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Les rêves ça se compare pas.

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Emily de Brez
Ambassadrice eskroise / future cantatrice
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MessageSujet: Les rêves ça se compare pas. Lun 7 Aoû 2017 - 22:26

Un gémissement provient des lèvres d’Emily, dans le noir de sa chambre, elle pousse un gémissement plaintif, d’une complainte de lit solitaire, éveillée par le rêve d’un souvenir. L’hiver est aux portes de la cité, mais dans la citadelle ambrosienne, au palais, le corps d’une jeune demoiselle est agité par le souvenir, agréable, d’un après-midi doux d’automne. En extérieur de la ville, sur une petite île alentour, elle se rappelle avoir eu les pieds dans l’eau et une robe légère, à tenter d’attraper des poissons avec ses mains, comme si elle avait été un ours. Une technique de pèche ! Oui, une vraie, tout à fait, ainsi que lui a montré son tuteur.

Sous un soleil agréable et chaud, sans bise, ni vent fou, ils étaient là, les pieds dans l’eau et l’esprit espiègle a finit par pousser la demoiselle à asperger le vieil homme sous de grands éclats de rire. Dans ce rêve qu’elle a fait, aux bords de ses pensées, elle revoit les traits anciens mais encore vifs d’un homme d’armée. Elle ne se serait jamais pensée capable d’éprouver ce genre de trouble. La chemise trempée sur le corps de l’homme d’un certain âge, les rires, cette fois,d ans son rêve, le dérapage prend des allures indécentes, au point d’avoir vriller ses sens les plus primitifs, dans ce grand lit, dans le noir, le sursaut a laissé place à une chaleur bouillante, infligeant aux creux de ses reins, des demandes qu’elle n’a plus conu depuis….

Longtemps.

La dernière fois, c’était….avec Jonas, avant de se faire enlever, cela remonte. Pour une jeune femme, c’est le supplice de l’attente, ou presque. Incapable de cesser d’y penser, son souffle est haletant maintenant, alors qu’elle s’imagine, les yeux clos, des prouesses étranges qu’un tuteur peut éventuellement aussi enseigner à ce qu’il parait….
A ce qu’il parait.

Ses doigts agrippés, Emily suit une course épique avec son propre corps, troublé par les enchantements des sens qu’elle a vécu, cédant au besoin de s’apaiser, elle n’a pour l’instant aucune honte dans son fantasme, tout au contraire, il lui donne envie de songer à plus, de rêver à puis… «Nemrod… »

L’extase solitaire à son apogée, son corps se cambre puis chute. La gorge sèche, elle retire sa main d’entre ses cuisses et ouvre les yeux. Silencieuse, elle tends l’oreille, reprends son souffle…dans ses pensées, elle se demande pourquoi ? Comment ? Maintenant c’est l’Insomnie qui la guette, comme une perfide amie, alors qu’elle a cédé à ses propres pulsions, les yeux rivés sur le plafond dans le noir, elle se demande comment elle va parvenir à regarder son tuteur demain….

Demain…ou tout à l’heure. Dans deux puis une heure, elle entends le tic tac de l’horloge et quand elle cède à quitter le lit, de bien bonne heure pour une fois, sans qu’il n’y ait de lutte pour qu’elle se réveille, elle se traîne vers la seule salle d’eau de l’appartement et se déshabille pour plonger dans un bain chaud, dans lequel elle reste silencieuse. Elle raconterait cela probablement à Gaël et il se foutrait d’elle.




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Nemrod L'Envers
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MessageSujet: Re: Les rêves ça se compare pas. Mar 22 Aoû 2017 - 23:59
Vous finissiez un rapport dans votre bureau tout en laissant les gramophones enregistrer ce que vos nombreux micros captaient, vous écouteriez plus tard ; La seule exception à cela était les micros de vos appartements, que vous écoutiez. Que l’on vous trouve si l’on vous cherchait soudainement. Question d’urgence et de sécurité. De plus, même si le procédé pouvait sembler grossier, vous gardiez une oreille vingt-quatre heures sur vingt-quatre sur votre pupille, question de sécurité… et d’espionnage diplomatique en règle. Comme le disait si bien votre mentor en la matière : l’important n’était pas forcément ce qui se dit en public, mais surtout ce qui ne se disait pas, y compris dans le secret de son intimité. Pas question de prendre le moindre risque, quand bien même il s’agirait d’un manque flagrant de contrôle. Mais vous connaissiez le dicton, vous le connaissiez même trop bien : « La confiance n’exclue pas le contrôle » ! Vous ne pouviez pas vous empêcher de vérifier…

Assez sensibles, les micros ne restaient pas silencieux, offrant le bruit régulier de… non, ce n’était pas un ronflement… non… juste une respiration un peu bruyante, mais très régulière, prouvant son sommeil… et comme bercée par ce bruit, venait le grattage régulier sur le papier du stylo à réservoir, griffant de manière régulière, presque calée sur la respiration… et vous écriviez, vous écriviez, vous écriviez un rapport qui faisait déjà trente-neuf pages, et vous n’aviez pas fini, pour votre nièce l’Impératrice… même si vous lui reconnaissiez le titre bien volontiers, vous ne pouviez pas vous empêcher de bloquer en revoyant toujours la petite grenouille dans la jeune femme qu’elle était devenue. Pour vous, elle serait toujours la petite nièce haute comme trois pommes qui demandait des contes ou des histoires pour s’endormir le soir à tonton Nem’ et qui refusait de s’endormir avant la fin, ou avant une autre histoire !

Un bruit étrange vint alors des micros. Vous posiez votre plume ç réservoir, chose gênante car le réservoir ne se bloquait pas et il y avait des risques que ça coule. Tant pis. Vous vous mîtes à écouter, oreille collée contre l’arrivée du gramophone. Un autre, la respiration qui se saccadait… avait-elle un amant qui avait réussi à la rejoindre sans que vous ne vous en aperceviez ? Vous fronçâtes les sourcils à cette idée, attendant d’avoir plus d’information sur le sujet… mais rien… juste elle. Un plaisir en solitaire ? Probablement. Et vous alliez vous en désintéresser lorsque vous manquâtes de tomber en entendant votre prénom dans l’ultime instant de plaisir… là, ça vous coupait la chique, royalement ! Que… que venait-il de se passer ? Vous vous attendiez à plein de chose, y compris le nom de votre futur valet, qui commencerait dans quelques semaines, le temps d’être au point concernant les bonnes manières et éducation minimale… mais entendre un « Nemrod » comme ça, là… c’était des plus surprenant.

D’un autre côté, vous vous souveniez fort bien de sa jolie silhouette fine dans la robe légère qui lui permettait de venir nager lorsque vous aviez chassé le poisson chat à la main. Avec un résultat nul, mais mademoiselle avait préféré jouer dans l’eau trouble… enfin bref, vous n’aviez pas été complètement indifférent à sa silhouette il fallait le reconnaitre… mais l’idée était, et restait, saugrenue !

Sous un soleil agréable et chaud, sans bise, ni vent fou, ils étaient là, les pieds dans l’eau et l’esprit espiègle a fini par pousser la demoiselle à asperger le vieil homme sous de grands éclats de rire. Dans ce rêve qu’elle a fait, aux bords de ses pensées, elle revoit les traits anciens mais encore vifs d’un homme d’armée. Elle ne se serait jamais pensée capable d’éprouver ce genre de trouble. La chemise trempée sur le corps de l’homme d’un certain âge, les rires, cette fois, dans son rêve, le dérapage prend des allures indécentes, au point d’avoir vriller ses sens les plus primitifs, dans ce grand lit, dans le noir, le sursaut a laissé place à une chaleur bouillante, infligeant aux creux de ses reins, des demandes qu’elle n’a plus connu depuis….

Vous fûtes incapable de reprendre le travail qui était prévu à l’origine, trop troublé et sentant quelque raideur de fort aloi qui vous avait déserté depuis un certain temps. Du coup, vous tournâtes en rond, et ce, jusqu’à ce que vous sûtes qu’il était l’heure de déjeuner. Oui, déjà… le temps était passé si vite. Alors vous passiez par le passage secret, vous arrêtant un bref instant en entendant l’eau couler… vous n’auriez pas dû faire cela, mais après ce que vous aviez entendu… vous ne pûtes pas vous empêcher de regarder par un judas, comme il y en avait moult dans le palais, au moins un par pièce ayant un mur en commun avec les passages secret, apercevant sa silhouette juvénilement adulte… mai, vous ne restâtes pas, filant dans votre chambre pour vous changer, afin d’être présentable dans le petit salon où le déjeuner serait servi sous peu. Vous vous étiez habillé en chemin, en vitesse, ce qui était visible par de jolis plis sur votre tenue… qu’importe ! Vous vous assenâtes et sourîtes à la jeune femme, un peu gêné, quand elle passa, couverte de sa robe de chambre, pour retourner s’habiller.

« Bonjour, jeune dame ! Dépêchez-vous de vous habiller, le repas sera bientôt servi, et je doute que vous aimiez manger froid… Je vous attends ! »

Vous lui sourîtes et attendîtes un peu. Et il fallait faire comme si de rien n’était…

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Emily de Brez
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MessageSujet: Re: Les rêves ça se compare pas. Jeu 7 Sep 2017 - 9:00
Traînée hors de l’eau, l’esprit calmée, les pensées aussi, Emily s’enroule dans un drap de bain, tout à fait serré sur ses formes, et sa nuque dégagée de ses ondulations rousse, tenues en un chignon, elle soupire. Voilà qu’elle y repense, et elle secoue la tête, déjà rouge à ses pommettes, alors qu’elle ouvre la porte de la salle de bain, dégageant une lourde buée blanche qui l’accompagne dans son mouvement.

Mordillée par le froid, elle dénoue ses épaules dans un roulement, une main à tenir le drap fermé sur sa poitrine, elle se dirige vers sa chambre, ne s’arrêtant que pour retirer la pince qui tient sa crinière enflammée, laissant chuter les mèches dans son dos, l’esprit encore ailleurs. Elle sursaute à la voix, manquant de perdre sa parure précaire, qu’elle rattrape d’une main, les pans de la serviette se détachant de leur enroulage bien serré, pour former un lourd baillement dans son dos, faisant découvrir la cascade de ses reins, qu’elle détourne face au mur, en regardant Nemrod avec de grands yeux, surpris comme l’oisillon qu’elle est. «Ah ! Bonjour Messire l’Envers….je…oui tout à fait ! » Son pied appuie sur le drap qui traîne trop au sol, elle tente d’avancer avant de comprendre qu’elle tente aussi de retenir la parure, qui veut se faire la malle !

Quelques secondes suffisent au ridicule, alors qu’elle essaye de se dépétrer avant d’avoir conscience, de s’arrêter, de souffler sur une mèche sur son visage et remonter habillement la serviette, sans dévoiler sa poitrine, satisfaite, elle fait un signe de tête à Monsieur l’Envers et se détourne en pouffant pour elle-même, dans un son nasillard.

Aurait-elle pu sentir le froid cajoler son fessier blanc, désormais de moitié révélé ? Non, laissons lui l’aubaine d’être fier de ne pas avoir été plus ridicule et d’y croire, alors qu’elle disparait dans sa chambre, sans se presser, sauf qu’une fois la porte close, la donzelle ne fut que plus empressée de s’habiller, cherchant déjà toutes ses affaires préparées par Cécilie, qui, saluant Nemrod au passage, vient se présenter à la chambre pour habiller et coiffer la demoiselle.

Ce n’est qu’une fois habillée, et coiffée, qu’elle revint, sagement, l’air de rien, prendre place à son siège en souriant. Regarder Nemrod serait probablement compliqué, alors elle ne le fit pas, mais force est de constater qu’un peu moqueuse, envers elle-même, elle ne put s’empêcher de le saluer et de rajouter. «J’ai rêvé de vous cette nuit. »

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Nemrod L'Envers
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MessageSujet: Re: Les rêves ça se compare pas. Jeu 7 Sep 2017 - 10:46
Vous ne vous attendiez pas à la voir revenir dans cette tenue... en effet, vous vous disiez qu’elle était sans doute rentrée dans la salle de bain avec sa robe de chambre, chose logique, sans doute. Mais apparemment non, puisqu’elle revenait drapée dans les linges de bain... ce n’était pas convenable… et d’une certaine manière vous vous disiez que vous devriez sans doute la rappeler à l’ordre concernant sa tenue, avant de sourire en vous disant que sa dame de chambre, que j’avais eu un mal fou à trouver – il fallait quelqu’un capable de passer outre le caractère flamboyant, voire même ardent, de la jeune femme – en ferait une véritable crise d’hystérie si elle savait qu’elle se promenait sous les yeux de son tuteur dans cette tenue ! Déjà qu’elle estimait qu’il aurait fallu que les jeunes femmes soient pupilles de femmes et non d’hommes, alors si en plus elle voyait ce spectacle, elle en aurait eu un arrêt cardiaque. Et la jeune princesse aurait subi des sermons de la part de la gouvernante – enfin, la femme de chambre – de manière plus que soutenue… et pendant un long moment, des semaines pour le moins !

Et bien sûr, l’autre désavantage de ces tenues était ça : vous vous retrouviez avec un risque de vous exposer sans le vouloir puisque ce genre d’attaches n’était pas fiable. Comme là !  Il suffisait de marcher sur un pan et non seulement vous manquiez de vous écraser lamentablement au sol, mais en plus, vous risquiez d’exposer votre nudité au public ambiant. Mais bon, étant donné le public limité, cela ne semblait pas l’effrayer, si bien que quand ça arriva, la confusion commença à se peindre sur ses traits. Et le vieil homme que vous étiez ne put s’empêcher de se rire en la voyant se dépêtrer comme elle pouvait pour maintenir le faible carcan de tissu en place !

« Je ne dirais pas que je vous avais prévenu, parce que je ne l’ai pas encore fait, mais le cœur y est ! Pensez à une robe de chambre, au moins, la prochaine fois… »

Le dernier mot bien qu’audible, aurait pu mourir dans votre gorge. En effet, elle venait de se détourner pour montrer qu’elle ne cachait… plus grand-chose de ses courbes postérieures d’une blancheur laiteuse. Vous ne pouvez en détacher le regard un moment, la suivant jusqu’à ce qu’elle rentre enfin dans ses appartements. Suite à quoi vous soupirâtes. Entre le rêve qu’elle avait fait et ce genre de spectacle, les années à venir allaient être difficiles… vous vous mites à tapoter des doigts, un peu nerveusement sur la table, attendant qu’elle s’habille et se prépare. En plus Cécilie venait d’arriver, timing parfait pur qu’elle ne soit pas témoin de ce genre de moments qui auraient provoqué de jolies petites crises… il ne vous restait plus qu’à patienter…

Le plus drôle fut que vous entendîtes fort bien les récriminations habituelles de la jeune femme durant ses préparatifs. Cela restait anecdotique, certes, mais d’un autre côté elle était là, à râler systématiquement. Un art de vivre sans doute. Le problème des récriminations en tout genre, c’était que ça rajoutait du temps dans les préparatifs, aussi, c’était tiède quand elle revint pour s’installer, tant pis pour elle. Et pour vous, puisque vous aviez eu la politesse de l’attendre. Vous vous levâtes quand elle vint s’asseoir et vous laissâtes votre valet faire le service, comme il se devait. Il avait déjà mangé, lui en allant chercher le repas aux cuisines, alors !

« Vous avez rêvé de moi, vraiment  ? Voilà qui est fort curieux… racontez-moi tout ! »

Elle voulait jouer à la maligne, selon vous, aussi, elle perdait une occasion de se taire pour le coup, car vous saviez. Vous connaissiez certains éléments de ce rêve…

« J’ose conclure à l’avance que le sommeil vous fut bon ? »  
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Emily de Brez
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MessageSujet: Re: Les rêves ça se compare pas. Jeu 7 Sep 2017 - 11:04
Emily installée, laisse son petit sourire flâner sur ses lèvres, bien incapable de se déjouer de cet air malin, elle tourne sa petite cuillère dans son café, faisant attention à ne pas faire résonner l’argent contre la porcelaine, parce que cela avait le don de l’agacer. Elle se demande où est Gaël, non qu’elle n’apprécie pas ce valet là, mais elle se le demande, c’est tout. A la place, elle prends du pain, histoire de se faire une tartine, et inspire.

«J’ai rêvé de notre journée de pèche, c’était très drôle. Elle fut semblable en tout point, sauf que …. » Elle s’arrête, retient rire et sourire, se retient, pouffe et continue de tartiner son beurre. «Très bon et fort agréable. » Maintenant la confiture et elle croque. Le regard espiègle sur Nemrod, elle le dévisage et avale sa gourmandise avant de signifier au valet et à la nourrice. «Merci, c’est parfait, nous nous arrangerons pour le reste. »

Elle a appris à demander poliment le départ des serviteurs sans se répandre du tout en explication, ou justification, après tout, ce ne sont que des serviteurs. Et alors qu’elle observe les départs des deux personnages, qui pourraient être aisément rappeler, elle pose sa tartine, lèche son doigt et prend son verre de jus. Avant de boire elle regarde son tuteur.

«Je disais sauf que…je suppose que vous voulez connaître la suite ? « Elle but un peu de son jus de fruit, sans cesser de le fixer.

Entre la gêne et la malice, Lily a bien choisi son rôle, avoir honte n’est pas chose aisée quant on a au final, apprécier, et puis, cesont les dames de la cour qui se permettent ce genre de honte, tout à fait drôle quand on y penser,car il ne s’agit que d’un rêve, certes ponctué par un plaisir solitaire, mais dans ce genre de chose, il ne faut pas se méprendre : ce qui vous a donné envie, vous donne encore envie au réveil. Est-ce qu’elle avait envie de Nemrod là ? Non, seulement de le provoquer, cela faisait longtemps que ses talents féminins n’avaient point exercer leur savoir, elle se doit donc de vérifier oùcela en est !

Cela n’irait pas plus loin, puisqu’il est un homme plus sérieux qu’une jeune demoiselle en exercice de ses emprises. Ils en riraient, il lui dirait que ça ne se fait, blablabla.




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Nemrod L'Envers
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MessageSujet: Re: Les rêves ça se compare pas. Jeu 7 Sep 2017 - 13:47
Elle continue à faire la maligne, et vous vous demandez jusqu’où elle pourrait aller… vous la connaissiez assez bien pour savoir qu’elle jouerait à trouver les limites. Et quand elle les atteignait, en général, ce, n’était pas bien bon… mais bon, cela ne l’empêchait pas de recommencer, et vous le saviez fort bien ! Seulement, étant donné ce que vous saviez, vous hésitiez un peu à l’encourager… ce n’était pas une bonne idée… alors vous fronciez les sourcils et vous attendiez… vous vous demandiez si elle oserait.

Au moins, elle avait le bon sens de faire sortir le valet et la nourrice, même si celle-ci eut un claquement désapprobateur, n’aimant pas laisser la princesse seule avec un autre homme… mais bon, elle ne pouvait pas ne pas obéir à ses ordres. Et vous le saviez comme elle. Ainsi, elle allait oser. Ou du moins, vous pensiez qu’elle oserait ! vous ne voyiez pas pourquoi est-ce qu’elle oserait, ne serait-ce pas contreproductif ? Enfin bon, vous n’alliez pas l‘en empêcher. Il vous semblait que vous méritiez de savoir ce qu’elle pouvait bien avoir à dire sur la suite du rêve et ce qui conduisait à ce que vous aviez entendu. Cela vous… concernait, non ?

« Alors, cette partie de pêche, était-elle une vraie partie de pêche ou avez-vous , là aussi, préféré jouer dans l’eau ? »

Vous souvenirs de la partie de pêche ne laissait pas entendre beaucoup de pêche… en même temps, entrer dans l’eau en faisant une bombe, c’était difficile de ne pas faire fuir le poisson… vous hésitiez sincèrement à la remmener pêcher. Ou peut être devriez-vous y retourner avec Nicolas ? Lui au moins, il était capable de rester tranquille cinq minutes ! Vous sourites à cette pensée, mais vous cessiez aussi de divaguer pour repartir me concentrer sur ce qu’allait dire la jeune princesse.

« Je suppose que oui, j’attends la suite de ce rêve… »

Vous déglutites légèrement… peut-être parce que vous connaissiez déjà la fin… et que vous saviez que c’était piégeux… toutefois, innocemment, vous posiez une question.

« Mais était-ce nécessaire de faire sortir Cécilie et Arnaud ? »

Vous n’aviez pas touché à votre assiette.  
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MessageSujet: Re: Les rêves ça se compare pas. Jeu 7 Sep 2017 - 14:16
Elle eut un joli rire quand il parle de jouer dans l’eau. Il est vrai qu’ils avaient fait les idiots, ou elle seulement, plutôt que pécher, mais résister à un morceau de rivière cristallin et des roches parfaites pour sauter… autant mettre sous le nez d’un voleur tout un tas de belle roue et attendre ! Forcément, vivante et pétillante, le choix avait été vite fait.

Son verre de jus d’orange a la main, elle le regarde avec toujours cette étincelle, délicieuse et impudique, cherchant à savoir jusqu’où elle pourrait se porter dans cet échange. Oh il lui ferait la morale, bien entendu et lui dirait que ça ne se fait pas ! Comme si elle se permettrait de faire cela avec un inconnu, mais Nemrod aime bien lui rappeler des évidences, comme si elle n’avait rien dans la tête.

«Oh oui, il vaut mieux. Je préfère vous révéler mon rève en secret. » Dit-elle d’un air grave avant de se relever et de se rapprocher de son tuteur, pour lui tendre la main, elle n’avait pas très faim, elle avait envie de jouer à d’autre jeu. Ainsi, elle lui tends la main et l’invite à aller s’installer dans le coin de conversation, dans le canapé, pouvant ainsi s’installer à son coté, bien droite, bien présentable. Sans fausse note. Elle joue ce qu’on lui a appris, la déstabilisation, après tout Nemrod n’avait de cesse de lui expliquer, qu’il faut jouer la politique, comme ceci, comme cela. Alors ! «Vous vous souvenez à la rivière ? Nous étions trmpés tous deux, votre chemise collée à votre peau et la mienne…la mienne s’était mise à des jeux de transparence nullement retenue. Vous vous souvenez ? Cela m’importait peu… »

Elle lui parle de ce moment passé, jouant à détailler les petites choses de la nature, en conjuguant son esprit sur des détails un peu trop…indécent, mais de manière légère, subtile, anodine, comme si cela ne faisait que partie du corps,ce qui est le cas ! mais elle se permet après tout…enhardie par le souvenir de ces délicatesse intimes du matin.

Emily a quelques envies de femme, tout à fait indécente, et elle cherche son tuteur dans ce rapprochement, pourquoi un vieil homme ? car il ne serait point dérangeant, il réfléchirait en homme d’état, et il n’y avait rien de mieux pour une femme mariée, même mariée sans consomation. Elle y réfléchit si facilement, qu’avoir la possibilité de faire de Nemrod son amant, lui paraissait d’une logique imparable ! après tout ! N’était-ce pas aussi dans les possibles enseignements d’un tuteur ?

Elle continue librement, parlant de sa robe trempée, de ses petits seins, de ses hanches, mais elle s’arrête…jouant sur le suspens de ses mots. Entre temps, elle s’est redressée, faisant face à Nemrod dans l’appartement solitaire.

«Le reste… peut-être remémorer votre mémoire de ce souvenir ne vous déplairait-il pas ? » Elle sourit et avant qu’il ne puisse trop l’engueuler de ses audaces, elle sourit, ainsi devant lui, mordillant sa lèvre sans pudibonderie, ni rougeur.




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MessageSujet: Re: Les rêves ça se compare pas. Ven 8 Sep 2017 - 10:56
Vous saviez que c’était une pente glissante qu’abordait votre pupille, en cet instant. Vous saviez aussi que vous auriez du la freiner, d’autant que vous connaissiez la « fin » … ou du moins vous la supposiez fort bien. Vous aviez connaissance, ou du moins, vous aviez des idées sur ce qu’elle espérait obtenir à la fin de cette discussion particulièrement olé olé. Vous n’ignoriez pas que les tuteurs et tutrices pouvaient, occasionnellement, apprendre certaines choses à leur pupille, des choses assez intimes, mais vous saviez aussi que si cette demoiselle était une princesse d’Eskr, c’était parce qu’elle était mariée… or donc cela posait un délicat cas de conscience et de moral… coucher avec sa pupille n’était pas quelque chose d’interdit, loin de là ! Il s’agissait d’un apprentissage comme un autre, après tout. Mais pour des questions de politique et de diplomatie… oui, voilà, c’était tendu… aussi vous vous rendiez compte, là, dans le canapé, assis à côté d’elle que non seulement votre raideur revenait au fur et à mesure de sa description, mais aussi que vous auriez sans doute museler cela plutôt….

Vous vous souveniez fort bien de tout cela pourtant, mais vous la laissiez parler et vous visualisiez fort bien la situation, pour l’avoir vécue, c’était la raison qui avait fait que vous l’aviez encouragé à venir en eaux plus profondes là où le trouble de l’eau masquerait tout… et quand elle se tut, vous auriez presque soupiré de soulagement, et peut être de frustration, juste un petit peu… vous remémorer cette scène ? Merci, vous la connaissiez fort bien, chaque détail vous était revenu en tête grace à elle. Mais vous compreniez fort bien ce qu’elle entendait par là…  A vraie dire, pour le coup, elle était transparente comme de l’eau de roche ! Vous plongeâtes votre regard dans le sien avant de poser doucement la main sur son épaule. Vous la fixâtes comme cela un moment avant de lui poser une véritable question. Pas juste pour la forme, mais parce qu’elle pouvait avoir de lourdes conséquences…

« N’est-ce pas un terrain glissant que vous abordez là ? Tant en matière diplomatique qu’en matière religieuse ? Je vous apprend à peser les conséquences de vos actes et de vos paroles, or là, vous êtes en train de vous laisser aller à quelque chose qui ne saurait être sans conséquences justement. Vous avez des envies, et je nierais que je ne puisse pas m’y complaire, grace à mon rôle de tuteur… mais je continue à penser qu’il s’agit là d’une mauvaise idée… ou alors peut être avez-vous déjà pensé aux conséquences et trouvé un moyen de les limiter ? »

Non, vous ne rameniez pas tout cela à un simple exercice géopolitique.

« L’adultère, même au sein d’un mariage plus qu’arrangé, n’est pas une chose à considérer à la légère… et quand bien même je me plairai à l’idée de vous céder sur le physique, comment voulez-vous que je me sente encore propre sur moi alors que je sais ce qui se fait là ne serait pas bien ? D’autant que tout finit toujours par se savoir… »

Tout finissait toujours par se savoir… vous étiez bien placé pour le savoir, vu que vous finissiez toujours, ou presque, par connaitre le fin mot des histoires auxquelles vous vous atteliez…

« Vous avez des envies, et je le comprends, mais pourquoi y cèderai-je, alors ? »

Et le fait que vous puissiez en avoir envie – le démon de midi prenait tout le monde à un moment ou à un autre – n’était pas une excuse suffisante…
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MessageSujet: Re: Les rêves ça se compare pas. Lun 11 Sep 2017 - 8:14
«Je considère cela comme j’ai considéré ma sexualité avant ma contrainte de mariage. J’ai toujours su limiter toutes les conséquences que peut engendrer le plaisir de la chair. » Emily ignore tout à fait s’il parle de conséquence type grossesse, mais il va de soit qu’elle connait les potions qui enlèvent la vie, pour en avoir déjà prise, par précaution, la chance ou les Dieux ont veillé à un refus de son ventre. Et puis, il n’est pas obligé de passer aux endroits de conception, ni même d’y finir. En vérité, Emily ne va pas le lui apprendre, pour un vieux militaire, ce genre de chose, il doit les connaitre !

«Pensez-vous qu’il soit si mal que cela d’entretenir notre entente sur ce genre de chose ? Vous êtes veuf, et je suis peut-être mariée, mais sous le signe de la parjure et cela ne peut porter aucune valeur à mon regard. Pour la simple raison…que jen’y ai pas offert ma foi la plus dévouée et que j’ai prier milles fois Soernial de ne point laisser Lowell obtenir ma couche. Et il est à considérer qu’il n’a jamais forcé mon lit. » Emily pense tout à fait que son dieu a veillé quand même sur elle,une fois le mal fait. Elle a prié, tant et si bien, refusant, qu’elle s’imagine tout à fait qu’il s’agit là de l’interaction des divinités, bien entendu que Lowell n’est pas un rustre, mais il reste un homme. Qu’il l’aime vraiment, cela ne l’empêche pas de saisir ses cuisses, après tout, en Eskr, ce n’est pas cela qui chagrine les commandements, les femmes n’ont pas beaucoup droit de parole !

A mesure de ses mots, elle a défait sa vêture d’ailleurs, adieu la veste, elle est en train de glisser la robe blanche quand elle reprends ses mots. «Vous pouvez refuser, je n’en tiendrais pas ombrage. Je ne suis pour autant pas idiote, je sais que rien ne sortira de cet appartement, jamais, je ne vous demande point d’amour, c’est beaucoup plus simple que cela. »

La robe glisse de ses épaules. Dans un petit corset blanc, et un simple dessous rappelant un short pour couvrir ses cuisses, ses jambes sont ornées de bas qui remonte jusqu’au-dessus de son genou. Elle vient se glisser sur Nemrod, consciente de sa potentielle séduction. «Vous avez des envies aussi, pourquoi n’y céderiez vous pas non plus ? » Elle sourit. «Hormis les enjeux politiques et diplomatiques et religieux ? »Oui hormis cela. Même si elle n’a pas l’inconscience de ne pas les prendre au sérieux.




"C'est fou comme c'est une chose pratique le mariage.
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Nemrod L'Envers
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MessageSujet: Re: Les rêves ça se compare pas. Lun 11 Sep 2017 - 14:13
Toujours savoir limiter les conséquences ? Au moins cela voulait dire que votre pupille les connaissait. C’était un bon début… vous restiez silencieux. Vous aviez posé une vraie question, et elle impliquait une réponse, une vraie réponse, même si vous n’aimiez pas forcément conditionner des choses comme une relation intime. Mais il y avait de petites choses qu’il fallait régler, notamment cette histoire de conséquences. Elles vous travaillaient sérieusement. Primo parce que ce ne pouvait être qu’une passade, un moment dans une vie, une bêtise, clairement. Mais il y avait un autre problème, notamment moral… qu’elle était mariée de force ou pas, le fait était qu’elle était mariée… et qui étiez-vous pour risquer une guerre pour si peu ? Une exagération ? Certainement pas… Lowell n’était pas un fin politicien, mais il était jaloux et possessif. Et s’il y avait bien une chose que vous aviez appris, c’était que tout finissait toujours par se savoir…

« Je vois. Mais techniquement, ça reste de l’adultère… la morale, vous connaissez ? »

Oui, qu’elle ne s’y soit pas complètement engagée ou à fond, cela restait de l’adultère, démon de midi ou pas, cela restait de l’adultère et cela vous gênait un peu… d’autant qu’à votre âge, vous n’étiez même pas sûr de pouvoir assurer le service minimal… bon, si quand même mais façon de parler… vous l’observâtes un peu… elle ne réfléchissait peut-être pas, question de manque, qui sait… vous la regardâtes s’installer sur vos genoux, à califourchon. Vous sentiez son parfum, ses yeux était si proche des vôtres, son corps contre le vôtre ou peu s’en fallait. Ce n’était pas une bonne idée… vous le saviez… ce n’était pas… pas une bonne idée…

Il ne fallait pas céder… c’était contre tous vos principes… et puisque la raison ne l’atteignait pas, vous eûtes une idée… il s’agissait d’une idée qui pouvait régler le problème ou l’empirer… quitte ou double. Vous posâtes la main derrière sa tête, et vous lui saisîtes sa chevelure flamboyante, la maintenant trop proche, et trop loin… elle était assez proche, maintenant, pour sentir qu’elle déclenchait chez vous une raideur certaine… surtout dans cette petite tenue… enfin, vous prîtes la parole !

« Je n’ai jamais été connu pour ma tendresse, pour ma douceur, ou pour ma délicatesse, dans les ébats. Loin de là, je suis exigeant, dirigiste, brutal, presque violent, et exclusif. Je ne suis pas un jouet avec lequel vous pourrez vous soulager. Je suis même plutôt du genre à me comporter de la manière inverse… mais je doute que vous puissiez trop supporter ça… vous avez un caractère trop flamboyant… »


Vous ne la mettiez pas au défi, vous lui décriviez un peu ce que vous voyiez comme l’exact opposé de ce qu’elle pouvait attendre de ce genre de relation… ou du moins comme vous l’imaginiez… et le portrait collait assez bien avec un militaire, un officier très haut gradé, sans cœur comme vous aviez montré l’être par le passé… voilà, cela devrait peut-être la rebuter, c’était à espérer…
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