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Lilith de Choiseul
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Lilith de Choiseul
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le Sam 2 Mar 2019 - 13:05
Je n’avais aucun goût pour la chasse, en vérité, je n’avais pas hérité de ce plaisir là, qui était, pour mon père, un petit plaisir coupable. Pour moi, la seule chose intéressante était le galop du cheval et la possibilité de se balader un peu autre qu’au palais. C’était pour cela que nous avions quitté le sanctuaire où je vivais pour nous retrouver au pavillon des Dieux, terrain impériale loin de mon île favorite. Il s’agissait d’un domaine prolifique de chasse qui n’était utilisé qu’à quelques rares vacances, éloignements d’enfants impériaux pour leur santé ou leur vivacité, et des jours tels que celui-ci. J’étais personnellement arrivée seule, la veille, dans la soirée, en compagnie des chiens, suivit seulement de Madame l’Oie. Mon oncle avait décliné mon offre d’accompagnement, préférant certainement découvrir un peu plus sa future promise, même si je me doutais que l’on ne pouvait éloigner tous les de Choiseul de la couronne.

Le Domaine des Dieux se situait à l’Est de la capitale, on pouvait, par temps claire et au sommet de la plus haute élévation, distinguer la merveilleuse Ambrosia, enclavée dans son étau d’eau. Je n’allais pas dire qu’elle me manquait déjà, mais je n’avais pas l’habitude de m’en éloigner. Cela me faisait bizarre, mais cela ne me déplaisait pas. L’été apportait déjà une magnifique journée et alors que la camériste finissait de m’aider à me vêtir, j’observais les premiers rayons.

Tout cela n’était que de la poudre aux yeux, comme si des prétendants avaient encore de la chance, les choses se déroulaient pourtant comme cela devait se dérouler et je me sentais de plus en plus lasse de ces fioritures, je perdais un temps précieux en raison de protocole et d’étiquettes obligatoires. Enfin, j’estimais ce temps précieux car mon choix s’était défini de plus en plus et je me retrouvais donc avec l’impression que ce n’était plus utile. Pourtant, se raccrochait des prétendants qui ne comprenaient pas qu’ils ne pouvaient incarner un tel rôle. Et aujourd’hui, ce serait le défilé des hommes et de leur virilité. J’étais lasse.

La tenue de chasse respectait les règles les plus élémentaires du costume, soulignant ma taille plus précisément, je portais un haut de forme où était dissimulé ma chevelure, un véritable costume d’Amazone aurait cependant fait bien plus plaisir à certain, sauf qu’il n’en était pas tout à fait question. Comme à mon habitude, je n’obéissais pas aux règles élémentaires. Je portais un pantalon et des bottes de cavalier mais ma tenue féminisé et brodée n’allait pas plaire à tous. Peu m’importait, je ne montais pas en Amazone pour la chasse. A la rigueur de balade douce, je ne m’en privais pas…mais là. En tous cas, les gens préparaient le départ et Baptiste vint me rappeler qu’il était l’heure de descendre. Je rajustais mes gants.

La tenue était carmine, en tous les cas, je parvenais rapidement à la cours, et je pouvais déjà remarquer la présence de mon cheval noir, je souriais. J’avais eu bien des cours et mon seul plaisir aujourd’hui, était l’idée de faire courir l’étalon. Je sortis enfin, complètement et je pus constater la présence de ceux que j’aurais pu nommer les survivants, une poignée de prétendant qui tenait bon, n’avait pas déclaré forfait, essentiellement des raclusiens. La ligue ne comptait rien lâcher. JE remarquais deux eskrois encore, qui auraient pu avoir leur chance…non, en fait, un seul aurait pu, l’autre estimait que je prenais trop de place, selon les rapports des courtisans. L’on disait qu’il voulait me mater pour que je retrouve ma place de femme, cela me faisait sourire. Enfin, façon de parler. Les Ambrosiens avaient lâché prise, sauf un, mais il s’avérait plus amical que prétendant, je le connaissais depuis l’enfance, je me demandais s’il n’était pas mis là par mon oncle pour me protéger indirectement de ce genre de sortie, bien qu’il y ait des hommes pour cela.

Je cherchais des yeux le Prieur et je m’avancais pourtant.

-Messieurs je suis ravie de tous vous voir si matinaux. Nous chassons le repas de ce soir, je vous inviterais à ne pas faire souffrir les proies inutilement.


Chasse impériale [Everard] VtJLfeC
Everard Zullheimer
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le Jeu 14 Mar 2019 - 20:31
Je n’ai jamais pris gout à la chasse. Non que je n’en aie jamais eu l’occasion. J’avais eu plus que ma part depuis que nous étions en Ambrosia, mais plutôt parce que deux choses principales s’opposaient à des principes que je gardais en haute estime. Premier point, si les chevaux étaient faits pour être montés par l’homme ils ne vous secoueraient pas dans tous les sens, et deuxième point… mon régime alimentaire était de nature à vous donner une idée de ce que je pensais des tueries animales, n’est-ce pas ? Bon, je le concédais, le premier point était certes un peu trop subjectif… je restais silencieux et je regardais encore l’invitation… non, je n’allais pas y aller. Enfin, je me disais ça avant de me rappeler que je ne pouvais refuser, pour des raisons diplomatiques, déjà, et parce que les élans du cœur comptaient… Bref… je finissais par la ranger. J’étais dans une tenue fort peu différente de d’habitude, la bure noire, cintrée, comme toujours, mettant en avant les épaules larges et le torse musculeux. La seule exception étaient les boutons devant et l le fait que ladite bure soit fendue à la manière d’un manteau, révélant des bottes de monte noire.

Je n’aimais pas chevaucher, je n’avais donc pas de cheval. En conséquence le palais avait eu la délicatesse de me fournir un spécimen. Il s’agissait d’une jument amblée particulièrement placide, une magnifique robe isabelle cachée sous une couverture aux couleurs du protectorat. Un magnifique violet un peu criard qui serait parfait pour se signaler au gibier à l’avance... Voilà qui me convenait parfaitement. Je me hissais en selle avec peine, et, peu assuré, je me mettais à avancer, lentement, pour rejoindre les prétendants qui attendaient. Tous armés pour la chasse. Je remarquais qu’il y avait aussi dans mes fontes les armes nécessaires à cette activité idiote et je soupirais, alors que j’allais m’aligner avec les autres prétendants, sans doute beaucoup plus sévères que les casaques colorées des différents prétendants. Je leur adressais à peine les formues de politesse et j’attendais qu’elle vienne. Parce qu’elle était, soyons honnête, la seule qui soit vraiment digne d’intérêt dans ce groupe…

Je regardais arriver sur un magnifique étalon noir – n’allez pas me faire croire qu’il s’agissait d’une jument ou d’un hongre, vu l’attitude provocatrice, c’était un vrai mâle – l’impératrice en tenue vermillon. Je lui fis un sourire discret, uniquement des yeux, lui rendant son regard. Mais mes traits se détendirent en la voyant arriver. Elle s’avança et je l’écoutais alors qu’elle parlait. Chasser le repas de ce soir. Voilà qui était étonnant… je voyais plus là-dedans un jeu, mais j’approuvais d’un signe de tête ses dernières paroles… je me doutais déjà de comment cela évoluerait : un concours ridicule de qui avait la plus longue…
Pathétique.

« Somme nous au complet, votre Majesté ? »

En effet, il me semblait, de visu, qu’il manquait au moins une personne, Son Arrogante Insignifiance Monsieur Beauregard… Mais je pouvais me tromper, n’est-ce pas ? Je restais silencieux et je regardais un instant le cortège s’ébranler et profitais d’une embardée de ma jument à proximité de l’étalon pour que ma jambe frôle la cuisse impériale, ou l’inverse je n’aurai su dire.

Autre personne manquante je m’attendais à ce que son frère soit présent, en guise de chaperon, potentiellement. Enfin bref. Qu’importe. Je me portais à hauteur du cœur du cortège et je tachais de rester au rythme alors que déjà il s’accélérait. Ce qui m’ennuyait beaucoup dans la mesure où j’étais à l’amble, une allure de femmes, selon beaucoup, mais absolument parfaite, sans secousse, et aussi rapide qu’un bon trot… Ameth que je n’aimais pas chevaucher !


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Lilith de Choiseul
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Lilith de Choiseul
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le Ven 22 Mar 2019 - 19:21
Une mort n’était ajmais utile si elle ne désservait pas quelque chose, en tous cas, à la chasse. Je ne pouvais concéder de tuer milles bètes pour le plaisir, c’était hors de question. Il y aurait le nombre de bête nécessaire pour le repas du soir. Rien de plus, rien de moins et je l’énonçais. Le massacre n’était pas dans ma nature et cela n’allait pas changer pour autant. En parlant, je faisais de mon mieux pour ne ps paraître différente, pourtant, je dévisageais plus longtemps le prieur, un rien de plus, pour le dévisager. Rien ne transparaissait, mais je l’observais un rien de plus. Le savoir là me faisait sourire.

Je me doutais, qu’il n’avait que peu d’intérêt pour la chasse, pas pour les mêmes raisons que moi, mais je ne voyais pas en chasseur. Hors, il fallait une activité qui plaise à la masse et qui s’éliminerait seul, par concours de grosse bourse interposée. Rien de séduisant en somme. Mais ce qui était plaisant, c’était le Prieur et son regard, ses yeux perçant et son attitude calme, je savourais, avant de détourner le cheval et répondre.

« Le Prince des Deux-Cîmes a décidé de se retirer. » J’entendis bien les brouhahas venir des nobles, je les vis bien s’agiter, prêt à demander une explication, mais comme je n’allais pas être de nature à expliquer, je me contentais de donner l’ordre au cheval de partir au galop. La chasse allait commencer et c’était bien le principal. Le reste ; leur avis, m’importaient tellement peu ! Les chiens s’agitaient, je donnais ‘ordre qu’on commence.



Je n’avais tué aucun animal, je me contentais de poursuivre la bête à l’épuisement, mais je n’assistais ni à la mise à mort de la première, ni à celle de la seconde. Ce n’était pas de la sensibilité, je ne voulais pas qu’ils fassent durer le plaisir pour me montrer de quoi ils étaient capables. Ainsi donc, j’évitais les bains de sang. La troisième bètes me distance, mais pas la majeure partie des masculins décidés à en faire leur trophée, parfait. L’occasion faisait le larron pour que je flatte l’encolure de ma bète et la convie à aller se désaltérer. Je descendais de cheval, largement escortée, et l’on faisait signe à un autre retardataire de me rejoindre. Je caressais l’animal, pendant qu’il buvait et prenait la gourde que Baptiste, toujours là, me tendait.

« Je remarque que vous avez peu de goût pour l’activité du jour Prieur. Je ne vous en blâmerais pas. » Je buvais et tendais ma gourde à son encontre, je n’avais pas besoin de lui souffler de lire ainsi dans mes pensées, mais mon expression l’y invitait. Je me reprenais sans mal. « Et si je vous demandais ce que vous auriez préféré au lieu de cette chasse ? Personnellement, j’aurais initié la plupart d’entre vous à un atelier de ma conception mais je doute de l’habileté de tous. Et je ne veux rendre personne manchot ! »

J’étais différente avec lui, car malgré tout, l’histoire nous liait. Je parlais donc un peu plus, ce n’était pas un mal, simplement un fait.


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Everard Zullheimer
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le Mar 2 Avr 2019 - 12:42
Je me contentais d’opiner du chef quand elle dit que le prince deux cimes s’était retiré. Voilà un développement intéressant. Il s’était retiré toutefois, il avait perdu le simple titre de « ‘Beauregard » pour devenir prince et donc, reconnu comme étant un prince ambrosien ? Voilà qui était étrange et allait donner du grain à moudre pour longtemps. Toutefois, il n’était pas une mauvaise chose que cal. Cela permettrait peut-être d’aplanir les tensions préexistantes… quoique cela ne fut pas complètement sur pour autant… je restais un moment silencieux, sans rien dire, ne voyant rien d’utiles à rajouter, avant de finalement me laisser entrainer par les autres, sans pour autant savourer réellement la galopade ou la chasse… je soupirais un peu et je priais, en mon fort intérieur, pour cette journée passe vite, même si cela aurait pu paraitre étrange… parce que même si j’étais avec Lilith, venir faire cette activité était complètement forcée. Et c’était sans rappeler que je ne consommais pas de chair morte. Ni de chair vivante, bien sûr… je suivais néanmoins le rythme, plus ou moins forcé. Mais jamais je ne partis à l’assaut d’une quelconque bête…

*
*    *

Mon dos était en miette, et j’avais le cuir des fesses tannées quand je croisais un ruisseau dans lequel je laissais boire le cheval. Désagréablement raide, mais, aux avis de tous, cela ne changerait sans doute rien à ma démarche. La mine fermée, je me contentais de poser la main sur l’encolure et de tenir les rênes d’une main, attendant qu’il ait fini, sans pour autant me masser le dos. Pas en public. Toutefois, je pensais qu’exceptionnellement, en rentrant je prendrais un bain chaud dans lequel je macèrerai histoire de faire passer les douleurs. Cela me semblait inévitable.

Je fus rejoint par l’impératrice et une partie de sa suite, dont Baptiste. Je la regardais et je m’inclinais comme il se devait à son arrivée, avant de finalement l’entendre parler.

« Sauf votre respect, votre majesté, si nous tuons uniquement ce que l’on compte manger ce soir, alors je crains de ne pouvoir pleinement participer en toute bonne foi. Comme vous le savez, à n’en pas douter, je ne consomme pas de chairs mortes. Aussi, je crains en effet que l’activité ne soit pas idéale. Toutefois, je suppose qu’une promenade en forêt, même à dos de cheval, aurait été largement suffisante. »

Oui, si j’avais pu encadrer ces animaux. Une carriole, un fiacre, pourquoi pas. Mais c’était bien tout. Je ne savourais à aucun moment le plaisir de chevaucher. Plaisir inconnu s’il en était. Quant à changer d’activité, je ne voyais pas ce que j’aurai pu proposer qui puisse davantage émoustiller les jeunes mâles avides de prouesses… j’étais sans doute le plus vieux du lot, à peut être une exception ou deux. Dans tous les cas, je ne voyais pas ce que j’aurai pu faire différemment.  A sa place, cela aurait été compliqué de choisir une activité plus agréable, hélas.

« Tant que votre altesse prend plaisir à cette chevauchée, pourquoi devrais-je réfléchir à une activité différente ? Mais certes, les passe-temps auquel vous auriez pu nous initier auraient pu être dangereux. Nous connaissons tous votre passion pour les arts mécaniques. Toutefois, puis-je demander à votre altesse la faveur d’avoir le droit de refuser sans vous offenser, si une nouvelle sortie de cet acabit se profilait ? Loin de moi l’envie de blesser ou d'offenser Sa Majesté, mais ne serait-ce que chevaucher n’est pas une activité qui me plait plus que cela, et je crains même d’avoir l’air bien faible en avouant que risque fort d’avoir les reins douloureux encore demain suite à cette sortie ! »

Oui, je n’étais venu que pour elle, et cela seul avait encouragé mon effort.
Je ne souriais pas. En public, je n’étais pas homme à sourire facilement. Seulement, j’avais déjà bien assez parlé et j’écartais ma jument de l’eau pour me remettre en selle, droit comme un i, silencieux en retenant une plainte. Je ne lâchais qu’une remarque lasse.

« Allons donc rejoindre la nouvelle tuerie. »

Les cors s’éloignaient.


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Lilith de Choiseul
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le Jeu 4 Avr 2019 - 18:56
Everard ne paraissait pas savourer ce qui se passait, mais je ne pouvais l’en blâmer. Le fait est que la majorité devait l’emporter sur la minorité. Il ne se nourrissait pas de viande et la pratique de la chasse ne l’enjouait pas, mais les autres prétendants pouvaient ainsi avoir le loisir de montrer qui avait la plus grosse. Je ne savourais pas un seul instant l’étalage de leur...virilité. Cela épuisait mon esprit, je n’avais pas ce genre de goût, mon père disait toujours que c’était un mal pour un bien. Il fallait nourrir ce genre d’ineptie pour satisfaire. Je nourrissais cela par ce biais. Mais il fallait bien leur donner quelque chose, ils n’étaient , après tout, pas mes choix.

Mais lui si.

“Je ne pouvais contenter tout le monde, Prieur.”

Je lui souriais, restant pourtant aussi impériale que je l’étais à tout à chacun. Ce qui me convenait dans tout cela, c’était le plaisir d’être un peu loin du palais. Je n’avais pas souvent l’occasion de m’en éloigner, non que cela me manque mais cela restait lourd de ne voir que ses murs. Certes, je n’avais pas le temps de m’en aller, mais je ne désavouais pas cet instant. Il m’était plaisant.

“Je ne serais point fâchée que vous veniez à refuser si la chose venait à se reproduire. Bien au contraire. “

Je remontais sur le cheval pour retourner vers les autres, ou en tous cas, rattraper notre retard…

***

Ma main reternait l’arme d’un des prétendant, d’une oeillade assassine. J’avais ordonné que l’on ne tue rien de plus que le repas de ce soir, il y avait un cerf et une biche j’estimais que cela suffisait. Une hure pouvait vivre, et j’avais ordonné de la gracier mais le prétendant ne paraissait pas d’accord avec moi. Il y avait une retenue dans l’instant. Sur nos chevaux respectifs, je détenais son poignet, la pupille assassine et il me dévisageait, surpris et furieux à la fois. L’eskrois aurait probablement aimé me tuer sur place, et les voix étaient montés, maintenant, le face à face était tendus et rien ne semblait prêt à défaire la situation.

Têtue pour têtue, ce fut lui qui abdiqua, laissant sa main retomber ainsi que son arme alors que je me décidais enfin à le lâcher. L'atmosphère s’était corrompue et je le sentais autant que le tout à chacun. Ma monture fut houleuse, soufflant par les naseaux, et elle se cabra pour montrer sa supériorité, comme si elle ne pouvait s’en empêchait, je la calmais, sans perdre le regard de l’eskrois.

L’un des prétendants se permis de lancer une proposition, celle de nous rentrer; proposant de passer l’après-midi aux ruines du domaines qui dataient d’une époque révolu. Mon regard se détourna de l’eskroi enfin, alors que j’allais répondre, j’entendis une réflexion désobliger, filer des lippes de l’eskroi.

Je me retournais en sa direction...

"Auriez-vous l'obligeance de répéter ce que vous avez pensé dire dans votre barbe Monsieur?"


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le Jeu 18 Avr 2019 - 11:30
Tout avait été fait et accepté comme c’était possible. Je n’avais rien d’autre à ajouter. Je lui fis un sourire et je la laissais tranquille, seule, avant de finalement me décider à reprendre la chevauchée, bon gré mal gré. Encore un moment déplaisant et cela irait bien… mais bon, allons ! Il fallait se complaire dans les coutumes. Je regardais la jeune femme qui prenait un peu d’avance et j’accélérais pour que nous comblions notre retard dans cette course à qui avait le plus long tableau de chasse. Youhou ! La joie. Je restais en silence et nous chevauchâmes alors encore trop longtemps.

***

Un incident avait éclaté. Lilith avait estimé que la tuerie avait assez duré, pas plusieurs prétendants et tenait l’arme de l’un d’eux… la situation était tendue et je me tenais en retrait, j’attendais donc de savoir comment les choses allaient se faire laisser une hure en paix, soit. Mais sincèrement, n’aurait-elle pas pu faire un geste pour calmer les choses ? Non. Elle s’était purement et simplement opposée au geste et je désapprouvais… personnellement, moi j’aurai laissé faire. A part se mettre des prétendants à dos… une véritable bêtise de diplomatie. S’il y avait eu trop il aurait suffi de rajouter des invités. Pourquoi pas, même, des démunis, pour faire des heureux et se « venger » des prétendants…Sincèrement…

Une réflexion désobligeante fusa et l’impératrice fit la bêtise d’y répondre. Je désapprouvais totalement son comportement sur cette affaire. Mais elle faisait preuve d’un comportement d’enfant capricieux. Mais bon, je n’allais pas laisser passer ce comportement de la part du prétendant qui aurait dû garder sa langue dans sa poche. Je portais mon cheval à sa hauteur, me dégantais et lui souffletais le visage. Histoire d’être clair. D’une voix calme et douce je disais alors.

« Monsieur, vous m’en répondrez. Ce n’est ni le lieu ni l’heure. Mais demain, mon témoin trouvera le votre pour régler les détails. »

Avec difficulté je faisais volter ma monture et je passais à côté de lilith, pas un regard, pas un geste de chevalier servant, rien. Je n’aimais pas me battre. Et si elle se laissait insulter, moi je ne la laissais pas tolérer cela. Puis, finalement je la regardais et je prononçais alors des mots qu’elle n’allait pas beaucoup apprécier, je m’en doutais.

« Si vous souhaiter chasser la hure plutôt que d’honorer son altesse impériale libre à vous. Personnellement, j’en ai assez vu et assez fait. »

Je mettais au défi quiconque de réagir, tiens. Quant à Lilith, j’espérais qu’elle ne prendrait pas mon parti. Pas plus qu’elle ne me remercierait. Ce serait extrêmement déplacé. Parce qu’elle avait mal agi, elle aussi.

La diplomatie aurait dû être mieux appliquée de la part de l’impératrice qui allait finir par dire non à tous sauf un. C’aurait été le minimum de la politesse.


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le Ven 19 Avr 2019 - 8:50

La chasse pris court et je restais silencieuse, le départ d’Everard n’avait pas jeté de froid, il s’était abattu bien avant. Mon oncle aurait tôt fait de me faire morale quand le moment serait venu, mais j’avais donné un ordre et je refusais qu’ils m’en désobéissent. C’était ainsi. Contrariée? Je l’étais. Je savais dans un sens que j’aurais été plus intelligente de le prendre à revers mais j’exécrais l’idée que cela le conforte dans sa supériorité masculine et son ascendance sur moi. C’était ridicule, mais je m’étais assez battu pour affirmer mon statut à cause de la nature de mon sexe, aujourd’hui, les choses avaient dérapés et je n’en avais pas honte.

Je n’exprimais rien, ni peur, ni crainte, seulement la froideur d’une pupille, le charme, si tant est qu’il y en avait un, était rompu. Un des prétendants ambrosien essaya pour autant de me faire un peu sourire et se retrouva à parler seul, la chasse finit son court et seul deux trois masculins me suivirent, préférant se désolidariser de tout ceci. Le prétendant entêté resta pratiquement seul, tous savaient que s’unirent à sa stupide virilité n’étaient pas bon. Nullement.

Je ne saurais vous dire quand me parvint la boule d’angoisse pour le lendemain, ni même quand j’en prenais conscience. Durant le repas du soir, qui, me fut difficile ou bien plus tard. Je ne saurais le dire. Je me montrais aussi bonne hôtesse que cela fut possible et je conversais même avec deux ambrosiens, dont un vieil ami qui m’avait révélé ne s’être présenté que pour ne plus entendre les conseils de ses parents mais qui préférait largement converser de mécanique entre autre.

Etrangement, le prétendant offensant paraissait soucieux, et de certain me confiait son effroi pour les duels, les Dieux avaient, selon une rumeur condamnée la plupart des hommes de sa famille lors d’affrontement similaire. J’en restais un rien silencieuse, il lui était possible de l’annuler, probablement, en présentant des excuses mais les eskrois ne réfléchissaient pas toujours, et avaient trop la fierté d’admettre leurs erreurs. Oui, l’hôpital qui se moquait de la charité...enfin, pas totalement. On me narra même combien le sang bouillant et emporté de cette famille avait eu raison de son propre arbre. Allant jusqu’à provoquer en duel, l’actuel prince régent, et faisant massacre dans un duel à l’épée, le frère de l’homme devant moi. Ils étaient en allégeance avec le roi décédé et la présence de Lowel avait donc incité leur caractère belliqueux à s’emporter, inutilement.

Pendant un instant, je regrettais la présence de mon oncle pour savoir que faire précisément...pour en discuter. Hélas, je pensais que les dés en étaient jetés aussi et je réalisais que demain, Everard défendrait mon honneur et je sentis un poid sur mon coeur. Je n’avais pas envie de cela, je n’aimais pas les Duels,je n’appréciais pas la défense de mon honneur, pour autant….pour autant, une partie fort femme de moi en était touchée et j’ignorais comment gérer la chose...je comprenais que je gardais, malgré toute ma volonté de m’imposer en tant que dirigeante, un rien de femme, un rien que je ne m’étais jamais accordée.

Elrich, paix à son âme, n’était pas un “homme”. Je gardais “la culotte” malgré tout. Everard, se présentait autrement et je...je fus perplexe quant à mon propre sentiment, que je voulais tout à fait chasser sans y parvenir. Je fus incapable de dormir et je trainais tardivement, accompagnée de Baptiste qui paraissait fatigué. Il ne dit mot et j’eus beau le convier à me laisser, il resta, tel un garde fou. Les prétendants partirent tour à tour et je finis par aller prendre l’air, à l’extérieur, un dernier verre de brandy et un petit cigare, j’observais la nature du parc, qui à cette heure, restait vivante. Une biche apparut de derrière les arbres lointains et s’aventura, je l’observais, suivis de son petit et je souriais un peu, pensive, et ailleurs…

J’aurais souhaité voir Everard, mais ce soir, ce n’était pas le bon, ce n’était pas raisonnable et je ne voulais en rien jouer avec la chance, ce n’était pas le palais après tout.



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