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[CLOS]Beauté solaire d'une belle-de-nuit. [Pv]

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Everard Zullheimer
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MessageSujet: [CLOS]Beauté solaire d'une belle-de-nuit. [Pv] Ven 8 Juin 2018 - 16:31
La nuit portait conseil, disait-on. Eh bien on avait tort. En fait, la nuit n’apportait aucun conseil. La vie n’apportait rien de plus que son lot d’incertitude. C’était la réflexion qui portait conseil, notamment au travers de la méditation, par exemple. Mais le meilleur moyen était la prière. Encore fallait-il comprendre ce qu’était vraiment la prière. A vraie dire, le véritable sens était on ne peut plus éloigner de ce que l’on entendait désormais par le terme « prier ». Aujourd’hui, prier, c’était demander. Mais en vrai, prier était à des kilomètres de cela. Prier, c’était penser, discuter, confier. Au final, demander était un raccourci que l’on nous avait appris à ne pas prendre. Les Dieux n’étaient pas là pour exaucer nos demandes. Il ne s’agissait jamais que de récompense pour des actes désintéressés. Mais, en aucun cas il ne pouvait s’agir de vraie prière. La vraie prière était simplement donner de soi, et si l’on ne voyait pas quoi donner, alors, on donnait son temps, tout simplement. Moi, ce temps de prière me permettait d’exposer mes doutes, de Lui en parler, et d’y réfléchir à haute voix. Au final, c’était quelque chose d’exaltant car les choses, dans ce genre de moments, m’avaient toujours semblées plus claires.
Pour la première fois de ma vie, je ne pus trouver de réponse qui me convenait. Pour la première je me sentais un peu perdu. Pour m’éclairer l’esprit je décidais de faire un jeûne d’une semaine, mes repas iraient aux démunis, donc rien ne serait perdu, et je ferai de ma vie ascétique un moyen de me mettre en condition pour obtenir la réponse par la réflexion. Car oui, nul Dieu n’offrait de réponse toute prête. J’aimais Lilith plus que ma propre vie, et je savais cela immuable. Rien d’autre ne comptait. Enfin si, mais difficile de remettre cela en relief et difficile parfois de ne pas juste l’observer un instant ou une vie, alors qu’elle parlait.
Mais j’avais des responsabilités et je savais que je ne pouvais me permettre tout cela. Dans le fond, je m’inquiétais de choses qui n’avaient pas lieu d’être. Pas parce que ce n’était pas important, mais que je n’avais absolument aucun contrôle là-dessus. Donc ce n’était pas que je ne devais pas m’en soucier, juste me concentrer sur ce que je pouvais maîtriser.

*
*     *

La nuit était avancée. Cela faisait quatre jours que je jeunais. Un jeune complet, avec juste un bouillon le soir. Ça remettait les idées en place, faisait relativiser des choses. C’était une contrainte intéressante et, au final, agréable, d’une certaine manière. Je lui fis un sourire et je restais silencieux un moment avant de finalement me redresser. Je sortais d’une séance de prière de cinq heures d’affilée et je regardais l’horloge. Il était cinq heures du matin. Je n’avais pas sommeil. Je privilégiais l’idée d’aller regarder la nuit. Ça me ferait du bien, et plus, la lune, pleine, dispensait une lueur légèrement rousse qui la rendait encore plus belle. Non que je n’aimasse point la lumière blafarde de la lune, mais cette lune là au moins, n’était pas de la couleur de la peau de Lilith. Comment cela, je faisais des comparaison permanentes de tout et de rien avec elle ? Peu importait. Je soupirais et plongeais mon regard dans la nuit quand un éclat attira mon regard ? Puis un autre. Puis un autre. Et je me rendis compte d’une chose : il était hors de question de ne pas partager cela avec elle. Surtout que la connaissant, elle était sans doute déjà dans son atelier.

Je m’y rendais aussi sec, passant par les passages secrets pour rejoindre l’atelier en question. Et je n’eus pas besoin de plus pour savoir qu’elle était là. Je l’entendais travailler, pensant tout haut. Doucement, je toquais et entrais, comme à mon habitude. Enfin, je lui souris, la voyant affairée et du coup, je ne m’approchais pas, privilégiant l’idée qu’elle m’entende avant de me voir, pour éviter que je ne me fasse crever l’œil par inadvertance.
En tout cas il était trop tôt pour les chiens, je n’eus droit qu’à un coup de truffe paresseux avant qu’ils ne se recouchent.

« Lilith ? Tu as un instant ? Il y a quelque chose d’urgent que tu dois voir… maintenant. »

Oui, je ne mentais pas, et j’étais fébrile de le lui montrer. Il fallait qu’elle le voie, qu’elle le constate par ses propres yeux. C’était importante.


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Beauté solaire d'une belle-de-nuit. [Pv] Ven 15 Juin 2018 - 21:02
-Et m… Le doigt coincé dans un rouage, je le retire de justesse avant qu’il ne se coince entièrement. Dans le bureau, tout est si calme, une solitude étrange, alors que je ne suis pas tout à fait assez apprêtée. La robe d’intérieur donne l’illusion, elle cache les affaires de nuit et la tresse serrées en fait de même. Mon étrange simplicité est ce qu’elle est, mais la nuit est faite pour dormir…n’est-ce pas ? je devrais m’habiller plus tard, et je laisse bien mes domestiques dormir un peu, alors que moi-même, j’en suis incapable. Après, je ne saurais que trop vous avouer apprécier, mes quelques heures d’inventrice, enfermée dans ma tenue convenable mais pas tout à fait…cela me fait sourire.

Deux jours ont été nécessaire pour la fièvre, deux jours de sommeil presque profond, avant de ne me sentir plus en état, j’ai été sérieuse et j’ai pris garde à me remettre, me languissant peut-être un peu de la présence de Everard…une sensation présente, flottante, comme un aveu contre lequel je n’arrive pas à lutter et contre qui, je n’ai pas envie de lutter. Au-delà de mes sentiments, qui sont hélas ce qu’ils sont, quoi que je ne dirais pas Hélas, sa présence me suffit amplement. Ainsi donc, sera-t-il l’homme à mon flanc, aimé dans le secret, sans que les limites de nos cœurs échangés ne se dépassent ? Cela se pourrait.

Oui, la fièvre m’a fait comprendre quelque chose. Quel que soit le possible avenir, j’ai appris à aimer en compagnie de Everard, un amour vrai, profond, puissant, jalonné de possible et d’impossible, quelque chose qui lui appartient. Et qui ne pourra être à quiconque. Je pense que la trahison de mon frère est aussi pour beaucoup. Le seul sur qui j’aurais espéré compter, me trahit, et plus le temps passe, plus je ne sais tout à fait si je serais capable de lui pardonner. Quoi que…pardonner. Oui. Mais cela ne veut point dire que je pourrais encore l’avoir en face de moi.
Les de Choiseuls sont normalement une famille forte, il faut croire que ma génération est exempt de cette vérité, j’aurais aimé avoir un frère comme mon oncle et je suis attristée à l’idée que mes enfants, si j’en ai, ne seront pas même épaulé comme il a pu nous épauler.

Drôle de réflexion matinale après avoir pris mon doigt dans le rouage et manqué de donner un juron. Le doigt entre les lèvres, comme pour retirer la douleur vive, avant de me remettre à l’affaire.

-Entrez ! Lançais-je seulement à ce bruit toqué, pensant à la venue de Baptiste me prévenant qu’il était tard, déjà. Pas maintenant Baptiste, laissez-moi encore une demi-heure ! Lançais-je avant de me pencher sur l’objet de mon intérêt, relevant les yeux afin de voir sa réaction, ou son désaccord habituel. Mais je souris, sans contrôle, en voyant Everard. Je le dévisage un instant, surprise…Oui, j’ai quelques moments devant moi.

Saisissant un chiffon pour essuyer mes mains, je m’éloigne pour atteindre le pichet d’eau et la bassine de cuivre histoire de nettoyer mes doigts, un peu, profitant du reflet de mon visage sans fard dans le miroir, furtivement, pour m’assurer de n’avoir rien par là. Une coqueterie idiote, non ? Mais je souris toujours aussi merveilleusement.

-Qu’est-ce qu’il se passe ? Il a l’air impatient plus qu’inquiet et je suis curieuse, ne le nions pas. Je m’approche, plus à l’aise que d’habitude encore, j’assume étrangement mes sentiments et ne me sent pas soucieuse de ce que cela nous fait. Du mal ? Peut-être, mais j’ose penser que tout ceci n’est pas un mal, simplement un fait de vie…un point de nôtre existence, une épreuve à connaître d’une nouvelle façon….


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [CLOS]Beauté solaire d'une belle-de-nuit. [Pv] Sam 16 Juin 2018 - 11:46
Il fallait qu’elle voie quelque chose ! oui, ce que j’avais aperçu comme prémices… il fallait qu’elle voie le paroxysme. Et avec cela je me fichais royalement qu’elle soit occupée, ou que ce soit fort peu convenu…. En fait si cela dépassait le cadre des convenances, ce serait sans doute normal. Mais il fallait qu’elle voie cela. C’était hors de question de ne pas lui montre. Il était hors de question qu’elle n’admire pas, qu’elle ne reste pas coite devant tant de beauté ! Je lui souris alors que je la voyais travailler… c’était drôle de la voir tellement absorbée qu’elle me confondait avec Baptiste. Moi je n’aurai pas pu. Le simple bruit de ses pas était quelque chose de particulier. J’aurai su qu’elle arrivait dans mon dos. Mais je n’étais ni blessé ni vexé. Elle était bien trop absorbée dans son travail. Une vraie De Choiseul… je m’approchais d’avantage quand je lui demandais si elle avait un moment. Et puisqu’elle en avait un, je comptais bien le lui montrer. Je la laissais nettoyer ses mains diaphanes avant de doucement prendre l’une des siennes dans l’une des miennes, siffles les chiens pour qu’ils viennent avec nous.
Je ne lui disais rien, je restais en silence, avec cet air mystérieux. Oh, oui, j’allais lui montrer…

« Tu verras. Mais il faut que tu voies. C’est urgent et essentiel. »

Je regardais autour et apercevais un petit morceau de velours noir. Il était long et fin, parfait. Je me permettais de le prendre pour venir, doucement, lui bander les yeux. Il ne fallait pas qu’elle se gâche le plaisir… je restais un moment sans rien dire avant de finalement lui caresser les cheveux, trop envoie de sentir la soie de sa chevelure entre mes doigts. Et nous étions seuls, après tout.

« Il va falloir marcher un peu. Tu me fais confiance ? »

Toute personne sensée, devant une telle proximité aurait sans doute dit que non, elle ne faisait pas confiance pour rester sange, mais n’était pas le sujet. Doucement, je l’entrainais à ma suite, la tenant par les mains, lui indiquant les marches et les tournant pour qu’elle ne se prenne aucun obstacle, extrêmement prévenant avec elle. Oui, c’était important que je n’abime pas l’impératrice de vapeur… je restais silencieux un moment avant de finalement la faire stopper. A peine cinq minutes de marche dans les passages secrets, jusqu'à franchir une porte. Le spectacle commençait vraiment, c’était magnifique. Nous étions dans une sorte de renfoncement, face au vide, dans les passages secrets. Ce n’était donc pas un vrai balcon, et officiellement il n’existait pas. Mais c’était parfait, car le renfoncement de celui-ci nous offrait une parfaite discrétion. Aucune fenêtre ne nous dévoilait rien, juste le vide, et le ciel.

Je retirais alors son bandeau pour lui montrer le spectacle. L’aube pointait et arrosait le monde de sa lueur rosée en contraste avec le reste de la nuit. L’aube e levait lentement alors qu’en même temps, dans le ciel, se dévoilait trainée de flammes après trainée de flammes, une magnifique et tardive pluie d’étoile filantes, allant en disparaissant vers l’aube. Le spectacle était sublime. En contrebas, la ville s’éveillait doucement, encore peu bruyante… tout était parfait. Et ça l’était sans doute trop car des mots échappèrent à mes lèvres, comme s’il fallait ça pour gâcher le moment, alors que mes bras, doucement, étaient enroulés autour de sa taille, lui offrant le repos de mon torse pour sa tête.

« Je t’aime. Et je ne voulais partager une telle beauté qu’avec toi. »

Bon, d’accord, la situation était peut-être suffisamment romantique pour que ça passe, mais cela n’en restait pas moins une erreur… je lui baisais doucement les cheveux.


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Beauté solaire d'une belle-de-nuit. [Pv] Sam 16 Juin 2018 - 15:54
-Mais qu’est-ce que… Je souris bêtement, surprise, mais charmée, trop charmée, me laissant emmener par sa présence, sa prestance, même plus que cela, notre complicité. Je pourrais parler des heures de cette sensation, de notre étrange dualité, de mon impression d’être plus à ma place dans ce monde quand il est à mes côtés. Je pourrais, mais je vais éviter, préférant encore simplement savourer ce moment, cédant complètement à ses actions. Je ne le crains pas, au contraire, je m’abandonne en confiance, frôlant ses doigts des miens quand il bande mes yeux.

Une coquetterie idiote me vient à l’esprit, me demandant si ma tenue peu présentable n’est pas…détestable à son regard. A moins que ma chevelure ne soit que trop en désordre, et je pourrais aisément me moquer de moi-même de penser ce genre de chose, mais j’apprécie étrangement ces élans, comme s’il m’invitait à m’alléger d’un sérieux que je porte trop souvent.

-Qu…bien sûr que je te fais confiance. Privée de ma vue, j’aperçois simplement un trait de lumière plus clair à cause de l’arrête de mon lit mais rien qui ne dévoile la destination à laquelle il veut m’emmener. Emmenée par ses soins, je ne pense point à quoi que ce soit de physique, je sais en être arrivée au point évident, que je n’ai pas besoin de cela avec lui. Avoir l’envie est une chose, le faire une autre, parvenir à comprendre que nous sommes au-delà, encore autre et je pense en avoir saisi l’esquisse.

Me voilà presque idiote d’en apprendre encore à mon âge, mais mieux vaut tard que jamais. Prudente et rassurée, je me laisse entraînée, m’amusant à lui glisser quelques bêtises durant notre parcours, assez pour le faire rire, des batifolages à vrai dire, sous entendant des choses que l’on ne devrait pas répéter trop fort, et le cœur bondissant étrangement à l’entente de sa voix. Nous nous arrêtons pourtant enfin, et mon sourire n’a pas disparu, les yeux libérés, j’observe l’étendu du ciel les yeux figés sur l’horizon.
Sans pouvoir me détacher du spectacle de la nature, je me laisse prendre dans ses bras, admirant les orangés naissant et le violine fuyant, les tracés enflammés passent dans le lointain. Mes mains viellent l’enlacer aussi et puis…il y a cette phrase, et mon oreille contre son torse, le battement de son cœur et le spectacle, je ne réponds pas, préférant resserrer mon étreinte…

Que lui dire ? Que je l’aime aussi ? Que je suis heureuse qu’il m’aime en retour ? Que je voudrais pouvoir vivre encore milles fois cet instant plus qu’aucun autre ? que cela me suffit ? Oh je pourrais en dire des choses, mais je relève les yeux vers lui, au bout de long instants. Est-ce que je prends un chemin d’adultère avant même qu’il n’ait commencé ? Je ne pense pas. Notre proximité sera l’apanage d’un souffle d’histoire, trop proche mais plus rien, sauf s’il devient mon époux et je ne voudrais pas prononcer que je pense de plus en plus.

Les yeux sur lui, je laisse ma main glisser à sa tempe et sourire.

-Je t’aime…

Tant pis que cela ne soit pas raisonnable, peu importe, je souris, à l’aveu ainsi confié, je ne me sens pas honteuse, je n’ai pas même mal, j’ai accepté cette situation, plus que je n’aurais jamais pensé le faire, c’est ainsi, c’est comme ça. Et je ne m’avance même pas mes lèvres, non, je lui souris, avant de retourner mon regard sur l’horizon, en silence, je me blotti contre lui, laissant lever le soleil, laissant le monde apparaitre, dans un silence total et parfait, juste lui et moi…combien de temps le monde prends pour se réveiller, je l’ignore. Mais nous sommes là et au bout d’un long moment alors qu’il ne reste qu’un peu d’orange sur le monde, je murmure.

-On reste comme ça jusqu’à midi ?

C’est une plaisanterie, à demi vrai.


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [CLOS]Beauté solaire d'une belle-de-nuit. [Pv] Ven 22 Juin 2018 - 13:03
Le spectacle était magnifique… c’était comme si une pluie d’étoile permettait de découvrir le monde sous un jour nouveau, alors qu’il naissait comme tous les matins. De tels phénomènes étaient du genre à me conforter dans la voix que j’avais choisi, quoique l’on puisse en dire. C’était beau, c’était magnifique, c’était à couper le souffle. Mais je me rendais compte d’une chose encore plus importante, là, maintenant, tout suite.
Quoique l’on puisse dire, il n’aurait eu aucun sens si je n’avais pas pu le partager avec Lilith. C’était quelque chose d’important, de viscéral, même… ce spectacle, j’aurai pu lui donner d’autres sens. Mais s’il n’avait pas été partagé, cela aurait été comme si je refusais de voir une vérité. Que je l’aimais, elle et personne davantage. Peu importait que nous devions nous contenter d’instants volés, ou même d’une belle amitié. Je m’en contenterais, parce que j’avais besoin d’elle pour vivre. J’avais besoin de la voir, elle, sourire, naturelle, au-delà de sa fonction – dont je me fichais – juste elle. Je soupirais d’aise en la sentant, ainsi, calée contre moi, là, tous les deux, seuls au monde, dans un instant volé…

Attention, ; je ne disais pas que cela ne me ferait pas mal de ne pas pouvoir être avec elle autant que je le voulais, quand elle se marierait. Je doutais sincèrement de mes chances, mais au moins, j’avais tenté ma chance. Si je ne parvenais pas à cet objectif, je me contenterais du reste, je me contenterai d’être là, parfois, avec elle, dans des moments rares mais précieux. Je m’en contenterai. Je prendrais ce que je pourrai prendre et lui offrirai ce que je pourrais… je lui fis un sourire alors que je frissonnais en l’entendant parler. Je savais. Mais le savoir et l’entendre… c’étaient deux choses tellement différentes. Involontairement je resserrais ma prise autour de sa taille… je voulais la sentir avec moi, la sentir contre moi, respirer son parfum légèrement envahi de cette odeur d’huile de moteur caractéristique – une mécanicienne aussi passionnée en gardait une trace dans son parfum, qu’elle le veuille ou non – et cette odeur me montait à la tête. Je l’adorais car c’était caractéristique d’elle…

Pendant combien de temps est-ce que nous restâmes comme cela ? Je ne savais pas… c’était tentant de rester comme cela éternellement, et en même temps, c’était quelque chose que nous savions tous les deux. Cet instant de déraison ne pouvait durer… et pourtant… et pourtant j’en avais envie, d’ailleurs je ne ris pas, quand elle plaisant, très sérieusement, je lui fis un sourire et je lui embrassais tendrement ses cheveux de jais en restant silencieux un court instant.

« Pourquoi ? Tu as quelque chose de plus important à faire que ça ? »

Oh, nous savions tous les deux que nous avions nos obligations, mais cela ne pouvait pas nous empêcher de rêver, n’est-ce pas ? Je restais un moment silencieux, comme ça, avant de doucement la lâcher, mais je ne m’écartais pas. Je venais doucement saisir son menton pour déposer un baiser tendre, très doux, sur ses lèvres. Il ne dura pas. Mais aux vues de l’ambiance, je n’aurai pas pu m’empêcher d’agir de ce genre… je lui caressais les cheveux, doucement, jouant avec, puis, doucement, je sortis quelque chose dont je ne me séparais jamais. C’était une sorte de petit couteau, bien aiguisé, pour ma défense personnelle. Il appartenait à Elrich. Doucement, je susurrais à mon amour.

« Puis-je prendre une mèche de cheveux ? Pour la garder contre mon cœur ? »

Si elle acceptait je prendrais doucement une mèche que je sectionnerai avec la petite lame avant de la ranger. J’avais dans ma chambre un ruban avec lesquels je l’attacherais, puis je pendrais cela autour de mon cou à l’aide d’une chaîne… une manière de la garder près de moi tout le temps… et puis, c’était le bon moment pour le lui demander, n’est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: [CLOS]Beauté solaire d'une belle-de-nuit. [Pv] Sam 23 Juin 2018 - 22:25
-Absolument rien…

Non, je n’ai rien de mieux à faire qu’être ici avec lui, j’aimerais même dire que je n’ai rien à faire aujourd’hui et que nous pouvons rester là tous les deux pour observer le monde. J’aimerais oublier les responsabilités, fermer les yeux et être là, une heure, deux ou la journée entière, même m’isoler du monde pour ne partager que le nous. Je ne dis pas que j’aimerais cela tous les jours en vérité, mais j’envie ces personnes qui peuvent s’accorder du temps, et même mieux, s’accorder des instants avec la personne qu’il souhaite.
Au fond, je sais parfaitement qu’une heure me suffit, deux, un instant, je n’ai jamais rien voulu pour moi et encore aujourd’hui, je sais que je ne demande rien. De quoi pourrais-je me plaindre alors que je détiens presque tout ? Les Dieux ne m’ont pas puni, ils m’ont fait comprendre, en faisant venir tant de chose sur mon chemin. Je sais désormais que j’ai été presque bénie, de pouvoir connaître cette force nouvelle, de vivre tout cela…

Mon étreinte se resserre, je me blottie un peu plus, pouvant me satisfaire de tout cela, pour toujours. Je suis trop chanceuse pour me plaindre, incapable d’imaginer ce que je n’ai pas, bien entendu, des choses tournent dans mon esprit et j’aimerais confier mes colères et mes rages, mais Everard…ici…je vois ce moment comme notre sanctuaire, rien ne doit venir le gâcher.

Mon cœur s’accélère comme à chaque fois alors qu’il vient quérir un baiser à mes lèvres, baiser doux et court, mais intense à mon esprit, je souris, les joues rougies étrangement. J’aime ces baisers et je ne le cache pas, je suis néanmoins surprise par sa demande. Un mouvement, je viens faire glisser ma natte par-dessus mon épaule et soigneusement je libère la chevelure de son emprise tressée, dénouant les ondulations.

-Vas-y.

Je me retourne en soulevant ma chevelure, lui laissant le loisir de choisir la mèche qu’il souhaite, lui dévoilant la nuque gracile. Je souris pour moi-même, séduite, pour changer, charmée, la simple idée qu’il me veuille à son cœur, près de lui, me provoque un frisson, que je laisse glisser de mon cœur à mon esprit. Le laissant faire son office, je me retourne, mes mains revenant sur sa vêture prendre place, remontant à son cou et venant cajoler sa chevelure.

-Ce soir, viens me retrouver, la journée sera longue loin de toi, nous pourrons dîner tous les deux, un pic nique de tapis, et qui sait, lire un peu. A de sage courtoisie nous lier, à s’endormir presque sur un canapé…tu n’en as pas envie ?

Mon envie la plus brûlante est de passer du temps en sa compagnie, lui, moi, nos instants de solitude jusqu’à ce que cela ne soit plus possible, rien de terrible, rien d’affreux ou même d’indécent, juste ce nous associé. A mon tour, je viens déposer un baiser sur ses lèvres, m’éloignant d’à peine, je lui souris, restant trop proche, ma main toujours à sa place, je viens déposer un baiser sur son nez, doucement, délicatement, frotter le mien doucement…et revenir à un baiser jusqu’à déposer mon front contre le sien, le souffle profond, les yeux clos.


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [CLOS]Beauté solaire d'une belle-de-nuit. [Pv] Sam 7 Juil 2018 - 0:17
Rien, en effet. Il n’y avait rien de plus important que nous deux, en cet instant… et je ne savais pas si j’en étais heureux ou triste, mais d’une certaine manière, ça me faisait assez peur… je restais silencieux, la gardant blottie contre moi, parce que je ne voyais pas comment les choses auraient pu être plus agréables… oui, elle adorait cela, et moi aussi. Nous deux, seuls, devant la ville qui s’éveillait. J’étais sûr qu’avec un nez assez fin, il aurait été possible de sentir les odeurs des boulangeries qui ouvraient leurs étals, en ville. Je restais un moment sans rien dire avant de finalement lui sourire et doucement, l’enlacer. Ce contact simple était effrayant… parce que j’avais envie d’oublier tout le reste.

Avec douceur, je coupais les pointes d’une mèche, avant de doucement prendre dans ma poche un petit écrin et les mettre dedans. J’utiliserai un morceau de ruban pour les nouer avant de les mettre au bout d’une chaine. A moins que je ne les mette dans le double fond de ma montre à gousset ? je verrais bien. Je restais un moment silencieux et je me taisais, comblé par le cadeau qu’elle m’avait fait. Voilà tout ce que je pouvais espérer de mieux en fait. L’avoir toujours avec moi, symboliquement. Puis, une fois la mèche rangée, je glissais mes bras autour de sa taille, les passant autour de ses reins, avant de finalement lui sourire alors qu’elle proposait ni plus ni moins qu’une soirée romantique entre amis. Je restais silencieux, comme si j’y pensais, mais ma décision était arrêtée.

« J’adore l’idée… »

Avec douceur, je répondais à ses baiser et quand mon front se posa sur le sien, je ne pus m’empêcher de lui sourire puis de prendre un baiser plus prononcé, mois doux, plus fougueux. Je savourais cela avant de finalement lui caresser la joue. Elle était dangereuse, et d’ailleurs, je le lui dis dans un murmure, quand bien même cela pourrait être étrange pour elle de l’entendre formulée ainsi.

« Tu es très dangereuse, mon Apsara, trop peut-être, pour moi… »

Le surnom semblait étrange, sans doute, mais c’était un mot venu d’une langue archaïque que peu d’érudits – dont je faisais partie – comprenaient au protectorat. Ce surnom désignait originellement une sorte de Servante d’Ameth, incarnation de beauté, de grâce, de majesté… c’était le nom de celle de ses servantes qu’il avait appelé à vivre à ses côtés comme son égale. La référence était relativement courante, dans les cercles érudits, pour nommer la personne que l’on aimait.
J’expliquais mes propos.

« Tu es dangereuse parce qu’avec toi j’ai sans cesse envie d’oublier la prudence, d’oublier… d’oublier tout ce qui a de l’importance, de reléguer ma foi au second plan. De tout oublier pour uniquement me concentrer sur toi… tu me donnes envie de tout jeter aux orties pour toi. Et ça me fait peur, même… »

Je soupirais.

« Je sais, c’est stupide… »


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Beauté solaire d'une belle-de-nuit. [Pv] Mar 10 Juil 2018 - 23:31

Je m’abandonne à cette folie délicieuse qui me berce entre ses bras. Enfin, est-ce que je peux appeler cela folie ? Oui. Car l’on ne peut tout à fait lui offrir un autre mot. Folie…parce que nous avons des devoirs avant tout, mais nous voilà, ensembles, dans cette alcôve secrète à aller bien plus loin qu’il ne le faut. Plus loin que notre promesse mais je crois que ma volonté de lutte s’abdique. J’aimerais avoir plus de force pour ne pas avoir envie de tout cela, et si j’ai conscience de tout, je crois que la véritable force dans tout ça est d’accepter les évidences de mon cœur…quand on me connait, l’on sait qu’il s’agit là de ma plus superbe épreuve. Même si je n’apprécie pas ce terme…

Oui, aimer et accepter d’aimer, le vivre, le partager…

Sans crainte, je lui propose de revenir à moi, de ne pas nous conjuguer à la solitude mais à la complicité, celle tout à fait raisonnable, presque, enrobée de bien trop de tendresse je le sais. Mais est-ce si mal de grignoter un peu plus loin les choses ?

Nos lèvres rencontrées, mon cœur tambourinant à tout va sous l’impulsion d’une fougue plus soudaine, je voudrais y rester toute ma vie. Mes mains se perdent, caressent et effleurent son corps, sa nuque, alors que je reprends mes esprits. Front à front, je ne saisis pas ses propos, le surnom qu’il me donne, mais l’instinct profond me souffle qu’il est…comment dire, qu’il n’est pas néfaste, au contraire et étrangement intime, avec un sens profond.

Il s’explique et je rougis, un instant, fermant les yeux pour savourer le son de sa voix. Il n’y a pas en cette capitale, d’intonnation qui me soit plus délicieuse, plus tendre pour moi que la sienne, une délicieuse enveloppe de sérénité. Et s’il a peur, je me sens invincible de l’avoir avec moi, comme une nouvelle force venue se conjuguer à la mienne. Pourtant ses confidences me tirent un sourire tendre, bienveillante, ma main vient se perdre à sa tempe, remettant en place des cheveux courts qui ne peuvent bouger, mais la caresse est là surtout.

-Je t’aime à un tel point… Murmurais-je pour le rassurer. Que je ne pourrais pas te laisser tout envoyer loin pour moi. Un sourire traverse mes lèvres, tendre…Rien n’est stupide de nos craintes ou envies…tu le sais. Un baiser tendre sur sa bouche est déposé. Et même si j’ignore ce qu’est une Apsara… Je répète le nom en hésitant un peu, sur les syllabes. Je veux bien être la tienne, pour t’apporter tout ce que tu as besoin…

Nous allons trop loin et je le réalise tout à fait ! Il faudrait retourner en arrière, un peu, ne pas continuer sur ce terrain glissant où nous n’allons pas pouvoir faire machine arrière. Mais en ai-je envie ? Je crois que non. Après tout, nous savons quels sont nos sentiments et quoi qu’ils puissent arriver, cela ne changera pas.

-Je n’ai pas envie de m’éloigner de toi… Murmurais-je finalement, mes lèvres à son cou, venant mordiller sa chair de baiser indécent, un peu curieux, provocateurs surtout, mais je me raisonne, je m’arrête, et me contente de respirer son odeur, perdre mon nez dans son cou, jusqu’à lui prendre un nouveau baiser, passionné, agité par cette sensation d’absolu appartenance. Je me reprends, à peine….


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Everard Zullheimer
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MessageSujet: Re: [CLOS]Beauté solaire d'une belle-de-nuit. [Pv] Ven 27 Juil 2018 - 17:19
Je l’aimais tellement, comme je le disais que j’avais peur de ce que j’aurai pu faire pour elle. Je souris et je lui caressais avec douceur la joue alors que je m’embrassais doucement. Je lui souris alors que finalement, elle prenait la parole, répondant à mon amour par le sien elle ne comprenait sans doute pas la référence, enfin, bon, qui lui en voudrait ? Elle n’y était pour rien. Je lui fis un sourire avant de finalement lui caresser une nouvelle fois les cheveux. Je l’adorais, cette jeune femme. Elle me faisait vibrer et je sentais que j’avais viscéralement besoin d’elle. Je lui fis un sourire alors qu’elle disait clairement que cela n’avait pas d’importance parce que si c’était moi qui le disait, alors elle pouvait bien l’être pour moi. Et moi ça m’allait très bien.

Je frissonnais en sentant ses lèvres dans mon cou avant de finalement lui caresser la joue, lui relever la tête, l’embrasser tendrement. J’étais à elle comme elle était à moi, viscéralement dépendants l’un de l’autre… je lui souris et doucement, la gardant enlacée entre mes bras alors que doucement, je la retournais, pour sentir son dos contre mon torse, pour sentir doucement son ventre sous mes mains, et bien plus encore pendant qu’une main remontait, juste un instant. Là, tout de suite, j’étais heureux. Puis, doucement, en chuchotant, je lui racontais.

« Laisse-moi te dire qui était Apsara. Apsara était une jeune femme, qui vivait parmi les siens, dans une petite ferme. Elle n’était pas laide, loin de là, et tout le monde voulait sa main. C’était une jeune femme vive, intelligente, dont la flamboyance de caractère n’avait d’égal que la flamboyance de sa chevelure… »

Je lui embrassais la tempe alors que finalement, je lui racontais la suite, comment ses parents l’avaient vendue pour survivre pour qu’elle devienne une des servantes de notre Seigneur Ameth , des prêtresses qui se donnaient corps et âme dans le seul but de le servir et de le protéger… je lui racontais comment elle avait dit non à son dieu et comment, au lieu de la châtier, le seigneur Ameth avait ri, comment la passion était née entre eux, comment la cabale avait volé le fruit de leur union et comme, elle seule avait parcouru le monde pour retrouver la chair de sa chair, et comment, vieille, édentée et ridée quand elle l’avait enfin ramenée à la maison, elle avait été reçu par des pierres et des coups de bâtons comme une mendiante…. Jusqu’à ce qu’Ameth ne la reconnaisse et ne s’incline devant elle pour lui laver les pieds en l’accueillant dans son palais, pour la faire asseoir, embellie par l’amour de son époux, à sa droite pour élever le premier enfant de la lignée.
C’était un amour si fort et si pur, entre ces deux êtres, que par chez nous, c’était l’histoire romantique par excellence… je lui souris et concluais mon histoire sur la manière dont le nom d’Apsara était devenu le titre officiel de la concubine et épouse préférée de représentant de la lignée. Un titre décerné à vie pour celle qui offrirait au monde le descendant de la lignée suivant et qui, au final, n’était servie par ni plus ni moins que le Dieu en personne.

J’avais de la chance, contrairement à d’autres, je savais utiliser ma voix pour narrer une histoire comme pour déclamer un sermon. J’avais doué de ma voix, c’était mon principal talent et celui qui faisait de moi un si dangereux orateur…

« Alors, souhaites-tu être mon Apsara, après toute cette histoire ? »


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Lilith de Choiseul
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MessageSujet: Re: [CLOS]Beauté solaire d'une belle-de-nuit. [Pv] Mar 31 Juil 2018 - 21:37
Est-il possible de se sentir plus tremblante à la proximité d’un autre, de son autre ? Je ne saurais le dire. Il complète mon esprit, prolonge mon cœur et je ne lui laisserais jamais l’idée de tout envoyer loin, pour moi, impossible. Car cela le compose, le rend si exceptionnel, différent. Il n’est pas question que je sois celle qui le fasse changer, je ne veux pas le changer d’ailleurs ! Au contraire, j’aime sa façon d’être, de penser, de s’opposer à moi et de me compléter.
Gestes doux, baisers tendres, appartenances viscérales. Nous sommes perdus. Oui, je dis ce mot sans qu’il vienne porter du négatif à nos être. Nous sommes perdus pour ce monde, enfin, perdu pour un autre, une autre, quelque serait mon choix, je ne pourrais jamais être que sienne…même si rien ne se passe plus, nous serions à l’autre quoi qu’il se passe. Peu importe…peu importe tout.

Ce serait un secret d’histoire, conjugué de retenu…rien ne m’empêcherait d’être à son coté, même si je devais choisir un autre. Je n’ai pas besoin du physique, seule sa présence me suffit. Nous absolu ou platonique, qu’importe.

Dans ses bras, j’écoute, il parle de cette Apsara, bercée de ses bras, de sa chaleur et de notre étreinte, j’observe le monde dans un sourire, guidée par sa voix de conteur qui m’accapare l’esprit et le cœur. Je comprends alors, la puissance de cette appellation, la force de celle-ci, je me retourne vers lui, restant toujours dans ses bras.

« Oui. Je veux bien être la tienne. Ton Apsara… » Soufflais-je en venant l’embrasser, plus conquise que jamais. Mes lèvres aux siennes se perdent sur le chemin de la proximité, mon corps se presse et j’ignore combien de temps dure cet échange. Il n’y a que l’envie, que le besoin, je parviens à lutter contre moi-même, le souffle bruyant en me séparant de lui, mes yeux clos, déraper m’effraie car j’ignore jusqu’où je pourrais sombrer, mais je lui fais confiance pour me rappeler de rester dans le droit chemin, comme au labyrinthe, il le fera…

S’il ne le fait pas…

« Everard … » Appelais-je presque désespérée.


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MessageSujet: Re: [CLOS]Beauté solaire d'une belle-de-nuit. [Pv]
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