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Raimond Beauregard
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Raimond Beauregard
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le Mar 28 Mai 2019 - 17:04
L’échange était meilleur que le précédent, il fallait le reconnaitre. Aussi, il était normal qu’un nouveau puisse nous départager. Je lui souris et je la regardais s’essuyer le visage avant que nous ne reprenions, sauf que cette fois, elle avait le choix des armes, et je la laissais regarder, ne répondant pas à sa réplique sur le fait d’intenter à ma vie. Le principe n’était pas là. Si elle surveillait, alors elle devait partir du principe que ça allait arriver, pour ne pas louper ce genre de choses… sinon, elle ferait une bien mauvaise garde, il fallait le reconnaitre. Je soupirais et je la regardais avant de finalement voir les armes qu’elle avait choisi. Des armes au tranchant réel. Je n’aimais pas cela. En fait, je trouvais, au final, que je ne lui faisais pas suffisamment confiance pour pouvoir la laisser s’armer ainsi et m’attaquer. Je trouvais cela dangereux. D’un coup, j’avais bien moins confiance. Peut être fusse-là la raison de me démener comme un beau diable dans un combat bien plus délicat… je me sentais en danger, aussi stupide que cela soit. Et ce fut confirmé quand, après une attaque audacieuse, sa dague déchira la chemise, griffant la peau, car j’avais eu la sagesse de me reculer, oud u moins, de me décaler, ; me permettant donc dans la foulée de lui glisser ma propre lame contre le sein, sans percer, mais joliment appuyée. J’avais gagné, mais la victoire avait un gout amer. En sueur, je repris ma serviette pour m’essuyer, et je me resservi du vin, ignorant superbement la plaie si légère qu’elle ne saignait même pas, sur le flanc.

« Nous reprendrons des armes complètements émoussées ou mouchetées, la prochaine fois, cela me semble préférable étant donné vos… excès de fougue, dirions-nous ! »

Oui, voilà une bonne manière de lui faire comprendre qu’elle était peut-être allée un peu trop loin sur le coup, s’était laissée emporter…

« Un bon escrimeur, ou un bon combattant, à mon avis, ne devrait pas se laisser aller à trop de fougue. Comme la colère, elle est mauvaise conseillère quand elle est mal jugulée. Et je suppose que ce serait encore pire en combat en formation, non ? »

Je bus ma coupe en silence avant de finalement lui reconnaitre une chose.

« Vous êtes une adversaire intéressante. Nous recommencerons. Pour nous maintenir en forme, m’entrainer et vous améliorer. Ça vous fera du bien. »

Oui, je ne pouvais pas être uniquement positif. C’eut été un peu trop… 


Chapitre 8 : Prise de fonctions - Page 2 BiYb2et
Constance Jane Enverse
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Constance Jane Enverse
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le Ven 28 Juin 2019 - 14:01
Tu n’étais pas raisonnable, tu t’emballas dans l’hardiesse du combat mais retint ton geste autant que possible, consciente que ces armes là blessées réellement. Tu en fus contrariée parce que tu ne souhaitais pas malmenée votre maigre entente. Ou plutôt, tu ne voulais pas rajouter de l’huile sur le feu, mais comme il t’était impossible de saisir votre entente parfaitement, tu ne cherchas pas plus loin. Ce fut pour cette raison que ton air fut contrarié, tu étais fâchée de toi-même, et cela se voyait sur tes traits, les sourcils plissés, l’air fermé, la sueur au front, tu hochas la tête quant à sa remarque.

« Cela vaut mieux en effet, veuillez me pardonner, mes habitudes d’entraînement vont avec d’autres gardes et…je devrais savoir me retenir. »

Il te rappelait à l’ordre, mais tu étais bien assez contrariée pour ne pas te sentir bien. Tu étais médiocre dans cet excercice moins militaire, mais bon, tu ne pouvais être bonne auprès d’une chose que tu ignorais, ainsi donc, tu restas muette et pensive, essuyant ton front dégoulinant.

« Je n’étais pas en colère Monsieur, je me suis laissée emportée, mais j’ai réalisé mon geste et je me suis retenue autant que possible. Mais ce n’est pas habituel pour moi de retenir mes gestes, je vous présente mes excuses. »

Tu étais fâchée de toi, la surprise de la lame non émousée, le fait d’avoir porter le geste trop vite, tu bus ta coupe en silence, fulminant probablement intérieurement comme si cela allait arranger les choses. Ce n’était pas un homme agréable, mais tu av ais décidé de n’en avoir cure, ainsi donc, tu hochas la tête à sa dernière phrase, finissant d’avaler ta gorgée.

« Comme vous le souhaiterez Monsieur. Cela ne sera qu’excellent effectivement. »

Tu avalas ta coupe, la reposant, tu ignorais la suite des choses désormais, tu te remis donc en position de garde, à son flanc, main derrière le dos, attendant potentiellement les indications…


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Raimond Beauregard
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le Lun 23 Sep 2019 - 14:43
Sa hardiesse au combat, même plaisante, était clairement dangereuse… mais je reconnaissais bien volontiers que je m’en serais un brin passé. Le combat avait été dangereux… et dire qu’elle aurait pu si aisément me tuer… oui, j’en eus un petit frisson dans le dos. Je tacherai de me souvenir du risque que je prenais… j’hésitais un moment avant de finalement la regarder avec un air un brin hésitant… puis, sans rien ajouter de plus je reprenais un peu de vin, et je m’essuyais une dernière fois le visage dans une serviette.

« Oui, nous recommencerons. Mais pas maintenant. j’ai du travail. Et par conséquent, vous aussi. Et… heureusement donc que vous n’étiez pas en colère. j’accepte vos excuses en sachant que la prochaine fois, sans retenir vos coups, vous saurez éviter de me blesser, j’en suis sur, sans pour autan vous laisser faire. Si vous avez du mal avec les règles de l’escrime, alors je suis sur que je trouverais quelqu’un de confiance pour vous les rappeler. Histoire que la prochaine fois, nous luttions vraiment à l’épée selon les règles de l’art. »

Parce que oui, il s’agissait d’un art, rien de moins. Je lui fis un sourire entendu avant de finalement ranger mes armes. j’en prenais soin. Enfin, je me dirigeais vers la sortie. Enfin, pas seulement. Je restais sans rien dire et je la regardais avec une certaine satisfaction.puis, je lui lançais, alors, amusé et ravi.

« Je vais aller me rafraîchir vraiment, prendre un bain après avoir autant transpiré me fera beaucoup de bien. Peut être devriez-vous rester contre la porte au cas où ? Ou est-ce que vous estimez que je peux me passer de vous le temps de me rafraîchir pour que je puisse avoir une garde du corps qui ne sent pas le bouquetin ? »

Je ne lui demandais pas de sentir la rose, mais au moins de ne pas sentir la sueur en permanence. Je restais sans rien dire attendant une réponse, mais finalement très vitre lassé, je commençais à y aller avant d’avoir pris le temps de l’entendre. Si elle me suivait j’aurai ma réponse, n’est-ce pas ?



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le Jeu 24 Oct 2019 - 16:41
Tu avais tout de même envie de répéter ses paroles en les singeant de grimace, des gnagnagnas enfantins, il t’énervait comme un moustique parasitant ta nuit, mais il était Prince, et il en avait la puanteur. Mais il savait manier une épée, alors tu voulais bien lui pardonnez. Quoi ? Rien de particulier, tu pardonnais quand même qu’il soit un imbu imbécile et méprisant. Il était un prince, tu n’étais rien. Cela ne signifiait pas pour autant que tu le respectais entièrement, tu devais réparer ta faute. Tu la réparerais. Ainsi donc, muette, tu attendais qu’il en finisse.

« Il sera fait comme vous l’exigez Monsieur. »

Tu avais la flemme de souligner que tu n’étais pas là pour que l’on t’enseigne quoi que ce soit de l’art ou de la manière de l’escrime, mais si c’était ce qu’il voulait, au fond, qu’est-ce que cela te faisait ? Une corde de plus à ton arc en fait, ce n’était pas rien. Ce n’était peut-être pas utile toutefois. Parce que c’était potentiellement des trucs de noble qui n’iraient jamais réellement sur l’action. Il eut l’élégance de te faire remarquer ton odeur, ta transpiration ne sentait pas la rose et tu reniflas un peu en baissant ta tête vers ton aisselle, consciente de ton parfum.

« Je ne voudrais pas vous incommoder de ma sueur Messire, il serait de bon temps de prévoir un second garde si vous craignez tant pour votre vie, chez vous. Ainsi je pourrais être plus rassurée de vous savoir surveillé, quand je me dois de me présenter plus correctement. Cela ne me prendra pas longtemps pour me rafraichir. »

Encore heureux qu’il n’exige pas que tu te trouve en sa compagnie pour se laver. Cela aurait été le cas s’il avait été un libidineux ; comme il en existait, mais tu le suivis jusqu’à le ramener à sa porte de salle de bain, avant de partir à la tienne. Tu ne mis pas énormément de temps, te lavant au froid glaciale d’une eau non chauffée, qui ne te dérangea point, mais qui te permis de fleurer la lavande. Tu te rhabillas, mis les vêtements à laver et tu rejoignis la devanture de la porte, sans sourciller. Tu n’avais pas été longue et s’il te surveillait, il pourrait le constater. Tu attendis dès lors, qu’il en finisse.


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Raimond Beauregard
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le Mar 12 Nov 2019 - 7:37
« Evidemment ! »

Oui, évidemment qu’il en serait fait comme je l’entendais. Après tout. Elle portait ma livrée et en conséquence, elle était là pour exaucer mes caprices après tout, non ? Je lui fis un sourire entendu et je traçais tranquillement jusqu’à ma salle de bain, mon garde du corps sur les talons. Au moins, elle n’était pas une lambine, c’était une bonne chose. Je l’entendis alors parler d’une deuxième personne pour me protéger. Était-ce bien la peine ? Je devais bien avouer que chez moi, je me sentais bien en sécurité… on me la fournissait comme garde du corps un certain temps en guise d’excuses pour avoir manqué à leur devoir, ou peu s’en était fallu. Mais dans mes murs, je n’en éprouvais pas le besoin absolu… enfin, je lui lançais.

« Faites comme vous pensez devoir le faire. Si vous estimez cela nécessaire, je ferais embaucher quelqu’un, ou venir quelqu’un. »

Il y avait de bonnes chances pour qu’il s’agissait d’un homme de confiance de Tercorail si quelqu’un venait. Quelqu’un avec qui elle aurait du mal à collaborer, je n’en doutais pas, mais ce n’était pas mon problème. Au même titre que je les laisserais eux-mêmes s’occuper des questions hiérarchiques entre eux… au fond, pourquoi me soucierai-je de cela ? Je la laissais donc s’éloigner et j’allais moi-même prendre un bain délicatement et très légèrement parfumé histoire de me laver des odeurs de sueur : l’odeur de la mienne, et l’odeur de la sienne. La sienne qui avait quelque chose d’envahissant… même si moins désagréable que ce que j’avais pu laisser entendre, mais c’était pour cette raison que je préférais qu’elle se lave, cela dit. C’était préférable.
Quand je finissais et sortais, paré de pied en cap pour une sortie. Oui, le travail était aussi cela, sortir et parler à certaines personnes. Je ne fis nulle remarque ni n’eut nulle expression quant au fait que j’étais surpris ou non qu’elle ait déjà fini.

« Nous allons sortir. Je vous laisse juge de la place qui vous conviendra le mieux : dans le fiacre, avec le cocher, à courir derrière, peu me chaud. Tout ce que je souhaite, c’est être informé. »

Oui, voilà, tout simplement. Puis, je me dirigeais vers la cour intérieure, la voiture était attelée et prête à partir. La peinture sur le bois plaqué de métal était magnifique et on y voyait les marques tant des Beauregard de Tercorail que celle des Deux-Cimes… je montais dans l’habitacle et je m’adressais à Constance.

« En fait il vaut mieux que je vous explique certaines choses sur le trajet. Montez avec moi. »

Les cheveux s’ébrouèrent puis commencèrent à avancer.

« Je doute que cet homme apprécie que je me présente à lui avec un garde du corps. Aussi, je pense qu’il serait préférable que vous me suiviez en tant que valet. Cela vous semble-t-il cohérent ? Ou avez-vous une meilleure idée ? »

Notez que l’idée de m’attendre avec le cocher était tout à fait possible.


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le Mar 17 Déc 2019 - 14:15
« Je n’ai jamais été le garde du corps de qui que ce soit, ainsi donc, je vous demande si vous vous sentez en danger ici. Je ne pense pas que vous le soyez, c’est chez vous. Donc il n’y a besoin de personne d’autre, à moins que vous ne vouliez avoir quelqu’un à disposition h24, ce qui n’est pas faisable par une seule personne. »

Tu lui indiquais cela naturellement, ce n’était pas réellement ton problème s’il ne voulait pas répondre correctement. En vérité, c’était évident qu’il ne souhaitait que te faire payer ton outrage, ce que tu avais accepté, puisque tu étais ici, pour autant, tu ne voulais pas que les choses se passent moins bien qu’elle ne le devrait, donc tout dépendait des détails qu’il voulait. Tu n’étais pas surhumaine, tu ne pouvais être tout le temps avec lui.Tu mis bien moins de temps que lui à revenir propre, c’était une habitude martiale, il était inutile de macérer d’une quelconque façon que ce soit !

« Je me tiendrais avec vous dans le fiacre. »

Tu ne justifias pas ton choix, le fait est qu’en sa compagnie tu pouvais appréhender toute attaque potentielle d’un seul mouvement. Quelque soit le côté de leur venue, même si encore une fois, tu savais parfaitement que ce n’était pas nécessaire. Qui aurait pu s’en prendre à ce prince là ? Les meurtres ouverts étaient bien moins présents en Ambrosia que ceux par fourberie. Tu ne dis mot et monta avec lui, haussant un sourcil. Il parlait comme si tu devais savoir quel était l’homme qu’il devait voir.

« J’ignore quel est l’homme dont vous parlez,et pourquoi il prendrait ombrage que vous soyez suivi d’un garde du corps. Quant on n’a rien à se reproche, on ne se vexe de rien, tout simplement. »

Tu ne saisissais pas que les humeurs des gens puissent avoir raison des réactions, pourquoi se vexer d’un garde du corps et le prendre personnellement. Un truc d’égo complètement débile…


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le Jeu 26 Déc 2019 - 18:56
Je me contentais à sa remarque de hausser les épaules. Je lui fis un sourire un brin moqueur. Qu’est-ce que j’en savais. Elle était sensée me protéger. Ce n’était pas à moi de me sentir en sécurité, mais à elle de me savoir et me sentir en sécurité. Même si mon assentiment n’était pas peu de choses dans l’histoire. C’était elle qui était sensée me protéger.  Donc je n’avais pas l’intention de lui donner davantage d’aide. C’était elle de voir. C’était elle qui était chargée de la sécurité. Je la laissais donc aller se laver rapidement pour éviter d’avoir une présence malodorante à proximité et je prenais moi-même le temps de me laver avec une eau parfumée. J’étais content de l’exercice mine de rien. Elle pourrait être une bonne partenaire, si elle prenait le temps de s’exercer un brin… peut être lui laisserai-je quelque plage horaire…

Nous nous retrouvâmes donc dans la cour, j’étais en tenue impeccable, une cape lis de vin était agrafée à mon épaule et un mince cordon de jais la retenait sous l’aisselle opposée dans une mode quelque peu désuète mais qui avait tout d’une cape de duel. Le reste de la tunique était dans les mêmes tons, et j’avais le blason de la maison des Deux-cimes au lieu de celle des beauregards. J’étais le dernier descendant de la noble et ancienne lignée millénaire. Nul ne pouvait – à ma connaissance – se targuer d’une ascendance aussi ancienne que la mienne.

« Comme vous l’entendez. »

Je restais sans rien dire et je m’installais dans le fiacre avant de finalement la laisser s’installer. De toute façon, elle n’était pas une bonne protectrice, elle servait – disons-le ainsi – à décourager de nouvelles tentatives.

« Quand on est de noble lignée il est des insultes qui vexent, que l’on ait à se reprocher ou pas. En l’occurrence, arriver chez quelqu’un avec un garde du corps et rester chez cette personne avec un garde du corps, ce serait une bonne raison de mal prendre les choses. Et je trouverais désolé de devoir le retrouver sur le pré avec pour cause votre présence. Non que je craigne qu’il ne me tue, mais je crains bien plus qu’il ne meurt de manière stupide parce que votre présence serait un motif d’insulte à ses yeux. Votre manière de pensée est trop simpliste. Elle est trop ancrée dans le commun pour quelqu’un chargée de faire respecter l’ordre au sein d’un palais plein de courtisan ayant pour meilleure raison de s’étriper un problème d’ego. Je n’y suis pas sujet, mais je pense qui vous ne pouvez envisager que simplement se marcher sur le pied puisse dégénérer, vous avez été bien mal formée ! »


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le Mer 8 Jan 2020 - 17:40
Tu te disais qu’il pétait réellement plus haut que son cul et que tu ferais mieux de ne pas trop calculer ce genre de chose, au bout d’un moment, il était épuisant, et la meilleure solution était de dire merci pour la leçon et de laisser couler, tu hochas d’ailleurs la tête quand il t’expliqua les choses, il n’avait par ailleurs, pas tout à fait tords mais cela t’importait peu. Il n’avait pas tout à fait saisi ce que tu voulais dire, mais ce n’était pas grave, parler à un mur t’avait agacé, bien assez pour l’instant, de ce fait, ce n’était pas la peine de continuer. Tu hochas la tête et tu lui souffla.

« Dans un palais, je sais ce qu’il faut faire. Toutefois j’avais pour estime, étrangement, que si un homme prenait la mouche pour si peu, c’est qu’au fond, il avait quelques reproches à se faire, en quelques sortes. Toutefois, je conçois que la petitesse de mon esprit me fasse ainsi raisonnée, merci de vos éclaircissements. »

Tu te disais que ce n’était pas tout à fait nécessaire de converser en sa compagnie ou de faire plus d’effort, probablement parce que la seule approche possible avait été faite et en dehors, il ne pouvait rien avoir de plus. De toutes façons, il était de la noblesse, toi pas du tout, cette différence faisait tout. Il te suffirait d’endurer les choses comme il fallait, le temps nécessaire, malgré que ce soit un hostile à ta cousine, et au trône de ton sang, sang auquel tu n’appartenais pas réellement ! ne sachant que dire de plus, tu n’insistas pas, il trouverait bien le moyen de faire la conversation en se montrant désagréable, exercice dans lequel tu ne pouvais l’égaler parce qu’il y était passé maître. Tu l’attendrais en dehors de la maisonnée pour le bienêtre de l’égo de son rendez-vous.

« Je vous attendrais dehors, si cela vous convient. »


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le Dim 26 Jan 2020 - 18:41
Le manque de finesse d’esprit était désolant, il fallait bien le reconnaitre. Je ne lui reprochais pas de ne pas savoir, juste de ne pas chercher à comprendre. Si elle avait accepté de voir les choses un peu plus ouvertement…. Cela n’aurait pas été un mal. Je ne lui reprochais même pas de ne pas faire ce qu’elle voulait, je lui reprochais de de ne pas avoir suffisamment de subtilité mentale. C’était mauvais pour la protection…

« Votre petitesse d’esprit n’a-t-il rien retenu de la cour ? A quoi est-ce que cela vous sert de pouvoir observer la cour à loisir ? La moindre des choses serait d’apprendre, non ? Vous êtes beaucoup trop manichéenne pour être une bonne protectrice, que ce soit dans un palais ou en garde rapprochée… vous feriez mieux, sans doute, de laisser tomber, m’est avis… »

Si elle n’était pas capable de constater ce genre de détails, alors je ne voyais pas en quoi elle pouvait être utile. Enfin, je me disais que cela viendrait. Je soupirais un peu alors, avant de finalement la regarder et lever un sourcil quand elle me proposa de rester dehors. Oui, bien sûr qu’elle resterait dehors… enfin, je ne voyais pas d’autres manières de voir les choses. Je la regardais en silence et j’approuvais silencieusement. Si elle voulait rester là comme ça… alors soit. Je restais sans rien dire, attentif à ses réactions. Enfin, c’était sans importance. Mon hôte vint me retrouver et me convia à entrer. Je fis la demande d’un pichet d’eau pour mon valet, et il eut la bonne grâce d’accepter.

*
*      *

Le rendez-vous fut long, au point qu’un serviteur vint apporter un peu de nourriture à Constance et la soirée était avancée quand je sortis enfin. Je me dirigeais vers le fiacre sans un mot et je remontais dedans. Je regardais constance et je lui faisais signe de monter.

« Venez, montez. Et racontez-moi un peu votre ennui ; il sera toujours plus productif que cette visite des plus pénibles. »

Je n’allais pas m’excuser parce que j’avais tardé.


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le Lun 17 Fév 2020 - 14:36
Il était de ton avis, qu’il ferait mieux de se taire, mais tu t’avisas bien de le dire. Il avait un avis, tu avais le tiens, loin de penser que le tiens fusse meilleur, tu préférais te dire qu’il n’était pas mauvais. Ton travail était de regarder, d’agir et non de juger dieu sait quoi, ou d’observer dieu sait quoi. Si elle avait observé la cour, il aurait peut-être été tué au moins, ce qui n’était pas une mauvaise chose, au final, ainsi donc tu ne dis rien, préférant te taire tout simplement, à quoi bon dialoguer en sa compagnie ? Tu avais tord, il avait raison, c’était ainsi que tu prenais les choses venant de lui, en parlant d’ouverture, il pouvait repasser.

**

Ce fut long mais cela ne te dérangea pas, tu mangeas avec frugalité, et bu peu, histoire de ne pas t’éloigner de ta place, au final, tu passais inaperçue, devenant une sorte de potiche invisible. Ce n’était pas mal, ce n’était pour autant pas bien non plus, tu te contentais d’être inexistante et invisible. Il te convia à remonter dans le carrosse, vivre ainsi assise ou assise commençait à t’agacer. Mais tu ne dis rien, fort heureuse de pouvoir déplier tes jambes.

« J’ai pu observer deux souris filaient dans la demeure de votre ami. Pu voir que la dame de la maisonnée n’avait rien contre une main aux fesses de la part de son cocher et compris que les affaires du Messire étaient de mauvaise augure. Un valet marmonnait dans sa barbe qu’il y avait encore un retard sur ses gages, que Vadim allait revenir. Je sais que Vadim est le nom d’un usurier de la capitale, un des plus bas cercle si je ne fais point erreur. »

Tu fus brève ce qui ne l’étonnerait pas, tu avais observé parce que tu n’avais rien eu de mieux à faire, on t’avait pratiquement oublié, ainsi, cela avait été plus aisé de voir toutes ces petites choses…


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