Les Chroniques d'AmbrosiaConnexion

Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.

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Sujet: Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  1545043444-icon-minipostedMer 23 Mai 2018 - 17:35
Une douce clarté matinale emplissait la ville, une belle journée qui s’annonçait. Maxine avait pris soin de se préparer pour son entrevue de l’après-midi avec une délicatesse soignée. Elle s’habillait normalement en couleur vive mais avait choisis une robe bleue claire rappelant ses yeux suite à un conseil d’une autre pupille qui avait souligné qu’une toilette plus douce la rendrait plus approchable et même plus fragile en quelque sorte. Remarque qu’elle avait appliqué au pied levé, cachant ainsi une certaine force et se rendant plus accessible.

En effet, cela faisait maintenant quelques temps qu’elle avait fait un échange de lettre avec une Dame de compagnie de l’Impératrice. Une veuve de naissance Ambrosienne qui avait épousé un Raclusien, un sudiste ancré dans ses montagnes et qui était mort dans des circonstances intéressantes. On disait de Mereïphaïne d'Argosme qu’elle était une femme de qualité, un diamant féminin qui irradiait la cour de sa conversation et prestance. Elle montrait une éducation à toute épreuve et une verbe magnifique, choisissant ses mots avec une aisance déconcertante et faisant sensation sur son passage.

La Raclusienne n’avait qu’à bien se tenir, surtout que la conversation du jour porterait certainement sur la situation de Thémis. Si Maxine avait une idée des positions de la Dame de compagnie, il restait à s’assurer de son point de vue. Elle n’aimait pas l’idée de venir faire de la Politique et de rallier des gens à la cause de sa famille, de sa ville de naissance mais c’était un bien nécessaire. Il fallait aussi bien admettre qu’un rapprochement avec cette dame pourrait avoir des conséquences positives importantes, elle qui avait l’oreille de l’Impératrice.

C’est donc à l’heure du thé que Maxine se présenta au salon du rendez-vous laissant le fiacre qu’elle avait loué partir effectuer d’autres courses. La devanture de la Maison Bleue ravissait et on disait leur thé aussi exquis que les repas qu’ils proposaient. Un décor bien agréable pour une entrevue importante. On la conduit à l’étage sous la verrière qui était pratiquement vide mais qui regorgeait de couleurs par les plantes tropicales qui y poussaient et les oiseaux bariolés qui y chantaient. Gagnant sa table, elle s’y installa seule aillant une dizaine de minutes d’avance. Patientant calmement, et s’adonnant à un des exercices favoris, elle observa dans la pièce et les gens qui s’y trouvaient.

Lorsque son rendez-vous arriva, elle se leva et s’inclina devant elle comme elle se devait.

“Bonjour Madame, merci de votre charmante invitation. Cet endroit est à ravir, vous avez choisi le lieu idéal.”


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Sujet: Re: Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  1545043444-icon-minipostedJeu 31 Mai 2018 - 8:50
La dame Raclusienne | « A l’approche de la saison printanière et son installation, la dame de Raclus s’abroge des lourds manteaux, pour profiter de vestes longues plus légères et des robes idéales pour le temps plus clément. Couleur d’un vert sombre idéal pour compléter la naturelle rousseur de sa sauvage chevelure, Méréïphaïne observe la capitale, dans le fiacre de la saison clémente. Point question de s’enfermer dans une voiture odieusement fermée, maintenant que le soleil ramène ses traits, couvant de ses rayons le monde durement malmené par l’obscure tempête. Il serait folie de ne point en profiter maintenant, la dame est de partie pris, quant à l’appréciation du temps, il suffit d’un peu de beau temps et elle en oublie qu’il risque de faire encore frisquet. Mais peu importe…

Peu importe, le fiacre est un de ceux ouvert, et si elle aurait aimé le conduire elle-même, il n’en est rien. Dans ses pensées, elle se dit que si elle le pouvait, elle volerait Richard pour aller au bord de l’eau et s’amuser un peu, un déjeuner dominical aux bords des vagues, qui pourraient se finir délestés de quelques vêtements…quoi qu’il pourrait en être mieux encore de s’approcher d’une rivière…sur le domaine des Sourdan, il y en a une d’ailleurs, mais elle chasse à l’immédiat cette pensée. Le seul fait que le ministre soit invité aux terres familiales suffirait pour les échos et puis, il n’aurait clairement point de temps. La veuve diamantaire a soudain un sourire, elle irait bientôt à son bureau…son esquisse en tête, elle se laisse aller au fond de son assise l’air ravi.

Contactée par une membre de la famille Van Pelt, cousine de l’actuel imbécile prétendant, incapable de mettre un pied devant lui sans tomber, bien mal situé auprès de sa majesté pour les faveurs de la famille, elle sait par avance qu’elle viendrait à parler des choses qui se passent en leur terre. Il est désolant pour la rousse de dire qu’elle ne peut pas y faire grand-chose, mais elle sait aussi que son influence en Ambrosia est celle qu’on lui connait, quant à celle sur Raclus…et bien, quelques contacts excellement placés lui font une cour de complice.

Le fiacre ralentit, la façade du lieu de rendez-vous n’étant plus si loin, elle arrange la jupe de sa robe sans excès. Une tenue un brin inspirée de celle que l’on porte en tant que cavalière, elle rajuste le chapeau haut de forme féminisée d’un geste élégant, avant de ne descendre de sa voiture. La dame de compagnie impériale traverse la maison bleue aussi maîtresse de la situation qu’à son habitude, parfaitement reçue, délicieusement sociable, saluant visage connus et autres, elle parvient à la verrière non sans glisser un petit rien de roue d’or à son accompagnateur pour l’inviter à garder la verrière tout aussi peu remplie que maintenant.

Une fois cela fait, elle s’avance vers la jeune femme relevée, pour aller la saluer. Naturel plein de vie et charmant, la jeune femme offre un air radieux à la jouvencelle, lui donnant salutations respectueuses.

-Bonjour Mademoiselle, j’ai un grand plaisir de vous rencontrer ! La maison bleue est un tel endroit quand le printemps pointe le bout de son nez, j’ai quelques plaisirs gourmand à m’y trouver. En espérons que les oiseaux ne soient pas trop joueurs…

Car il est vrai que les animaux en liberté ont quelques inconvénients, outre l’exotisme de leurs présences, mais elle ne va pas lui faire un trop grand dessin, d’un geste, elle l’invite à s’asseoir, et prend elle-même place, retirant son chapeau et sa veste auparavant et les confiant au serveur venu s’empresser de les lui prendre.

-Gustave, soyez un amour, servez nous le présentoir des petits délices, j’en meurs d’envie. Le jeune homme hoche la tête et s’en va. J’ai une passion pour cela, diverses petites pâtisserie, à peine une bouchée, mais ça varie délicieusement les plaisirs. Quand je pense maison bleue… Dit-elle dans une mimique coupable. J’espère que je ne vous ai pas trop fait attendre Mademoiselle Van pelt.

Volontairement, la dame ne parle pas du sujet crucial, préférant laisser Maxine se lancer pour peser un peu son caractère et son audace. »



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Sujet: Re: Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  1545043444-icon-minipostedVen 22 Juin 2018 - 13:17
La Grande Dame entre comme chez elle et Maxine a bien conscience qu’elle ne chasse pas sur son territoire mais sur celui de son interlocutrice. Elle avait préféré une rencontre dans un endroit neutre mais c’était planté comme un pioche. La Dame de Compagnie y était comme chez elle et en fit démonstration immédiatement en commandant au serveur. Elle avait devoir jouer serré.

“Vous partagez donc mes élans pour les sucreries, vous m’en voyez ravie. Nous sommes faites pour nous entendre.” dit-elle en lui lançant un sourire.

Confiance et doigté allaient être indispensable pour cette entrevue. En effet, la jeune femme avait conscience que la Dame d’Argos n’avait rien à lui devoir et il serait difficile de lui arracher une faveur. Elle semblait agréable, grande et imposante, presque joueuse dans les expressions qu’elle daignait lui montrer sous ses airs de Cour si finement travaillé. Maxine n’avait pas le dessus et c’était une nouveauté difficile à avaler pour elle.

“Point du tout, j’étais en avance.” dit-elle en lui faisant un signe de tête agréable.

Voilà, on dance, on se tourne autour, on se juge. Il fallait vraiment faire de ces ronds de jambes pour se faire apprécier. C’était d’un navrant indescriptible et si petit comme comportement, elle se détestait d’en arriver à ses bassesses de comportement mais elles étaient nécessaires. Enfin, il fallait bien faire son chemin pour la famille et même si ça ne lui faisait pas plaisir, le monde devait croire qu’elle soutenait les Van Pelt et Thémis. Encore pour un temps du moins.

“Merci encore d’avoir accepté cette rencontre, Madame. J’ai souhaité vous rencontrer pour une raison bien précise, je vous l’avoue.
Vous n’êtes pas s’en savoir que ma ville natale, Thémis, est ravagée par une tempête dont l’ombre me parvient jusqu’ici. Votre position en tant que Dame d’Argos est la raison de ma venue. Vous êtes la mieux placée pour avoir des nouvelles fraîches et véridiques, les échanges entre le Sud de Raclus et Ambrosia étant nombreux et plus rapides qu'avec le Nord.”


Elle s’interrompt un instant laissant Gustave revenir avec la commande. Il agrémente le tout de diverses boissons laissant à ces Dames la liberté de faire leur choix et disparaît. Maxine a pleinement profité de cette pause dans son discours qu’elle veut calme, patriotique un peu pompant sur le bord mais sympathique. Si la tempête et l’embargo est néfaste pour les Van Pelt, il ne l’est pas moins pour les habitants et pour la ville. Elle ne ressent aucun remord, aucune sympathie mais elle a bien conscience que si la ville venait à tomber, elle perdrait pied avec elle.

“Les lettres qui me parviennent disent tout et leur contraire. J’avais espéré que vos liens avec le Sud vous donnerez une vue fidèle de la situation. Dites-moi, est-ce si critique qu’on me l’a rapporté ?”


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Sujet: Re: Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  1545043444-icon-minipostedSam 23 Juin 2018 - 22:28
La rencontre | « Portant les apparats d’une dame de cour, Méréïphaine ne se prive aucunement de montrer qu’elle œuvre sur son territoire, plus encore, qu’elle est maîtresse de la situation, si elle en a le désir, mais il n’en est rien vérité, préférant largement se faire agréable et complice, malicieuse et joueuse, plus que tout autre chose.

-Parfait, un point commun ! Lance-t-elle avec plaisir, ne se privant pas pour rester la même, tout en essayant de convier la jouvencelle à prendre conscience qu’elle a l’avantage, mais les choses peuvent aisément se renverser, rien n’est jamais acquis. Après, elle se doute qu’elle n’est pas ici pour de l’hostilité, autant en profiter. »


L’entremetteuse | « D’une œillade, la dame reste à observer les requêtes de Maxine, appréciant la franchise de ses propos sans pour autant les approuver. Elle ne sait pas tout à fait qu’elles sont les positions de la dame et c’est bien risquer de faire ce genre de chose. Mereïphaine d’Argosme inspire et sourit, laissant le servir revenir avec les gourmandises dont elle prend la première à portée de main.

Elle croque la coque fruitée d’un macaron, prenant le temps de savourer les fragrances de fruit rouge avant de regarder Maxine.

-Vous savez ma chère, je suis raclusienne de part mariage, je n’ai aucun pouvoir décisionnaire, ni droit de participation…mais à défaut de pouvoir vous aider comme il se doit, je peux toujours prendre contact avec les hauts dignitaires de ma cité d’adoption. Et leur demander des renseignements sur ce qui se trame, je n’ai pas encore fait la démarche, à dire vrai…je me suis retenue de toutes immersions, mais votre venue me fait saisir que la chose est à changer. Vous n’avez aucune idée de ce qui peut avoir causé ce blocus ? Je ne parle même pas de la tempête qui règne là bas ?

L’on raconte que la dame de thémis a fort contrarié ses compatriotes, il ne serait point étonnant de voir le prétendant indépendant prendre un couteau dans le dos, la dame s’en surprends d’ailleurs que ce ne soit pas déjà fait. Mais qui sait, la chose viendra peut-être plus tard ! »



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Sujet: Re: Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  1545043444-icon-minipostedDim 24 Juin 2018 - 17:46
Oh fine Dame que voilà. A la suite de l'Ambrosienne, Maxine se laisse tenter par un fruit confit, une angélique délicieuse qui fond sur la langue. Un goût nouveau pour son palais raclusien. Elle lui sourit en écoutant ses paroles. Un discours bien sympathique et qui tout en montrant une once de douceur et d'amitié, cache une curiosité mal placée de celle qui cherche à récolter des informations.

“Je vous comprend Ma Dame, votre devoir était de rester à votre place. Vous comprendrez aisément que le mien est à ma famille et ma ville natale et que cette demande de nouvelles est légitime.
Je ne souhaite nullement vous pousser dans une démarche qui vous déplaît mais si vous pouviez contacter les hauts dignitaires, je vous en serez reconnaissante.”


Elle était d'ailleurs assez curieuse de savoir ce que Cairo, la capitale actuelle du territoire, en viendrait à dire et comment la Dame d'Argos viendrait lui reporter la nouvelle. Lui montrait-elle la lettre directement ou lui ferait-elle un récit plus clément de leur réponse ? Elle était assez curieuse de le savoir, cela lui donnerait une bonne idée du caractère de la Dame et de l'opinion qu'elle avait d'elle. Dans tous les cas, elle aurait une vision plus certaine de la situation de Thémis vu par Raclus et de ses futurs rapports avec la veuve diamantaire.

“Je l'ignore bien, de vilaines rumeurs me sont venues aux oreilles mais j'ai peine à croire que ma tante pourrait...
On ne me dit pas ces choses vous l'imaginez bien. C'est pourquoi je me tourne vers vous, je souhaite moi aussi comprendre et j'ai mal à croire que les nouvelles qu'on me donne n'aient pas été altérées pour ménager mon jeune âge.”


Quoi que cette excuse soit simple, elle était pourtant plausible. Maxine jouait celles qui n'étaient pas dans la confidence et elle ne savait donc pas toute l'histoire. elle savait bien que les rumeurs n'arrangeaient pas son cas et que son cousin était de plus en plus menacé. Beaucoup n'avaient pas aimé le tour de passe-passe de la Haute Chair et il souhaiterait certainement se venger son fils. La mission principale de Maxine était de le protéger mais allait-elle le faire ? Ça...

“Puis-je vous servir du thé ?” demande-t-elle en saisissant l'anse de la théière.


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Sujet: Re: Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  1545043444-icon-minipostedLun 25 Juin 2018 - 17:40
Les affaires raclusiennes | « Une esquisse de sourire gagne les lèvres de la raclusienne, il n’y a aucun doute quant aux possibles de la dame, se mêler des choses politiques ne lui est pas chose étrangère, et à dire vrai, elle connait bien assez le dirigeant de sa propre cité, pour ne point s’inquiéter de son intervention. Elle sourit avec malice, écoutant la demoiselle.

-Je veillerais à demander quelques informations et proposer mon aide à la cité.

Indirectement, l’on penserait qu’elle s’informe pour son propre commerce, la ville est fleurissante grâce aux minerais de diamant, il ne faut pas le nier, et le fait qu’une étrangère détienne les mines a longtemps déplu, jusqu’à ce qu’elle soit bien plus bénéfique que son défunt époux avant elle. Prenant une autre gourmandise entre ses doigts fins, elle laisse ses dents croquer et le sucre chatouiller ses papilles, non sans garder un œil sur son interlocutrice.

-Un murmure est certain, votre tante a envoyé un prétendant en dehors de l’avis de la ligue, et il ne faut point hésiter quant à cette rumeur, les dignitaires de Raclus s’avèrent mécontents et ne le cachent pas, d’autant plus que votre cousin aime à se montrer fort niais.

Elle ne se permet aucunement de prétendre qu’il l’ait réellement, car cela pourrait être fâcheux pour la demoiselle, comme une tristesse. Cela arrive souvent quand l’idiot est de famille et qu’on ne peut rien y faire. De toutes manières, Madame d’Argosme ne fait que peut cas de ce genre de fait et se détache bien de la personnalité du prétendant. Il ne fera pas long feu dans les choses de l’Etat, croqué nu et cru en vérité.

-C’est un peu considéré comme une insulte à vrai dire. Elle dit cela avec légèreté avant de soupirer et finir sa gourmandise. Je vous en prie, faites.

Elle lui laisse le loisir de verser le thé dans les tasses, Méréïphaine ne dit mot, mais elle semble détenir des informations, quelques-unes, grappillées au sein des courtisans, au rien, que des murmures dont on ne peut avoir la certitude, des choses qui se disent sur « le ton de la plaisanterie ».

-Vous devriez penser à parvenir à vous faire inviter à un dîner de Madame Amélia Clark, ou en tous cas, vous faire assez remarqué pour que cela arrive. Ains vous vous rapprocherez de dignitaire raclusien bien plus influents et qui parlent beaucoup plus lors de ces réceptions, qui sait, cela pourrait vous êtres fort utiles. Je ne saurais point trop comment vous indiquer la manière de procéder, la dame est très exigeante…mais j’ai ouïe dire que vous connaissiez plutôt bien celui avec qui elle s’affiche. Zenon de Lascelle. Votre tuteur, cela devrait probablement donner quelque chose d’intéressant Lui laissant le temps de comprendre, la dame rousse souffle. Le prochain dîner est dans un peu moins d’un mois…Il va falloir vous dépêcher.

Méréïphaine n’aime les dîner que pour les excellentes conversations qu’on y trouve et les précieuses informations qui s’y trouvent…car le reste ne lui importe que fort peu, mais cela a quelque chose de fort plaisant dans le fond. »



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Sujet: Re: Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  1545043444-icon-minipostedMar 3 Juil 2018 - 15:58
Maxine fait de son mieux pour perdre en couleur et devenir incertaine, inquiète même alors qu'elle prend un regard apeuré.

“Mon cousin est l’héritier, ma tante n’aurait pas risqué de le mettre en danger auprès de la Ligue pour... un possible mariage royal. Bien sûr…” continuât-elle doucement comme si elle réalisait seulement maintenant le vrai but de cette démarche.
“Croyez-vous que la Ligue irait jusqu’à se venger sur lui ?”

Malgré ses tricheries de gestuelle et de ton, il s’avérait que la rousse commençait à affectionner cette Dame aux diamants. Elle lui disait les choses qu’on lui refusait souvent, prétextant son jeune âge ou son sexe dit faible qui n’aurait pas été en mesure de comprendre ou de se contenir face à des décisions ou des situations qui la dépassait. Servant donc le thé, elle se joint à la Dame de compagnie dans une dégustation des sucreries présentées. Pensant le sujet clos, elle imagine que le reste de la conversation partira sur quelques murmures de cours ou sur la dernière danse à monde, se préparant même un commentaire sur le printemps naissant mais il n’en ait rien.

Son interlocutrice s’avance à lui faire des confidences, lui confiant qu’un rapprochement avec Amélia Clark serait bénéfique. Elle a bien sûr entendu parlé de la Dame et on lui a chaudement recommandé de la rencontrer à maintes reprises. La jeune femme acquiesce notant les points importants qu’elle soulève et tendant l’oreille à sa dernière remarque.

“Un peu moins d’un mois, voilà un délai assez court. Mon tuteur m’impose encore des semaines de préparations avant de me présenter, voir plus. Je ne peux pas lui en vouloir sur ce point, il me faudra donc redoubler d’efforts et essayer de le convaincre rapidement.”

Quant aux sous-entendus de la Dame, elle ne les relève pas, incapable de déterminer si le mélange dont elle parle est un bien ou un mal. On dit beaucoup de choses de cette cousine impériale. Elle régit les hauts cercles de la bonne société en Ambrosia pouvant faire ou défaire une réputation d’un pincement de lèvres. La Raclusienne a une certaine admiration pour elle, cette Dame inconnue qui fait peur à son tuteur et le fascine en même temps. Il lui a bien fait comprendre qu’un potentiel mariage ne doit pas être discuté et envisagé, sa réaction de l’autre jour en est preuve suffisante.

“Etes-vous invitée à ce dîner ?”


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Sujet: Re: Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  1545043444-icon-minipostedDim 12 Aoû 2018 - 22:32
Propositions | « -Les accidents sont bien vite arrivés à la Capitale, et il semble enclin à jouer les imbéciles… Ce n’est pas une lumière, autant dire les choses avec clarté, il aime à en faire ses preuves avec une certaine facilité, un peu trop grande selon la dame, qui juge un comportement simulé. Mais ce n’est pas chose ignorée par la jouvencelle face à elle, n’est-ce pas ? Celle qui a quelques erreurs dans le comportement, qui font sourire Méréïphaïne d’un air doux et bienveillant. Elle a l’impression de se revoir, dans ses jeunes années, avant que le monde ne lui dise qu’il était cruel et fourbe.
Ainsi donc, elle lui donne quelques ficelles, quelques détails qui serait parfait dans sa quête. Elle a un tuteur bien placé, autant s’en servir, quelque chose de la sorte. Mais en prenant soin de ne pas se trouver mis à mal par la dame de ses pensées. Même si elle n’aurait jamais cru voir Zenon de Lascelle casé aussi officiellement. Finira-t-il veuf ? Que de médisance dans un esprit si observateur…

-Prenez le de cours, rencontrez la dame de ses pensées. L’audace ne doit pas être trop impétueuse, Madame Clark est acide, ne supporte aucune frivolité, elle a la langue vipérine et l’humeur de détruire une réputation facile. Il ne vous préserve pas sans raison, mais…dites-lui que vous voulez essayez ? Cela ne peut pas faire de mal à votre éducation et que vous avez trouvé une dame pour vous former.

Elle lui offre le temps de saisir qui elle est et ce qu’elle fait, lui proposer, donc, d’être sous son aile, une excellente chose non ? Un sourire de délice est amené à ses lèvres et un rire délicieux s’en accompagne.

-Vous en posez des questions étranges, naïve peut-être…je fais partie de ses dîners, j’ai passé les épreuves de la dame dragon.

Buvant un peu de son thé, la dame garde silence, faisant tourner la petite cuillère dans sa tasse qui tinte joliment. L’air fauve et malicieux font son charme, c’est indéniable et sublime son air de quelque chose d’unique. Elle ne peut alors s’en empêcher.

-Vous vous inquiétez mal vous savez ? Oh vous êtes excellente, je reconnais une courtisane quand j’en vois une, le regard apeuré était un peu de trop. Ne vous inquiétez pas, je connais Ambrosia, j’en ai vu des milliers de jeune femme, comme je sais que votre cousin joue à l’idiot..Mais vous avez d’excellentes bases, ce qui n’est pas étonnant des Van Pelt.

Confidences et propositions, un intéressant déjeuner. La dame se laisse aller et observe la demoiselle, prometteuse, elle ferait écho de son nom à l’impératrice, mais cela, quand elle l’aurait un peu plus côtoyé. Mieux vaut déterminer les potentiels noms qui promettent de grandir avant qu’il ne le fasse totalement. En tous cas, elle vient d’être remarquée par la dame de compagnie de sa majesté. »


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Sujet: Re: Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  1545043444-icon-minipostedLun 13 Aoû 2018 - 15:23
“Je m’en souviendrais.” dit-elle songeuse.

Il est vrai que la menace de la Ligue était certaine mais avait-elle envie d’empêcher cet attentat ? Là, résidait la véritable question. Son cousin était un Van Pelt, issu de germain dans une fratrie qu’elle n’appréciait pas mais il était le seul membre qu’elle arrivait à supporter. Il faisait face à sa mère la matriarche et Haute-Chair de Thémis et ses écarts de langage étaient à saluer par moment. Les autres de leurs générations s’étaient totalement écrasés, eux deux restaient toujours aussi insoumis. Peut-être n’était-il pas la première branche à couper…

“Je ne sais si j’oserai mais je vais y réfléchir.”

Un seul faux-pas dans cette démarche et elle serait à jamais délaissée par cette Dame qui ferait tourner en bourrique la bonne société Ambrosienne et d’ailleurs. Elle ne savait comment l’approcher de front, une idée à méditer semble-t-il car si elle voulait se faire bien voir par Thémis, parler aux autres nobles de la Ligue était primordial. Elle tenterait peut-être une approche avec son tuteur dans quelques jours, histoire de voir si elle avait assez satisfait ses attentes pour se voir présentée. Après tout, elle l’avait déjà accompagné à d’autres événements…

“J’aurai dû m’en douter.” répondit-elle simplement en admettant sa faute.

Une femme telle qu’elle avait bien entendu réussit là où Maxine devait encore faire ses preuves, c’était indéniable et la question ne se posait pas à vrai dire. Son manquement la mécontenta un instant, consciente qu’elle ne soit pas assez observatrice. C’était une déduction qu’elle aurait pu et dû faire d’elle-même. Elle s’amusait tout de même. En parlant à diverses personnes, elle avait vite compris dans les grosses lignes le caractère d’Amélia Clark qui était crainte et respectée. Dragon, vipère, venin, ces mots revenaient souvent… Une femme qui avait su se faire sa place, empoisonnant de ses mots ceux qui lui barraient la route. Une note poétique dans ce monde pauvre en musique.

A la confidence de Méréïphaïne, la jeune Raclusienne leva les yeux vers elle.

“Madame…” dit-elle gracieusement en levant légèrement sa tasse vers elle et en buvant une gorgée de son thé.

Son compliment lui alla droit au cœur et loin de l’agacer, elle se sent assez satisfaite d’avoir tenu aussi longtemps face à une maîtresse de la dissimulation. Si d’autres étaient facile à duper, elle était trop attentive pour manquer ne serait-ce que la plus minuscule des incartades. Il n’était donc pas nécessaire de le nier. Elle tâcherait donc de travailler son regard et de garder une expression bien plus composée dans le futur.

“Je n’en espérais pas moins de vous, si l’on s’en réfère à votre parcours atypique. Quelle histoire.”

La veuve avait d’ailleurs de bien méchantes rumeurs qui courraient sur sa personne. Les gens allaient si vite à calomnier et à juger mais quelle femme digne de ce nom aurait subi les abus qu’on lui portait sans réagir. Le scandale d’Argos, à la mort de son mari, avait secoué le Sud de Raclus et, dans une poussière de diamant, Méréïphaïne était rentrée au pays. Maxine se souvenait encore des bavardages parmi les Van Pelt suite à cette histoire...

“Je suis bien aise de vous avoir rencontré, vous m’êtes de plus en plus sympathique.” conclut-elle, se risquant pour la première fois à frôler l’honnêteté.


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Sujet: Re: Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  1545043444-icon-minipostedDim 19 Aoû 2018 - 20:36
Connivences | « La dame tends une main bienveillante à la jeune femme, elle sait qu’il est important de porter le flambeau pour la prochaine génération, parfois cela vient plus rapidement qu’on ne l’aurait cru. Elle se serait cru plus vieille, quand la chose serait arrivée, mais les Dieux aiment à surprendre les croyants, Pohn se plait au hasard et à l’installer sur la route de ses fidèles. Ainsi donc la Dame d’Argosme ne se prive point, révélant à la jeune femme ses quelques erreurs, l’encourageant à avancer un peu plus vers la société et son noyau.

A défaut de prendre mal, les propos sur son parcours, Mereïphaine esquisse un sourire. La gloire qui la poursuit est sombre, mais peu importe. Le soleil entré dans sa vie se nommait la liberté, après la mort de son époux, il n’y avait eu que cela, de la liberté. L’argent en héritage et le veuvage. S’installant bien aisément dans son assise, la jeune femme lui souffle.

-Maintenant que Pohn nous a mis sur nos chemins respectifs, il sera d’une excellente idée d’évoluer toutes deux à la cour, pour que je vous donne quelques astuces qui vous aideront. Et vous fasse approcher des cercles raclusiens bien plus intéressant qui vous sont encore fermés à cause de votre nom.

Car il faut bien reconnaitre, l’actuel patronyme de la jeune femme est la plus grosse épine qu’elle puisse avoir dans son pied. Mais ce sont les conflits de raclus qui impactent sur la cour, qui sait comment cela se terminerait. La veuve diamantaire est désormais décidée à faire de Maxine celle qu’elle pourrait succéder, son unique œuvre, à moins qu’il n’y en ait d’autre. L’avenir peut seul le savoir.

-Mais pour le moment, profitons de tout cela. Pourquoi vous intéressez-vous réellement à tout cela ? Vous n’êtes en rien obligée de me confier vos plus grands secrets, mais c’est l’occasion de tenter de me convaincre, je vous dirais où le bas blesse.

Un exercice simple, mais qui pourrait être fort amusant. »



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Sujet: Re: Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  Le devoir, c'est ce qu'on exige des autres.  1545043444-icon-miniposted
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