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 :: L'histoire Ambrosienne :: Palais impérial :: Jardins et extérieurs

[CLOS]Prunelles félines sous les roses noires [Lilith de Choiseul]

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MessageSujet: Re: [CLOS]Prunelles félines sous les roses noires [Lilith de Choiseul] Sam 11 Mar 2017 - 11:58
J’étais partis afféré à mes affaires, chercher des petites choses pour le bébé à venir, cela égayais mes journées, me laissant porter par mes dépenses. Etant seule, mon époux ne s’occupant pas plus de moi je me contentais de m’occuper de mes journées comme je le pouvais, que de tourner en rond dans ma cage dorée, dont on m’avait forcé a y vivre en tant que bonne épouse aimante, je jouais les jeux dont on a m’affublée mais ne pensant pas moi que je serais peut être mieux ailleurs.

Je rentrais de mes courses quand, je vis posé sur la table du salon, un papier qui m’était destinée, enfin ce que je croyais en lisant le mot, celui-ci ne m’était pas destinée mais était destiné au secrétaire de mon mari. Je compris très vite certaines choses qui ne me plaisait guère mais surtout me confirmait que le secrétaire et Ross était plus que des amis. Ross a dû confondre les mots en partant quelles maladroites erreurs. Ou avait il fait cela pour me rendre encore plus jalouse comme il en avait à son habitude.

En tout cas je savais où trouver mon mari à la lecture du papier, il devait être au chevet de l’Impératrice, je savais qu’ils étaient très proches, cela ne m’étonna pas qu’il courût auprès de sa Majesté après le drame du prince, mais peu importe pour moi, il me devait des explications sur ce mot que visiblement je n’aurais pas dû avoir.

Je me précipitai au palais, une foule était présente certainement pour rendre hommage au Prince mais peu importe je devais trouver mon époux, pour avoir des explications, de ma grande jalousie je ne pouvais laisser passer cette histoire avec son secrétaire, au détour du bosquet, j’entrevis l’Impératrice avec Ross entrain de discuter et surpris la petite conversation que me laissa de glace, en arrivant vers eux, je ne pris même pas la peine de regarder mon mari d’avoir des propos aussi douteux dans une telle situation.

- Votre Grâce… Qu’il me soit permis de déposer mes plus humbles et sincères condoléances à vos pieds

Comme exigeait l’étiquette de présenter mes hommages à Dame Lilith, j’étais encore essoufflée par la course que je venais d’avoir, Ross m’aida à me relever, je repris doucement mon souffle, je ne voulais pas faire d’esclandre devant l’Impératrice, en gardant le sourire et jouant mon jeu comme d’habitude.

- Veuillez m’excuser de mon intervention si impromptue votre majesté, j’ai eu un mot de mon époux je lançai un regard avec un léger sourire – J’ai pris peur, avec cette nouvelle, je voulais m’assurer que mon époux allait bien et vous aussi votre Grâce. "

Oh ! Oui j’étais bien rassurée il n’y avait pas de soucis, je tendis le mot à Ross discrètement en espérant qu’il s’aperçoive qu’il c’était trompé de destinataire, sachant que sur le chemin et au retour dans la demeure je demanderais des explications à Ross.

- La nouvelle ma choquée et je suis vraiment parti aussi vite que je pouvais, je suis sous le choc, je peux imaginer qu’une personne puisse faire cela, l’impression que nous pouvons tous être en danger, j’espère que la sécurité va retrouver le coupable. "
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MessageSujet: Re: [CLOS]Prunelles félines sous les roses noires [Lilith de Choiseul] Sam 11 Mar 2017 - 12:48
Les conjectures dans lesquelles ils se perdaient, considérant la politique labyrinthique de l’Empire, tombèrent comme un château de cartes à l’arrivée de Miranda. Ross eut une brève pensée pour toutes les occasions où, plus jeunes et délurés, avant leurs mariages respectifs, ils avaient ri et tempêté contre ces toiles d’araignées où ils passeraient leur vie entière.

Il se rappelait vaguement, dans ce même jardin, avoir proposé d’enlever Lilith et d’aller vivre tous deux sous de faux noms, sur un rivage lointain, dans une mansarde d’étudiants, en écrivant des romans pour gagner leur vie. Puis il avait tenté d’aligner deux vers, et leurs éclats de rire avaient mis fin à cette aimable fantaisie. Que le temps passait vite ! Bientôt, ce seraient les enfants dernièrement présentés à la cour qui s’adonneraient à ces passe-temps inoffensifs… tandis qu’eux deux, confrontés à la froide réalité, ne pourraient plus la considérer autrement qu’avec sérieux.

Le sang de Ross ne fit qu’un tour quand il réalisa sa méprise. Tout au choc de la terrible nouvelle, il avait négligé de vérifier qu’il avait bien laissé à chaque destinataire le mot qui lui était vraiment… destiné. Dès qu’il l’aperçut, il reconnut le coin corné qui identifiait, dans son classement personnel, les avis écrits pour Stevan Armik, son secrétaire. Mais par chance, Miranda paraissait tout à fait comprendre que la gravité de la situation dépassait leurs petites querelles personnelles.

D’ailleurs, il la soupçonnait fort de n’être pas plus attachée que lui à ces comédies de jalousie conjugale, et de n’y mettre tant de coeur que parce que c’était une part importante de ses divertissements d’épouse. Lui-même n’y trouvait aucun plaisir, et ne pratiquait donc point cet art, d’ailleurs il comptait sur sa mère pour surveiller toute la maisonnée bien mieux qu’il n’aurait jamais su le faire lui-même.

Il eut un signe de tête reconnaissant envers sa femme, ravi de la voir adopter une attitude aussi raisonnable. Elle n’était pas si sotte, quand elle voulait, vraiment. Une aristocrate dans tout ce que cela pouvait avoir de pire, et de meilleur. Prenant le petit papier plié en quatre qu’elle lui tendait, il le fit disparaître dans sa poche. Incroyable : c’était ce qu’elle avait de plus concret pour lui prouver qu’il lui préférait un homme… et elle était moins en colère que toutes les autres fois où elle avait cru voir, cru entendre, cru comprendre. C’était tout à son honneur.

Mais à bien la connaître, il soupçonnait qu’un secrétaire, un employé, n’était pas un véritable rival à ses yeux. Car après tout, c’était à peine une véritable personne. Ces fourmis qui grouillaient sous leurs pieds ne pouvaient être qu’une distraction momentanée, sans importance ; jamais elle ne se figurerait qu’il puisse porter des sentiments un tant soit peu élevés à un tel brimborion.

« Allons, allons, ma chère… reprenez votre sang-froid. Ayez confiance en la réaction de nos forces. Le maudit qui a osé les défier si cruellement en paiera le prix qui convient. Votre Grâce, je vous réitère ma promesse à cet égard, en présence de ma femme : tous les moyens nécessaires seront mis en oeuvre pour cela. Nous ne tolérerons pas que le coupable en sorte impuni... si haute soit sa condition. »


Cette sensibilité que témoignait Miranda, cette nervosité à vif, cette explosion de sentiments, lui offrait une contrepartie qui le replaçait, quant à lui, dans son rôle d’époux stable et impassible. Sa stature se redressa, ses mains se croisèrent dans son dos et seule la clarté dans son regard restait pour témoigner à Lilith de sa propre sensibilité, de son propre chagrin à la voir ainsi frapper. De son chagrin à savoir le prince disparu, également ; il en était venu à l’apprécier, comme on apprécie les amis de ses amis, et comme on se doit dans la mesure du possible d’apprécier un souverain.

Pour le reste, il interprétait maintenant le soutien de Miranda, sans la toucher cependant. Cette distance scrupuleusement observée était un remerciement. Il lui était reconnaissant de ne pas avoir étalé au grand jour leurs affaires de famille. Au moins, elle n’était pas méchante. On ne pouvait pas lui reprocher ça. Il ne comprenait que trop bien à quel point elle se sentait piégée, et les mécanismes de défense qu’elle mettait en place pour se protéger ; mais au-delà, il aurait pu l’apprécier. Il aurait pu être un excellent ami pour une épouse qu’il n’aurait pas été tenu de fréquenter charnellement. Mais c’était le cas, et il y aurait toujours ce fossé entre eux, en forme de lit nuptial, mais prêt à les engloutir tel un gouffre.
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Lilith de Choiseul
Impératrice de vapeur
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MessageSujet: Re: [CLOS]Prunelles félines sous les roses noires [Lilith de Choiseul] Mer 15 Mar 2017 - 11:16
Pour tout vous avouer, je suis bien étonnée que les gardes n’aient pas ralentis la course de l’importune dame. J’en toucherais deux mots plus tard à la garde, en tous les cas, sa venue rompt le charme amical, l’air soucieux se dissipe, tant bien que mal, l’épuisement de même, revient sur mes traits la force de l’Impératrice. Bienveillante figure, souriante, sans dédain…

Je n’ai jamais apprécié ou dédaigné Miranda Brisendan, elle est à mon œil, une courtisane, un élément de cour, une de ces femmes vivant bien et sans drame, mon amitié va plus à Ross et non que je ne souhaite pas lier de chose avec elle, mais nous n’avons guère d’attrait ensembles. Je suis une femme de pouvoir et de responsabilité et cela va bien mieux avec Ross, de plus, je considère que l’on ne peut vraiment etre amis avec les deux visages d’un couple.
Je n’ai donc qu’une vague connaissance de la rousse et je souris avec bienveillance à son intervention.

-Je vous excuse de votre audace Dame Brisendan, je comprends votre émoi et votre crainte. Heureusement que je n’étais qu’en compagnie de votre époux.

Je réalise que les gardes ont ainsi du la laisser passer pour cela, mais cela n’empêche pas que je préfère qu’ils retiennent les arrivants et les annoncent avant qu’ils ne m’interrompent. Sans faire grand cas de cela, Miranda est fort peu dérangeante.

-Ne vous laissez pas gagner par l’impression Madame Brisendan, soyez plus forte que cela, cela fera la force de l’Empire. Je n’ai pas envie de faire de remarque déplaisante, mais au bout de mes lèvres vient une question. Lui demander comment va son frère, pour autant le chagrin me ferait parler et le doute, alors je tais tout cela. Vous n’avez rien à craindre, tout est mis en place pour la protection de tous.

Je ne vais pas partager les craintes que j’ai dites à Ross à peine, elle n’est pas de cette intimité,mais elle est sujet ambrosien désormais et je ne peux que veiller à la rassurer, de promesse dont je ne connais vraiment la vérité, mais en ces temps troubles, il est normal qu’elle s’inquiète. Ross lui conseille de reprendre son sang-froid et je souris.

-Je vous remercie Monsieur Brisendan. Voilà l’instant gênant, ne voulant et ne pouvant parler comme avant devant la dame et n’étant pas d’humeur à partager du temps avec une étrangère, je viens à clore l’instant, avec difficulté cependant j’aurais préféré parler encore. En d’autres temps, je vous aurais volontiers conviés à partager une tasse de thé tout en conversant ensembles, malheureusement mon cœur n’est pas à ce genre de partage. Monsieur Brisendan j’ose espérer que nous nous reverrons bientôt pour continuer notre discussion…

Une petite fille en quête de son ami qui doit partir, du compère rieur des choses imaginées d’un autre temps, voilà ce que je suis. Je pourrais faire l’effort, mais ce jour est plus compliqué et je ne me sens pas apte à quelques efforts, je suppose que mon chagrin est une excuse valable …


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