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Anonymous
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le Ven 23 Mar 2018 - 17:21
Mélusine se sentait un peu perdue au milieu de deux fortes personnalités. Elle n'avait pas pensé que la discussion tournerait à mal à ce point là. Ce qui devait sans doute être juste un avertissement tournait au drame absurde et les esprits commençaient à s'échauffer.

Elle fixa un instant la feuille de papier sur le bureau puis écouta la discussion houleuse entre les deux parties. Elle était prête à signer que ces rumeurs étaient fausses mais que le garde fou avait été très offensant, mais cela aurait encore eu des conséquences par la suite. Ironiquement, elle ne put pourtant s'empêcher de rebondir sur le sujet Welton.

- Je ne doute pas que la discussion avec Monsieur Welton devait être très intéressante...

La phrase était sortie toute seule dans un murmure, sans qu'on ne lui donna plus d'importance que cela. Mais elle en voulait toujours au Ministre de la Justice, et l'image qu'il renvoyait nettement clairement pas si impeccable que l'on pouvait le croire.

Nemrod continuant toujours dans son entêtement, la Ministre des Armées la prit à partie. Mélusine ouvrit la bouche mais aucun son n'en sorti tandis que Nemrod proposa de réveiller le prêtre De Voisin. S'en était de trop. La Ministre de l'Education se leva de son fauteuil et se tourna vers le garde fou.

- Ecoutez, je pense que toutes ces rumeurs sont en train de prendre une proportion exagérée. Monsieur le Comte, inutile de réveiller cet homme, nous pouvons très bien clarifier cette situation entre adultes responsables. Vous nous donnez clairement un avertissement à toutes les deux, soit. Nous sommes conscientes que nous devons donner une bonne image de nous à la cour. Voici donc ce que je propose : Madame Estera et moi-même tâcheront de nous montrer comme vous le désirez irréprochables, en cherchant de notre côté la source de ces rumeurs. Et pour ma part, on ne me verra plus avec un verre d'alcool à la main en public, si cela peut calmer les ragots.

La Ministre de l'Education se tenait debout, droite, au milieu des deux autres personnes. Elle prononçait son verdict calmement, en tâchant de ne pas s'emporter vers un sentiment de colère.

- Et si les rumeurs courent toujours après cela, alors vous pourrez nous convoquer à nouveau et prendre à témoin la grande Aernia et n'importe qui d'autre.

Mélusine se tourna vers Estera.

- Cela vous convient-il, chère consœur ?

Mélusine cherchait juste à calmer les esprits et à repartir sur de bonnes bases. Mais elle avait déjà planifié dans sa tête de demander une entrevue avec l'Impératrice pour lui rapporter les faits et les accusations déplacées de Nemrod. Elle n'allait pas faire de scandale, ni faire accuser le garde fou, elle voulait juste s'assurer que l'Impératrice entende de sa propre bouche la conversation qu'ils avaient eu.
Anonymous
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le Sam 7 Avr 2018 - 20:59
La convocation s'éternisait. Le Garde-fou et la Ministre campaient sur leurs positions. Deux caractères presque identiques qui s'opposaient. A la moindre tentative d'Estera de mettre en difficulté Nemrod, ce dernier y répondait avec autant d'adresse. Dans un sens, la première avait succédé avec brio le second au poste de Ministre des Armées. Les employés du Ministère n'avaient pas dû être perturbés par le changement.

Le Garde-fou avait rebondi sur la réaction de la Ministre, se proposant de réveiller un prêtre pour réaliser son projet: leur faire jurer sur Aernia, à elle et à la Ministre de l’Éducation. Nul croyant ne pouvait mentir face à un prêtre qui eux seuls étaient habilités à dispenser la confession. Néanmoins confession, signifiait avouer un péché, une faute. A son sens, Estera n'avait rien commis de tel. Néanmoins, le Compte se déclarait prêt à se raviser. S'apprêtant à réagir, elle fut devancer par sa collègue qui se leva, se plaçant entre elle et le Garde-fou, comme pour jouer les intermédiaires. Haussant un sourcil, la Ministre écouta sa proposition. Cette dernière s'avéra des plus appréciables. En l'acceptant, Estera ne risquait pas de perdre la face.

« Cela va sans dire chère consœur. »

Dit-elle en souriant en coin. Malgré tout, elle ressentit le besoin de poursuivre. Elle leva une main en penchant légèrement la tête pour illustrer ses propos, tandis que l'autre plongea discrètement dans l'une de ses poches.

« Comme vous le dites si bien Monsieur l'Envers, nous sommes les représentants du gouvernement. Gouvernement nommé par son Altesse Impériale. Si notre image est entachée, celle du gouvernement l'est et par extension celle de l'Impératrice. Voilà donc pourquoi elle a suggérer cette convocation. »

Estera se leva ensuite et tendit au Garde-fou un tube de papier semblable à ceux délivrés en officines.

« Tenez. Voici ce que les "rumeurs" appellent mes poisons: des fortifiants disponibles dans n'importe qu'elle officine d'Ambrosia. Je dispose également d'un nécessaire médical contenant toute sorte d'anti-poisons et d'antidotes, tels que doit en posséder les médecins de son Altesse, surtout après la fameuse tragédie qui nous a touché. Je pourrais vous le fournir afin que vous procédiez à des analyses si tel est votre souhait. Voilà ce que vous pourrez donc rapporter à son Altesse. »

La Ministre planta son regard dans celui de son ancien supérieur. Il lui avait demandé des explications et elle les lui avaient fournis, avec plus ou moins de bonne volonté. Néanmoins, l'affaire était loin d'être clause.

« Néanmoins, maintenant que la chose est éclaircie, je me permet de vous signaler que vos insinuations et allégations concernant mon implication dans la disparation tragique de l'honorable Prince Consort m'ont offensées et ont porté atteinte à mon honneur. Je doute que de telles pensées habitent notre Souveraine. J'attends donc de votre part, également des explications, car ma fidélité à l'Impératrice et au trône, peu importe qui le partage, est absolue et éternelle.  »

Estera ne mentait pas. Sa fidélité au trône était inébranlable. Elle était reconnaissante de vivre dans un pays gouverné par une si juste Souveraine. Elle lui avait également permis d'être là où elle en était aujourd'hui. Aussi, sa détermination et sa bonne foi pouvaient se lire dans son regard. Si son Altesse doutait-elle, la Ministre était prête à lui offrir bien plus que sa démission. Silencieuse, elle attendit donc la réponse du Comte. Ses propos avaient peut être ou non dépassés sa pensée, mais il devait maintenant en rendre compte.

« N'ayez aucune crainte. Comme vous l'avez dit. Ce qu'il s'est passé et dit durant cet entretien restera confidentiel. Enfin, cela dépend de vous. »
Nemrod L'Envers
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Nemrod L'Envers
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le Lun 16 Avr 2018 - 16:12
Clarifier la situation entre adultes… n’était-ce pas précisément ce que vous aviez tenté de faire, au juste ? Et vous n’aviez eu que des propos peu flatteurs – quoique vous n’ayiez pas été tendre non plus, soit dit en passant. Vous leur aviez laissé une chance de bien s’en tirer, la tête haute. Des deux, madame Duval était sans doute la plus intelligente, apparemment, elle était prête à temporiser… quant à la stratège militaire, elle était à côté de la plaque. Vous leur laissiez une petite chance de se reprendre :  pour preuve, vous n’étiez pas encore partie… vous vous étiez arrêté alors que vous teniez la poignée… la solution de la ministre de l’éducation n’était pas satisfaisante. S’il y avait des rumeurs, c’était rarement en pure diffamation… Vous sourîtes, las, aux deux ministres… Bon, c’était toujours un début… mais c’était triste de voir deux ministres agir de la sorte…

Vous preniez dans votre main le tube de papier et le posiez sur un guéridon à portée de main, mais avec beaucoup de négligence… vous soupirâtes avant de finalement répondre aux longues tirades de celle que l’on pensait jusque là être un stratège militaire… mais s’avouait être une politicienne, dans le meilleur des cas, plus que médiocre. Elle n’y comprenait rien… mais puisqu’il fallait tout expliciter.

« Vous avoir offensé, madame Black ? C’est bien le cadet de mes soucis. Vos humeurs passent loin après l’empire à mes yeux. Et dans la mesure où le prince consort a été empoisonné par ce que nous soupçonnons être une personne de confiance, et donc à la fidélité sans faille, le fait que vous prétendiez être offensée parce que vous êtes fidèle, j’en ai absolument rien à carrer. C’est justement parce que je ne prends aucun gant avec vous deux que je vous vois en privé. Et non, cela ne dépend pas de moi, la confidentialité de cet échange. Mais d’une accusation de trahison si vous vouliez en parler à n’importe qui. De plus, si vous voulez en parler à l’impératrice, allez-y, vous aussi, madame Duval, allez faire perdre son temps à votre souveraine. J’agis sous son autorité. Et ma fidélité est encore plus absolue que vous ne pouvez l’imaginer. »

Vous grommelâtes dans votre barbe au sujet de foutues têtes de pioches avant de revenir vers le centre du bureau.

« Mais reconnaissez que votre refus de prêter serment ne vous rend que plus louches… toutes les deux. Reconnaissez qu’il y a des manières plus malignes de ne pas attirer le moindre soupçon. Maintenant, puisque vous voulez faire des compromis, je suis près à en faire… voilà le compromis que je fais : Vous ne signez rien, vous filez dès maintenant vaquer à vos activités habituelles et un petit groupe de la garde impériale fera une petite inspection surprise dans les temps à venir, pour assurer que les rumeurs n’étaient pas fondées. Je ne dis ni quel jour, ni quand. Si votre état ou vos appartements laissent entendre le moindre doute quant aux rumeurs, vous serez suspendues solidairement et une enquête approfondie sera confiée à qui de droit. Est-ce que cela vous va ? »


Garde au garde fou ! [Pv] - Page 2 R6LZXTx
Anonymous
Invité
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le Lun 28 Mai 2018 - 16:22
Même si Mélusine avait essayé de calmer le jeu en se mettant en position d'intermédiaire, la situation ne s'était pas pour autant détendue. Trop de fortes têtes étaient rassemblées dans la même pièce. La Ministre des Armées prit à son tour la parole en démontrant que ce n'était que des fortifiants qu'elle prenait, mais à nouveau la discussion entre les deux recommença de plus belles. Mélusine écoutait patiemment, le visage grave, espérant que toute cette comédie puisse à un moment prendre fin.

Cependant quelque chose lui traversa l'esprit. Et si ces rumeurs avaient été propagé par une même personne dans le but de ruiner toute crédibilité du gouvernement ? Cela n'était pas improbable, il fallait y songer. Mais cela n'excusait en rien les agissements du comte.

Cependant il avait raison sur un point, cela semblait louche que les deux ministres ne signent pas le document demandé. Peut être que Mélusine l'aurait signé si la discussion ne s'était pas ainsi envenimée et si sa consœur l'aurait fait également. Mais la Ministre de l'Education trouvait que Monsieur L'envers avait été trop loin dans ses paroles. La traiter de pocharde lui restait en travers de la gorge. Mais il lui avait fortement fait douter. Elle buvait sans doute un peu plus qu'avant, mais elle ne trouvait pas qu'elle était devenue alcoolique. Régler le problème d'elle-même avant de rendre compte à la puissante Aernia restait la meilleure chose à faire.

Mélusine acquiesça de la tête. Ils avaient enfin fini par trouver un accord.

- Cela me convient, Monsieur le Comte.

La Ministre se tourna vers sa consœur en espérant qu'elle acceptait également le deal pour qu'elles puissent toutes deux repartir de ce lieu et arranger leurs affaires. Elle pensa aux bouteilles qu'elle possédait dans son bureau et se disait déjà qu'il fallait se débarrasser de tout cela avant une inspection. Elle s'était promis de devenir irréprochable aux yeux de tous.
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