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Emily de Brez
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Emily de Brez
Ambassadrice eskroise / future cantatrice
le Mar 1 Aoû 2017 - 7:31
Un haussement d’épaule de la part de Lily. Son genre d’homme ? Elle ne le connait pas réellement, le physique lui parait toujours quelque chose de compliqué, Lowell est bel homme mais elle ne peut pas le supporter pour autant. Il faut croire que la chose n’est pas intéressante sans la personnalité qui va avec ! De toutes façons, elle n’a pas cette chose en tête, elle est mariée, de force et elle n’a aucune envie de toutes façons de s’encombrer d’homme, ou d’amant ou de quoi que ce soit !

A l’étage des oiseaux, Emily est admirative de la finesse du décor, observant sans retenue les détails que sa vue lui permet d’attraper, presque tout ! Elle s’installe non sans une certaine bonne humeur qu’elle communique naturellement. La demoiselle n’aurait jamais pu se penser aussi bienheureuse loin de Thorm, à vrai dire, elle en culpabilise un peu parfois, mais alors que sa vie aurait pu se tourner au pire, elle a su tout de même faire quelque chose de bien !

Elle sourit aux propos de Eva et quant la suite parvient, Emily ne peut réprimer un sourire très très amusé. Eva Chesterfield n’est donc pas très au courant des choses de la vie publique, ce qui n’est pas désagréable et elle ne peut réprimer une envie de rire. Non que ce soit hilarant en fait, mais bon, du coup, elle sourit et arrange ses couverts. «Oui, Lowell, comme Lowell le prince Eskois tu sais ? Je suis sa femme. Mariée après un enlèvement, mais à défaut d’être romantique comme dans un Opéra, c’est juste un enlèvement. Un jour je pourrais faire annuler ce mariage, je l’espère. »

Elle est loin de se douter que ses plans changeraient à l’avenir, pour l’avenir des complots et de l’utilité que cela lui procurerait. «Oh il est sûre que je n’ai aucune raison de faire confiance à Lowell. Notre mariage n’a pas été consommé et il n’a jamais forcé la porte de ma chambre, mais la manière de me faire sa femme reste néammoins tout à fait….indélicate. »

D’un joli sourire emily ne semble pas traumatiser par la chose, préférant de toutes façons prendre cela au mieux. Est-ce possible de le prendre autrement de toutes façons ? Ce serait bien idiot !


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le Lun 21 Aoû 2017 - 16:24
Eva n’avait pas particulièrement de préférence pour le physique d’un homme. Cela tenait avant tout à l’assurance et à l’élégance qu’il pouvait dégager, ce qui certes éliminait déjà quelques personnes de sa liste. Mais il lui fallait de l’esprit : il fallait quelqu’un avec qui elle pouvait avoir envie de rire ou d’ironiser sur le monde, quelqu’un qui ait du répondant, sinon, l’ennui n’était pas loin, et si elle détestait une chose par-dessus tout, c’était l’ennui. Elle n’était parfois pas aussi exigeante qu’elle y paraissait, de toute façon, il fallait que ce soit quelqu’un de confiance, qui n’irait pas dire sur tous les toits et à tous les automates qu’il avait couché avec quelqu’un promis à l’autel depuis...une éternité… Pour la personnalité, elle se rapprochait donc de la jeune cantatrice.

Emily avait après tout cette curiosité et cet émerveillement à tout découvrir, qui pouvait soit paraître ennuyeux, soit amusant. Eva la contemplait avec un sourire, ne l’interrompant dans ses observations. Une chose était sûre, cette jeune fille-là n’avait pas besoin de son « mari » pour profiter de quoique ce soit, autre point important. Et peu importait aussi qu’elle vienne d’ailleurs… elle était assez ouverte et capable de s’adapter pour profiter des beautés qui existaient, passagères ou non. La cantatrice suivit machinalement du regard les gestes fluides effectués par Emily pour remettre ses couverts en place, alors qu’elle parlait. Son air de réprimer un rire, soit par moquerie, soit parce que cela n’avait pas d’importance. Ou alors parce que toute la vie était une comédie, d’un certain point de vue.

Elle accueillit la tirade d’Emily, en silence, sans exprimer manifestement d’émotion, tout d’abord. Il fallait un certain temps à Eva pour assimiler pleinement ce qui venait d’être dit, que ce soit le détail de l’enlèvement ou la consommation non aboutie du mariage. L’annulation possible.

« Tu n’as pas l’air de prendre la situation de façon aussi dramatiquement que d’autres le feraient. »


Disons que certaines femmes en seraient certainement tétanisées, d’autres auraient peut-être déjà pris la fuite. C’était fort possible qu’Eva ait pris la fuite, elle qui détestait toute forme d’engagement trop pérenne. Elle ne préférait pas réagir trop fortement à une affaire aussi teintée de politique et d’enjeux de pouvoir : cela aurait pu l’intéresser, mais la situation particulière la poussait à se concentrer davantage sur la femme, que sur le symbole. Elle comprenait le sourire d’Emily sur cette circonstance paradoxale, tout en ne le saisissant pas tout à fait.

« Et bien qu’il sache probablement que tu ne le portes pas dans ton cœur, il te laisse travailler et aller et venir à ta guise. Il n’a pas peur que tu en profites pour t’enfuir, à la recherche du moyen d’annuler le mariage ? »

Bien sûr, la position de puissance avait toujours des avantages. Mais pour cela, encore fallait-il être en bons termes avec le mari en question, ce qui n’avait pas l’air d’être le cas d’Emily.

« A ta place, je serais déjà partie, quel que soit le moyen. Je ne supporte pas les chaînes. Même si ça devait avoir de sales conséquences. »
Emily de Brez
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Emily de Brez
Ambassadrice eskroise / future cantatrice
le Jeu 7 Sep 2017 - 8:39
«disons que j’ai finis par comprendre comment bien prendre la situation, plutôt que de m’entêter à m’énerver, râler, pester et tout le reste. Je ne le prend plus mal, j’essaye de le prendre à mon avantage. » Oui maintenant c’est comme ça qu’elle essaye de le prendre, plutôt que de chercher à se rebeller par tout moyen.

Pour la rébellion, elle s’était enfuit, aujourd’hui, elle doit user d’autres armes, et elle écoute Monsieur l’Envers avec soin pour cela, il ne faudrait pas qu’elle soit prise au dépourvu et se retrouve dans le plus grand des malheurs. Dans les jeux de complot, donc, Emily s’initie, non sans détester un peu ça et en aimant, aussi, un peu ! «Je me suis déjà enfuie, si cela ne tenait qu’à lui, je ne serais pas en Ambrosia et je ne serais pas pupille. »

Elle sourit. «Je ne peux pas partir, il s’en prendrait à Thorm et je connais tous ceux de Thorm, je ne peux pas faire le caprice de me rebeller, il a un gros point de pression, alors je m’accommode comme je peux, et je tente de faire ce que je peux. J’ai de la chance, Lowell m’aime, et il essaye de faire bien des choses, ça ne veut pas dire que j’oublie, ça veut dire que je prends ce que l’on me donne, je m’en accommode et je me débrouille avec cela. Nous verrons bien ce que l’avenir m’offrira ou le hasard que Pohn voudra bien poser sur ma route ! Tu t’enfuierais toi, quand même ? »

Emily avait eu envie d’être égoïste, mais les yeux ouverts, elle ne pouvait plus l’être. Aujourd’hui, elle s’accommode, c’est le seul mot qui convient tout à fait. Elle fait en sorte de ne pas avoir de pire et seulement du meilleur. Comment expliquer à Eva qu’elle n’est ambassadrice que pour avoir aussi de l’influence sur son mari, tout à fait entourer de conseiller bien trop présent pour lui faire tourner la tête. Elle ne croit pas être le seul point d’ancrage pour sauver la mise, mais presque. C’est un peu présompteux…certes, mais ce n’est qu’un moindre maux.


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le Lun 11 Sep 2017 - 21:52
Eva restait silencieuse, écoutant soigneusement les paroles d’Emily. Avait-elle une quelconque volonté de retourner les mots de cette jeune fille trop bavarde contre elle, d’une façon ou d’une autre ? Ce n’était pas comme si on lui disait des secrets, mais la candeur d’Emily était sincère, spontanée, et elle n’aurait eu aucun intérêt à interrompre ce flot d’explications.

Elle se retrouvait autant dans les paroles de la jeune chanteuse, qu’elle ne s’en détournait. Elle reconnaissait certains aspects, en abhorrait d’autres. Pour Eva, en effet, rien ne comptait plus que la liberté et d’être maîtresse de son destin ; elle n’aurait jamais envié la situation d’Emily, ne serait-ce que parce que se marier était à l’encontre de ses principes, principes vus d’un mauvais œil par la société ambrosienne. Quant aux jeux de complot, Eva les aimait aussi, dans la plupart des cas. Mais en dépit des justifications sorties par Eva, celle-ci voyait les choses de manière trop directe et catégorique, pour faire preuve d’autant de subtilité.

« Il vous aime mais il garde un moyen de chantage. Et vous, vous pouvez en profiter… votre situation n’est pas détestable, pas plus que l’influence que vous pouvez en tirez. Mais il reste que vous avez quand même les barreaux d’une cage, autour de vous, et qu’ils se resserrent à chaque fois que vous tentez une ouverture. »

Mais pour certains jeux de pouvoir, ne fallait-il pas en passer par là ? Eva était hélas une personne fonctionnant plutôt par absolu. Elle ne supportait pas les contraintes, et égoïste comme elle était, il y avait bien peu de personnes qu’elle n’aurait pas sacrifié pour ses propres besoins. Pour autant, il y avait aussi des gens pour lesquels elle se serait battue avec fureur et sang pour les aider, si elle tenait vraiment à eux…

Le visage de la cantatrice s’était fait bien plus songeur, remuant plusieurs pensées et réflexions en échos aux paroles de son interlocutrice. Elle n’était pas aussi douée d’abnégation que cette jeune femme rousse, il fallait l’admettre. Pour autant, dans sa situation, à sa place, ferait-elle autant la fière que maintenant ? Ce n’était pas sûr. Personne ne pouvait savoir les circonstances qui faisaient qu’on se comportait de la manière convenue et attendue, pour les héros. L’attitude d’Emily avait quelque chose qui y ressemblait.

« Oui, je m’enfuirai, » fit Eva, lentement, mais avec sincérité. « J’ai bien peur de ne pas être aussi altruiste que toi, Emily. « Je ne peux pas dire que je ne comprends pas pourquoi tu agis comme tu le fais : tu as des avantages, tu peux certainement influencer, en restant là où tu es. Même si cela offre des inconvénients. Mais personnellement, je ne peux pas accepter un pouvoir quel qu’il soit, au prix de ma propre liberté. »

Elle hésita. Comment était-ce possible d’expliquer cela, aussi clairement, sans offenser Emily ? Elle ne la méprisait certes pas pour ce qu’elle faisait. La jeune rousse faisait ce qu’elle pouvait, dans une situation donnée. Mais Eva était probablement bien incapable d’agir de même, à sa place.

« J’ai la chance d’avoir un fiancé partageant ma vision des choses, et en conséquence, il ne me force à rien, même si nous devons faire quelques gestes publics de temps en temps. Mais je suis née libre, je mourrai libre, et je n’imagine pas être prisonnière d’une quelconque façon entre les deux. Je dépérirais, même si j’étais riche, influente ou même reine. »


Eva était une de ces flammes qui brûlaient à outrance, consumant sa propre liberté, et se consumant elle-même par la même occasion. Elle ne s’en rendait seulement pas compte.
Emily de Brez
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Emily de Brez
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le Mer 13 Sep 2017 - 20:51
«J’aimerais être autant égoïste que toi. Ça m’éviterait de me sentir coupable de pas avoir envie ou hypocrite en faisant quand même. »Les paroles du rossignol ne sont pas méchantes, aimer être libre c’est penser à soit,avant le reste, c’est donc soit de l’égoïsme, soit du narcissisme dans sa petite tête pleine de raccourcie simpliste. Mais quelque chose dérange Emily pour autant dans le fait d’être libre, comme ça. On choisit de l’être, mais la liberté de quoi ? De faire comme sa tête veut ? «Mais tu veux être libre de quoi en fait ? »

C’est une question simple, Emily se demande. Libre de ne pas être comme toutes les femmes de la société ou de ne pas se marier, de ne pas faire comme tout le monde ? Pourquoi ? Juste pour être libre ? Elle se demande, simplement,s ans vouloir heurter Eva bien entendu.

«Les Ambrosiennes sont beaucoup plus libres que les Eskroises, quoi qu’on dise ! C’est ici qu’on est pas simplement des reproductrice. » le rêve ambrosien non ? Elle sourit en disant ça, d’un air naîf peut-être, mais vrai ! Les Ambrosiennes ne savent pas vraiment leur chance, en Eskr, on différencie beaucoup les sexes, ici, on apprends à lire aux deux ! Sans parler d’autres choses !

Une femme ici a un amant, alors qu’en Eskr, si elle est mariée, et le mari mauvais, elle sera punie, de milles façons ! Ce n’est pas que l’adultère soit bien, mais…à Eskr, une femme est l’appareil reproducteur plus qu’autre chose, alors, elle ne comprends pas trop de quoi Eva veut être libre, elle est ambrosienne, déjà, elle a plein de liberté, non ?


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le Jeu 28 Sep 2017 - 12:56
« L’égoïsme a ses défauts et ses avantages. Mais j’admets que pour en faire usage comme on en a envie, il faut avoir ses arrières assurés… Tout le monde ne peut pas le faire, et quand on est importante comme toi, c’est d’autant plus délicat. » Ou plus facile. Mais cela dépendait de où on se situait dans la société. Les rôles intermédiaires étaient les plus efficaces, expliquant en partie pourquoi Eva n’avait jamais cherché son ambition près de cieux trop rigides et trop aristocratiques.

Mais la question d’Emily fut bonne, puisqu’Eva la considéra quelques secondes, avant de répondre. C’était un mélange de réflexion et de mélancolie qui passaient dans les yeux bleu-vert de la cantatrice. Ce que cherchait Eva, c’était à être libre, certes. C’était aussi pourquoi elle s’autorisait, sous le couvert du travestissement, certaines choses, certains complots où son apparence publique aurait pris un sacré coup. Ça, c’était une vraie forme de liberté : se permettre d’être qui elle voulait, en sachant que ça n’aurait pas de conséquence, et en pouvant jouer sur l’ambiguïté du genre. Mais ce n’était pas tenable sur le long terme.

D’autre part, son mariage sans cesse repoussé lui permettait d’éviter la suite de ce qu’on attendait d’elle, tout en lui permettant d’avoir des aventures, si elle souhaitait. Elle n’aurait pu tomber sur meilleur « mari » tout en sachant que ce manège était, lui aussi, limité dans le temps. Elle faisait le travail qu’elle aimait et qu’elle avait choisi. Ses loisirs et ses fréquentations étaient libres, eux aussi. Alors qu’est-ce qui manquait pour être libre ? D’autres philosophes avant elle avaient déjà pensé à cette question, et c’était tant mieux, car Eva n’avait rien d’une philosophe. Mais la cantatrice essaya de répondre, du mieux qu’elle pouvait.

« Ambrosia est plus évoluée sur la question de la liberté des femmes, c’est vrai. Mais ce que je veux, c’est pouvoir faire ce qui me plaît, sans me soucier des conséquences… or, cela est empêché par ma famille obsédée par les apparences et la réputation, d’autant que mes frères n’ont pas été de brillants modèles, sauf dans la dépravation et la prison. Puis il y a ce mariage qui devra arriver un jour. Et après le mariage, quoiqu’il arrive, il y aura des enfants à mettre au monde, idée qui ne m’attire pas du tout. Et tout cela, ce sont des chaînes, des liens, pas favorables, et j’ai la plus sainte horreur des chaînes, quelles qu’elles soient. »

Ce qu’Eva n’avouerait jamais, car elle n’en était pas si consciente que cela, c’était qu’elle n’était simplement pas capable – à cause de son égoïsme justement – de comprendre l’attrait que pouvait avoir une famille, qu’il lui plaisait de rester dans un chemin solitaire pour éviter de se retrouver dans une situation où, pour la première fois, elle ne saurait pas exactement ce qu’elle faisait, et dont elle ne pouvait pas partir si facilement. Mieux valait rester une enfant dans l’âme, à ce stade, tels les gamins cruels d’un quelconque pays imaginaire.

« Bref, tu peux résumer cela au fait que je sois gênée dans ce que je fais, par ma chère famille, et par les qu’en dira-t-on. Or, avoir cela sur le dos, ce n’est pas tout à fait être libre, n’est-ce pas ? Avoir des comptes à rendre. Comme tu en as toi aussi, certainement, et comme tu en auras toujours, même si tu étais la reine de cette ville ou de toute autre contrée. »
Emily de Brez
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Emily de Brez
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le Jeu 12 Oct 2017 - 11:07
«Tu es bizarre. » Déclare Emily après quelques longs moments de silence. Elle aurait pu dire cela sur un ton de reproche, ce n’est pas le cas. Sur un air accusateur, mais non plus. Au contraire, dans une naïveté évidente, la demoiselle lui a sortit cela avec une évidence parfaite, et un sourire bienveilant. «Tu es bizarre parce que tu seras jamais libre si tu crois qu’il faut suivre les conventions communes de la société et parce que justement tu n’as pas compris que tu pouvais être reconnus pour ce que tu es sans vouloir te défier à la lettre des plans communs. »

La fraîcheur innocente de la jeune femme transparait grandement, servis à peine, elle ramène sa boisson à ses lèvres, en dévisageant cette fois la jeune comparse pour voir ce que ses dires provoqueraient. Mais elle préfère encore s’expliquer. « Bah oui, en fait, tu veux juste pas faire comme la société s’attends à ce que tu dois faire, ça veut dire que tu acceptes ce que la société attends pour la vie des gens. Mais si tu vas au protectorat la société attends pas la même chose, ni même Raclus je pense ou Eskr. Donc c’est un peu bizarre cette façon de faire. Personnellement je pense que tant que l’on respecte les Dieux et que nous gardons l’honneur de nos lignes de conduites, alors on peut faire ce que l’on veut. Et au final, la société te demande pas de faire des enfants, ça ce sont les parents souvent. Donc au fond, tu as quand même une belle grosse chaine, c’est celle de ta propre liberté. Si tu étais vraiment libre tu accepterais de ne pas te marier et de ne pas faire d’enfant. Je sais pas si tu me comprends. »

Emily ignore souvent si on suit son raisonnement, si elle avait été seulement Thormienne toute sa vie, elle aurait suivit son apprentissage ambrosien avant de rentrer et de faire sa vie. Se marier peut-être pas, faire un enfant probablement. Quoi qu’il en soit, ça serait totalement pas comme les gens l’attendent mais comme son cœur y concèderait. Vouloir sa liberté au détriment des convenances « non établis mais pourtant là » c’était viser l’impossible.

Ou simplement vouloir faire le défi de tout pour bien faire.

«Au fond, la liberté personne ne sait ce que c’est, parce qu’on est jamais vraiment libre. Je crois. Mais je suis jeune et je sais que ‘jai plein d’idée bizarre, et que je mesure pas mes paroles, mais tu ‘las remarqué, j’aurais peut-être un autre discours dans quelques années. »

Elle hausse les épaules. Il n’en reste pas moins que Eva lui parait étrange, voir bizarre mais bon, cela fait tout à fait son charme ! et elle n’est pas en désaccord entier avec elle,s auf qu’elle pige pas le truc de la même façon. Etre persuadé qu’on doit faire des gosses, parce que c’est comme ça, c’est étrange. Et comment font ceux qui n’y arrivent pas ou ne peuvent pas ? C’est tellement clos comme vision de la vie, qu’elle ne comprends pas.

Mais bon, elle a peut être encore rien pigé à la vie. Ou à la conversation. Si elle avait l’intelligence pour ce genre de chose, ça se saurait !


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le Mar 28 Nov 2017 - 22:52
Bizarre. Oui. Sans doute Eva avait-elle toujours été qualifiée, ou s’était sentie ainsi. Bizarre. Stérile, en un sens. Car rien de ce qu’elle souhaitait, dans son plus pur égoïsme de femme-enfant, ne laisserait une trace quelconque dans la ville d’Ambrosia. La vie qu’elle menait étai vaine, vouée aux plaisirs répétitifs et aux joies faciles ; rien dont on pouvait, au final, être vraiment fier.

La seule chose dont elle était vraiment fière, était cette liberté qu’elle avait tenté d’expliquer à Emily. En vain. Les deux jeunes femmes n’étaient décidément pas du même avis, et les incompréhensions mutuelles montaient.

« Non. Je veux être libre de tout ce que la société impose. Mais au fond, cette liberté finale, on ne la trouve que dans la mort, n’est-ce pas ? »

C’était peut-être pourquoi elle s’acharnait tant à brûler la vie par les deux bouts. Et se provoquerait une fin prématurée, consumée. Respecter les Dieux, bien qu’elle le fasse, elle savait qu’elle le faisait plus par tradition que par véritable croyance. Quant à garder l’honneur de la ligne de conduite...beaucoup de ce qu’elle faisait, n’était guère recommandable, bien que pour l’instant elle n’ait pas à avoir été inquiétée pour ça. Elle avait toujours eu de la chance. En vérité, elle s’amusait, à considérer ce que disait Emily ; d’un côté, ça la faisait se remettre en question, redéfinir ce en quoi elle croyait vraiment, ce qu’elle voulait vraiment. De l’autre, elle avait ce sentiment las d’être quelque peu incomprise, de ne jamais réussir à dire exactement ce qu’elle voulait. Elle eut un léger soupir, vite remplacé par un sourire.

« Non, je ne comprends pas vraiment. Et si, en même temps. Je crois que je n’arrive pas à exprimer cet absolu de liberté que j’éprouve, voilà tout. »

Elle considéra Emily encore un instant. Oui, elle avait raison, on ne parvenait jamais vraiment à définir, ni même peut-être à trouver ce qu’on voulait vraiment. C’était là la beauté de cette quête. Son côté stérile, aussi. Elle voulait tout, désirait tout, intensément, c’était bien le problème.

« Peut-être est-ce moi qui ai les idées bizarres. Tu es plus droite. Plus recommandable, et plus soucieuse des autres, que moi. En vérité, tu as de bonnes causes à défendre, pour lesquelles te dresser. Comment t’en vouloir ? Pour ma part, avoir de bonnes causes…en lesquelles croire… je ne pense pas que quiconque ait jamais pu dire cela de moi. »


Elle eut un simple sourire. Peut-être qu’Emily grandirait et perdrait des illusions. Ou qu’elle deviendrait encore bien plus forte qu’Eva ne l’était. Mais en cette heure, malgré ce début d’amitié, les confrontations de leurs esprits faisaient qu’elles ne pouvaient complètement se comprendre.

Le thé se déroula encore un moment, jusqu’à ce que l’heure soit finalement bien avancée. Eva se releva, devant partir la première, étant invitée à un dîner chez un ami de son fiancé. En partant, elle souhaita une belle soirée, et bonne chance, à la jeune femme rousse. Et sans doute était-ce, pour une fois, une remarque entièrement sincère et désintéressée.
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