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 :: L'histoire Ambrosienne :: 1er niveau de la Cité :: Quartier des sciences

Quand te reverrai-je, pays merveilleux -Ama-

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Beth Coste
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MessageSujet: Quand te reverrai-je, pays merveilleux -Ama- Mer 7 Mar 2018 - 17:11
“Elle m’a aidé direct, elle. Elle, elle, elle… Pfff… Je t’en foutrai des elle-ci des elle-ça...”

Beth maugréait encore contre Gaël alors qu’elle entraînait la créature trouvée dans la neige. Elle était inconsciente, en pleine crise d’hypothermie et la tempête faisait toujours rage. Ayant éteint la lanterne pour s’épargner une vilaine brûlure, elle avait attrapé la frêle jeune fille sous les bras et la traînait difficilement pour la mettre à l’abri. Sans les chants pour la guider et ses traces de pas dans la neige effacés, Beth avait pris la mauvaise direction et elle ne se dirigeait pas vers l’auberge comme elle croyait. Bientôt, elle ne put même plus bouger, le vent se faisait violence et la cloua au sol. Pire, la tempête gagnait en force, le hurlement du vent se mêlait à des grincements, des craquements et des objets volaient en tous sens.

Elle serra donc la jeune fille dans ses bras la protégeant des débris et du vent comme elle pouvait tout en se lançant dans une prière muette. Et enfin, plus rien… Le jour revint l’espace d’un instant, une explosion de lumière irisa le ciel et la nuit reprit place. Autour d’elle, un calme blanc qu’on ne connait que lorsqu’une tempête s’arrête s’était installé. Le temps sembla se suspendre et bizarrement, le silence parrut plus présent, presque palpable sous cette clarté gelée. Si une couleur devait lui être associé, le blanc serait un choix parfait.

Abaissant son regard sur la jeune fille dans ses bras, Beth reconnue la frimousse inconsciente de sa fleuriste et écarta les mèches de cheveux qui lui barraient le visage tout en vérifiant qu’elle respirait encore. Soulagée, elle s’apprêtait à essayer de la réveiller mais la Place reprit vie et détourna son attention. De partout, des gens sortaient de leurs abris et bientôt on vint vers elle. Dans la foule, elle ne vit pas ses anciens compagnons de misères, la jeune brune, ou encore Daeron. Ils étaient certainement encore de l’autre côté de la Place mais elle reconnue des visages familiers dans un groupe d’étudiants qui furent les premiers à la rejoindre.

Aucun d’eux ne fut surpris de la trouver encore dehors par ce temps et Beth fut ravie de trouver enfin des membres de son groupe de révision et ses amis les plus proches. Il faudrait des heures pour que les rues soient déblayées et la fougue de la jeunesse ne pouvait attendre si longtemps. Il fut convenu qu’ils rentreraient au 1er cercle ensemble et aussi vite que possible et que la fleuriste irait chez Beth puis-ce qu’elle la connaissait. Le petit groupe partit donc, lanterne allumée et la rescapée bien emmitouflée et portée comme il se devait. En chemin, on lui donna d’ailleurs conseil pour la réveiller calmement et doucement et surtout pour la soigner en cas d’engelure.

Marchant d’un bon pas, ils sifflotaient en chemin ou chantaient pour ceux qui avait une belle voix, une petite ritournelle de neige et d’amour, un moyen de se réchauffer le cœur lorsqu’on se retrouvent bloqués dans le froid. Bientôt ils arrivèrent aux escaliers, le moyen le plus sûr de passer de cercle en cercle et ce fut ensuite plus de marche dans la neige à se frayer un chemin à coup de bottes. Arrivée chez elle, Beth remercia un de ces amis qui avait monté la fleuriste vers sa chambre de bonne et s’empressa de réchauffer la pièce. Poêle et cheminée allumée, elle retira son manteau et ses chaussures et s’assit sur le bord du lit pour essayer la secouer gentiment.

“Bonjour le jour…”
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MessageSujet: Re: Quand te reverrai-je, pays merveilleux -Ama- Sam 10 Mar 2018 - 5:15
Noir. Froid.
Je vois mon corps assis dans les ténèbres, et mon esprit flotter autour de lui. Je suis seule et j'ai peur. Je n'ai jamais ressenti une telle sensation glaciale me parcourir le corps. J'ai envie de pleurer, de crier, mais je n'y parviens pas, aucun son ne sort de ma bouche.
Noir. Froid.
Une lumière apparaît soudain devant moi, au loin, d'abord très faible puis se mettant à grossir progressivement. Je suis certaine que je dois aller vers la lumière, qu'il fera plus chaud là-bas, que je me sentirais mieux, je me relève péniblement mais je ne parviens pas à avancer, quelque chose m'agrippe le bras.
Noir. Froid.
Elle me retiens, elle est là près de moi, son visage souriant, paisible. Maman, tu m'as tellement manqué... Sa main sur mon poignet est d'une telle froideur, que je me mets à trembler, ressentant une terrible douleur au crâne. Elle me sourit et met son index sur sa bouche pour me faire comprendre de ne rien dire.
Noir. Froid.
Je suis à nouveau seule, elle est partie. Disparue aussi vite qu'elle n'est apparue. Mais une silhouette s'est dressé devant moi, entre la lumière éblouissante et l'obscurité. En contre-jour, je n'aperçois pas son visage. Je passe une main devant mes yeux pour essayer de mieux observer la silhouette.
Noir. Froid.
Mon cœur s'emballe. Prieur Zullheimer ? Il me sourit lui aussi, de son sourire doux, comme la première fois que je l'ai vu. Il ne dit rien, mais il me fait signe de la main de le suivre en direction de la lumière. J'essaye d'avancer vers lui mais mes jambes ont du mal à bouger, j'ai l'impression d'avoir d'énormes boulets aux pieds. Je me sens si faible, j'avance péniblement, levant une jambe, puis l'autre, dans un effort intense. Il s'éloigne et je n'arrive pas à le rattraper. Non, ne partez pas, attendez...


- Non... non... Prieur....

Il ne m'attends pas, il se retourne en riant, et s'éloigne toujours plus. Je tends mon bras vers lui, désespérément. Non, attendez moi... Je vous en prie... Je dois vous parler...

- Prieur... Pa..Papa...

Une dernière fois avant de disparaître, il se retourne. Il ne sourit plus. Son regard a changé, une lueur étrange voile son regard. Un vent glacial me balaye, me prenant jusqu'aux os, je tombe, puis... plus rien.
Noir.


Mes doigts se mettaient à bouger doucement, touchant une matière textile. Une douleur me tiraillait affreusement au niveau de la tête. J'ouvris doucement les yeux, déboussolée. Je distinguais un plafond flou, j'étais allongée, puis je sentis une présence à côté de moi. N'arrivant pas à reprendre mes esprits complètement, j'entendais une voix de femme sans comprendre de qui il s'agissait. Clignant des yeux, je vis une tête brune se pencher alors sur moi, distinguant plus clairement un visage de jeune femme, je fis un sursaut qui me causa une douleur à l'arrière de la tête. Je grimaçais en touchant mon crâne.

- Que... Où.. suis-je ? Qui...

Mes yeux parcoururent la pièce, puis s'arrêtèrent sur la personne qui me parlait. Je n'arrivais pas à réfléchir pourtant j'avais l'impression de l'avoir déjà vu. J'essayais de me redresser et de comprendre ce que je faisais là et ce qu'il s'était passé. Je me souvenais de la neige, de la tempête, et puis je ne savais plus très bien. Mais je n'avais aucun souvenir de cet endroit où je me trouvais. Juste une terrible migraine et une sensation de froid qui me parcourait le corps et qui me faisait frissonner.
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Beth Coste
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MessageSujet: Re: Quand te reverrai-je, pays merveilleux -Ama- Lun 12 Mar 2018 - 17:14
“Mince c’est quoi son nom déjà… Fleur, Lily, un nom… nom… Rose, Anémone, nom… nom… Prieur… ?”

Beth s’était mise à parler toute seule pour ensuite répéter ce qu’Ama disait en un écho songeur. Il lui fallut que la fleuriste commence à vraiment divaguer pour qu’elle réalise ce qui se passait. L’étudiante se redressa confuse parce qu’elle entendait. Un Prieur ? A oui, elle était Améthienne et croyait en Ameth d’où le Prieur.

“Pas loin mais c’est raté, je suis plus proche de la nonne que du Prieur…”

C’est vrai que ces derniers temps, ces potes la taquinaient sur ce genre de sujet. Pas plus tard que toute à l’heure, ils avaient fait quelques blagues sur la compagnie que choisissait la jeune femme durant une tempête. Plutôt que de se trouver un homme fort pour la protéger du temps, elle avait finis dans la neige à jouer les paravents pour une jeune fille, du Beth tout craché. Elle laissa passer le papa en hochant la tête et en serrant l’épaule de la jeune fille pour la sortir de sa torpeur. Finalement, elle ouvrit les yeux, confuse et frigorifiée.

“Houla doucement, attendez…” dit-elle en se grattant la tête et en se rappelant les recommandations de ses amis. “Ah oui, qui, où et comment.
Je suis Beth avec un B comme Beth, vous êtes chez moi. On vous a trouvé dans la neige au Festival et on s’est déjà rencontré, vous m’aviez vendu un bouquet pour l’anniversaire de ma mère. Vous vous souvenez peut-être… ? J’ai failli vomir partout ?”


La jeune femme avait essayé de parler calmement et avec bienveillance expliquant en quelques mots ce qui s’était passé. C’est vrai que ce n’était pas banal et elle serait certainement déroutée si elle s’était réveillé en terrain inconnu alors autant faire preuve de douceur. Elle alla jusqu’à prendre la main de la blessée et sursauta quand elle sentit ses doigts. Elle était plus proche du glaçon que de l’humain au sang chaud et elle ne pouvait pas la laisser comme ça, c’était criminel.

“Bon, vous êtes gelée et moi aussi… Allez, hop...”

Beth avait la moitié de sa belle robe mouillée ou pleine de neige et la fleuriste était pire. Elle alla vers sa cuisine et mit de l’eau dans la bouilloire et sur le poêle puis vers son armoire et essaya de trouver des vêtements de rechange chaud. Elle lança plusieurs pairs de bas en laine sur le lit et regardait ses robes… c’était pas la joie tout ça… Au final, elle trouva deux couvertures qui virent rejoindre les bas et cherchait encore des robes ou des chemises quand elle se rappela des divagations de la jeune femme.

“Et sinon, vous voulez que je contacte votre famille pour leur dire que vous êtes saine et sauve ? Vous parliez de votre père durant votre sommeil donc…”
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MessageSujet: Re: Quand te reverrai-je, pays merveilleux -Ama- Mar 27 Mar 2018 - 2:20
J'essayais de me redresser, de comprendre ce que je faisais là, mais ma tête était comme prise dans un étau. Je me passais les mains sur le visage en répétant le nom de la jeune femme qui se tenait près de moi.

- Beth... Beth... Ah oui.. le bouquet... cadeau...

Je me rappelais plus clairement de cette jeune femme que j'avais reçu à la boutique. Mais je ne comprenais toujours pas ce que je faisais visiblement dans ce qui devait être sa chambre.  

- Comment... Pourquoi suis-je ici ?

Ma tête me faisait affreusement mal, et je passais une main juste derrière ressentant une vive douleur. Du sang, j'avais l'impression d'avoir du sang derrière la tête et la présence de traces sur mes doigts l'avait confirmé.

- Je... saigne, je crois. Je me retournais pour regarder l'oreiller piqueté de petites tâches de sang qui ne fit que confirmer que j'étais blessée à l'arrière du crâne. Ce ne devait pas être très grave, néanmoins je ne comprenais pas non plus comment je m'étais fait mal.

Un frisson glacial me parcouru. J'avais très froid, mes vêtements étaient totalement trempés et mes cheveux tombant disgracieusement sur mes épaules étaient également mouillés. Je m'étais assise sur le bord du lit, je regardais Beth jeter ses vêtements sur celui-ci et sans faire attention je me pris une de ses couvertures qu'elle avait lancé en pleine figure, ce qui me fit à nouveau basculer en arrière dans un petit cri. Je me redressais en grimaçant et en repoussant la couverture sur le côté. Elle n'avait pas vraiment visé juste aussi m'écartais-je un peu plus sur l'un des côtés du lit pour ne pas me prendre autre chose sur ma tête endolorie.

- Mon père ? Non, il ne sait pas que j'existe... euh... enfin je veux dire, non il est mort. Je.. euh... il n'y a personne a contacté... merci.

J'étais en train de m'embrouiller dans les explications et j'avais failli faire une belle bourde. J'eus un petit moment de réflexion en repensant au rêve que j'avais fait avec le Prieur Zullheimer et je me demandais ce que cela pouvait signifier. Un rêve bien étrange...


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Beth Coste
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MessageSujet: Re: Quand te reverrai-je, pays merveilleux -Ama- Ven 6 Avr 2018 - 19:51
“Beth, Beth, Be-Beth c'est moi !” dit-elle contente qu'elle la reconnaisse.

Il y a de ça quelques temps, l'étudiante avait rencontré cette jeune fille et elle l'avait sorti de la panade, c'était à son tour aujourd'hui.

“Ben on allait pas vous laisser dans la neige inconsciente quand même. C'était une sacré tempête et on y voyait pas à un mètre. Un pote vous a vu... euh... tomber j'imagine. Gaël un type cool quand il fait pas son caca nerveux... Il est d'Eskr donc la neige ça le connait, et il vous a repéré, sans lui ça aurait pas été la même limonade... bref ! Des potes m'ont aidé à vous emmener ici. Vous auriez dû voir ça, d'un coup on y voyait rien et pouf !! Eclair de lumière et plus de neige, ciel clair, nuit noire. La ville en a prit un coup, heureusement que vous étiez dans les vapes sur le chemin du retour, c'était pas beau à voir.”

Beth essayait de ne pas trop penser aux dégâts que l'éclairage des lanternes avait laissé entrevoir. On en saurait plus le lendemain. Pour le moment, elle était juste contente d'être au sec, au chaud et que le toit ait tenu. Elle était toujours à la recherche de vêtements lorsque la fleuriste signala qu'elle saignait puis cria.

“Mince... Pardon j'ai pas fait attention. Je suis pardonnée si je vous donne la couverture la plus douce ?” dit-elle en négociant comme une pelle.

Elle avait enfin trouvé de longues chemises, avec les bas et les plaids, ça fera parfaitement l'affaire si elles restaient près du feu. L'étudiante revint vers elle et s'assit à côte d'elle. Elle jeta un bref regard à sa blessure avant de prendre une de ses mains et de la serra doucement.

“Oh ça me semble bien compliqué votre histoire.
C'est rien pour votre tête, c'est déjà en train de cicatriser, on va juste nettoyer tout ça. Je vais préparer un plateau avec de bonnes choses à manger et à boire et vous pourrez en parler. Ou ne pas en parler, c'est cool aussi. La salle de bain est par là.”


Elle lui passa la couverture en question, une chemise et une pair de bas et la laissa s'enfermer dans la salle d'eau pour se changer tranquillement. Seule dans son salon/chambre/cuisine/pièce de tous les jours, elle installa sa corde à linge à travers la pièce en évitant le lit et alla dans le coin cuisine. Elle prépara ensuite un plateau avec du thé à infuser, une miche de pain, du poulet froid, un saucisson, de la gnôle et un reste de miel et l'installa près de l'âtre avec deux tasses. Qu'est-ce qu'elle oubliait voyons... Ah la trousse de secours ! Hmm... c'était dans la salle de bain. Fort heureusement... la fleuriste revenait. Beth prit sa place dans la salle de bain et se changement plus vite que l'éclair, au passage elle attrapa son kit de secours.

“Et voilà, de quoi faire un bandage.”

Elle jeta sa robe sur le fil à linge invitant la jeune fille à faire de même si ce n'était déjà pas fait et s'installa en tailleur devant le feu en vérifiant qu'elle ce dont elle avait besoin. Rajustant sa couverture sur ses épaules, elle se tourna vers son invité.

“Bon alors, il fait juste nettoyer et bander ça va pas faire mal. Vous êtes sûre que je peux pas contacter quelqu'un, c'est pas la joie avec votre papa mais peut-être quelqu'un d'autre ?”


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MessageSujet: Re: Quand te reverrai-je, pays merveilleux -Ama- Ven 20 Avr 2018 - 15:20
Beth parlait trop vite et j'avais du mal à la suivre. J'étais donc tombée dans la neige, apparemment j'avais reçu quelque chose, un débris sans doute, à l'arrière du crâne, ce qui m'avait assommé un moment. Heureusement que ce Gaël m'avait aperçu, sinon je ne savais pas ce que je serais devenue. Il fallait que j'aille le remercier quand j'aurais retrouvé mes esprits.

- Merci Beth, à vous et vos amis.

Heureusement également qu'elle ne m'avait pas amené à l'hôpital, je n'aurais pas sur comment payer les soins. Enfin, ma blessure ne devait pas être très grave, et je savais encore comment je m’appelais, c'était le principal.

- Il y a eu tant de dégâts que cela ? Hooo ! La boutique de Madame Flora ! Oh, j'espère qu'il n'est rien arrivé à la boutique ou à ma patronne !

Je fis un sursaut sur le lit qui ne fit qu'empirer mon mal de tête sur le moment. Me touchant à nouveau le crâne je décidais que pour l'instant, il fallait que je sois calme et patiente avant de m'enquérir des nouvelles du magasin.

J’obéissais à la jeune femme en prenant les vêtements et la couverture qu'elle me passait et me dirigeait vers la salle de bain pour me changer. Cela fit un bien fou de retirer mes habits trempés et d'en vêtir d'autre bien sec, je me sentais déjà mieux. Je flottais un peu dans sa chemise mais cela n'importait pas. Je sortis de la salle de bain pour lui laisser la place, et j'observais la pièce. Elle avait déjà préparer de quoi manger et rien que de voir le pain et le poulet, je sentis la faim me prendre. J'étendis mes habits mouillés sur les cordes à linge puis je vins m'installer, emmitouflé dans la couverture, près d'elle au coin du feu.

- Non, personne. Je pense que Madame Flora doit avoir des choses à faire, je ne veux pas l'embêter. Vous êtres très gentille de m'accueillir chez vous et de prendre soin de moi. Je ne sais comment vous remercier.

Je me retournais pour lui exposer l'arrière de mon crâne, en espérant qu'elle savait ce qu'elle faisait. Je me laissais faire néanmoins, non sans serrer un peu les dents de peur que cela ne pique trop...


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Beth Coste
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MessageSujet: Re: Quand te reverrai-je, pays merveilleux -Ama- Mar 22 Mai 2018 - 16:54
“Bah c’est rien pensez-vous !
Les hauts niveaux ont dû subir beaucoup plus de dégâts que nous, regardez le toit ici, y a pas encore de fuites, on devrait être tranquille. Quoi que…”


Elle avait jeté un coup d’œil rapide au plafond en disant ça et ne voyait pas de lumière passer, de neige tomber et aucun courant d’air ne se faisait sentir. En croisant un peu les doigts, elles ne se recevraient pas de neige dessus.

“En parlant de ça, faudra faire attention quand ça commencera à fondre. Vous avez pas envie de vous recevoir autant de neige sur le caillou, ça peut faire un mal de chien.”

On sentait l’expérience qui parlait. En effet, Beth avait subi de sacré vol en passant trop près des toit pendant la période de fonte, enfin des chutes froides assez impressionnantes. Des fois, ces chutes de neiges faisaient plus de victimes que la tempête en elle-même et il fallait être vigilantes, une notion qui échappait complètement à l’étudiante. S’installant donc derrière la fleuriste, elle commença par la rassurer en posant sa main sur son épaule et nettoya la plaie. Evitant de sortir la gnôle, elle opta plutôt pour un nettoyage doux. A l’eau bouillit et avec un chiffon pour enlever le sang séché de ses cheveux puis restait à désinfecter.

“Bon, c’est pas méchant et je vous fais pas ça à la barbare. Vous avez de la chance, il me reste de la pommade. C’est une pote qui me l’a donné, ça marche super bien et ça sent bon les plantes. Tenez.” Elle lui passa le pot ouvert pour la laisser sentir et appliqua le baume avant de lui mettre une bande autour de la tête.

“Bah voilà, vous êtes toute jolie, ça va mieux ?” demandât-elle avec un sourire. “Allez, à table !”

Jetant ses tissus usés au feu, elle servit du thé et ouvrit la bouteille d’alcool pour se réchauffer. Elle invita la jeune femme à se servir en viande et pain sans faire attention à combien elle mangeait et se servit un verre.

“C’est un coup à devenir aveugle mais j’ai trop froid, allez hop, cul sec !” dit-elle en avalant. “La vache ! Ça arrache… Vous en voulez ?
N’empêche ça réchauffe bien !”
dit-elle en lui adressant un large sourire alors que ses joues viraient rouges.


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MessageSujet: Re: Quand te reverrai-je, pays merveilleux -Ama- Jeu 5 Juil 2018 - 1:44
Beth était une drôle de fille. Elle avait l'air de prendre la vie toujours du bon côté et de ne pas se faire tant de soucis que ça. En tout cas, c'était une personne avec qui je pouvais peut être tisser des liens d'amitié. Et peut être que... je pouvais lui parler de certaines choses sans qu'elle ne me juge.

Je la laissais me soigner sans broncher, elle ne me faisait pas trop mal et n'avait pas prévu de mettre quelque chose de trop fort sur la plaie. Sa pommade sentait bon mais le bandeau devait me donner vraiment un drôle d'air.

- Oui je vais mieux, merci beaucoup.

J'avais moi aussi très faim et je me servis d'un peu de pain et de viande. Je ne pus m'empêcher de rire en la voyant boire une gorgée de sa gnole cul sec. Je ne m'étais toujours pas habituée à l'alcool mais j'acceptais néanmoins d'en boire un peu. Je pris la bouteille qu'elle me tendait et j'en avalais une gorgée. Le liquide me brûla vite la gorge et la langue et je ne pus m'empêcher de tousser fortement au contact. Je lui tendais la bouteille tandis que, les larmes aux yeux, je continuais de tousser.

- C'est... fort...

J'avalais un morceau de pain à la suite pour faire passer le goût que j'avais dans la bouche. Reprenant mon calme, je lui souriais, l'air un peu bête.

- Vous habitez toute seule ici ? Ma question semblait stupide, il n'y avait pas l'air d'y avoir d'autre personne qu'elle qui pouvait habiter dans une chambre de bonne. En tout cas, elle devait avoir de la famille dans le coin, puisqu'elle était venue acheter à la boutique un bouquet pour l'anniversaire de sa maman.

Je contemplais son habitation, qui avait l'air beaucoup mieux arrangée que ma chambre. Mes yeux s'arrêtèrent un instant devant le feu, et je me mis à lui parler de ce qui me venait à l'esprit.

- Dites-moi, Beth, que feriez-vous si on vous avais confié un lourd secret sur une personne, et que cette vérité pourrait peut être l'affecter s'il la connaissait ?

Elle serait peut être de bon conseil. Même si la formulation de ma demande semblait plutôt floue, je ne savais pas si je devais en parler à quelqu'un. Mais les jours passant, et en sachant maintenant que le Prieur avait fait sa demande à l'Impératrice, je sombrais dans une confusion intérieure la plus totale...


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Beth Coste
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MessageSujet: Re: Quand te reverrai-je, pays merveilleux -Ama- Mer 1 Aoû 2018 - 21:57
“Ah ouais, c’est goûtu, ça du retour !” dit-elle en riant à son tour alors qu’elle sentait l’alcool lui monter aux joues.

Ricanante, elle prit un morceau de pain et de viande. C’était pas la pomme d’amour de toute à l’heure qui allait absorber la gnôle, fallait vraiment qu’elle mange un truc consistant sinon elle allait être vite pompette.

“Oui, je vis seule. L’immeuble est en train de se vider d’ailleurs. Je vous passe les détails mais va certainement falloir que je déménage bientôt. Dommage j’aimais bien vivre ici…”

Il semblait que la main de l’Innommable lui tournait autour en ce moment. Entre l’arrestation de sa voisine et le suicide de l’autre en bas, sans parler de cette tempête ce soir, ça commençait à faire beaucoup. Après la visite des Protecteurs de la Foi, le reste des jeunes filles de bonne famille avaient détallées. Beth en aurait fait autant si ses finances avaient été meilleures. Elle savait qu’il faudrait qu’elle aille voir son oncle pour lui expliquer la situation et pour qu’il l’aide financièrement mais elle arrêtait pas de repousser l’échéance. Madame Carminot, sa proprio, parlait de partir vivre chez sa sœur à la campagne. Si on en croyait les recommendations de Daeron, la maison allait y passer alors autant foutre le camp avant.

“Quoi ? Quoi ? Où ? Comment ?” demanda-t-elle en clignant des yeux plusieurs fois perdue. “Alors si on m'avait confié un lourd secret sur quelqu'un mais qu'il ne le savait pas. Qu'est-ce que je ferais ?
C'est encore du lourd votre histoire.”


Elle la regarda un instant et haussa les épaules.

“C'est... pfff... Ok, alors passons sur ce mystérieux personnage pour parler de vous. Si c'est trop lourd pour vous, il faut pas le garder. C'est pas bon de garder les trucs là, vous savez cette boule dans la gorge et dans le ventre. C'est à se rendre dingue, croyez-moi c'est du vécu. La boule grandit et paf, on explose, pas littéralement hein ? C'est une image.
Si vous voulez pas en parler, vous pouvez toujours aller votre un Prieur. Je connais un protecteur de la foi, il fait un peu sage perdu sur la montagne mais il est cool. Je suis sûre qu'il pourrait être de bon conseil et il est de chez vous ! Du Protectorat.”
 

Elle lui fit un sourire et posa sa main sur la sienne.

“Sinon je suis là, je paye pas de mine je sais mais bon... Oh mais faites pas ces petits yeux tristes hein ? Tenez, mangez et buvez ça fait toujours du bien !”


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MessageSujet: Re: Quand te reverrai-je, pays merveilleux -Ama- Ven 7 Sep 2018 - 18:20
Manger un morceau me fit vraiment du bien, j'étais bien au chaud devant la cheminée et en très bonne compagnie. J'étais cependant un peu honteuse d'avoir été un fardeau pour elle pendant que j'étais dans les vapes. Mais j'aurais fait exactement la même chose dans le cas contraire, juste que ma chambre était deux fois plus petite et qu'à part du pain et de l'eau, je n'avais rien d'autre à lui offrir chez moi.

- Ils vont détruire l'immeuble ? Effectivement, c'est dommage. J'espère que vous trouverez vite un endroit qui vous plaise autant.

C'était délicat de parler de mon histoire, et même si je ne la connaissais pas encore bien, j'avais plus confiance en elle qu'une personne que je ne connaissais pas, même si c'était un Prieur qui venait du Protectorat. Surtout dans ma position, il serait mal venu d'en parler justement à un Prieur...

- Cette histoire me pèse depuis très longtemps c'est vrai. Mais j'aimerais vous en parler à vous, Beth. Je souhaiterais juste que cette conversation reste entre nous.

Je pris une grande inspiration et bu une gorgée de gnole, qui me fit encore un peu tousser et je me plongeais dans mon histoire.

- Vous savez que je viens du Protectorat, et que j'adore ce pays, je ne suis pas venue à Ambrosia simplement pour être fleuriste. En réalité, je suis venue pour trouver quelqu'un. Mon père, mon vrai père.

Je pris une autre inspiration.

- Et je l'ai trouvé. Mais voyez-vous Beth, mon père est quelqu'un de spécial ici, et il n'est pas au courant que je suis sa fille. Je ne veux rien de lui, ni rattraper ce temps perdu mais je voulais qu'il sache la vérité. Je voulais tellement le lui dire Beth, mais cela devient impossible, chaque jour qui passe ne fait que m'éloigner un peu plus de lui...

Les yeux larmoyant, je regardais le visage de mon interlocutrice.

- Mon père, c'est le Prieur Zullheimer, et il vient de demander la main de l'Impératrice... Et... je... je ne sais plus quoi faire...

Je me mis à sangloter devant elle, les larmes ruisselant sur mes joues. Mais le fait d'en avoir parler à voix haute à quelqu'un me libéra un peu le cœur. J'étais perdue, complètement perdue. Beth n'aurait peut être pas une solution pour moi mais cela me fit du bien d'en parler sur le coup.


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MessageSujet: Re: Quand te reverrai-je, pays merveilleux -Ama-

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