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Une réunion de famille pour l'Empire [Nemrod L'Envers]

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Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
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MessageSujet: Une réunion de famille pour l'Empire [Nemrod L'Envers] Mer 17 Mai 2017 - 18:40
Une tasse de café fume sur une petite table ronde en fer forgé brun,deux fauteuils autours de larges assises, de même matériel, pourtant rembourré d’un énorme coussin marron, je me tiens à coté, alors que le soleil fatigué de l’automne passe au-dessus de ma tête, visible maladroitement à travers les vitraux d’une verrière de vitrail aux armoirie du palais. Le jardin d’Hiver me plait quand vient la saison froide, les murs vitrés ou les fleurs et les plantes entretenues me font toujours sourire et la vue, légèrement en hauteur, permet de discerner le labyrinthe, dans lequel j’irais bien faire une retraite en son centre.  

Jadis crée par un Empereur amoureux et romantique, il reçut les amours sincères qu’il éprouva avec sa compagne et depuis, les de Choiseul s’y autorise des passades. Je n’y ai jamais emmené Elrich, j’y emmènerais volontiers Everard…mais je chasse cette pensée en saisissant le fin cigare et continuant de marcher, de long, en large en lisant les lettres sélectionnées de prétendant adressant à la cour leurs intentions, avec Constantin Van Pelt, voilà dix hommes officialisés…un mois et quelques jours après la mort de Elrich, personne n’a réellement perdu de temps et je dois avouer que Séraphine ne s’est pas permise de louper le coche.

Le jour est à peine levé, une des fenêtres entrouverte laisse pénétrer un froid léger, je suis debout depuis…peut-être cinq heure du matin, incapable de rester dormir dans mon lit, je déteste me prélasser, dormir n’est qu’une nécessité du corps, dont je passerais volontiers, j’ai plutôt sous les yeux des rapports, des faits, trop de chose, parlant de la situation eskroise. Et je lis et relis, tourrnant en rond, réfléchissant, buvant mon café, puis un autre, parée d’une chemise à jabot immaculée,la taille est enserré dans un serre taille soulignant mes lignes, dont les roues métalliques décores la création, je déambule en réfléchissant, une longue jupe lourde et plutôt droite sur les jambes, dissimulant une paire de bottine.

Baptiste se tient droit dans un coin, immobile, silencieux, comme à son habitude et le silence du palais me plait. Mon oncle a reçu ma dernière missive, l’invitant au cinéma, et entre nous, ce n’était qu’une plaisanterie pour le faire ronchonner, la véritable invitation est pour ce matin, je sais qu’il est levé, je sais aussi qu’il ne tardera pas, nous avons cette habitude quasi militaire, que je n’ai pas hérité de mon père, d’insupporter de trainasser.

Je remarque à peine le serviteur venu murmurer à l’oreille de Baptiste, mais je distingue clairement sa quinte de toux tout en politesse pour attirer mon attention.

-Votre grâce, Seigneur Nemrod l’Envers.

Ah les protocoles. Je souris avec un amusement certain, rabaissant mon parchemin pour éveiller mes pupilles au plaisir de voir un membre de ma famille, bien entendu je ne cours pas à son encontre, ni ne lui saute au cou, je l’ai fais peut-être dans mon adolescence, et petite fille, aujourd’hui, je me contente de me rapprocher en ayant déposé ce qui m’occupait les mains sur la table.

-Mon oncle, je suis heureuse de vous voir, vous paraissez en forme excellente ! Comme toujours.

Je n’ai pas envie ce matin de nous infliger les convenances du protocole je devrais m’y forcer, mais il n’y a pas de courtisans autorisés par ici ou autre et je m’octroie le plaisir de salutation plus familiale, le prenant dans mes bras, souriante avant de lui tendre mon front et rester un instant à le regarder, ainsi qu'une nièce complice, observe un oncle bienveillant.

-Vous m'avez manqué, j'espère que vous n'avez pas déjeuné encore ?



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Nemrod L'Envers
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MessageSujet: Re: Une réunion de famille pour l'Empire [Nemrod L'Envers] Ven 19 Mai 2017 - 15:35
Vous aviez froissé la lettre et l’aviez jetée. Quelle foutaise, quelle perte de temps. Aller au cinématographe… voilà bien une chose que vous ne pouviez pas apprécier. Le son était trop fort, l’ambiance trop glauque à mon gout. Et pendant l’heure ou l’heure et demie de distraction, sans compter les trajets, vous étiez coupé du monde. C’était comme le sommeil… même si c’était obligatoire, vous voyiez en cela une perte de temps… dommage de ne pas pouvoir y couper… mais bon, vous n’étiez plus capable de faire une nuit complète, aussi, vous dormiez de manière fractionnée, quand vous le pouviez, et en ce moment, les rapports venant d’Eskr étaient plus  que tendus, et vous craigniez le pire, car si le mauvais camp gagnait, nous perdrions beaucoup d’avantages… oh, bien sûr, l’Empire n’avait pas à intervenir dans les affaires internes des différents pays environnants, mais que l’on ne me fasse pas croire qu’aucun d’eux n’essayait de tirer son épingle du jeu avec de nouveau intérêts… alors pourquoi pas l’empire ? Il allait falloir en discuter avec votre nièce… et ce matin ce serait bien. Vous saviez où elle irait, aussi, ce serait parfait.

Trop occupé à réfléchir à la situation géopolitique, vous n’aviez pas vu passer la nuit et l’aube pointait déjà le bout de son nez. Officiellement, vous n’aviez aucun rôle au gouvernement, mais officieusement, vous étiez sans doute le principal conseiller de l’impératrice, et vous étiez la personne qui connaissait le mieux la politique intérieure comme extérieure de l’empire. En somme, vous étions sans doute l’un des plus petits rouages du mécanisme impérial par votre discrétion, mais sans vous, les choses auraient été bien plus compliquées, bien plus difficiles. Autant vous dire l’essentiel : vous étiez là pour l’empire et malgré ce qui s’était passé dans votre jeunesse, vous n’aviez jamais cessé de mettre votre vie au service de votre nation. Vous étiez un homme d’Etat, quoiqu’en disent les autres.

Bon, vous aviez le temps, aussi, vous comptiez la laisser un peu tranquille avant de l’assaillir avec tout cela. Oui, autant lui laisser le temps de déjeuner en paix avant que vous ne descendiez la voir. Autant la laisser un peu savourer de la paix du jardin d’intérieur. Jardin que vous aimiez parfois entretenir, pour le plaisir. Autant faire un brin de toilette avant que vous ne la rejoigniez ! Oui, autant vous rafraîchir. Vous n’aviez pas dormi de la nuit, une nuit fort occupée et pleine de réflexion. Et comme ça aussi vous proposeriez des papiers à votre nièce pour qu’elle puisse y réfléchir aussi. Les décisions finales lui reviendraient.

Ce n’est donc que plusieurs heures plus tard que vous vous rendiez au jardin d’intérieur, par des voies détournées, pour finalement ne réintégrer les couloirs officiels du palais qu’au rez-de-chaussée, vers le grand escalier, pour n’éveiller aucun soupçon quant à votre réelle provenance. Il ne vous fallait pas beaucoup de distance pour vous rendre au jardin d’hiver où elle se trouvait. Vous n’aviez plus qu’à parler au serviteur à l’entrée disant de m’annoncer. Mais vous n’attendîtes pas pour autant qu’elle donne l’autorisation que vous passiez. Déjà vous vous enfonciez dans les sentes de marbre qui menaient vers le cœur du petit jardin d’hiver.

« Grenouille, quel plaisir !  Toujours aussi vilaine ! »

Vous la serrâtes dans vos bras. La dernière partie était une boutade. Déjà petite vous lui disiez, en plaisantant qu’elle était la petite fille la plus vilaine du monde. Peut-être qu’adulte on pouvait le prendre mal, mais n’en aviez que faire, en vérité ! C’était grenouille. Donc c’était comme ça que vous la saluiez !  Vous lui sourîtes avant de finalement déposer un baiser bienveillant sur son front.

« Ce serait difficile pour moi de dire que vous m’aviez manqué dans la mesure où rien de vous ne m’échappe… ou trop rarement. J’ai l’impression de passer mes journées avec vous… mais … hum… non, je n’ai pas mangé… ni dormi, d’ailleurs, maintenant que j'y pense ! Mais passons ! »

Sans lui demander, vous vous asseyiez pour soulager un peu mes jambes. Le fauteuil était trop mou. Qu’importe.

« Toujours aussi matinale. C’est bien. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. »
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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: Une réunion de famille pour l'Empire [Nemrod L'Envers] Mar 30 Mai 2017 - 19:12
J’aime mon oncle, il me rappelle mon père par ses ressemblances, tout en s’en éloignant étrangement. Je souris avec amusement à sa taquinerie. Enfant je protestais du pied en disant non, en grandissant je répondais en haussant les épaules et en disant oui, aujourd’hui j’en ris avec tendresse. Voilà ce qui compose aussi mon passé, des boutades bienveillantes et son baiser sur mon front me fait sentir petite fille encore.

-Il y a des fois où vous ne restez pas j’espère !

Soulignais-je. Le maître espion est un homme omniprésent, moi-même j’ignore certaine chose et je dois avouer que la petite signification dans sa lettre a eu bon de me rappeler qu’il sait. Mais je n’en discuterais pas avec lui, je pourrais, mais cela ne concerne en rien mon oncle, ce n’est pas le trône qui est concerné et son avis sur le protectorat endiguerait le jugement sur l’homme que je convoite dans ma couche. Quoi quil soit difficile de différencier un amethien de l’homme qu’il est, mais…si je le fais !

-Vous me connaissez je suis incapable de rester à ne rien faire, dormir fait perdre du temps, l’esprit a fait plié le cors pour quelques heures suffisent. Mais je pense qu’il s’agit d’un chose de famille. Non ? Lui signifiais-je malicieuse. Mon père ne dormait pas, mon oncle ne dort pas et ma tante a le sommeil court et plus léger qu’une plume. Nous allons déjeuner ensemble.

Je m’installe à mon tour, rapidement café et thé sont installés, je n’ai pas très faim, mais je vais me contenter d’une omelette et d’une saucisse fumée, le salé est dans mes préférences quand je me lève ainsi, Baptiste rajoute une assiette de lard, bacon grillé pour mon oncle et une petite dose d’œuf, connaissant sa manie de picorer.

-Je viens de lire que le chevalier de Malterre a pris navire vers Themis. Vous avez eu plus de détail ? Non que je m’intéresse trop aux agissements du chevalier, mais comme je garde un œil sur le jeune Onésime…je préfère m’enquérir de cee qui vient de près ou de loin à la chose ! Et non, votre offre d’accident est intéressante, mais toujours point nécessaire mon oncle.

Il peut encore me donner son avis, il le fait souvent et j’apprécie ses précieux conseils, parfois je les suis, parfois non et parfois…nous débâtons sans cris, durant des heures, mais pas aujourd’hui.

-L’arrivée de son fils en tous les cas, à déclencher la ronde ! Au moins, mon mariage arrangé avant même ma naissance avait eu le bon ton de m’épargner cela. D’ailleurs, a votre avis, quand le protectorat va gentiment me rappeler qu’il n’y a pas eu d’héritier, honorant au final…l’arrangement en entier.

Car oui, je me pose la question et je ne me la pose pas quand je suis avec Everard car je ne pense pas que le sujet ne soit que trop épineux, je viendrais pourtant à en parler avec lui un jour, cela sera nécessaire.
Je porte le café chaud à mes lèvres, me plaisant à m’imprégner de son parfum. Il fait si calme en ce moment, que je me demande si d’un coup, personne ne finira par arriver en hurlant. Je crois que j’étais aussi bien calme, quand on a couru me dire que mon époux était mort…



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Nemrod L'Envers
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MessageSujet: Re: Une réunion de famille pour l'Empire [Nemrod L'Envers] Dim 11 Juin 2017 - 18:56
Ah, la petite grenouille…pour vous, même si désormais elle était impératrice, elle aurait toujours dix ans, à vous suivre vers le balcon de vos appartements pour apprendre le nom des étoiles, le soir, ou alors s’endormant sur vos genoux, plus jeunes, devant les histoires que vous lui racontiez, pour l’endormir, des histoires incroyable d’un héros – ou plutôt une héroïne - que vous aviez inventé. Les aventures du Capitaine Lapaslourde, à bord de son célèbre navire, le Chantevoile ! Vous sourîtes en repensant aux aventures où elle me disait à chaque fois qui elle aimerait voir affronter le Capitaine Lapaslourde ! Et pour son frère, plus tard, quand il avait été assez grand pour vous écouter aussi raconter vos histoires, elle avait été rejointe par un nouveau second, un guerrier extraordinaire « comme tonton » avait lancé Grenouille ! Les deux avaient vécu presque deux aventures par semaine jusqu’à ce que Lilith, vous citiez, avait « passé l’âge d’écouter les histoires de tonton », qu’elle était une « grande fille capable de s’endormir toute seule » … mouais… une semaine plus tard vous l’aviez surprise à moitié assoupie dans le passage secret qui menait à la chambre de son frère, pour écouter vos histoires en douce… oh bien sûr, vous aviez fait comme si de rien n’était ! Vous aviez du mal à admettre qu’elle était adulte, qu’elle était femme, qu’elle impératrice. Elle resterait toujours votre Grenouille. Qu’elle ait cinq, dix, vingt, ou trente ans…

« Mes yeux et mes oreilles trainent partout en permanence, ce que tu fais de tes temps libres ne regardent que toi, je me fais, alors sourd et aveugle… »

Mais si vous n’écoutiez pas directement, vous n’étiez pas pour autant un imbécile. Les deux dogues avaient des micros, pas à longue durée, non, mais ils tenaient dans les périodes que vous ne pouviez pas surveiller. Merci les colliers épais… comment-ça du voyeurisme ? Vous vous contentiez d’appeler ça davantage de la protection rapprochée indirecte… C’était pour son bien, et pour le bien du royaume… même si vous n’étiez pas toujours d’accord, vous étiez suffisamment fier d’elle pour vous fier à ses choix, ou du moins, pour la laisser faire sans intervenir… Le Sang de Neiman veillait.

Dans tous les cas, vous vous intéressâtes à votre assiette, prenant un petit morceau de lard pour le mâcher un peu, le mangeant sans réelle faim. Vous n’aviez pas besoin de manger, vous aviez déjà grignoté en privé ce matin. Plus tôt. Comme toujours. Un jour vous vous reposeriez. Quand vous souririez à Mirai. D’ici là, vous aviez un dur travail à faire… il y en avait des choses à apprendre. Vous estimiez que le savoir était une arme. Et vous comptiez bien armer « Grenouille » jusqu’aux dents. Mais pour porter ces « armes », il fallait être en forme !

« Prenez le temps de vous reposer… votre frère… votre frère ne serait pas un bon souverain, alors si cela vous insupporte pensez que même l’esprit ne peut pousser le corps au-delà de ses limites… et que vous devez rester sur le trône en bonne santé… sinon, qui commanderait ? Qui agirait pour l’Empire ? Certainement pas moi… »

Enfin, pas vous, sauf situation exceptionnelle bien sûr ! Vous lui sourîtes et restiez silencieux un moment. Mais bon, voilà que vous abordiez avec elle les sujets qui avaient de l’importance. Le chevalier de Maleterre… le père… son voyage à Thémis vous avait laissé un peu sceptique, aurait-il eu d’autres intentions qu’un simple mariage – raison que votre espion vous avait laissé entendre, mais pour définir cela, il n’y aurait pas eu besoin de se déplacer, des courriers fort polis auraient suffi ! Et pour quelle contrepartie le mariage ? La dirigeante actuelle de Thémis était une femme intelligente, trop à votre sens… et son fils ne vous inspirait pas plus confiance ! Loin de là même… vous n’aimiez pas les disparitions inexpliquées et les réapparitions aussi magiques… mais mener une enquête autant d’approximations était difficile…

« Je n’aime pas ce Maleterre fils… sa réapparition n’est pas claire… quelle chance y avait-il qu’un gamin disparu revienne et soit reconnu 15 ans plus tard ? La sénilité n’est pas responsable de tout… je crains la malversation, voire l’usurpation… Sire de Maleterre est vieux… il a pu être abusé. Ou alors il est parfaitement conscient que ce n’est pas son fils et du coup, il y a de pires choses dissimulées… et du coup mon inquiétude quant à ce voyage à Thémis, à son âge, prend tout son sens… non ? »

Paradoxal, vous-même étiez vieux, et à votre connaissance, la sénilité n’était pas à l’ordre du jour… Enfin bon, il y avait d’autres sujets à traiter et il y avait particulièrement une question, un sujet, qui risquait d’être épineux. Ces salopards de moines…. Impossible de les infiltrer. Heureusement qu’il restait les relais de poste, et l’administration qui étaient accessibles, car certaines fonctions étaient détenues par des laïques… Donc vous aviez des informations. Ni les plus essentielles, ni les plus fraiches, mais de quoi faire

« Je crains que cela ne tarde pas… les amethiens sont des fanatiques et des sectaires, aussi, ils exigeront cet héritier… non pas qu’il ait été noté noir sur blanc que ce soit attendu qu’il y ait un enfant… il était juste mention de mariage et d’union… nous avions besoin de leurs produits… aussi nous avons concédé cela… mais l’héritier… certes, ça va dans l’ordre des choses et ils prendront comme un affront si le prochain souverain n’a pas de père Amethien… j’ai mis mon secrétaire diplomatique sur le sujet, il doit me fournir un rapport bientôt… »

Vous soupirâtes, la solution n’était pas simple, évidemment !

« Il y a des chances que le Protectorat demande au prieur Zullheimer de se présenter comme prétendant, mais rien n’est sur… enfin, ça semblerait logique… et difficile de refuser sans risquer une perte de contrats commerciaux… l’Etat Amethien se fout de l’argent… Ils sont trop religieux pour cela… c’est gênant… mais peut-être que les coucheries de ma petite Grenouille pourraient arranger les choses… si le prieur Zullheimer se présente, bien sûr ! »

Faisiez-vous de l’utérus ou de la vie privée de votre nièce un outil politique ? Mais allons, soyons raisonnables et raisonnés ! Même si c’était triste à dire, ça l’avait toujours été. Son propre corps, pour certaines choses, ne lui appartenait pas !
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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: Une réunion de famille pour l'Empire [Nemrod L'Envers] Lun 19 Juin 2017 - 14:00
Si mon oncle sait tout ou tout du moins, ne se prive pas pour être un espion digne de ce nom, je sais que je n’ai pas à m’inquiéter de certaines choses. Il faut avouer que je pourrais avoir du mal à avoir une intimité en sachant qu’il peut entendre, mais je sais aussi qu’il ne se mêlera de rien. Je souris donc quand il me précise être sourd et aveugle. De toutes manières, s’il avait amené son grain de sel, je lui aurais gentiment demandé de ne pas me partager son avis sur une chose qui ne concerne pas l’Empire. Je n’ai pas envie d’avoir de conseil en la matière, cela n’influencera en rien mes décisions et ne mettra en rien en péril ma place sur le trône. Alors laissons cela au silence de nuit bien agitée !

Le petit déjeuner entamé, je m’occupe du lard avec un principe stupide de le manger en dernier, gourmandise totale, pour l’occuper des œufs et de prendre mon temps pour manger. Le café accompagnerait parfaitement tout mon repas en des gorgées régulières.

-Je sais mon oncle. Nicolas est bien incapable de vouloir tenir le rôle que j’ai, il n’a fait que le fuir depuis enfant…Certainement bien à cause des rumeurs illégitime sur sa personne. Je me repose comme il faut et cela même depuis… Je n’arrive pas à le dire. Il sait ou je pense qu’il doit le savoir, pour l’enfant. Je pense mes plaies avec le temps, bientôt, cela ne me fera plus réellement mal d’en parler. La perte d’Elrich et de l’enfant…mais je suis agacée de perdre du temps à dormir. On ne se refait pas.

Inutile de me faire l’énoncée entier du besoin nécessaire de dormir, je m’y plie, je ne suis pas un sur-homme, et je ne pense pas y croire un jour. Il est tout à fait possible de faire des nuits d’insomnies dans des instants graves mais il m’est obligatoire de rester en forme. Je devrais le suggérer à Everard d’ailleurs, mais fort heureusement toutes nos nuits ne sont pas blanches.

Préférant aborder d’autres sujets, je porte le café à mes lèvres après avoir parlé de de Malterre.

-Je n’en sais rien, j’ai entendu parler d’un désir de mariage. Mais il ne reste à Séraphine qu’une enfant malingre et handicapée. Aucun homme censé ne souhaiterait voir son enfant mariée avec une créature aussi défaite. Non pas s’il veut assurer sa descendance. Ainsi je ne comprends pas. Il est vrai qu’Onésime n’a rien de bien virile, et il est… Je toussote. Très proche de Monsieur Brisendan son tuteur. Nul besoin de préciser les mots sur les choses. Mais entre ce détail et le fait qu’il ait eu des Raclusiens qui ont disparu comme tuteur, pile à des moments délicats, ne me laissent rien de bon à présager.

Que ce soit clair, ça ne m’inspire en rien et je ne comprends rien de l’histoire ou de l’affaire. J’ai le plus grand respect pour le père, le Chevalier fut à la cour de mon père un homme de confiance, alors quoi ? Peut-être que je devrais demander à Monsieur de Voisin aussi ? Il l’a connu plutôt bien après tout.

-Ils ont conscience que le futur souverain ou la future souveraine, tout parent amethien qu’il aura, n’aura pas la confession de leur pays ? Un de Choiseul gouverne au nom d’Aernia cela n’a jamais été différent et je sais que cela ne sera jamais différent. Par contre je manque de m’étouffer un peu à la suite et la douleur au fond de ma gorge me pique jusqu’aux yeux. Pardonnez-moi…le direct de vos propos m’a donné envie de rire. Je ne vais pas pleurer le rouge sur mes joues est présent. Je secoue la tête. Saviez-vous, vous qui savez si bien connaître tous les petits secrets de cours, que…Elrich et Everard avaient…passé un accord ? Elrich détestait les devoirs conjugaux et …enfin dites-moi si vous saviez ou pas ?

Je ne lui reprocherais pas de s’être tû, il ne travaille pas pour moi perso, il travaille pour l’Empire et la couronne et je l’imagine mal venir me souffler. S’il ne sait pas, je lui expliquerais…je prendrais le temps, avant de soupirer.

-Le protectorat ne s’est pour autant pas encore prononcé, et je doute qu’ils le fassent avant un moment. Au fond, je n’espère pas que le Prieur soit un prétendant, ils présenteront peut-être un homme de mon âge cette fois. Je ne m’imagine pas cela, je ne sais pas, je ne me sens pas capable de le voir à ce titre. Pourquoi ? Parce que nous n’éprouvons que du physique et cela n’engendre rien de bon pour l’avenir. Le Prieur et moi-même ne sauriont de toutes façons pas être un couple impérial, nous ne sommes pas même encore amis et des amants….je pense que cela ne suffit pas. Je sais, je devrais apprendre, mais…j’ai du mal. Et je serais obligée il est vrai. Mais le protectorat sait lui aussi que les deux autres s’offusqueront de voir qu’il n’y a pas le rouage obligatoire des prétendants, et si jamais la décision finale devient prévisible, qui sait ce que cela pourrait engendrer…

Je ne suis pas idiote quand à cela, le protectorat a beau être fort, il reste pour autant opposé à deux autres pays, trois si on compte les prétendants ambrosiens…



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