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 :: L'histoire Ambrosienne :: 4 ème niveau de la cité

|CLOS]Quand les enfants s'en mêlent [Zenon]

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Amélia Clark
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MessageSujet: Re: |CLOS]Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Mer 2 Mai 2018 - 9:36
Je voudrais que cela me laisse de marbre, ou même me dégoûte, mais je n’ai jamais connu cette sensation, ce genre de baiser et ce qui m’arrache le plus, l’humeur dans tout cela, c’est que je refuse de l’avouer ou même d’accepter, que tout est...plus agréable, trop, que je ne voudrais le concéder. C’est une étrange appréhension qui me gagne, comme une forme d’angoisse, comme si tout ce que j’étais, toutes mes convictions, allaient s’effondrer à cause de ses foutus lèvres et de ses saloperies de baisers! Oui, j’use de mot vulgaire pour associer ces choses trop délicieuses, dans l’espoir de me ramener à la raison!

L’insolence de Zenon est une horreur pour moi. Cela me donne envie de lui écorcher les lèvres avec mes ongles et de le gifler...probablement le marteler de coup mais même...de l’embrasser encore après lui avoir fait du mal. Cette dualité est une horreur. Cette sensation est une erreur. Je le supporte mal, mais j’ai l’étrange sensation que je m’habitue. Ce comte est un forban, il m’énerve, m’agace mais j’ai envie qu’il continue de m’agacer et de m’énerver, comme s’il faisait naître quelque chose de neuf en moi, de nouveau, d’inconnu et je ne déteste pas cela. Par les élus, je ne saisis plus rien de mon propre univers!

Il est trop vieux pour me faire éprouver ces choses, et je devrais discerner seulement la fourberie de sa réputation de coureur de jupon! Je le devrais! Et pourtant, je me fais avoir. N’y a-t-il pas d’autres mots possibles? Une fois qu’il aura obtenu les choses qu’il désire, il disparaîtra, soyons réaliste, qui peut me supporter? Et j’ai beau redoubler de pique et de venin, il est encore là, pire, il revient de lui-même. A moins que cet homme ne soit fou, je ne comprends plus rien!

Et il continue avec ses vérités, et je serre les dents, je grimace! Mais qu’il se taise ou meurt sur le champs! Non, je n’ai pas envie qu’il meurt, il amène quelque chose dans ma morne coutume, de vivant et je déteste cela. j’adore, mais par principe, je déteste! Cette foutu dualité!

-Vous me fatiguez, c’est ça le pire. Vous m’épuisez moralement!

Mais ces phrases ne servent pas, je le sais et je sais qu’il le sait, pour la simple et bonne raison qu’elles n’ont aucune valeurs, ni force, ni rien, juste une nouvelle fois, de l’opposition inutile, pour dire que...il m’énerve! je ne le répèterais jamais assez!
Mon corps se raidit à sa main sur ma taille, à ses lèvres sur ma peau et je ne peux réprimer un frisson. Et même pas de dégoût. La tendresse de ses baisers, le picotement de sa barbe, mes mains tentant de faire semblant de le repousser en étant posé à son torse, mon regard furieux, mon envie de meurtre, l’idée de le tuer d’une oeillade…

Encore un baiser, un geste tendre et je suis toujours aussi raide qu’un bâton. Mon ancien mari ne m’a jamais embrassé de la sorte et je ne vais pas vous mentir, je n’ai qu’en tête de revoir comment cela se terminé, trois vas et viens, le devoir conjugual, l’obligation avec le temps à mon goût et c’est tout. Tout mon corps réagit éperdiquement à la chose. Il n’y a pas d’autres mots!

Et puis...je finis par le repousser. Je devais être franche pour arrêter d’être ridicule. Et parce que je me sentais ridicule déjà, sous ses gestes et attention, comme s’il connaissait des choses que je ne disais pas.

-Oh s’il vous plait, arrêtez d’être moqueur, de faire ce que vous faites, car j’ai l’impression que vous vous moquez de moi. Comme si vous saviez que vous avez gagné ou que vous étiez heureux de comprendre je ne sais quoi. Mais je vous le dis, non, je ne déteste pa cela, mais je veux le détester. J’ai en horreur les gestes que vous me faites car je les ignores et c’est bien la première fois que l’on m’embrasse ainsi. Pour autant, je ne discerne qu’une seule finalité, la même que celle connu avec le marquis! Trois vas et viens, et je ne saisis en rien les plaisirs de la chair car ils ne riment qu’avec un devoir conjugual qui m’a forcé à pondre chacun de mes enfants dans un supplice de neuf mois. Sans parvenir à m’en départir même avec la plus grande volonté du monde. Voilà! Vous saisissez enfin? Toutes ces choses me dégoutent, elles ne sont que plaisir masculin sans attrait à mon sens et elles le resteront! Alors arrêtez vous, maintenant!

Ou comment faire aussi comprendre que je refusais d’accepter que la chose puisse être plaisante, mais au fond, soit il devait être rusé pour me faire abdiquer mes convictions ou m’en faire changer, soit il ne saurait pas le faire. Que voulais-je moi? Je n’en ai aucune foutue idée, laissez moi déjà accepter de lui dire cette vérité là, le reste sera vu plus tard!


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Zenon de Lascelle
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MessageSujet: Re: |CLOS]Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Jeu 3 Mai 2018 - 9:57
Oh… je la fatiguais moralement ? Vraiment ? mais attendez… si elle le voulait, elle aurait pu me congédier dix fois dans les règles de l’art. donc, en soi, je ne voyais pas en quoi ça la dérangeait…. J’aurai même tendance à dire que ça lui faisait plaisir, d’une certaine manière, que je l’épuise de la sorte… sinon, elle aurait eu mille et une chance de me faire cesser… je restais donc silencieux devant ce petit défi que je lui avais posé. Je ne voyais pas ce que je pouvais lui dire de plus. Elle ne pourrait pas me prouver qu’elle n’aimait pas mes baiser, car elle y répondait. Sinon, ce n’était aucunement un problème. Je me contentais d’un énième sourire insolent et amusé. J’attendais de voir comment elle allait essayer de s’en tirer, et quelle pirouette j’aurai dans ma besace pour répondre au mieux à ce qu’elle disait. Car oui, je ne comptais pas lui laisser le dernier mot. Elle ne l’aurait jamais avec moi. J’étais trop versé dans l’éloquence et dans les flatteries pour ne pas savoir avoir le dernier mot.

Enfin, elle se mit à m’expliquer… sacré monologue dites donc, mais cela éclairait bien des choses en fait. Et pas des moindres. Mais même si je l’écoutais bien, tout ce que j’entendais vraiment, c’était, chose étonnante, son ignorance. Mais je la trouvais forte et belle de le reconnaitre, en fait…. Rares étaient ceux – y compris moi – qui savaient reconnaitre qu’ils ne savaient pas. Et ça lui offrait un peu plus de noblesse, chose dont elle ne manquait déjà pas. Je l’écoutais sans rien dire, sans rien faire, la laissant faire ce qu’elle pensait être bien et qui l’était : dire la vérité… même si elle était tronquée par son manque d’ouverture sur le sujet – mais ce n’était pas moi qui allait le lui reprocher.
J’attendais qu’elle ut vraiment fini pour prendre la parole.

« Non, je n’arrêterai pas. »

Oh, elle devait s’y attendre, n’est-ce pas ? je ne comptais pas arrêter de l’embrasser quand l’envie m’en prenait. Bien au contraire. Il fallait juste resituer les choses dans leur contexte pour comprendre cela.

« Je ne me moque pas de vous, jamais. Et si vous n’aviez pas aimé mes baiser j’aurai cessé, tout simplement. Ce n’est pas le cas, donc je continuerai… et ce n’est pas parce que vous ignorez que vous ne devez pas apprécier. Alors cessez de lutter et appréciez vraiment. Qu’avez-vous à perdre ? »

Oui, les embrassades n’engageaient à rien après tout… et je n’avais jamais forcé sa couche ni laissé entendre que c’était mon intention… je n’étais pas ce genre de porcs… et Amelia était castratrice, donc je n’avais pas cherché non plus à faire plus que je ne le pouvais déjà, même si c’était tentant, car elle était belle, désirable même. Doucement je l’embrassais une nouvelle fois avant de lui dire, sur un ton très doux, presque sur le ton qu’adopterait un amant à l’attention de son amante.

« Je n’ai jamais attendu de vous que ce que vous me cédiez, Amelia. Les plaisirs de la chair vous sont étranger ? Eh bien si vous le dites… moi je dirais que les plaisirs de la chair vous en avez eu un aperçu, par nos baisers, cet comme vous le dites, vous n’avez rien vécu de tel, toutefois, si c’est l’acte charnel qui vous répugne, je ne vois pas où est le souci, car je n’ai pas pour finalité de partager votre couche. Et je n’ai pas non plus pour objectif de vous engrosser après trois vas et viens. Ce serait bien mal me connaitre. Je ne vous force à rien, encore une fois, à rien que vous ne consentiez pas. »

Oui, voilà. Je ne comptais pas m’arrêter, mais je ne comptais pas la forcer non plus.

« Toutefois, si jamais l’idée vous venait de voir les choses différemment, alors sachez que je saurais vous offrir un vrai plaisir de la chair. »

En parlant je m’étais approché d’elle jusqu’à ce que nos corps soient presque l’un contre l’autre, que nos visages se touchent presque. Je passais mes bras autour de sa taille pour lui chuchoter alors.

« Sachez que je continuerai à vous fatiguer, à vous embrasser, à vous taquiner, et je n’aurai de cesse que vous finissiez par avouer que vous aimez cela, vraiment. »

Je l’embrassais sur la joue avec douceur.



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Amélia Clark
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MessageSujet: Re: |CLOS]Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Jeu 3 Mai 2018 - 11:23
Je n’aime pas cela, je déteste cette sensation et cette envie et tout ce qui est là, il est difficile pour moi d’accepter. Oui, je le dis, mon orgueil, ma fierté, tout ce melpot qui me bouffe, je n’ai pas envie d’accepter, ni même de céder, ni rien de tout cela, et je...quoi? Je ne sais pas! Je l’écoute, je l’entends, je le sens et je garde cet air impérial sur mes traits. Moi? Me faire adoucir par ce de Lascelle? Jamais! Mais je le dévisage, comme si je m’ouvrais à lui pour la première fois. C’est le cas. Comme si je lui accordais un bout infime d’un terrain très glissant et je lui souris.

-Pourquoi cette volonté comte? Demandais-je en tentant de paraitre plus froide que je ne le voudrais, relevant à peine mon cou pour que la course de ses baisers viennent là. Sans m’en rendre compte d’ailleurs. Mes mains ne peuvent s’empêcher d’être posés sur ses avant bras, comme si j’avais la force de le repousser, mais je n’en fais rien. J’observe par delà lui, derrière et reste cloisonné dans la sensation de ses lèvres. Ne vous-ai je pas assez convaincu que j’étais pire que la peste et la gale réunie? Ou bien êtes-vous masochiste et fou?

Je le repousse un peu, le dévisageant, non, je ne suis pas vaincue, seulement sérieuse. Trop peut-être.

-Mes dégoûts sont ce qu’ils sont, mes appréhensions aussi, et puis, si j’avoue, vous gagnez et je refuse! La tête relevée, un sourire plane sur mes lèvres, un sourire corrupteur et dangereux, comme il ne m’en a jamais vu. Et comme je ne m’en suis jamais connu mais il en fait naître un neuf, ignoré, sans qu’il soit machiavélique pourtant, simplement venu des tréfonds d’une féminité ignorée, ce pan que j’ignore…Vous n’êtes qu’un embobineur et je le sais, c’est le pire. Vous n’oubliez pas de vous placer en potentiel découvreur...et le pire, c’est que j’ai envie de vous faire confiance, mais j’avais fait confiance à mon époux aussi...Pourquoi moi...pourquoi vous...quelle idée m’a prise de vouloir faire de vous mon caniche dressé?

J’observe son visage et ses lèvres, ce sourire est une plaie. Une plaie trop délicieuse, en fait il m’énerve parce qu’il me plait et je le dévisage comme une offrande étrange. Pourquoi n’a-t-il pas fuis? Les hommes censés fuient! Il n’a rien de censé. J’inspire.

-J’apprécie… Mais immédiatement je lui interdit, d’une expression et d’un geste de s’en ravir. Osez être heureux de cet aveu et je vous noie. Est-ce clair Comte? Je ne saurais souffrir de ses appréciations sur ma personne, je voudrais cependant le repousser, mal à l’aise et je lui fais comprendre simplement en retirant ses mains. Et si je vous dis d’arrêter, c’est parce que je me sens bien mal à l’aise...de ne pas savoir vous répondre.

Bien, voilà, c’est fait, c’est dit, qu’il me laisse un peu respirer maintenant, on dirait un chien excité à ma jambe et ça suffit! Oui, c’est une pudeur d’ignorance qui me fait parler, et je parviens à me dégager, pour aller chercher une cigarette et un verre, un peu d’alcool pour mes émotions.

-Et si je vous donnais l’accord, les règles, et tout ce qui va avec, pour vous permettre d’avoir l’opportunité de me faire changer d’avis? Que diriez-vous?

Pourquoi est-ce que je lui dis cela? Je déteste cette sensation de me rabaisser mais, ce baiser...ces baisers, je ne suis pas femme de plaisir, je les refuse et voilà qu’il m’embobine encore...je ne peux pas restée ignorante et je n’ai pas envie de toutes façons, ces baisers m’intriguent, ces sensations aussi, cela ne veut pas dire que je vais m’adoucir. La gale et la peste ne changent pas, je ne changerais pas.


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Zenon de Lascelle
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MessageSujet: Re: |CLOS]Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Jeu 3 Mai 2018 - 19:26
Pire que la peste et la gale, oui, c’était cela, en fait, c’était même doux, en fait j’aurai parlé du choléra ou d’autres saletés du même genre… en fait elle était la lèpre, la peste, et le choléra, et le tout, en même temps. Oui, voilà, là c’était plus juste. Je lui souris et je restais un instant sans rien direz avant de finalement rétorquer sur une voix douce, pas comme si je m’adressais à une enfant mais plus comme si ma voix était du velours fait pour la mettre à l’aise.

« Ma chère, vous vous oubliez… vous vous sous-estimez tellement que ça en devient ridicule : vous n’êtes en rien la peste et la gale incarnée… à vraie dire, et que les dieux me pardonnent, vous êtes l’incarnation de tous les fléaux que l’innommable a fait subir à l’homme. Là, c’est à votre juste mesure… quant à être un caniche… je vous déconseille cette race… c’est une race mauvaise, teigneuse, peu reconnaissante, rancunière, et qui aboit trop… il vous faut un chien placide, ou alors, qui vous force à vous remuer. »

Oui, voilà… à la limite si je devais être un chien, je serais plus proche d’un lévrier que d’un caniche… et c’était elle qui s’était faite avoir, si elle pensait le contraire… ou alors un setter, ces chiens fous qui vous épuisent en courant dans tous les sens et en voulant jouer. Voilà qui était plus juste ! Et puis bon, quitte à être un chien de compagnie, autant être un chien de race, à l’allure fière… quoique me connaissant je serais sans doute un peu miteux… enfin bon, qu’importe. Je restais un moment sans rien dire, je restais un moment en silence, avant de finalement l’entendre dire.

Elle appréciait. ? je restais le plus imperturbable que possible, mais ce n’était pas simple, car c’était une véritable victoire. Elle concédait beaucoup, et je ne pouvais le reconnaitre. A son injonction gestuelle, je détachais mes bras de sa taille alors qu’elle continuait les aveux… étrangement, je ne lui conseillais pas de se laisser aller à ses instincts pour me répondre, car je ne doutais pas un seul instant que ce serait un instinct des plus castrateurs… c’était amélia, n’oublions pas… donc je préférais éviter, ou avoir les yeux arrachés avec les ongles, et ce ne serait qu’un moindre mal. Alors voilà, parfois il fallait savoir se taire et je ne disais rien, d’emblée, préférant la laisser continuer, une fois revenue avec alcool et tabac. Voilà, pour se détendre. Et quand elle revenait, avec douceur je lui prenais le bras et la conduisait, dans son propre bureau, vers un siège, deux en fait, pour que nous soyons plus à l’aise pour parler, d’autant qu’elle abordait un sujet complexe…
En fait, cela puait le coup fumant, au moins autant que la sincérité. Deux choses qui ne s’entendaient pas forcément bien entre elles…

« Il y a une différence, ma chère, entre m’offrir une opportunité de vous faire changer d’avis et vouloir me la donner… je vous l’ai dit, je ne vous force à rien que vous ne désirez pas, même si vous ne vous rendez pas compte. Donc je suppose que ça va dépendre de ce dont vous avez vraiment envie, d’abord, et ensuite je suppose que ça dépendra des règles que vous imposerez. »

Je souris et je prenais une légère pause avant d’expliciter.

« Car les règles ne sont pas faites pour museler mais pour cadrer. Et si vous désirez vraiment voir si vous pouvez changer d’avis sur le sujet, alors je suis votre homme. Mais vous le saviez déjà. Seulement, ce genre de chose d’affranchit de règles. Et je ne vous promets pas de toutes les respecter. Je vous promets juste deux choses : si vous désirez vraiment, alors je vous prouverai que ce n’est pas qu’une tache pénible et ingrate, d’abord, et ensuite, je vous apprendrai. Car ce n’est pas quelque chose qui se fait seul. Un exemple : vous dites ne pas savoir comment répondre à mes actes, alors faites exactement ce que vous avez vraiment envie que je vous fasse. D’une certaine manière, imitez-moi, bon pas complètement, vous avez un minimum de dignité à respecter. »

Je lui souris.

« Qu’en pensez-vous ? »



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Amélia Clark
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MessageSujet: Re: |CLOS]Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Dim 6 Mai 2018 - 20:04
Me traitement de tous les maux envoyés par l’Innomable…s’il soupçonnait combien ce compliment me charme et me plait. Je ne vais pas vous mentir, je suis bien heureuse d’être associé à mon Dieu et dans ces paroles, il ne fait que me flatter, pourtant, je le dévisage comme si de rien n’était, finissant par hausser les yeux au ciel, quant à sa réponse sur la race de chien qu’il devrait être. Caniche, teckel, fox à poil dur, qu’importe !

Concédant victoire à de Lascelle, j’exècre d’avance toute son attitude de vainqueur, car c’est dans sa nature d’en être fière. Je n’aurais jamais du m’approcher de cet homme et de me lier à lui, l’erreur a été faite et si je le pouvais, je la réparerais. Du moins, je le crois, pourtant, je ne me rends pas réellement compte de l’inexactitude de cette affirmation. A mon bureau, je me sens sur mon territoire, mais pas plus à l’aise pourtant et complètement perdue.

Et devant son discours trop long, mon hésitation amenée par une audace d’à peine, je me replis. Tout cela n’est qu’une fantaisie imbécile, ou je ne sais quoi, dont je ne dois guère faire preuve. A mon seul avis, il est plus aisé d’arrêter avant d’aller trop loin.

-J’ignore même ce que je désire mais n’étant pas de nature aventureuse, mieux vaut prévenir, que guérir. Ainsi oubliez…ce sera plus simple pour moi et je vous le concède bien plus facile. Puisqu’il me laisse place à l’hésitation, celle-ci prend le galop sur le reste. Je souhaiterais être seule maintenant, si cela ne vous ennuie pas.

Qu’il soit gentilhomme et rentre chez lui, j’ai besoin d’un peu de temps pour moi et probablement d’un bain, oui, ce serait le plus plaisant. J’ai besoin de me retrancher, et ainsi, demain, j’aurais oublié tout cela, je sais, me voilà bien enfantine ce soir, ou puéril, pire que jouvencelle, mais voilà ma faiblesse. J’ai toujours ignoré les approches complices et ce soir je ne sais que reculer, mais pas pour mieux sauter. Je me relève du siège et presse ma main pour prendre une cigarette, cela calmera mon humeur…

Je reste étrangement froide et digne, seulement agitée d’un petit air reclus sur les traits, il pourrait revenir demain, mais nous n’approcherons plus ce sujet.



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MessageSujet: Re: |CLOS]Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Jeu 7 Juin 2018 - 12:15
Bon, il me sembla alors que j’avais loupé le coche, que j’avais loupé un détail… ou pas. Je me contentais d’avoir un léger sourire alors qu’elle me demandait de la laisser seule, de me retirer. Oublier cela parce que ce serait plus facile ? Non. Non, cela ne passerait pas, enfin, plutôt, je ne laisserai pas passer. Loin de là ! En fait, j’estimais même avoir une bonne idée de ce que serait la suite si je la laissais faire : un éloignement progressif, tout simplement. Et cela, je refusais de le permettre. Aussi, si je gréais à lui céder et donc à me retirer, je ne le faisais pas sans une certaine forme de distinction, et non sans un relent d’audace ! Je lui saisis doucement le menton, ; baisais tendrement ses lèvres et je lui souhaitais dans un souffle une bonne soirée, une bonne nuit, je reculais vers la porte. Toutefois, avant d’ouvrir la porte et de sortir, je ne pus m’empêcher quelques petits mots bien sentis.

« La facilité ne vous mènera qu’à une vie morne et ennuyeuse. Sans le piment de la difficulté, Amelia, vous finirez par vous ennuyer. Enfin, ce n’est que mon avis. »

Je lui fis un sourire et je sortis. Vraiment. Je ne la laisserai pas céder à la facilité. C’était, aller jusqu’à parler d’un service que je lui rendais, une petite chose qui me permettrait de lui faire percuter ce qu’elle cherchait à éviter. Elle croyait ce qu’elle souhaitait…. Et j’étais là pour tout bouleverser ! Je lui fis un sourire avant de finalement hausser les épaules alors qu’un serviteur approchait, me disant qu’une chambre m’avait été apprêtée, étant donnée l’heure tardive. Je le remerciais et je le suivais pour être conduit dans l’aile des invités où je passais un temps certain à profiter de l’eau chaude que je n’avais plus, pour le moment, chez moi, avant de me coucher, agréablement, dans un lit de luxe – ce que je n’avais pas non plus.

*
*     *

L’aube approchait et j’étais levé déjà, j’avais mal dormi… remué un peu par ma soirée avec Amelia, quoique l’on puisse penser, j’avais gambergé, beaucoup. Rien d’étonnant. Je me disais qu’il ne fallait pas se reposer sur mes lauriers et puisque j’entendais déjà, malgré l’heure, des bruits d’enfants, je me décidais à sortir pour rejoindre ceux déjà levés. Amelia ne l’était apparemment pas encore – où les enfants auraient été châtiés pour tant de bruit. Je commençais à discuter avec les enfants jusqu’à ce que, finalement, une question à laquelle j’aurai aimé échapper sorte toute seule de la bouche d’une enfant… et sans doute au pire moment.

« Dis Zénon. Tu vas l’épouser, mère ? »

J’avais un verre d’eau à la main, et j’étais en train de boire, je manquais de m’étouffer, d’une part, mais ensuite j’eus presque peur, en voyant, en me retournant, qu’Amelia était là, sur le seuil de la pièce. Nul doute qu’elle avait tout entendu !
J’étais dans la mouise, moi… et le silence était la facilité que je prenais…



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MessageSujet: Re: |CLOS]Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Jeu 7 Juin 2018 - 15:51
Je savoure enfin ma solitude, le corps troublé mais l’esprit fatigué. Je ne sais pas ce que je pensais faire avec Zenon de Lascelle, probablement une erreur et maintenant, la chose est close. Je me sens salie par mes aveux et dans ma mise à nue, une gêne m’a gagné maintenant. Je lui ai offert la possibilité, et il se tient sur ses gardes, il a raison, mais… en vérité, sa méfiance trop forte à mon égard me laisse à croire qu’il n’a pas su discerner ce pas gigantesque. Peu importe. Je ne me raidis à son contact, c’est épidermique désormais et je le dévisage comme s’il était un monstre trop grand connaisseur de ma faiblesse.
Lui pardonnerais-je ? Je n’ai rien à lui pardonner, je m’en veux à moi seul d’avoir eu l’imbécilité de me mettre à nu face à cet imbécile.

J’écoute à peine ses paroles, que sa nuit soit bonne, la mienne sera surement longue, une fois cloisonnée dans ma chambre, décidée à me fustiger intérieurement de cette stupidité sans nom, me fichant éperdument de ses conseils de piment et autre. Je peux d’ors et déjà vous dire que ma nuit n’aura rien d’excellent, seulement agitée par la fierté touchée et cette sensation de ne plus jamais vouloir le supporter encore !

***

Au matin, réveillée par le tumulte d’une marmaille bruyante, je me prépare dans le plus grand calme. Ayant fini par m’endormir, j’ai repris mes esprits, peu importe ce qui a été, j’ignorerais. En tous les cas, c’est parée d’une robe rouge, que je parviens au salon, déjà affairée à mes occupations de la journée et aux visites qui vont me prendre la matinée, mais qui sauront parfaitement m’occuper. Voir quelques petites choses avec les gérants et distributeurs du tabac…en tous les cas, c’est l’esprit à ce genre de préoccupation que je parviens à la salle à manger, m’arrêtant sur le pas de la porte lorsque j’entends la stupidité de Sophie. Cette enfant m’épuise, du soir jusqu’au matin, elle ne cesse d’imaginer des choses plus idiotes les unes que les autres, pourtant, je rentre et vais m’asseoir directement à l’autre extrémité de la table.

L’on me regarde, l’on me dit bonjours et je souris aux plus jeunes des jumeaux qui sont déjà sagement à déjeuner.

-Je vois que dès le maintenant vous avez des idées extraordinaire ma chère. Mais ce sont des choses qui ne regardent pas les enfants. A la place, dépêchez-vous, votre cour de piano commence dans trente minute avec Madame LaKief.

Je vois le visage de la petite devenir stupéfait, Madame Lakief est une vieille bonne femme rigide et exigeante, qu’elle déteste, elle avait obtenu son changement en étant sage et obéissante, mais elle ne l’avait pas été et je la regarde donc en souriant, victorieuse.

-Mais mère !
-Oui ? Elle sait parfaitement que j’ai raison et abandonne, mais avec elle, je sais d’avance que ce n’est que partie remise entre nous. En tous cas, je regarde Monsieur de Lascelle, presque dépourvue d’intérêt à son égard, comme à mon habitude et je me sers mon thé. Bien dormi Monsieur de Lascelle ?

Une question anodine…


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MessageSujet: Re: |CLOS]Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Ven 22 Juin 2018 - 12:58
Oui, bon, c’était vrai que la question de la petite Sophie n’était pas forcément la plus délicate ou la mieux trouvée au monde… surtout quand on connaissait sa mère la nature constipée de ses émotions… oui, bon, l’image n’était peut-être pas la plus intelligente, certes, mais ça avait le mérite de montrer qu’avec Amelia… disons qu’on était facilement dans la merde, pour filer la métaphore… je restais silencieux, laissant la mère punir la fille d’une manière un peu vicieuse. Je l’avais prévenue, non ? Alors qu’elle ne croyait pas que je ne respecterais pas cette promesse… mais tout venait à point à qui savait attendre… je lui fis un sourire, comme si de rien n’était. Elle savait ce qu’elle risquait en punissant sa gamine, non ? Je le lui avais dit. Et si elle n’avait pas écouté, ce n’était pas vraiment mon problème. Juste entièrement le sien… je restais un moment silencieux, embrassais Sophie sur la joue bavant de la laisser partir se préparer en trainant les pieds, puis, doucement, je me levais en faisant le tour de la table et posais mes mains sur ses épaules, je déposais une bise sur sa joue, comme une salutation moins formelle, puis je me réinstallais, bien comme il fallait, face à Amelia.

« Oh, oui, merci ! Et vous-même. Vous ne semblez pas être au mieux de votre forme… peut être devriez-vous vous reposer un peu plus longtemps ou vous ménager ? »

Je lui fis un sourire et me reprenais une tasse de thé que je sirotais doucement, nature, sans sucre ni lait. Cela m’étonnait qu’Amelia ne boive pas du café… une boisson parfaite pour son caractère, amère et imbuvable… je n’en disais rien, parce qu’au fond, je l’aimais bien, moi, Amelia. Je devais être un peu masochiste, non ? Je restais un moment silencieux avant de finalement lui demander, sur un ton innocent, comme si la question n’avait d’autre but que de m’enquérir d’elle…

« Avez-vous un programme chargé, aujourd’hui ? »

Cela aurait très bien pu passer pour une question anodine, mais ça ne l’était clairement pas, en réalité… mais je savais que si je demandais, elle me répondrait que oui, sans hésiter… c’était parce que moi, je m’étais déjà décidé un petit objectif…

« Je dois voir aujourd’hui Monsieur Herald, vous savez, le bijoutier, il m’a contacté il y a quelques jours pour des avis sur votre tabac… je pense qu’il pourrait s’agir d’une grosse commande, même si ce sera sans doute du bas de gamme… »

Oui, certaines personnes préféraient passer par moi que de discuter affaires avec une femme, ou juste me trouvaient plus sympathique… ce n’était pas particulièrement dur quand on la connaissait un peu…



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Amélia Clark
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MessageSujet: Re: |CLOS]Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Sam 23 Juin 2018 - 22:26
Oh il peut me sourire, ce n’est pas une punition, c’est le meilleur professeur que je connaisse, alors qu’il veuille préserver la gamine, il ne peut tout à fait comprendre. Oui, j’admet ma fourberie et je l’apprécie, pour le reste, j’aviserais en temps et en heure, pour l’instant, me voilà persuadée qu’il ne saisit en rien ma fourberie, oui, je le juge imbécile, aussi bête qu’agaçant.
Parole de politesse, je lui fais un sourire forcé.

-Peut-être… Répondis-je simplement, déposant la tasse dont je viens de boire un peu de contenu, me formalisant bien peu de lui répondre tout à fait. Je serais en meilleur forme s’il ne me tournait pas autours comme une mouche autours d’un verre de sucre !

Il m’énerve, mais je sais tout autant que je l’apprécie, lui et ses manières, cette façon d’être et de me provoquer sans cesse. Il est fort dommage que nous ne resterions jamais plus que des connaissances…guère plus. Car oui, je m’en persuade maintenant.

-Pas particulièrement. Répondis-je simplement car c’est bien la vérité. Je m’octroie un jour de repos pas mois et durant laquelle je me permets de faire ce que je souhaite, ou en tous cas, ce que j’apprécie. Il sera fort probable que je me perde un peu chez ma couturière pour une nouvelle parure et que vienne à demeure une coiffeuse pour raccourcir cette chevelure…

-Oui, le bijoutier, il ne commande jamais rien d’intéressant mais adore avoir de mon tabac. Parfait. Et bien fait, que voulez-vous que je vous dise ?

Oh cela m’agace que l’on préfère voir avec Zenon, plutôt qu’avec moi, mais bon, si je m’arrêtais à ce genre de chose. Le bijoutier n’est pas des plus extraordinnaire et c’est un bon client, adorant être flatté dans le sens du poil, mais qui est trop « soumis » de caractère pour me faire correctement face et apprécier ma fermeté. S’il préfère le jouasse personnage qui me fait face, soit.

-Nous sommes invités à dîner ce soir, je vous le rappelle au cas-où … Chez Madame de Sontespan, une de mes amies, si je puis dire. Nous dînerons à six couples, ma robe sera rouge. Je lui indique la couleur seulement pour lui indiquer qu’il accommode sa tenue à la mienne, en matière de teinte. Je n’apprécierais pas de dépareiller, voilà l’avantage d’avoir Zenon désormais dans mon existence, ne plus être contrainte de supporter ce genre de soirée en solitaire, fatalement invitée pour que l’on me présente un homme dont je n’ai rien à faire ! Les insipides macaques sont donc désormais loin !


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Zenon de Lascelle
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MessageSujet: Re: |CLOS]Quand les enfants s'en mêlent [Zenon] Sam 7 Juil 2018 - 0:19
Bon, je notais en tout cas très bien qu’elle n’était pas dans ses meilleurs jours. Même si je doutais qu’il puisse y avoir un bon jour pour Amelia. A ma mort, peut être… j’étais sur qu’elle aurait même droit à une petite gigue. Je fis un sourire avant de finalement la regarder droit dans les yeux, portant ma tasse à mes lèvres, j’avais un petit sourire en coin. Je ne pouvais m’empêcher de voir avec une certaine satisfaction que ses détestables manies avaient tendance à perdre en véhémence au fur et à mesure que le temps passait. Alors vous vous doutiez bien que je n’allais pas arrêter ! Je restais un moment sans rien dire. Voilà, le travail. Là au moins ça se passait en douceur.

« Vraiment ? Il m’a semblé particulièrement friand de vos nouvelles gammes et en quantité. D’autant qu’apparemment il a une proposition qui pourrait vous plaire. Enfin, je l’écouterai et vous transmettrai cela ! Qui sait, cela pourrait vous intéresser… »

Cela me permettrait sans doute de faire des affaires intéressantes… je restais un moment sans rien dire alors qu’elle me rappelait le repas du soir. Oh, qu’elle n’en fasse pas une histoire. Je savais donc très bien comment tout cela pouvait se passer. ? je lui fis un sourire et opinais du chef. Oh, en rouge, donc, très bien, ma cravate serait rouge et le reste serait noir. Parfait. J’utiliserai peut-être la broche d’ambre pour maintenir la cravate. Ce serait fort agréable ! Je haussais les épaules.

« Allons, vous me connaissez, je note ce genre de choses… »

Oui, je n’aurai rien loupé…

« Et puis bon… parader à votre bras sera toujours un délice. Mais n’avez-vous pas peur que nous fassions jaser de plus en plus ? »

Je lui souris, charmant, charmeur. Et je voulais très naturellement qu’elle me dise un peu ce qu’elle espérait de ce diner que nous allions partager avec quelques amis… je lui fis un sourire avant de finalement lui demander, l’air de rien, comme si c’était naturel, avec la plus parfaite innocence…

« Sontespan… ne serait-ce pas celle qui a tenté de vous racheter de manière peu orthodoxe vos plantations d’opium l’année dernière ? »

Et c’était une question rhétorique… c’était elle, c’était sûr, maintenant, il fallait qu’elle me dise franchement ce qu’elle attendait de ce diner !



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