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 :: L'histoire Ambrosienne :: 1er niveau de la Cité :: Quartier des sciences

Acte 2, scène 3 : Voltigeuse tu ne m’auras pas comme tu le crois

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Valerian d'Andressy
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MessageSujet: Acte 2, scène 3 : Voltigeuse tu ne m’auras pas comme tu le crois Mer 6 Sep 2017 - 22:06

Je dois avouer qu’il faisait un temps démentiel, de lourd flocon venait à tomber, fendant le ciel, le monde était en train de sombrer, sous la glace et le froid, tout s’éclipser ma foi. J’avais la terrible sensation que les dieux étaient submergés et que les agents de l’innommable gagné. Au fond de mes sombres pensées, j’étais peut-être effrayé, je croyais que le temps était glacé à cause de la main terrible d’un malveillant, c’est ce que mon grand-père me disait pour me terroriser enfant, et là, je me sentais comme le petit garçon abandonné, qui se demandait si les Dieux pouvaient toujours le protéger.

Affublé de cette pensée, je cessais de regarder, les petits points blancs tomber, pour observer mon installation désormais. Dans la serre du toit était installé, de quoi faire en sorte de nous sustenter, quand je disais nous, je pensais à une petite sans le sou, qui s’était mis dans l’idée de m’attraper. Elle voulait me livrer. Mes ouailles m’avaient murmurer qui elle était, elle n’était point discrète mais parfaite à la grimpette et je dois avouer qu’elle m’intriguait.

Je l’avais quelques fois piégée, dans toute la superbe qu’il m’était donné, lui offrant presque ce qu’elle désirait, joueur, jamais moqueur, j’avais décidé de passer à un niveau supérieur,tout était presque prêt, il suffisait désormais de l’appâter. J’avais déjà mon idée, je ne devais pas trop jouer à l’envolé, car mon bras était toujours blessé et je ne voulais pas que ma blessure se retrouve à saigner.

Tout était donc prêt, mais je crois l’avoir déjà signalé, il ne me restait qu’à l’appâter !

****

Elle avait dévoré mon hameçon et me voilà en plein transpiration ! Par ce temps tout à fait gelé, je risquais de m’enrhumer ! Que la diablesse ne pense même pas à me dire de me laisser arrêter,j’allais lui dire de même s’excuser. Sur les toits enneigés je je l’avais entraîné, courant sur les coursives sans chuter et j’avais finalement disparus dans une belle petite serre d’un toit ouvragé, dans lequel je m’étais glissé.

Il fait bon et chaud, mais mieu vallait qu’elle garde son manteau, alors que le visage grimé en un élégant blondinet, je m’étais installé, à la table pour dîner. Aux chandelles nous étions éclairés, par un poël de bois chauffé, et sous des cloches, le repas se trouvait. Un repas froid en vérité, je n’avais pas pu avoir quelque chose de correctement chauffé pour le déguster.

Ainsi, j’attendais !


Lampré ou d'Andressy?
Charmant charmeurs, voleur de coeur, briseur de couche, l'on s'attarder pour un baiser de sa bouche. Mais est-il Valerian ou bien Lampré? Nul ne le sait séant, à vous de deviner
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Saraid Aisling
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MessageSujet: Re: Acte 2, scène 3 : Voltigeuse tu ne m’auras pas comme tu le crois Lun 25 Sep 2017 - 10:29
Attraper Lampré, un but que je me suis fixée… mais bon, c’est bien joli mais ça reste très difficile… pire encore, il semblait aimer faire croire qu’il se sentait acculé… mais à chaque fois, il y avait un détail qui me faisait le louper de peu ! Plusieurs fois, je finissais presque avec des larmes de rage ! Je ne passais jamais qu’à ça ! Et ça avait quelque chose de frustrant… de terriblement frustrant ! Heureusement que je n’abandonnais pas ! Voilà ce qui me caractérisait le plus : je ne me laissais jamais abattre et je retombais toujours sur mes pattes – plus ou moins – pour continuer. Et puis quand ça allait pas il y avait toujours un ami pour me faire rire. Oui, vous savez, gael, le gars qui avait rattrapé mon Dio ! Ben le voir de temps en temps, ça me faisait du bien. Il était gentil, inventif, spontané… et carrément gamin ! Du coup, ouais, il m’amusait beaucoup et je l’aimais bien. Mais bref, fut que j’arrête ou je vais me mettre à rougir…. Oui, rougir eh bien je vous dit zut !

Encore une fois, je me tenais sur un toit prête à courir. Il y avait un gros temps et tout était très glissant, au point que passer par les toits était dangereux. Donc il passerait par-là, car personne ne s’y attendrait. Logique imbattable. Enfin, pour moi. Je soupirais et grelotais. Pour être rapide et efficace, je ne pouvais pas me permettre de m’habiller trop chaudement, alors j’avais un poil frisquet, malgré la veste d’aviateur que je m’étais procurée et qui était doublée à l’intérieure avec un peu de fourrure pas cher mais relativement chaude. Game m’avait demandé si c’était du pol de bébé phoque… je ne captais toujours pas s’il se moquait de moi ou pas. J’avais trouvé pas trop cher un grappin qui se pliait pour se coincer dans une boucle de ma ceinture, à côté du petit rouleau de corde que je gardais toujours pour ce genre de nuit. Je ne voulais pas mourir d’une glissade. Oh, j’avais pas beaucoup de corde hein ! Mais assz pour me hisser d’un ou deux étages, au vas où… le problème, ça allait venir d’autre chose ! Je regardais mes doigts rougis par le froid – on rougissait toujours avant de bleurir, croyez-moi – et ils étaient un peu gourds. Là, ça allait être compliqué… mais bon, allez ma fille, on se tiens prête et on reste aux aguets !

Une ombre passa. Quelqu’un qui marchait dans la neige qui commençait à rester ! Le voilà ! Je me lançais à sa poursuite sur les toits, d’un pas plus sur que je ne l’aurai du. Mais à aucun moment je ne glissais. En même temps, j’avais une super technique : pour rendre les semelle plus adhérentes, je les enduisais de vinaigre blanc. Régulièrement. Oh, ça ne m’aurait pas empêché de glisser mais ça m’empêchait les chutes les plus stupides. Equilibriste dans l’âme, j’avançais plus vite que lui, je le suivais sur les coursives sans la moindre hésitation ! Pire encore, je gagnais progressivement du terrain. Il tournait, je tournais. Je le suivais si près que bientôt il pourrait m’entendre respirer lourdement. J’avais chaud, à cause de ma veste, mais je n’avais pas le choix, l’enlever, ce serait attraper la mort ! J’avais laissé tomber l’idée de lui dire de se rendre : il m’avait ri au nez les fois précédentes, et j’étais résolue à me contenter de lui sauter dans les pies et de ne pas le laisser partir. Mais il fallait que je gagne encore quelques mètres, et là, je pourrais le faire ! Allez ma fille, n’abandonne pas !

Heureusement que j’avais du souffle.

Il s’engagea sur une verrière… un court instant j’hésitais à le suivre, jusqu’à le voir descendre dedans… alors je m’y engageais aussi : s’il était passé, je devais pouvoir le faire sans problème ! Je le suivais dans la serre où il faisait un peu moins froid, même s’il y avait de la neige sous la trappe que l’on avait prise. Je m’écartais et regardais de tous les côtés… où était la sortie au juste ? J’entendis des pas. Par-là ! Je m’y précipitais, préparant la seule arme que je prenais pour l’attraper. Je ne me voyais pas le blesser. Alors j’avais un petit outil que gael m’avait procuré : des bolas.

Je commençais à les faire tourner, lentement, pour me préparer… mais je cessais en voyant la mise en scène... et je restais conne, à regarder, à rougir, et à me demandait où était le traquenard… et surtout, pourquoi avoir installé une table, là, comme ça ? Il ne croyait quand même pas qu’on allait diner… si ?

Je ne savais pas comment réagir, alors je restais comme ça, à attendre… fixant mon « hôte » en fronçant… mon bras était retombé et je cessais de faire tournoyer mon arme, plus parce que je n’y pensais pas qu’autre chose ! Mettre la main sur Ambrose Lampré, c’était un bon moyen de se faire une jolie dose d’argent. De quoi me mettre à l’abri jusqu’à la fin de mes jours. Non que je compte cesser de travailler, mais voilà quoi ! 
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Valerian d'Andressy
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MessageSujet: Re: Acte 2, scène 3 : Voltigeuse tu ne m’auras pas comme tu le crois Lun 9 Oct 2017 - 13:26
–Surprise ?

Je ne pus m’empêcher de sourire, non, je ne pense pas rire. La jeune demoiselle me donne parfois des ailes, et j’ai son charme qui vient me frôler. Tenace et pleine d’agilité, elle veut tant me capturer, qu’elle y est presque arrivée. Mais pas de la façon de son souhait, sauf que je ne peux lui confier. Car j’ignore moi-même en vérité, que cela s’est ainsi passer !

Je viens à lui offrir un magnifique sourire, le visage encore une fois grimé, je l’observe être surprise de cette scène posée, et je la laisse encaisser. Elle est intelligente, je pourrais même dire brillante et je rêverais de savoir aussi bien qu’elle me débrouiller, mais j’ai d’autres domaines qui me permettent de la dépasser.

-Je me suis dis qu’il était temps de partager un bon diner et de discuter un peu. Sauf si vous voulez seulement m’attraper. Du coup, vous me verrez obliger de m’échapper encore une fois.

Un accent parfait d’un pays étranger, ainsi parle Lampré, roulant quelques « r » dans son phrasé. Je lui désigne la table dressée, le choix lui sied.

-Il fait plus chaud à table, croyez-moi.

Je pris le pas de m’en rapprocher, détachant une chaise par le dossier pour l’inviter à s’installer. Je lui fis signe d’un revers de la main, confiant et presque serein. Je me suis toujours demander pourquoi elle tenait temps à ‘mattraper, la prime est surement ce qui lui plait, mais peut-être l’adrénaline qui sait ? J’aime qu’on pense à me pourchasser…mais j’aime savoir pourquoi en vérité.

-Non ? Cela ne vous intéresse pas ?

Accepterait-elle ma foi ? Je ne sais pas, j’ai envie de dire que oui, car ce serait plus amusant et plein d’une certaine folie…me décevrait-elle en refusant ?je vais le savoir séant.


Lampré ou d'Andressy?
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Saraid Aisling
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MessageSujet: Re: Acte 2, scène 3 : Voltigeuse tu ne m’auras pas comme tu le crois Dim 29 Oct 2017 - 2:23
Je n’aimais pas ça… je restais silencieux, à hésiter, sans trop savoir quoi faire ! C’était l’horreur ce genre de plan.. mais il y avait des trucs qui me gênais un petit peu dans tout ça.. j’essayais de le coincer depuis un bail, et là, il me proposais à manger, un repas, vraiment en tête à tête… genre in love… non, non, no, et non, ça ne pouvait pas être aussi simple ! Je restais silencieuse et j’attendais un peu, alors qu’il parlait de discuter… non ! Ce n’était pas possible. IL y avait baleine sous gravillon, là… mais alors où était cette foutue baleine ? Je fronçais les sourcils. Okay, il était charmeur, et pas vilain. Mais bon, comme si je me faisais avoir si facilement… bon, okay, je me faisais avoir régulièrement, mais pas ce soir en tout cas !

« Y a rien à dire ! »

Je me remettais à faire tourner mon arme pour lui donner une bonne rotation. Ça allait partir, il était là, à portée de main, je pouvais même le toucher… et il ne pourrait pas s’échapper ! Pas cette fois ! Je restais donc sur mes ardes, m’approchant de la chaise, jusqu’à le voir l’écarter pour que je m’asseye… je regardais la chaise, puis la table, et je rculais prestement. Oui, j’avais faim. Mais non, je ne comptais pas me laisser faire ! ET puis… et puis maman avait toujours dit que manger à la table d’un voleur, c’était comme voler soi-même !

Et je n’étais clairement pas du genre à me laisser avoir, même si j’en salivais presque d’avance… j’avais faim, oui et mon ventre fit d’ailleurs un bruit pas jouasse du tout, à l’idée de manger. Non que je ne mange pas à ma faim. Mais bon, je me contentais de peu, d’où ma ligne parfait et le fait que mes petits muscles ressortaient ! Je restais aussi silencieux avant de finalement m’écarter et aller de l’autre côté. Je devais accepter ? Disons que ça me rendait curieuse… et ça me donnait des envies de méfiance…

« J’ai pas confiance pour manger ce que vous préparez… qu’est-ce qui me dit au juste que c’est pas drogué ou autre ? Je suis pas un lapereau de trois semaines ! Alors où est l’arnaque ? »

Je posais un genou à terre, je regardais rapidement sous la table. Pas d’attrape nigaud. Je regardais la chaise, rien à dire apparemment, je m’appuyais dessus et elle résistais. Puis je retournais la chaise et j’acceptais de m’asseoir. Pas de manger, bras croisés sur le haut du dossier. Comme ça, au moins mauvais coup, je pouvais me relever et foutre le camp en arrière en cas de besoin. Je prenais un de couteaux et l’attrapais comme un couteau de lancer, faute de faire tourner les bolas, je faisais voler un couteau ! C’était le vieil Andrew qui m’avait appris, il y avait des années...

« Qu’est-ce que vous voulez ? »
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Valerian d'Andressy
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MessageSujet: Re: Acte 2, scène 3 : Voltigeuse tu ne m’auras pas comme tu le crois Jeu 30 Nov 2017 - 20:10
Charmante et méfiante, voilà des qualités qui sont délicieuses à observer. Sous sa naïveté, se cache une demoiselle rusée, peu éduquée, mais qui a d’autres spécialité. Elle a su me toucher, m’approcher et me charmer, mais je ne saurais clairement lui dévoiler, ni même à moi en vérité. Il est temps de nous découvrir un peu, n’est-ce pas le mieux ? Non que je veuille la séduire, elle risquerait de véritablement fuir, mais nous pouvons engager nos échanges endiablés à quelques instants plus posés.

Elle me faire rire, je ne vais pas le cacher et c’est un sourire qui vient poindre le bout de son nez. Sur mon visage grimé, on peut trouver, cette expression de félicité. Je suis installé, la laissant se placer, tandis que le cœur vaillant, j’observe son visage présentement. Douce demoiselle pleine de détermination, vas-tu me capturer sans émotion ? Je pense que tu es déterminée et que tu as fait tes choix sans crainte de te retourner, mais tout ce que cela peut t’apporter, c’est un simple temps de félicité.

-Vous connaître ! Que diable d’autre ? Je suis curieux ! Vous avez décidé de me pourchasser et il est très très dur de vous échapper, vous êtes une grimpeuse hors-pair. Mais pourquoi ?

Dis-je en la servant, elle et moi, d’un verre de champagne de très bon choix. Je fais péter le bouchon, avec de l’amusement pour toute émotion, versant les bulles dorées dans une coupe cristallisée. Je la rapproche de la demoiselle décidée et viens même à la mienne, goûter.

Je ne devrias rien dire pour le risque que tout cela soit empoisonnée, parce que ce n’est pas dans le style de Lampré, mais je suis tout de même un peu vexé et je vais pas trop me gêner.

-Vous me pensez vous aussi empoisonneur ? Je pensais que vous me connaissiez un peu pour vous douter que tout cela n’est qu’un mensonge pour m’accuser de je ne sais quoi. Des choses que j’ai vu, peut-être…peu importe. Je vous pensais plus rusée !

Me voilà presque blessé alors que je lève ma coupe pour trinquer, qu’elle partage cela avec moi, ou pas, je me permettrais de faire chanter les coupes désormais dorées.

-A votre merveilleuse capacité de grimpette. Et à moi, un peu.


Lampré ou d'Andressy?
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Saraid Aisling
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MessageSujet: Re: Acte 2, scène 3 : Voltigeuse tu ne m’auras pas comme tu le crois Jeu 11 Jan 2018 - 23:48
Il m’avait tout fait pour m’échapper, alors qu’est-ce que ça maquillait ? Je ne comprenais pas, et ça m’énervait. D’accord, je n’étais pas la plus futée des miss, mais je me débrouillais bien avec ma tête, et ça commençait à m’agacer de ne pas comprendre où il voulait en venir… et puis… et puis dîner avec lui… ça me donnerait l’impression d’être son complice, ce que je ne voulais pas le moins du monde ! ET puis… et puis pourquoi est-ce qu’il faisait ça ? Après tout, ça n’avait, pour ainsi dire, aucun sens ! On en était loin, même ! Je ne pouvais décemment m’asseoir et diner en sa compagnie comme ça… et ce, même si un vrai repas, j’en rêvais…

Et puis de toute façon, ça sentait l’arnaque. Et puis à tous les coups, il voulait que je m’entende assez bien avec lui pour que je me sente coupable d’essayer de l’envoyer en taule ! Mais pourtant, c’était ce que j’allais faire… ma décision était irrévocable, non ? Alors au pire, prendre une pause en sa compagnie ne me ferait pas revenir sur ma décision, si ? Alors pourquoi est-ce que je devrais me méfier ? Peut-être parce que je ne voyais pas où il voulait en venir, au juste… et je me souvenais toujours des propos de mon père : les hommes ont et auront toujours des plans que je ne comprenais pas… alors il fallait avancer comme si sur le sol, il n’y avait que des charbons ardents…

« Je n’en vois pas l’intérêt... »

Oui, en somme c’était lui qui voulait tout ça, moi je ne voulais que le capturer, après tout ! Je ne voulais pas le connaitre, même si je me doutais bien qu’il essayerait de me donner des infos sur lui, ou du moins, me faire croire qu’il me donnerait des infos sur lui. Mais sincèrement, je m’en fichais, je voulais juste l’attraper. Vivant, bien sûr. Du coup, j’essayais de voir ce que j’aurai à gagner à part avoir le ventre plein (chose qui ne me suffisait pas, je mangeais peu et je survivais très bien comme ça ! Même si parfois, le soir, je m’endormais avec des gargouillis… oui, je n’étais pas riche, et j’étais assez niaise pour me faire voler de l’argent souvent. Je le savais… mais cette fois-ci, je ne me ferais pas avoir…

Et puis en plus, je voyais son visage… et ça, ça me semblait assez louche, en fait… pourquoi me le montrait-il son visage, au juste, s’il ne voulait pas que je l’attrape...c’était stupide, non ? Donc c’était forcément un masque… ou du maquillage… sans doute plus du maquillage… même au théâtre, les masques aussi parfaits n’existaient pas. Donc le repas pouvait m’aider à le reconnaître par la suite… je me tus un moment avant de finalement le regarder, sourcils froncés, ouais, le maquillage, la peinture, ça pouvait s’effacer…

Je m’installais, bras croisés devant moi, libre à lui de parler, mais je me réservais le droit de ne pas répondre. ET qu’il mange, boive, ou joue à faire chanter les verres s’il le voulait, moi je ne toucherai à rien. Par principe !

« Vous m’excuserez d’éviter de vous faire confiance ? La parole d’un voleur, ou son honneur, qui peut y croire ? Buvez, mangez, parlez, mais si vous voulez plus de ma part, il va falloir me donner une bonne raison, une vraie bonne raison, qui m’implique, me concerne, et me motive. »

Une fulgurance me traversa l’esprit… et si Lampré avait payé un comédien ? J’étais en train de me faire avoir comme une conne...
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Valerian d'Andressy
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MessageSujet: Re: Acte 2, scène 3 : Voltigeuse tu ne m’auras pas comme tu le crois Mer 28 Mar 2018 - 19:41
-L’intérêt est plus nous nous connaîtrons, plus vous serez réellement capable de m’attraper !

N’étais-ce pas l’évidence ? Nous n’étions pas ici pour de simple connivences, non, elle devait me connaître pour un jour m’attraper peut-être ! Mais si elle s’y refusait, alors, je ne pourrais jamais que la laisser me pourchasser, et ne pas m’arrêter. A dire vrai, je ne me permettrais pas de penser qu’elle ne pourra jamais me capturer, sur un malentendu, une prise au dépourvu, ce ne serait pas du jamais vu ! Mais en attendant, je pense réellement, que nous devrions nous connaître un peu mieux pour faire grimper les enjeux !

Je ne vais pas vous mentir maintenant, la douce enfant me charme réellement, j’aime sa persévérance et sa ténacité, son endurance et sa singularité. Son obstination à se méfier est une excellente chose en vérité, même si elle n’allait rien risquer et bien, mieux vallait, ne pas le diable tenter ! Ainsi donc, je l’observe parler et je souris avec légèreté. Elle doit s’imaginer milles façons de me démasquer, comment retirer de sur mes traits ce masque de fausse chair posé !

-Et bien, je n’en ai pas ! Je ne vais pas vous mentir, je pensais que cela vous plairait. Ce n’est pas une réussite.

Une moue vient mes lèvres agitées, alors que je me redresse sans me presser. Magnifique Lampré, je pense qu’elle ne veut que m’arrêter sans plus d’idée que l’argent à la clé. C’est un peu dommage je env ais pas vous le cacher.

-Vous savez, chère amie, je n’accorde pas souvent, et à n’importe qui, d’être à la hauteur pour me poursuivre. Il y a Monsieur Welton et puis je pensais que la place vous irez. Dites-vous que plus je vous laisserais m’approcher, plus vous pourriez être celle qui me ramènerait à la gendarmerie. Vous ne m’aurez pas ce soir, je ne vais pas vous le cacher, mais…un jour.

Je laisse le son s’en aller, divaguer de ma bouche sans s’arrêter alors qu’un sourire sur mes lèvres a percé. Je la salue d’un mouvement élégant, mon chapeau enlevant, elle pourra me retenir si elle est curieuse de cet avenir, mais sinon, je m’en irais, sans lui laisser le temps de m’attraper !


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Saraid Aisling
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MessageSujet: Re: Acte 2, scène 3 : Voltigeuse tu ne m’auras pas comme tu le crois Ven 13 Avr 2018 - 13:45
Mouais… là, je ne suis pas sure du tout… mais bon… il a, peut-être, raison… Rhaaaa c’est compliqué tout ça. Parce que s’il sait que je veux des informations, il me donnerait ce qu’il sait que ça ne va pas me servir vraiment, tout en sachant que je pourrais très bien savoir que ce qu’il me donne est sans réel intérêt… Saraid, tu es en train de te faire bananer, ma fille ! Allez, réfléchis mieux que ça, tu sais que tu en es capable… mais là, je ne sais pas exactement… je reste un peu silencieux et je continue à hésiter… et puis… il y a ce repas… sincèrement, je ne vais pas mentir, si je mange à ma faim, c’est tout juste, alors un peu de beurre dans les épinards… je ne vais pas dire non… moi je ne peux pas me permettre de faire dresser une table avec de bons plats dans une verrière…

D’un autre côté… d’un autre côté, ça ne doit pas être pratique de manger avec un masque, n’est-ce pas ? Je ne perds rien à essayer de voir une opportunité, pensant qu’il mange ou qu’il boit… oui, peut être… et moi, comme ça, je peux aussi manger… mais c’est trop facile en fait… il y a forcément une arnaque… sinon, c’est qu’il est moins intelligent que moi… et ça, j’ai du mal à le penser… sinon, je l’aurais déjà attrapé depuis un moment… il y a donc bel et bien baleine sous corail…. Je me mordille les lèvres pendant que je réfléchis à ce qui serait le moins sot, en vérité… mais je n’arrive pas à me décider…

« Vous n’avez rien accordé du tout ! J’ai pris ma décision, et la seule raison pour laquelle vous n’êtes pas encore derrière les barreaux c’est que je n’ai pas encore pris la décision de vous tirer dessus à vue ! »

Oui, je suis douée. Suffisamment pour être assez proche, même un court instant, pour le toucher. Et pas qu’une seule fois ! Du coup, je suis sure d’une chose : il n’a rien décidé à part cet instant, le reste, il l’a subi. Et si j’avais vous m’armer d’un revolver, il serait déjà mort. Mais il est hors de question que je m’abaisse à tuer qui que ce soit. Je compte la capturer, je ne suis personne pour décider de l’issu du procès qui en suivrait… je ne suis personne pour décider à la place de Mirai…

« Rien n’indique que je ne vous aurais pas ce soir… et puis, vous savez quoi ? Vous ne me connaissez pas, et vous pensiez que ça pourrait me plaire ? Mais pour qui vous prenez-vous ! … »

Je cherche les bons mots, l’insulte qui me permette de paraitre à la fois distinguée et cinglante, le genre de choses qu’une bonne dame de bonne famille saurait sortir en toute dignité.

« Pauvre type. »

Cloué le bec, bravo !  Tu aurais pu être encore moins digne en balançant ça ! Je serrais les poings… je l’aurai un jour, je l’aurai, aujourd’hui j’essaye et au pire, demain je réussis !
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Valerian d'Andressy
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MessageSujet: Re: Acte 2, scène 3 : Voltigeuse tu ne m’auras pas comme tu le crois Jeu 19 Avr 2018 - 17:32
Je voudrais dire qu’elle peut me charmer dans cette envie de s’opposer, j’aime sa façon de penser, cette certitude de ne pas s’être faites entraîner, mais elle ne peut imaginer combien j’accorde peu qu’on puisse m’approcher. Je ne dénigre pas son esprit, car je ne suis pas ainsi, mais j’avais envie de la laisser presque gagner et si le limier le savait, il y verrait une magnifique opportunité. Hors je l’observe s’agacer, une obscénité me balancer et j’ai envie de rigoler. Mais je me retiens en vérité. Elle pourrait tout à fait s’en vexer. Et je n’irais pas le lui reprocher.

Je viens à me relever, à vrai dire une chose m’a agacé, non point l’insulte lancé, l’idée qu’elle veuille tirer. J’ai en horreur les armes à feu, je trouve ça injurieux. Le prix d’une vie ne peut se détenir, seul les Dieux peuvent choisir et s’ils ont aussi créer les pistolets, en insinuant l’idée dans les scientifiques pensées, je ne peux que détester. Jamais Lampré ne sera armé, et jamais il ne tuerait, j’en avais fait le serment et je m’y tiendrais séant !

-Et bien Mademoiselle, puisque rien ne vous plait et que vous n’êtes pas réceptive à mes engouements, je vais vous laisser !

Voilà tout ce que je pouvais lui narrer, retirant mon chapeau pour la saluer, je ne vais pas rester, puisque tout cela lui déplait. A dire vrai j’aurais tout de même espérer la voir réceptive à ces idées, mais je puis comprendre qu’elle n’est pas ainsi charmer ! Je crois que jamais je ne verrais, personne à ma démesure s’opposée, je rêve d’une complicité pleine d’étrangeté, mais ce n’est peut-être pas en la voltigeuse que je vais la trouver, cependant, elle me plait et je ne vais pas tout à fait m’en aller à jamais.

-Ce fut un plaisir !

Je la salue sans me départir de mon sourire avant de reculer et courir, il me faudrait m’échapper, disparaitre dans cette nuit tombée et espérait que ma prochaine idée viendrait à la charmer. Qui sait ? Ce n’est pour l’instant pas gagner, mais vous savez ce que l’on dit ? Rien ne m’arrête dans la vie !


Lampré ou d'Andressy?
Charmant charmeurs, voleur de coeur, briseur de couche, l'on s'attarder pour un baiser de sa bouche. Mais est-il Valerian ou bien Lampré? Nul ne le sait séant, à vous de deviner
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Saraid Aisling
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MessageSujet: Re: Acte 2, scène 3 : Voltigeuse tu ne m’auras pas comme tu le crois Ven 13 Juil 2018 - 21:45
Est-ce que je panique ? Pas vraiment. Est-ce que je me sens en confiance ? Vraiment pas. En fait, il ne fait rien pour aspirer confiance, car il n’est qu’artifice. Et même si je me montre un peu plus détendue, je suis attristée et sur mes gardes, un peu. Oh, oui, d’accord, je serais moins rapide à agir. Mais sincèrement quelle différence cela fait-il ? De toute façon, ; je ne me fais pas d’illusion. Je n’ai jamais pu attraper ne serait-ce qu’un coin de sa cape jusque-là ! alors si je suis vraiment seule avec lui, là maintenant, à portée de main, c’est que soit c’est un comédien, soit c’est qu’il a déjà plusieurs moyens de fuir. Et qu’il ne me reproche pas d’avoir envie de lui tirer dessus, parce que sincèrement, je n’aime pas l’idée. Mais bon, à la guerre comme à la guerre… Il n’y a pas de règles pour vaincre. C’est du moins ce que je pense. Ou que j’essaye de penser. Si je veux réussir il faut que je fasse comme ça apparemment.

« Je suis touchée par ce que vous dites ou faites, sincèrement. Mais la parole d’un voleur, personne ne peut y croire, qu’il soit gueux ou gentilhomme. »

Mais je parie sur gentilhomme. Même un acteur trahit certaines choses, notamment parce qu’un acteur n’est pas un copieur. Au mieux, est-ce un imitateur. Donc il y a forcément des trucs qui sonnent plus du côté du vraisemblable que du vrai ? Enfin, je n’y connais rien en noble. Donc je ne saurais pas dire… je soupire et je e regarde alors qu’il semble vouloir prendre la poudre d’escampette. Il faut que je tente un truc, quelque chose d’intelligent, quelque chose de malin ! Allez ! Je suis sûr que je suis capable d’avoir une fulgurance.

« Attendez ! »

Je me mets à le poursuivre, alors en courant aussi à sa suite, pestant et jurant ! Parce que oui, je peux être une femme qui jure. Genre saperlipopette ou des choses comme ça quoi ! Oui, bon, vous ne vous attendiez quand même pas à un langage de charretier quand même. Je suis une femme, pas une dame ! Je tache de le poursuivre et je finis par faire la seule chose intelligente : je lance mes bolas, droit sur lui. Et je sais viser avec !
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MessageSujet: Re: Acte 2, scène 3 : Voltigeuse tu ne m’auras pas comme tu le crois
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