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Sourires et petits pains (Everard Zullheimer)

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MessageSujet: Sourires et petits pains (Everard Zullheimer) Mar 5 Juin 2018 - 19:36
Quelle pagaille…je vous jure. Je regarde d’un œil neutre les différentes personnes passant devant mon étale pour réclamer de la nourriture pour nourrir leur famille qui meurt de faim. La dernière tempête à fait pas mal de dégât et les plus infortunés de la population se retrouve au bord de la crise. La cité n’est pas loin de connaitre une crise de grande famine comme il n’y en a jamais eu avant. Et moi en bonne citoyenne que je suis, j’ai mis à profit ma petite boulangerie pour une distribution de nourriture pour ceux qui en ont le plus besoin.

« Merci Demoiselle que la Mère vous protège. »

« De même pour vous. Soyez forte. »

Je souris de mon plus beau sourire angélique. C’est ça…a d’autre. C’est d’un spectacle pathétique. Tout ces gémissements, ces grandes plaintes, ces yeux larmoyants me donnent la nausée et m’ennuient  profondément. Après tout mon commerce à été épargné par cette foutue tempête pourquoi je devrais faire cet effort pitoyable ? Mais parce que je me dois de jouer les grandes bontés d’âme coûte que coûte.

Je n’ai pas créé ce masque d’innocence pour tout ruiné pour une histoire de charité qui m’agace profondément. Je sais prendre sur moi tout de même. Bien que voir tout cet argent s’envoler gratuitement me fend le cœur. Un sou et un sou. Et même si je gagne plus en plantant ma lame dans le cœur d’une pauvre âme qui en aurait blessé une autre, mon petit commerce de boulangerie me rapporte un minimum que je ne crache pas dessus.

Mais enfin je ne m’en fais pas vraiment pour mes économies, j’ai quelques prénoms à rayer sur ma liste qui vont me rapporter gros, très gros lorsque je vais offrir leur âme à   Syhn. Et je souris satisfaite à cette pensée me disant que plus vite je terminerais ce rôle de bonne âme pour la journée plus vite je pourrais me mettre en chasse dans l’esprit de m’en mettre plein les poches comme il a toujours été jusqu’à présent. Mais je rêvasse et on me le reproche sans grande méchanceté. Je rougis faussement gênée, offre un petit sourire, affichant une petite désolée et me remet sans plus tarder dans ma distribution dans la joie et la bonne humeur.

Il n’y a pas dire je cache parfaitement mon jeu, et ça me fait rire mais tellement rire de les voir tous complètement dupé devant mon grand jeu de comédienne que je manie à la perfection. Un masque plus que vraisemblable. Bien que j'avoue que la lassitude me gagne tout doucement, il faut dire que tout ces gens se ressemble et très vite mes journées tourne dans un cercle infernal qui ne bouge jamais et cette journée ne déroge pas à la règle et j'ose espérer qu'un événement improbable marque le coup ainsi que mon attention. Une autre tempête peut être... Noooon je plaisante bien sur !

Ou pas...
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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: Sourires et petits pains (Everard Zullheimer) Jeu 7 Juin 2018 - 12:18
Les dégâts ont été colossaux. La tempête était un avertissement sur les mœurs dissolus de la ville, c’était possible, mais moi… moi je voyais cela différemment. Selon moi, les dieux n’agissaient pas sans raison, et c’était à mon avis une raison bien faible que de croire que les dieux étaient en colère contre Ambrosia. En fait, il ne fallait pas voir cela comme une colère mais comme une punition. Et une punition pouvait se passer de colère. Après, si l’on me demandait mon avis, alors oui, c’était une question d’impiété. Mais bon, je n’étais pas le seul à avoir un avis sur le sujet et je n’étais clairement pas la voix dominante ! Donc je ne cherchais pas à imposer ma voix, privilégiant de montrer par l’exemple à l’idée de crier sur les toits. Aussi, depuis la tempête, il n’était pas rare que je sois dans les rues ou dans les différentes chapelles dédiées à notre Seigneur Ameth et Sa Lignée qui avaient été transformés en dormoir. Etant généralement de petites bâtisses solides, elles n’avaient pas subi les affres des destructions. Et donc les Serviteurs étaient tous là pour aider leur prochain.
Vivre de telle manière qu’en voyant vivre, une tierce personne ne puisse douter de notre Piété vis-à-vis de notre Seigneur !

Aujourd’hui, je me mêlais aux distributions de vivres et de fournitures que nous avions récoltés auprès de personnes plus fortunées ou achetées avec nos propres roues. C’était aussi un moyen de garder le contact avec la population. Et de montrer que chacun comptait. Les dégâts étaient si importants qu’à chaque fois j’en étais horrifié. Mais il fallait bien réussir à aider le plus grand nombre ! Je souris à la jeune femme qui portait son enfant en demandant de quoi le garder au chaud et lui donnais une couverture en la bénissant au nom du Seigneur Ameth et de Sa Lignée. Voilà, j’avais fini pour cette chapelle. Je regardais un peu comment cela se passait. Il y avait une boulangerie, là, qui semblait avoir une queue énorme et je voyais une jeune femme distribuer des miches de pain aux démunis. Je souris. La solidarité était une belle chose, et c’était dans les moments difficiles qu’on la remarquait vraiment. C’était Beau. Et c’était Noble.

Je me dirigeais vers ladite boulangerie où la jeune femme semblait un peu débordée. Je m’infiltrais vers le comptoir, ne cherchant pas à couper la queue, mais glissant aux cotés de celle qui distribuait, alors pour lui proposer, bien aimablement mon aide.

« Bonjour mon enfant. Puisse le Seigneur Ameth vous obéir pour votre générosité. Puis-je vous aider pour cette distribution ? »

Je ne pouvais pas la forcer, bien sûr, je ne pouvais que lui proposer mon aide et rien ni personne ne pourrait la forcer à accepter, même si… même si ma position rendait la chose délicate, je le savais bien. Mais cela ne comptait pas. Je comptais bien aider ceux qui en avaient besoin comme je le pouvais et pendant le temps que je pouvais, surtout. Car c’était ça le nœud du problème. Mon emploi du temps était infernal.



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MessageSujet: Re: Sourires et petits pains (Everard Zullheimer) Sam 9 Juin 2018 - 22:34
Les crèves la faim se font nombreux devant ma boutique et moi je commence à être vite débordée. Ce n’est pas vrai…je ne suis pas la seule boulangerie du coin ? A ce train là c’est dans les stocks de réserve que je vais devoir fournir… et je soupire presque à cette pensée, alors que je donne de nouveau une miche à un vieillard édentés. Je passe ma main sur mon front un peu en sueur et commençant réellement à avoir mal à la tête avec toutes ces plaintes pitoyables qui s’entrechoquent en même temps et font un affreux écho dans mon crane. O grand Innommable … par pitié tue les ! Qu’ils se taisent !

Je regarde la queue qui me donne l’impression de s’agrandir et c’est là que mon attention capte un homme à la tenue austère qui se détache du troupeau pour venir se glisser à mes cotés derrière le comptoir pour venir s’adresser directement à moi. Je dois surement le regarder avec une tête de poisson alors qu’il me propose son aide dans la distribution des vivres. Si au début je suis surprise c’est l’amusement qui me gagne voir une hilarité que je prends soin de camoufler par jolie sourire sur mes lèvres avant de m’incliner légèrement.

« Oh…Votre Éminence…c’est…c’est un honneur ! »

Non mais…pincez moi ! Un cul béni d’Ameth en personne ! Et pas n’importe quel cul s’il vous plait…c’est celui de son premier serviteur dans la cité.

L’ironie de la situation me fait jubiler. Juste le simple fait qu’il m’adresse la parole ignorant totalement les pratiques auxquelles je m’abandonne réellement. « Votre générosité », laisse-moi rire. Tu ne dirais pas ça de-moi si tu savais toute la vérité mon pauvre. Mais la situation m’amuse beaucoup et puis maintenant j’ai trouvé ma distraction de la journée. Je bafouille, prend un air gêné me force presque à rougir, évitant soigneusement son regard par peur d’éclater de rire si je le croise.

« Mais…Eminence…je…je n’oserais pas vous demander cela. Vous avez surement plus important à faire. »

Oh oui je me fais désirer, surtout qu’il m’a l’air d’étouffer de bon sentiment celui-là que je ne peux m’empêcher de titiller la corde sensible de sa bonté. Parce que cela m’amuse et me réconforte dans cette journée médiocre et ennuyeuse au possible. Je balaye la queue du regard et vient reporter son attention sur le premier serviteur de personne avec un petit sourire timide.

« Il est vrai que je suis un peu débordée…et que l’aide que vous me proposez est généreuse. Je serais mal polie de la refuser… »

Bah quoi ? Si en plus je peux en plus faire bosser ce cul béni d’Ameth à ma boutique, c’est le Saint Graal pour moi. Cette situation est délectable et me promet un très agréable et amusant moment. Je lui offre mon plus charmant sourire de reconnaissance.

« Je m’appelle Shade. Shade Fairley. »

Autant qu’il sache le prénom de celle qui va se moquer de lui pendant tout le temps qu’il compte faire sa bonne action ridicule.

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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: Sourires et petits pains (Everard Zullheimer) Ven 22 Juin 2018 - 13:01
« Je sais, je sais, mon enfant, mais ne nous sommes pas là pour des ronds de jambe, je vous en prie. Soyez bénie pour votre bonne action… »

Je n’étais pas réputé pour ma douceur ou pour mon sourire, il fallait le reconnaitre. Non que je n’aime pas sourire mais plutôt que je me camouflais plus souvent à rester derrière une apparence austère, c’était mon rôle, d’une certaine manière, surtout dans une ville impie comme celle dans laquelle je me trouvais. Toutefois, cela ne m’empêcvhait pas de faire en sorte que les miséreux le soient un peu moins, que ce soit par l’aumône pour par des aides moins financières et plus matérielles… comme de quoi se réchauffer ou de quoi se nourrir. Et j’encoureagis aussi volontiers les locaux à faire de même, surtout en des temps aussi durs. Les réparations risquaient même de durer jusqu’à l’été, pensais-je, tant certaines choses  étaient abimées… enfin bon, que pouvions nous y faire… je lui fis un signe de tête qui passait un sourire avant de finalement lui rétorquer.

« Et vous êtes en train de perdre un peu pied devant le monde, aussi, il est normal que votre générosité soit récompensée par une aide… et en effet, ce serait malpoli de refuser, ou juste une crise d’égo qui n’aurait pas sa place. Tout simplement ! »

Je commençais à distribuer les pains qu’elle avait mis à disposition pour cette occasion, accompagnant chaque don d’une petite bvénédiction au nom du Seigneur Ameth et de Sa Lignée sur la terre des hommes… je ne pouvais faire mieux, et même si j’étais parfaitement sincère, il y avait un avantage tactiuque non négligeable. Cela renforçait l’impression d’omniprésence du Culte d’Ameth pour aider les ambrosiens… et vous verriez que demain, dans les journaux, sans que j’ai eu besoin de dire quoique ce soit, il serait indiqué que c’était notre initiative… pas celle de la boulangère, même si c’était injuste…

« Alors que les dieux vous gardent, Shade Fairley, et que le Seigneur Ameth vous offre sa Protection bienveillante. »

Maintenant, il fallait encore contenter tous ces miséreux. Et il y avait du travail, c’était moi qui vous le disait !


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MessageSujet: Re: Sourires et petits pains (Everard Zullheimer) Sam 30 Juin 2018 - 14:04
Cette situation est juste…tordante ! Oui vraiment je ne pensais pas avoir un peu de distraction aujourd’hui et voilà que ce fou d’Ameth se ramène comme un cadeau. Et je compte bien m’amuser avec lui dans la joie et la bonne humeur ! Oh oui c’est ça « que le Seigneur Ameth m’ offre sa Protection bienveillante. » Je ne reve que de ça en plus ! Non décidément je sens que je vais bien rire avec ce cul béni pathétique.

Une autre petite révérence histoire de continuer à marquer le coup. Pas que sous ses airs de grand bourru il m’impressionne…Oh non loin de là ! Je trouve cela même assez comique mais comprenez je ne suis que cette pauvre petite boulangère accablée par son travail, je ne peux que m’incliner voyons ! Avec toujours le sourire aux lèvres je lui indique la pile de miche de pain prévue pour la distribution. Je continuais mon travail l’air de rien, comme une parfaite petite boulangère embrassée par la cause des miséreux.

Mais j’avoue que j’observe discrètement mon nouveau « collègue de travail » scrutant, ses moindres fait et gestes, analysant ses rictus, les changements d’ombre dans son regard, chaque détail me permettant d’avoir le maximum d’information sur sa personne. Qui sait…un jour peut-être ce sera lui qui sera inscrit sur ma liste noir et franchement si c’est le cas je me ferais un malin plaisir de lui faire lentement la peau à ce fanatique horripilant.

Non mais écoutez le à donner sa bénédiction à tous ceux qui ont le malheur de recevoir sa miche de pain de sa main. Il se permet de se faire une publicité d’enfer par mes soins. Il est clairement culoté et je ne sais pas ce qui me retiens de l’étrangler lentement…oui là comme ça…à la vue de tous. Je suis sure qu’ils m’applaudiront ! Parce qu’il fait clairement mal à la tête à se radoter comme cela comme un vieillard sénile.

« Votre Eminence vous vous débrouillez bien. On pourrait presque croire que vous avez fait ça toute votre vie. Je pourrais presque vous laisse mon tablier que vous pourrez vous débrouiller parfaitement sans moi ! »

Je lance tout cela sans le regarder avec un petit ton plaisantin et tout à fait innocent en apparence. Mais en vérité je me moque clairement de lui pour le rabaisser au rang de boulanger. Mais après tout je ne suis qu’une petite sotte naïve, je ne fais pas attention à ce que je dis ! Une nouvelle miche de donner pour un homme et sa petite fille en as âge qui pleurnichait de façon assez désagréable je décide de titiller une nouvelle fois subtilement notre cher « Eminence » !

« Je suis heureuse de vous voir répandre la bonne parole d’Ameth dans notre cité. Les pauvres gens ont bien besoin de se sentir protéger par le Seigneur après cette catastrophe et surtout en ce moment…je suis sûre que vous n’ignorez pas les différents meurtres causés au sein de notre cité... ? »

Oh oui sortez les violons et applaudissez-moi ! Regardez-moi cette mine si sombre et si inquiète que j’affiche. Oh oui pauvre petite chérie fragile que je fais. Mais cependant mes oreilles de fourbes sont impatientes d’écouter la réaction de ce pitoyable fanatique remplis de bon sentiment et de trop de morale bien ennuyeuse.
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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: Sourires et petits pains (Everard Zullheimer) Ven 27 Juil 2018 - 17:18
Je souris quand elle me complimenta. Mais elle ne savait pas, n’est-ce pas, qu’il était normal que les gommes de foi fassent acte de charité, sans doute. Il était normal que nous aidions tous à sauver tous ces miséreux de la famine. Et si je ne pouvais pas m’avancer concernant ce qui allait se passer les autres pays, nuls doutes qu’ils en profiteraient un peu pour renverser un peu la vapeur… je continuais à donner le pain aux nécessiteux, avec un sourire, un mot doux pour tout un chacun. Parce que c’était ce que l’on attendait de moi. Qu’ j’aide et que je bénisse. Et je le faisais sans le moindre scrupule, parce que c’était ce qui importait, actuellement. L’entraide.

« Je me contente de distribuer, mon enfant. La personne à admirer c’est plutôt vous, au travers de votre travail quotidien, au travers du don à la population que vous faites. Voilà qui est vraiment admirable. »

Mais ce n’étaient pas mes mots, c’étaient ceux d’Elrich. Il était bine plus doué pour se faire apprécier de toute un chacun… Je lui fis un sourire avant de finalement reprendre au son de ses paroles suivantes. Je ne réagissais pas. Les gens n’avaient pas besoin d’entendre des horreurs. Ils avaient besoin de se sentir en sécurité pas en manque de sécurité…. Toutefois, je répondais volontiers à tout ce qui restait de ses propos.

« Dans sa Grande Bonté, le Seigneur Ameth veille sur les siens. Il ne peut forcer les impies à se rédimer, mais Il peut sauver ceux qui l’acceptent en leur cœur… voilà bien tout ce qu’Il fera. Aussi, il appartient à ses fidèles de suivre son exemple et aider ceux qui peuvent l’être, voilà tout. »

Nous arrivions à la fin de la quantité de pain dont elle disposait et donc, les gens, déçus de n’avoir pu en avoir se dispersèrent peu un peu. Ce ne fut qu’à) cette condition que je parlais à la jeune femme à cœur ouvert sur le sujet, un peu plus sèchement que je ne le devrais, sans doute.

« Mon enfant, il est des sujets à ne pas aborder pendant de telles catastrophes. De plus, vous espériez peut-être que je ne parle pas en faveur de l’impératrice, mais au contraire, j’aurai tendance à penser qu’elle fait tout ce qui est humainement possible pour régler les multiples problèmes de la cité, et plus encore, de l’empire. Qu’attendiez-vous d’autres après ces allégations ? »

Oui, je savais que Lilith faisait comme elle pouvait, mais le corps et l’esprit avaient leurs limites, et lui demander de faire plus – alors qu’elle dépassait très largement ces limites – aurait été impossible. L’empire passait avant


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MessageSujet: Re: Sourires et petits pains (Everard Zullheimer)

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