AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
RSS
RSS


 :: Prologue final :: La salle des archives

Plus on est en bas et mieux on vole [PV Maxine]

avatar
Invité
Invité
MessageSujet: Plus on est en bas et mieux on vole [PV Maxine] Mer 11 Avr 2018 - 19:27
Pourquoi je suis là ? Je pourrais bien vous dire, parce qu’il faut manger pardi. Mais soyons honnêtes, j’ai beaucoup d’autres besoins à combler que de de me remplir la panse. Comme dirait un bon ami a moi, enfin, un compagnon de taverne plus ou moins fidèle selon les tournées que je paye, cela coute une fortune tant de vider des bouteilles que de remplir des gueuses lorsque l’on a un minimum de gout. Et vue la note, il semblerait que j’ai de très bons gouts.

Ensuite, si l’on ajoute la petite partie de d’osselets hebdomadaire, ma contribution de pseudo croyant de Pohn particulièrement fervent, ma contribution à mon véritable culte, ma taxe à la reine des voleurs et les menu frais pour couvrir mon manque d’habilité dans le travail du bois, autant dire que je ne pas me permettre de rester oisif. Mais en même temps, je le pourrais, je ne suis pas sûr que j’aurais envie de le faire. Soyons un peu honnête, du moins, essayons au plus que je sache l’être, même si une fortune impromptue me mettait à l’abris du besoin pour le reste de mes jours, je puis vous parier que j’arriverais encore a faire des poches et m’introduire dans les maisons pour dérober des babioles juste pour le plaisir.

Il faut croire que l’Innommable m’a fait voleur. Qui serais je pour aller à l’encontre de ses dessins ? N’est ce donc pas une belle façon de lui rendre hommage que de profiter allègrement d’un des rares talents qu’il m’a donnés et de partager les fruits qu’il me rapporte avec lui ?

J’ai commencé mon œuvre dans l’air frais d’une fin de journée hivernale en m’introduisant, sous la livré de domestiques appelés en renfort, dans la résidence d’un bien triste sire au nom aussi pénible à prononcer qu’à retenir. La demeure est cossue et le voisinage le pense honnête antiquaire ayant bien réussi dans les affaires. La vérité est souvent plus sombre que les belles apparences que les gens se donnent. Sa fortune ne vient pas des bibelots poussiéreux aux origines douteuses qui s’entasse dans sa boutique mais bien d’un commerce de recèle des plus lucratif.

J’imagine que vous vous demandez tous, alors, ce que je fais ici, puisqu’un receleur, c’est toujours pratique pour écouler la marchandise. Et puis, il y a ce mythe que dans la criminalité on est tous fraternels contre les justes et bons. J’adore cette légende urbaine d’ailleurs, elle me fait toujours marrer même sans avoir des litres de bières dans le gosier. En fait, la réponse est simple. Je sais de source sur qu’il n’a pas payé ce qu’il devait à celle qui gouverne la rue… vous voyez qui je veux dire ?

… non pas l’impératrice…. Non pas la garde impériale non plus…

Vous êtes désespérants !! Non je parle de Joséphine Calbot bien évidement ! Et le fait est que, si vous ne la connaissez pas, je pense que vous devriez vérifier vos poches et retourner vous assurer que vos bijoux et autres bien faciles à vendre se trouvent toujours dans votre logis. C’est un conseil de voleur qui commence à connaitre la dame en question.

Cette parenthèse étant faite, il va sans dire que je m’efforce de suivre les préceptes de Maitre Guilbert afin d’être un bon serviteur de celle qui fait la pluie de sang et le beau temps dans les rues. Aussi, je compte bien lui ramener de quoi le forcer à régler ses paiements en dérobant quelques pièces comptables propre à le faire chanter dans les mains de la reine rousse. Il va sans dire que je compte, aussi, prendre un bon dédommagement pour cette course que j’espère finir assez rapidement pour en dépenser, dès ce soir, une partie à la taverne.

C’est donc dans ma tenue impeccable de domestique que j’ai patiemment attendu le moment propice pour m’introduire discrètement dans le bureau du receleur. Je n’avais pas besoin de plus de lumière que celle des rayons de lune pales pour commencer a fouiller son bureau et trouver un tiroir secret fermé a clef. Avec un grand sourire et en prenant garde de rester a croupie, sous le bureau, j’entamais le crochetage de serrure, confiant de ce que j’allais découvrir à l’intérieur du compartiment verrouillé.
avatar
Maxine Van Pelt
Espionne raclusienne
Voir le profil de l'utilisateur http://chroniqueambrosia.forumactif.org/t423-pupille-maxine-van-pelt-terminee
Nationalité : Raclusienne
Messages : 38
Date d'inscription : 04/01/2018
MessageSujet: Re: Plus on est en bas et mieux on vole [PV Maxine] Mar 17 Avr 2018 - 17:05
Suivre la trace… c’était la clé pour remonter aux bonnes informations.

Dans les semaines de son arrivée à Ambrosia, Maxine avait pris ses marques. Ses jours étaient assez maigres dans l’attente de ce tuteur ou cette tutrice auquel la Raclusienne devrait se confier. L’idée de dépendre d’un parfait inconnu ne l’enchantait guère mais elle n’avait pas le choix. On lui avait d’ailleurs bien fait comprendre que ce choix en se décidait pas au hasard et qu’elle devait se plier à la lenteur de l’Administration. Son meilleur ami avait bien raison, ils étaient mous du bulbe dans ce royaume. Si ça n’avait tenu qu’à elle, elle aurait déguerpit vite fait avec Albéric et adieu la capitale.

Pourtant, ça en dépendait pas d’elle, partir n’était pas une option. Ainsi, il fallait bien s’occuper et quoi de mieux que d’espionner ceux qui étaient chargé de garder un œil sur elle. La Cour était un spectacle bien navrant de gens cossus qu’on doit occuper. Le moins de temps ils ont pour eux, le moins de temps ils ont pour fomenter, comploter et autres joies de la vie.

Souhaitant commencer petit, Maxine avait confié un pli destiné à ses parents à un homme de confiance pré-choisi par sa famille pour faire passer ce genre de message. Oh rien de bien important, juste une note signifiant son arrivée à Ambrosia en compagnie de son cousin. Quelques jours d’observations lui avaient suffi pour établir une chaîne hiérarchique dans son petit commerce d’information. Oh, elle n’avait pas tous les noms ni toutes les fonctions, c’était beaucoup de points d’interrogations mais assez pour partir sur de bonnes bases, en commençant par le bas de la pyramide. Ils se croyaient protéger ces petits nobles dont personne ne parlent. On ne s’intéresse pas à eux mais ils sont plus susceptibles d’être en confiance et de laisser traîner des papiers incriminant. En sachant qui fait quoi dans la pyramide, on la contrôle et elle souhaitait avoir ce contrôle. C’est aussi simple que ça.

La maisonnée n’est pas bien grande mais assez pour qu’il y ait des serviteurs en mouvement. Plutôt que de prendre l’entrée de service, Max avait attendu l’heure propice. Elle avait besoin de trois choses, une diversion, la nuit et une absence ininterrompue. Ce soir elle avait les trois, la pénombre, une livraison de charbon et l’absence du propriétaire. Ecouter aux portes alors que les cuisinières de la maisonnée étaient au temple avait du bon. Profitant de cette livraison donc, elle avait bloqué la trappe et était descendus une fois les serviteurs partis grâce à une corde bien nouée.

Évitant le charbon, elle avait gagné l’étage se cachant à chaque tournant et avait pris soin de parcourir le bureau du petit noble sans déranger son organisation. Commençant par les livres et cahiers les plus souvent ouverts, elle avait trouvé une liste de livres qui pouvaient au premier coup d’œil être parfaitement innocents mais qui ne collaient pas au personnage. Quel type d’antiquaire lisait Passion à Cairo et autres romans à l’eau de rose ? Délaissant le bureau, elle partit vers la bibliothèque dans la pièce adjacente.  Il lui fallut de longues minutes pour les trouver, l’organisation des livres ne répondant à aucun schéma d’organisation connu.

Les livres en questions étaient pour lui plaire, les pages découpées puis collées pour former une petite cache entre les pages la firent sourire mais aucun des ouvrages n’avaient ce qu’elle cherchait. Pourtant si ce nobliau aimait faire des listes, il en avait certainement d’autres et s’il cachait ses secrets dans multiples pièces, il allait falloir qu’elle fouille la baraque entière. Certains des livres de sa liste manquait, il fallait commencer par les trouver.

Revenant vers le bureau, elle nota que des papiers sur son secrétaire avaient été bougés depuis la dernière fois. La pièce était silencieuse mais elle avait déjà annoncé son arrivée et si quelqu’un s’y trouvait ils n’avaient pas pu l’ignorer. Fermant la porte derrière elle, elle savait que sa tenue noire qui cachait une partie de sa figure laissait deviner une intruse et pas une résidente. Il n’y avait pas trente-six choix possibles… Sortant sa dague de sa ceinture dans un bruit de lame assez distinctive, elle prit la parole la première.

“Qui va là ?”


avatar
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Plus on est en bas et mieux on vole [PV Maxine] Mer 18 Avr 2018 - 19:42
La serrure du faux tiroir a dû couter plus cher que le meuble, voir même que tous les meubles du bureau. Je commence avoir l’œil pour ce genre de chose et cela ne fait que m’encourager à penser que je suis sur la bonne voies. Elle finit par céder avec plus de réticence qu’une pucelle pour écarter les cuisseaux sans bague au doigt mais je pense être aussi ravi par le résultat.  

Encore accroupi sous le bureau, j’ai à peine le temps de mettre la main sur le petit carnet de cuir que refermait la cache que je suis dérangé dans mon œuvre par mon instinct. Je ne suis pas seul ! Je cesse tout mouvement en essayant de distinguer d’où vient la « menace ». Aurais-je mésestimé la durée d’absence de ma victime de ce soir ou le professionnalisme de son personnel censé surveillé la maisonnée ?

D’autres seraient paniqués à l’idée d’être surpris la main dans le sac ou seraient, au moins, tendus. Pour ma part, je pense avoir déjà vécu suffisamment de « ratages » lors de mon apprentissage et de situations périlleuses pour avoir besoin de beaucoup plus pour m’émotionner. Certains me qualifieraient inconséquent et ils n’auraient peut-être pas tort. Mais, soyons honnête, j’aurais tout le loisir de m’inquiéter quand on m’emmènera au pénitencier ou au bucher. Pas la peine de commencer avant l’heure.

J’essaye de me pencher légèrement pour distinguer les chausses de l’intru par-dessus ma cachette de fortune. Le fait est que, de ce que je vois, il n’a pas l’air d’être aux couleurs des employés de maison. Elles semblent de bonne qualité et plus tailler pour la discrétion que pour montrer le cliquant des roues d’ors investies dedans. Je distingue le début d’un galbe de mollet prometteur quant au sexe de l’intéresséE. Sa voix vient rapidement me confirmer ma suspicion.

Donc nous avons une femme, jeune je dirais, discrète et qui doit être de haut niveau au regard de ses chausses… ou jouant dans une autre catégorie que ma mienne. Toujours est-il qu’elle a eu l’œil suffisamment affuté pour détecter ma présence. J’avoue que cela m’amuse plus que cela me vexe. Même si j’ai une nette préférence à voir une femme travailler sur le dos, cela ne m’empêche pas de reconnaitre qu’elles peuvent être plus capables que nous dans d’autre position. Il n’y a qu’à voir notre reine pour comprendre que le beau sexe est loin d’être démunis quand il s’en donne la peine. Je laisse glisser discrètement mon stylet dans ma manche, sans pour autant le sortir. Je ne connais pas encore assez cette donzelle pour savoir si elle est taillée dans la même étoffe que Joséphine Calbot ou si elle est plus de celles qui ont la propension a s’émouvoir trop facilement pour agir rationnellement.

Je me redresse doucement, distinguant rapidement sa petite dague et son accoutrement de parfaite voleuse.  Je pense que je lui adresse un sourire qui reflète bien mon amusement de la situation. Même si je porte les couleurs des domestiques de ce filou d’antiquaire, ma position ne doit pas lui laisser beaucoup de doute quant à mes activités, quant à elle, a moins que le maitre de maison ne soit rentré plus tôt et ne s’offre des plaisirs « atypiques », je la crois aussi malhonnête que moi dans ses intentions.

« Mademoiselle, pourrais-je vous suggérer de ranger votre dague ? A moins que vous ne souhaitiez que je sorte la mienne, auquel cas, il vous suffirait de le demander.»


Je lui adresse un clin d’œil qui laisse peut de place sur l’ambiguïté quant à la dague que je lui propose. De toute façon j’ai les deux à sa disposition selon ses réactions Oui je sais ce n’est pas le moment, mais j’aime bien savoir à qui j’ai à faire. Croyez-moi, ce genre d’approche est très révélatrice sur la gente féminine. Que cela soit stoïcisme, colère ou gloussements, cela aide à comprendre qui est en face. Qui plus est, personnellement, je ne suis pas le genre d’homme à aimer frapper une femme, sauf, bien sûr, s’il s’agit de fessées taquines dans le cadre de jeux de chambre. Aussi, j’ai la ferme intention d’éviter d’en arriver à une situation de conflit.

« Je ne vous ferais pas l’affront de vous demander les raisons de votre présence ici et j’ai comme dans l’idée qu’il y en a largement assez pour deux personnes tels que nous…»

Surtout maintenant que j’ai ce que j’étais venu chercher pour ma Reine. Le reste peut être facilement sacrifié au nom de ce plaisant revirement.
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Plus on est en bas et mieux on vole [PV Maxine]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Chroniques d'Ambrosia :: Prologue final :: La salle des archives-
Sauter vers:  
Il était une fois AmbrosiaNos Partenaires

Retrouver nous surDes mêmes auteurs