !

Enfin bref, oui, comme je le disais, il ne restait plus qu’çà madame Clark de payer et tout serait réglé… quand elle apparut, je lui fis un baisemain fort poli avant de finalement me faire comprendre que j’étais un brin inopportun, très poliment ! Je lui souris et eus une légère inclinaison du buste. Je comprenais le problème, mais voyez-vous, les dissidences dans un couple, je n’en avais rien à cirer… pareil, me faire congédier en emmenant la bête à l’écurie comme… comme un vulgaire palefrenier… non, ça n’allait pas être aussi simple ! Il fallait que je sois le plus doux et le plus aimable possible tout en mettant en avant mes conditions, bien sûr… évidemment, je ne pouvais pas me permettre de laisser le cheval ici et d’attendre le paiement, n’est-ce pas ? Alors allons-y, un peu de bluff, un peu d’innocence, j’allais montrer que j’étais digne d’une vraie maestria !

« Oh ? Aurais-je mal compris les mots du coursier que j’ai fait envoyer vous prévenir ? Peut-être s’est-il trompé de destination… peut être aurai-je du livrer la bête à votre époux ? »

Voilà une question fort judicieuse n’est-ce pas… et pas piquée des hannetons… si je l’avais livré à son époux, elle n’aurait pas pu obtenir le fait que l’enfant le crois venu d’elle, n’est-ce pas ? Alors c’était une bonne idée. Attention, non pas que je sache si ça se passait bien ou pas entre elle et son époux, loin s’en faut, mais avec le temps j’avais acquis une certaine… douance dirons-nous, pour juger les gens, et elle semblait être du genre à faire querelle de détails…

« Vous comprendrez ma Dame que je ne peux vous laisser le yearling sans paiement bien sûr ? »

Sourire mielleux, nouveau baisemain, alors que je reprenais la longe avant que l’autre andouille puisse le mettre dans leur écurie... puis je rajoutaios.

« Quel dommage un aller et retour pour rien, je suppose que je vais repartir avec la jument et que je reviendrais une fois le paiement versé… ça me semble être tout ce qu’il y a de plus juste... voyez-vous, je ne suis pas du genre à faire d’esclandre. D’aucun pourrait rester aux portes de chez vous à réclamer le paiement jusqu’au scandale, mais vous vous doutez bien que j’ai trop de dignité, trop d’honneur, et de probité, e je sais que vous êtes trop honnête pour que nous en arrivions à de telles extrémités, n’est-ce pas ? »

Je lui fis un regard fripon et malicieux avant de finalement lancer sur un ton délicieusement suave.

« Par contre je ferai bien de me sauver rapidement, il serait idiot que votre fils voit le yearling s’en aller en comprenant que c’est un cadeau impayé qui s’en va ! Qu’en pensez-vous, ma Dame ? »
avatar
Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t128-peuple-amelia-clark-proprietaire-de-plantations
Nationalité : ambrosienne
Messages : 101
Date d'inscription : 08/02/2017
MessageSujet: Re: [CLOS]Argent, trop cher Ven 24 Fév 2017 - 11:46
Monsieur de Lascelle semble être un petit malin, mais dans l’art de la manipulation je suis première…
Je l’écoute parler en souriant, ne perdant rien d’une superbe prestance qui me caractérise, sans pour autant être en surplus d’attrait enjoleur comme il est de mode. Je le détermine intelligent mais pas assez, comme je l’ai toujours pensé, ce noble désargenté a pourtant quelque chose d’agréable, il est de bonne compagnie et les dames des dîners se pâment à l’idée qu’il puisse leur faire quelques pitreries sous la robe, pour moi, il est en train d’essayer de se mesurer à moi.

Et il n’a pas idée combien c’est bien plus compliqué que cela.

-Vraiment dommage effectivement, vous auriez du envoyer le coursier chez mon ex-époux, il vous aurait régler la bête et vous auriez évité le prix d’une course qui n’a pas été faites en plus.

Je reprends ma main pour qu’il évite de l’embrasser encore, cela m’évitera d’avoir de nouveau envie de le gifler. Je déteste ces ronds de jambe masculine, le contact physique de mon ancien mari m’a laissé un gout exécrable pour ce genre de toucher, au point de m’en répugner, alors qu’il est certain que je ne vais pas laisser ce comte sans argent me grimper dessus pour ses affaires.

-Si mon fils le voit, et bien tant pis. Il apprendra quelque chose de la situation, à 14 ans ce n’est plus un enfant, les caprices, c’est terminé. Pas avec moi en tous cas ! Et il le sait. Mon aîné me ressemble un peu en grandissant, il a mes yeux, mais cela n’engendre pas vraiment de fierté quelconque, il est voilà tout. Je ne le hais pas, mais je n’éprouve guère plus de chose que la notion qu’il soit mon enfant. Ce fut un aparté charmant, je vous souhaite une fort belle journée.

Je ne vais guère plus le retenir, il doit encore aller chez le Marquis, qui n’habites plus à la capitale mais sur une des îles adjacentes, le wharpz n’est pas très cher et en plus, Livian lui fera livré le canasson ici, en rajoutant un petit quelque chose pour le déplacement en plus, c’est un homme courtois.
Et je suppose que ce cher comte a tant besoin d’argent, qu’il va occuper grandement les trois prochaines heures à venir, le temps de faire les aller et retour…


avatar
Zenon de Lascelle
Propriétaire (fauché) d'un hippodrome
Voir le profil de l'utilisateur
Nationalité : Ambrosien
Messages : 34
Date d'inscription : 08/02/2017
MessageSujet: Re: [CLOS]Argent, trop cher Mer 1 Mar 2017 - 22:25
Bon, la situation était un peu plus compliquée que ce que j’escomptais, en fait… en effet, je me retrouvais avec une personne beaucoup moins coopérative qu’escompté… je lui souris, charmeur et faisais une petite courbette alors qu’elle m’expliquait que j’aurais dû envoyer ailleurs ce canassons… ben voyons, il était clairement établi dès le début que je devais livrer le cheval au domicile de l’enfant. Là il s’agissait de défaut de paiement, je trouverai volontiers un autre acheteur, et je pourrais ventre cet animal encore plus cher ! Une lueur de malice mêlée d’intérêt passa dans mes yeux !

Mais je n’étais pas sot, je savais très bien qu’il s’agirait d’une manipulation basique, et son mari – enfin, son ex-mari -  me rirait sans doute au nez avant de me renvoyer ici, et ainsi de suite !  Et puis le coup de parler de son fils… je ne pus m’empêcher d’opiner du chef.

« Oui, vous avez raison ! A cet âge-là, on est presque un homme, il est de bon ton qu’il comprenne que désormais, il ne sera plus toléré de faire des caprices, quelle main de fer sous le velours de votre beauté ! »

Je lui souris avec un petit air malicieux avant de me tourner vers ma monture et faire un bond en selle, me retrouvant prêt à partir.

« Je suis venu pour livrer la marchandise, comme convenu à la signature du contrat, faute de paiement, il est logique que le contrat soit caduque, et comme je ne compte pas me déplacer, je vous prierai de faire savoir à votre ancien époux que j’attendrais mon paiement, au lieu de me déplacer. Comprenez-le, c’est ainsi qu’est prévu le contrat. Si je ne reçois pas de paiement sous quinze jours, je devrais malheureusement remettre en vente cette merveille… »

J’entendis alors un rire et je vis un jeune homme arriver en compagnie de plusieurs personnes. Sans doute le fils… je souris et finalement pressais les talons contre les flancs de ma monture d’une manière très précise, suffisamment précise pour lui intimer une position bien particulière, presque à la manière d’un cheval de cirque ! Il ploya un antérieur et tendit l’autre de manière à s’incliner devant madame Clark.

« Toutefois, je puis attendre un peu avant de partir, que votre fils puisse admirer ce que vous souhaitez lui offrir ! »


Prière de me MP sous le compte d'EVERARD ZULLHEIMER
avatar
Amélia Clark
Propriétaire du tabac et opiacé Clark
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t128-peuple-amelia-clark-proprietaire-de-plantations
Nationalité : ambrosienne
Messages : 101
Date d'inscription : 08/02/2017
MessageSujet: Re: [CLOS]Argent, trop cher Ven 10 Mar 2017 - 9:49
Ce cher Monsieur de Lascelle, sans le sou reconnu,ne semble pas se soucier de sa réputation que je pourrais casser avec ses canassons. Oh, oui ils sont beaux, bien dressés, et d’une très belle élégance, mais à vrai dire, la valeur de la marchandise peut-être ce qu’elle est, ce serait bien fâcheux que je conseille de fil en aiguille un autre fournisseur pour des bestiaux à quatre pattes.

Pour autant, je vais être gentille et me contenter de sourire, il reviendra livrer demain, je vais rappeler à mon ex-époux ses obligations et tout ira bien dans le meilleur des mondes, je fais un petit sourire pseudo charmé et amusée en voyant l’animal faire.

-Si vous avez du temps à perdre, vous pouvez Monsieur de Lascelle.

oui, il peut, moi je n’en ai pas,pour autant j’attends l’arrivée des enfants et je leur souris avec un air maternelle que je joue à la perfection. Qu’ai-je à faire de ces marmots sincèrement ? Encore que Lorn commence à devenir intéressant, mais les plus petits…ils parlent trop, ils pleurent trop, ils me collent trop.
Paul puis Julie viennent se cacher derrière ma robe, en reniflant, je suis bonne pour de la morve sur les jupons…

-Voici Monsieur de Lascelle les enfants. Lorn, Christophe, Emilie, Sophie, Paul et Julie d’York. Lorn, ce cheval est pour vous, mais comme votre père n’a pas émis le paiement, Monsieur de Lascelle ramènera le cheval ultérieurement. –Souriais-je.- Il se propose de rester un peu pour que vous admiriez votre animal.
-Pourquoi faire Mère ? Je l’admirais quand il sera mien et dans notre écurie. J’ai des choses à faire en attendant et mon professeur de piano ne va pas tarder à arriver. Peut-être que les petits seront plus intéressés. –Lâche froidement mon fils, éveillant une lueur de fierté dans ma pupille. Est-ce don cela ? La fierté maternelle ? Je sens une pointe chaude dans mon cœur et mon sourire trahit mon émerveillement à sa phrase. Les plus petits nous fixent avec intérêt. –
-Et bien s’ils veulent, Margareth, aucun n’a de chose à faire ?-Demandais-je à la gouvernante.-
-Monsieur Christophe et Mademoiselle Emilie ont une leçon dans une demi heure Madame.
-Bien comme il plaira à Monsieur de Lascelle…je suis navrée, nous devons vous laisser.Ce fut un plaisir.

Mon ainé et moi-même saluons avant de rentrer à l’intérieur, pour autant je n’ai pas manqué le regard de la jolie nourrice envers le comte. Je rentre dans la maison et monte au bureau afin d’observer le manège à l’extérieur, si manège il y a. Et je peux dire sans me tromper que la demoiselle gouvernante n’est pas insensible aux charmes du comte. Charmes que je ne dénote personnellement que comme une chose dédaigneuse mais sur laquelle je m’attarde pourtant en l’observant de si loin.

Je vais faire bien attention à faire suivre Margareth quand elle s’en ira, si les rumeurs parlent d’une situation indélicate, elle sera renvoyée…


avatar
Zenon de Lascelle
Propriétaire (fauché) d'un hippodrome
Voir le profil de l'utilisateur
Nationalité : Ambrosien
Messages : 34
Date d'inscription : 08/02/2017
MessageSujet: Re: [CLOS]Argent, trop cher Mer 15 Mar 2017 - 1:23
Du temps à perdre ? Hélas, j’en avais, j’aurai préféré ne pas en avoir, hélas… enfin, bon. Je soupirais et regardais la jeune femme qui me faisais face. Et je me contentais d’une nouvelle courbette polie. Je ne revendrais pas livrer l’animal. L’acheteur n’aurait qu’à venir le chercher au haras attenant à l’hippodrome. Tout simplement. Mais c’était amusant, d’une certaine manière, d’entendre dire qu’elle était, au final, pour rien là-dedans. Quelle aurait été la différence, au juste si elle avait réglé et demandé des comptes à son mari ? enfin, pardon, son ex-mari…

Enfin bon, j’avais l’impression de passer mon temps à faire des courbettes aujourd’hui, alors que je saluais poliment les nouveaux arrivants… quelle ribambelle de gosses il y avait là… et bien… je la plaignais un peu, devoir gérer toute cette marmaille… je n’avais rien contre les enfants, mais pas non plus à aussi grosse dose !

« Madame, mesdemoiselles, messieurs, ravi de vous rencontrer. Comte Zénon de Lascelles, pour vous servir… »

La gouvernante qui les accompagnais l’était pas vilaine, elle était même plutôt jolie, bien que je la trouve sans doute avec un nez un peu trop long et des pommettes un peu trop saillante… et ne pus m’empêcher de sourire amusée avec la réaction du plus grand... les chats ne faisaient apparemment bel bien pas des chiens… on voyait qui les avait élevés.

« Je comprends, ma Dame. Sachez qu’il vous attendra dans mes écuries… je le tiendrai à votre disposition quand vous déciderez de venir le chercher ou de faire venir le chercher. Ce fut un plaisir partagé. »

Il y eut un sourire charmeur pour elle, puis je me tournais vers les plus jeunes qui restaient dans le coin et je leur laissais admirer l’animal. Je les laissais même caresser la monture placide avant de prendre la plus jeune et la poser sur le dos de l’animal pur-sang… elle rit légèrement avant que je ne la fasse redescendre. J’avais remarqué que la gouvernante me dévorait presque des yeux, mais je ne la regardais pas.  Oh, elle pouvait sans doute s’avérer de bonne compagnie, mais même si je vivais beaucoup au crochet des autres… j’avais du standing. J’étais comte, par tous les Dieux du ciel !

Finalement, je pris congé des dernier avant de finalement promettre au jeune Christopher qu’il pourrait venir observer de plus près mon haras pour peu que sa mère y consente. Puis, je m’éloignais.

Je sentis un regard peser sur ma nuque jusqu’à être sorti.


Prière de me MP sous le compte d'EVERARD ZULLHEIMER

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Chroniques d'Ambrosia :: L'histoire Ambrosienne :: 4 ème niveau de la cité-
Sauter vers:  
Il était une fois AmbrosiaNos Partenaires

Retrouver nous sur