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Daphnée Samabartel
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Daphnée Samabartel
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le Ven 3 Jan 2020 - 16:45
Une énième soirée au Palais. Daphnée avait renoncé à les compter, sachant que, de toutes manières, elle finirait par se devoir d'être présente à toutes à moins d'être excusée pour de bonnes raisons. Les mondanités était une chose à laquelle elle avait longtemps échappé, ses parents préférant la cacher aux yeux du monde, elle, cette fille que l'on disait maudite à la beauté pourtant renversante. Elle ne s'était pas battue non plus pour s'y rendre, préférant largement échapper aux manières et à la droiture pour les troquer avec des lectures ou des promenades à cheval dans une mer de neige. Ainsi était sa vie à Virindrige, douce et libre dans sa manière d'agir. Et pourtant, du jour au lendemain, tout avait basculé et Daphnée semblait se noyer dans tout ceci.

Fiancée de force, emmenée au loin de ses terres gelées, elle devait renouer avec une vie sociale plus active, chose qui lui était bien difficile. L'étoile du Nord était d'un tempérament plus solitaire, se contentant bien souvent de sourire sans adresser un mot. Mais la place qu'on lui demandait de prendre exigeait un peu plus que quelques sourires et une capacité conversationnelle hors pair. Était-ce pour cette raison qu'elle s'infligeait toutes ces soirées quand d'autres auraient renoncé ? Très certainement. Nemrod l'Envers, son fiancé et oncle de sa Majesté l'Impératrice, essayait de se montrer présent mais toutes ces activités superficielles étaient affaire de dames plus que d'hommes et il ne se montrait jamais lors d'événements plus modeste. Il faudrait un mariage pour l'oublier à se montrer... Le sien, qui plus est. Pourtant, même s'il coulait sous les affaires d'un état qu'il chérissait plus que personne sur terre, il essayait de se montrer disponible et présent, surtout depuis cette sortie au théâtre. Daphnée lui en voulait sans être capable de lui en tenir rigueur. Il avait raison sur certains points : il était trop habitué à la vie en solitaire pour lui offrir toute l'attention qu'elle méritait. Mais la blonde s'était autant faite à la vie en solitaire et peinait à sortir de sa coquille pour se montrer sous son vrai jour.

Achevant de plier une mèche de cheveux argentés à sa volonté à l'aide d'une épingle, la jeune fille à son service arbora un sourire triomphant en lui annonçant qu'elles en avaient terminé. Laissant ses propres lèvres s'étirer dans un doux sourire, elle la remercia avant d'admirer le résultat dans le miroir. Ses cheveux avaient été tressés en partie, remontés dans un chignon sophistiqué, orné d'une tiare de cuivre aux formes rappelant celle des flocons de neige. C'était la marque de fabrique des Samabartel. Son corps maigre était couvert par une robe de couleur azur, rappelant l'océan de ses yeux. Les manches bouffantes du vêtement contrastaient avec cette taille très fine soulignée par un corsé de cuir gravé de divers motifs Raclusiens. Elle ne saurait renier ses origines. Se levant de devant la coiffeuse, elle s'empara du petit réticule de cuir marron et quitta ses appartements afin de rejoindre les mondanités. Portant son menton haut, elle ne détonnait nullement dans ces soirées, trouvant sa place dans sa présence plus que dans ses paroles et ses mots. Elle n'était nullement celle qui se rendait au devant des autres, trop occupée à observer et à être intimidée mais, pour ce soir, elle se fit la promesse intérieure de tenter sa chance, de sortir de sa coquille pour oser s'avancer au devant de quelqu'un et s'introduire à cette personne.

Souriant aux divers convives déjà en place, elle ne savait plus même quel était le motif de cette soirée. Cela avait-il de l'importance ? Un discours prononcé ou une discussion lui amènerait bien assez tôt la réponse. Il lui était arrivé de pouvoir compter sur Emily dans ce genre d'événements mais, malheureusement, elle n'aperçut nulle tignasse flamboyante qui lui permettrait de se faufiler avec grâce parmi tous ces gens. En revanche, elle ne tarda pas à être attirée par l'une des demoiselles qui faisait partie de la Cour rapprochée de l'Impératrice. Le soulagement passa sur son visage tandis qu'elle demeurait à ses côtés une grande partie de la soirée, se contentant de rire poliment, de boire quelques gorgées d'un vin trop tannique pour ses papilles tout en dégustant quelques petits fours servis par des pages dans une farandole incessante. Et ce fut en prêtant oreille à une discussion qui se tenait derrière elle qu'elle capta un nom qui ne lui était pas inconnu. Almera Strokes. Si son esprit mis quelques secondes à replacer ce nom dans un contexte, la réponse lui sauta rapidement à la figure quand elle songea à la couverture de quelques ouvrages qu'elle avait dévoré où figurait ce nom. Tournant instinctivement la tête, elle croisa le regard de l'homme qui venait de prononcer ce nom et qui conversait avec une femme blonde, plus âgée qu'elle. Son cœur eut un pincement quand elle comprit qu'ils venaient de se retrouver et qu'il avait simplement annoncé l'identité de son interlocutrice. Daphnée dévora la scène du regard, réalisant qu'elle se trouvait alors littéralement à deux pas de celle qui avait donné vie à des histoires qui l'avaient fascinée. Détachée de la conversation à laquelle elle était censée participer, elle eut grand peine à garder contenance quand on lui demanda son avis sur la tenue d'une autre convive. S'excusant alors auprès de ses interlocuteurs, elle quitta le cercle pour mieux replonger dans la solitude, guettant celle pour qui son intérêt était maintenant tout trouvé.

Il ne lui fallut guère longtemps pour trouver une brèche. L'homme s'absenta un instant, proposant d'aller chercher de quoi rafraîchir le palais de la blonde, l'abandonnant à son sort. Se mordant la lèvre inférieure, Daphnée hésita... Avant de se lancer. S'approchant de l'écrivain, elle lui adressa un sourire. « Bonsoir... Veuillez excuser cette approche bien peu courtoise mais je crains que personne n'aurait pris le soin de me présenter à vous et je m'en serais voulue de ne pas... M'imposer un temps soit peu afin d'échanger quelques mots en votre compagnie. Je me nomme Daphnée Samabartel, de la ligue Raclusienne. Vous êtes Almera Strokes, n'est-ce pas ? L'auteur ? Je suis une grande admiratrice de vos écrits et de ces histoires qui m'ont fait voyager bien plus qu'il ne me sera possible de le faire dans cette vie. » Ses yeux brillaient d'un éclat mélangeant reconnaissance et intimidation tandis que ses lèvres s'étiraient dans un doux sourire séduit par le talent de celle quis e trouvait face à elle.


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Almera Strokes
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Almera Strokes
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le Dim 12 Jan 2020 - 14:50
Une soirée comme une autre pour la mystérieuse jeune femme aux cheveux d’or. Toutes ces réceptions se ressemblaient pour elle. On y retrouvait la même musique jouer par les violons du fond, le décor très soutenus où on dévoilait tout le luxe de l’hôte et ces gens autour qui portaient des vêtements à la fois loufoques, mais dont le prix valait une centaine de vie pour ceux vivant dans les bas-fonds. Almera n’était pas friande de ce genre de soirée. Malgré les beaux sourires envoutants et les rires lâcher, elle trouvait tout ceci d’un grand ennui. Mais elle n’était pas idiote, les réceptions étaient pour elle un terrain de chasse. Si la plupart des dignitaires venaient faire la bonne rencontre, l’écrivain préférait les informations juteuses pour servir ses propres dessins. Et puis, elle fréquentait tellement ce genre d’endroit qu’on disait qu’une réception sans elle, c’était un peu un repas sans fromage. Disons donc que sa venue convenait à tout le monde.

Ce soir cependant, elle avait abandonné les traditionnelles robes bouffantes aux couleurs vives ambrosienne. Peut-être pour changer, ou histoire de faire un peu de promotion pour son dernier ouvrage, Almera Strokes portait une simple robe blanche sans manche, rappelant les tenues antiques que portaient leurs lointains ancêtres bien avant le grand empire de Vapeur. Mais bien entendue, avec quelques fantaisies, comme la parure d’opale qui lui serrait le coup en une rivière multicolore. Ou bien ces boucles-d’oreilles ressemblant à des gouttes d’argents, mais discrète. Et sur les épaules, elle cachait ses bras nues par une mentaux sombre qui lui descendait jusqu’à la taille.
Accoutrement sans doute original, mais dont certains applaudissaient le contraste avec son dernier roman d’aventure historique. Bien sûr, certain critiquaient en disant qu’elle faisait cela pour se faire remarquer, mais les mauvaises langues furent vite étouffées.

En parlant d’étouffement, Almera supportait tout juste l’ambiance générale qui ne l’enchantait pas plus. En tout cas, quelques furent ses sentiments, elle les étouffa pour le bien paraitre. Elle trouva néanmoins un intérêt auprès d’un homme qui se révéla être un responsable des ports de l’empire. Il narra ses voyages aux quatre coins du monde et s’amusait à les comparés à ceux de la Grande. Almera en profitait donc pour en apprendre un peu plus sur ce qui se passait dans les autres royaumes, hors de leur cité pour changer un peu. Mais parfois, elle eut le sentiment qu’il avait tendance à exagérer, voir inventé certains faits. Voulant sans doute se montrer le plus gentleman du monde, son compagnon se proposa d’aller chercher à boire. Acceptant son offre, lady Strokes cru passer quelques minutes seule, lorsqu’elle fut apostrophée par une des dignitaires de la soirée.

Bien que surprise par cette approche, Amelia Strokes adoucit son visage devant cette présentation et fit la plus charmant des sourires. Devant elle se trouvait une femme bien plus jeune qu’elle, incarnant la beauté la plus gracieuse. Si nous pouvions comparer Almera à une créature usante s’un charme magique et de mystère, cette Samabartel elle, était la beauté même envoutante qui s’imposait avec la jeunesse et l’innocence. Almera n’était pas jalouse, car elle savait user de ce que les dieux ont donné à ses fins. De plus, Daphnée se présenta comme une admiratrice de l’écrivain. Et Almera, appréciait toujours rencontrée ses lecteurs et lectrices qui l’encourageaient dans son travail. Point méprisante, Strokes se montrait plutôt reconnaissante envers ceux ayant contribué à son ascension sociale.

"C'est un plaisir aussi de faire votre connaissance Lady Samabartel. Et je suis ravie que mes ouvrages vous procurent tant de bienfaits, c'est encourageant. Permettez-moi de vous demander avec audaces, ce qui vous plait le plus entre mes livres ?"

Pour les personnes néophytes, il était bon de savoir qu’il existait deux principales séries de livres. La première ayant lancer la carrière d’Alméra, furent des livres Historiques. Un peu comme des Guides pour touristes, ces premiers ouvrages relataient aussi bien les grands faits des diverses nations, mais aussi des épisodes plus anecdotiques proposant ainsi la petite Histoire qui plus à beaucoup de monde, tout en faisant une présentation géographie. La seconde série, plus fictionnelle, racontait les aventures de Laura Wolf. Femme issue d’une famille noble, mais peu riche, elle possédait un grand esprit d’indépendance, bravant les règles imposaient, et allant parcourir le monde, pour explorer des endroits inconnus et oublier. On y raconte la découverte de temples maudits et de villes en ruine, tout un mélange explosif qui a séduit un grand monde.
Peut-être qu’Almera cherchait ainsi à tester Daphnée Samabartel. Car beaucoup de gens disaient être des fans, mais en réalité, n’ont lu que le titre d’un livre et cherchait à flatter l’égo de la jeune femme pour avoir ses grâces. Almera voulut juste tester les connaissances de bases de celle se tenant devant elle, rien de plus sans doute.
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Daphnée Samabartel
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le Jeu 23 Jan 2020 - 12:03
Son approche manquait de finesse, de manière. Dans un monde comme le leur et comme celui de ces mondanités dans lequel elles évoluaient, il était inapproprié de se présenter soi-même, d'aller au-devant de l'autre pour mieux imposer sa présence. Mais son emballement pour l'auteur qu'elle avait remarqué était tel que cela justifiait cette démarche peu cavalière à ses yeux. La lueur d'admiration qui brillait dans ses prunelles azurées ne laissait que peu de doute sur son avis sur la femme qui lui faisait face dans une tenue osée d'un certain point de vue. En effet, l'auteur ne s'accordait pas à ses pairs et pourtant, cela lui allait à ravir, sortant du conformisme pour mieux s'affirmer dans son univers. Vraiment, Daphnée était admirative de ce tempérament.

Obtenant un sourire de la part de l'autre blonde, cette dernière lui partagea son plaisir de la rencontrer. Puis, elle ne tarda pas à souligner qu'elle était ravie de savoir que se ouvrages étaient dévorés par la jeune femme et qu'ils lui offraient bien plus que de simples histoires. C'était tellement vrai, en même temps que la Raclusienne n'avait nullement à mentir. Pourtant, quand Almera Strokes lui demanda ce qui lui plaisait le plus dans ses histoires, elle se sentit comme élève évaluée par son professeur. Et en très bonne étudiante ayant bien appris ses leçons, elle sourit grandement avant de répondre, essayant de conserver son enthousiasme enfermé en elle pour éviter des digressions incessantes... Et une tonalité de voix qui trahirait cette excitation globale qui la gagnait. « Eh bien... Le personnage de Laura, premièrement. Cette femme assumée, aventurière, en avance sur son temps dans un monde toutefois toujours patriarcal... Quelle jeune fille n'oserait pas s'imaginer un instant à sa place, tant sa situation fait envie et écho en nous-même ? J'aimerais pouvoir repousser les conventions sociales avec autant de facilité qu'elle peut le faire, c'est si revigorant... Et puis, évidemment, ces contrées lointaines qu'elle explore ! Les descriptions que vous réalisez nous plongent tout bonnement dans cet univers, comme si nous y étions nous-même. La qualité des détails tant visuels que sur le ressenti du personnage sont incroyablement réalistes, à croire que vous-mêmes, en tant qu'auteur, avez pu trouver ces sites mystérieux dans notre monde... » Et son enthousiasme la gagnait, ses mains s'agitant dans des gestes venant souligner ses mots. Mais elle avait tant rêvé de ces histoires, se mettant dans la peau de ce personnage ou se faisant amie de cette héroïne, embarquée dans ces aventures malgré elle mais ne détestant pas ça.

Reprenant sa respiration, elle eut un sourire gêné. « Je vous prie de bien vouloir m'excuser. Les rêveries de la jeune femme que je suis sont grandes et le dépaysement occasionné par ma venue à Ambrosia ne fait qu'alimenter ces fantasmes de voyage mystérieux... Mais je crois que l'instant que je préfère dans vos romans est dans le 2nd tome, lorsque Laura se retrouve face aux serpents dans le tombeau... » La bonne élève qu'elle était n'aurait pu apporter moins de détail. Et puis, c'était vrai, le frisson ayant gagné tout son corps quand elle avait lu ces lignes.


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le Mar 28 Jan 2020 - 10:02
Ce furent bien entendu les aventures de Laura qui plaisaient à la jeune femme. D’ailleurs, cette série de roman pas bien grande encore, fut celle ayant le plus de succès auprès des habitants quelques soient leur âge, statue sociale et sexe. De plus, pour maximiser le succès de ses ouvrages, Almera les faisait vendre peu chère, accessible à tous. Une stratégie judicieuse qui lui a permit une très belle rentrée d’argent et ses idées se sont propagée mieux que si elle les vendait avec un gros chiffre comme le faisaient plusieurs de ses « confrères ». Pour revenir à Daphnée, même si l’autrice était habituée à vivre dans un monde de faux semblant et de langue de bois, elle ne décelait rien de cela chez la Raclusienne.
Samabartel incarnait l’innocence, la spontanéité et la rêverie de la jeunesse. Leur écart d’âge ne devait être important, pourtant on sentait bien la différence au niveau caractère entre elle. Et ça, lady Strokes appréciait. Elle aimait peut-être jouer avec les mots et les intrigues, comme une magicienne avec ses formules magiques, mais rencontré des gens sincères la satisfaisait toujours.  Cependant, ne connaissant pas cette personne personnellement, Almera resta prudente. Vivre dans la Haute société pouvait facilement développer de la paranoïa, surtout quand vous vous en amusiez pour arriver à vos fins.

"Je suis heureuse d’apprendre que mon héroïne à tant d’effet positif sur vous. Je constate alors que mon objectif est atteint."

Bien entendu, Laura Wolf n’était pas qu’un personnage servant à divertir. Le second objectif fut de faire découvrir d’autre culture et voyager, ce qui était atteint également avec Daphnée. Cependant, un message était caché derrière. Loin d’être si innocent que cela, des idées de la lady circulaient de manière à la fois visible et dissimuler. Quels étaient-ils ? Mystère pour l’heure, mais qui sera sans doute révélée en temps et en heure. N’oublions pas qu’on pouvait s’amuser à comparer Strokes à une magicienne prononçant des formules mystiques. Très douée avec les mots.

Almera était aussi bien informé de ce qui se disait entre nobles. Commérages, nouveautés… Rien ne lui échappait ou très peu de chose. Pendant qu’elles discutaient toutes les deux, la Grande se remit en mémoire ce qu’elle savait concernant Daphnée. Une représentante de la Ligue Raclusienne venant à Ambrosia ne passait déjà pas inaperçu et justement, Lady Almera Strokes se souvenait d’elle rapidement.

"Il y a de quoi se sentir flatté, vos compliments me vont droit au cœur. Mais parlez-moi un peu de vous. Vous devez être la fiancée du prince Nemrod L’Envers. Vous serez une proche parente de l’impératrice si je ne m’abuse ?"

Le monde était petit, surtout celui de la noblesse. Bien qu’ayant l’air innocente, Daphnée allait sans doute rejoindre le groupe qu’Almera combattait en secret depuis presque toujours. Ce serait bien dommage, déjà que la Grande appréciait peu de monde, voir une de ses admiratrices contre elle… Mais c’était normal, tout le monde se devait être un soutien pour « l’impostrice  » ce que faisait en apparence l’écrivain. Et encore, il s’agissait de l’oncle de cette dernière, celui dont beaucoup suspectaient l’influence sur Lilith de Choisel, le véritable maître de l’empire. En y réfléchissant bien, ceci pourrait bien lui servir à la fin. Daphnée devenait d’un coup beaucoup plus importante aux yeux d’Almera.
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le Mer 11 Mar 2020 - 0:30
Daphnée était aux anges, enchantée de cette rencontre qu’elle avait provoqué dans un manquement de convenances flagrant. Et pourtant, loin de se formaliser sur son éducation à revoir, Almera Strokes lui avait souri, l’avait interrogée sur son plaisir dans les lectures, cherchant à cerner quel genre d’admiratrice pouvait être la jeune blonde venue des terres glacées de la Ligue. Elle sourit de plus belle face à la nouvelle phrase de l’écrivain qui soulignait cette fierté qu’elle avait elle-même à savoir quel genre d’inspiration ses écrits pouvaient donner aux jeunes femmes de générations rêveuses. Il y avait mille et une choses que la Raclusienne aurait pu aborder, sa grande mémoire et sa passion pour les romans d’aventure lui permettant de se raccrocher à des scènes grandioses quoique moins emblématiques que les plus échangées dans les petits salons de la Cour.

L’homme qui discutait avec Almera semblait avoir abandonné l’idée d’un retour, ayant certainement compris qu’il ne fallait nullement déranger la passion partagée entre deux femmes. D’un regard circulaire, Daphnée l’aperçut, lui souriant avec un air doucement désolé avant d’écouter la nouvelle prise de parole de son idole… Et son sourire s’effaça bien assez tôt de ses lèvres. Ecarquillant doucement les yeux, elle fut désarçonnée par cette déclaration. Aucune annonce officielle n’avait été faite concernant ce mariage à venir et pourtant, quand bien des gens faisaient des paris sur le sujet, touchant plus à côté que juste, Almera venait de mettre le doigt sur le problème principal de tout ceci : le véritable nom de son fiancé. Était-elle perspicace à ce point ? En tous cas, si elle n’était pas encore assurée de la chose, la réaction de la Samabartel venait largement de la trahir. Essayant de reprendre contenance, l’Etoile du Nord laissa échapper un petit sourire crispé, s’assurant que les oreilles alentours n’avaient pas trop prêté attention à cette conversation qu’elles menaient toutes deux. Mais non, nul regard en sa direction ne vint trahir la fin d’un secret qu’on lui avait demandé de soigneusement garder et c’est pour cette raison qu’elle reprit plus bas. « La chose n’a pas encore été rendue publique c’est pourquoi… j’espère pouvoir compter sur votre discrétion à ce sujet. » Il n’y avait plus qu’à espérer que la femme qui lui faisait face était de confiance.

D’un regard entendu, elle finit par hausser doucement ses épaules frêles et délicate. « Mais, en effet, la situation force ma proximité avec l’Impératrice bien que je demeure toujours plus qu’impressionnée dès lors qu’elle entre dans une pièce où je me trouve déjà. Je ne suis, après tout, que la fille d’un notable peu connu venue des terres gelées du Nord de Raclus. Je comprends déjà les remarques mesquines de certains, prononcées dans mon dos alors que seuls des paris sont en cours sur le sujet. Peut-être pourront-ils plus facilement se moquer de moi quand ils découvriront qu’il ne s’agit nullement d’un homme de mon âge… Enfin, encore faut-il que le mariage ait lieu. » Après tout, elle avait déjà été la cause de la mort de six hommes, non ? Sentant le regard de l’autrice sur elle, elle hocha la tête. « Veuillez m’excuser, ce n’est sûrement pas ce genre de choses que vous souhaitez entendre. »


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le Mer 11 Mar 2020 - 15:36

Une expression de satisfaction se dessina sur le visage de la dame Strokes. Elle pensait avoir discerner quelque chose à travers l’air inquiet et perplexe la dame Samabartel. En effet cette histoire de mariage, du moins le choix du fiancé semblait être couver dans le plus grand des secrets. Mais ceux connaissant un minimum l’écrivaine savait que peu de chose lui échappait. Elle avait tout un réseau à sa disposition, des gens chez qui elle pouvait se rendre et obtenir quelques informations inconsciemment de leur part ou non. Mais en quoi l’air perdu de la jeune femme plaisait à Almera ? Cette dernière avait le sentiment que cette information lui offrirait de belles perspectives à confirmer après. Bien entendu, elle n’allait pas avouer à la jeune femme qu’elle savait obtenir des secrets à sa convenance. Se serait trahir ses plans. Alors, pour garder un minimum sa confiance, elle joua les incrédules.

"Je gagne donc mon paris. Motus et bouche cousue." Affirma t’elle en miment le geste.

Daphnée Samabartel, sans doute se sentant prise un peu au piège, se laissa aller aux confidences. La jeunesse, elle donnait faussement un sentiment de sécurité et poussait à faire confiance presque au premier venu. Almera voyait en elle, une belle occasion. L’écrivain qui cherchait à remettre l’ancienne lignée sur le trône et affaiblir les De Choiseul, pouvait trouver en la jeune raclusienne, l’arme idéale à ses fins. Avoir une alliée, ou un pion dans le camp adverse serait fort avantageux.
Oh oui ! On pouvait dire « Pauvre jeune fille ! Elle qui semble prisonnière d’un mariage sans amour, cibles de moqueries pour son rang, finir comme jouet entre les mains de Strokes ! » Mais… Ne prenait pas notre historienne pour un monstre sans cœur.
Déjà, ce mariage ne semblait combler Daphnée, cela nous l’avions compris. Almera n’était pas non plus femme ingrate. Tous ceux lui ayant bien servit furent bien récompenser. Si Daphnée se montrait bien utile, dans l’Ordre rétablit, elle pourrait trouver une meilleure position, soutenir par l’écrivaine. Et qui sait, peut-être sera-t-elle sauver de cette union peu enviable ?

Mais autre chose travaillait lady Strokes. Autre preuve qu’elle n’avait pas un cœur de pierre, l’histoire de sa cadette l’a touchée quelque part. Être l’objet de moquerie, de paris en tout genre… Voilà qui était scandaleux. Almera pouvait comprendre, son assenions n’était pas facile et devait faire face à bien des obstacles. Alors elle chercha à se montrer encourageante sur ce point.

"Justement, c’est votre meilleure occasion pour sortir votre épingle du jeu. Si le monde vous sous-estime, profitez-en pour montrer par un formidable coup de théâtre, qui vous êtes et ce dont vous êtes capable."

C’était une idée un peu généraliste. Almera ne savait pas encore ce dont était capable la jeune femme, mais elle était prête à pariée justement, que la belle raclusienne possédait des qualités et des capacités incroyables. Des talents… Qui l’aideraient bien à s’épanouir, mais aussi à servir les dessins de l’écrivaine. Oui, elle ne perdait pas le nord. Et si au final, toutes les deux pouvaient mutuellement s’entre aider, pourquoi pas. Mais pour l’heure, la raclusienne restait une enfant qui devait faire ses preuves.
Daphnée semblait toutefois peu convaincue par ce mariage. Epouser un homme plus âgé, cela pouvait dérangée. Almera fut aussi victime d’un mariage arrangé. Fort heureusement, elle arriva à se débarrasser aussi bien de ce désagrément, que de tous ses ennemis de l’époque. Une pierre deux coups. De toute façon, cette union n’aurait servit à rien pour la dame. Mais celui de Daphnée Samabartel et de l’oncle de sa majesté…

"Et si nous allions prendre un peu l’air sur un balcon ? Un endroit un peu plus tranquille serait plaisant vous ne trouvez pas ?"


Daphnée Samabartel
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le Mar 24 Mar 2020 - 1:03
Je gagne donc mon pari. Daphnée la regarda, doucement déconcertée. Elle espérait bien que ses émotions ne posent nul problème et, en même temps… Se retrouver face à l’une de ces parieuses la mettait doucement mal à l’aise, qu’importe l’adulation qu’elle pouvait porter à l’autrice. Tous ces gens qui s’amusaient dans des paris mesuraient-ils qu’il s’agissait d’êtres humains ? De véritables noces ? De destins qui s’entrecroiseraient ? Tous semblaient prendre son existence pour un jeu et elle trouvait cela profondément malsain. Elle se sentait poupée de chiffon dans les mains de ces nobles de la Cour, cherchant à deviner quel mari serait le mieux pour elle. Posant quelques questions, elle avait fini par comprendre que les prétendants étaient nombreux et allaient du frère de son Altesse à son Oncle, en passant par d’autres hommes de moindre naissance. Le summum de l’affront résidait dans le pari d’un anonyme qui la voyait épouser un homme du Peuple, insulte à son nom et sa naissance qu’elle avait pris en tâchant de rester stoïque quand la rage commençait à l’emporter sur la résignation.

Laissant cela de côté, elle se laissa aller à des confidences sans même y penser, prenant toute fois garde à ne pas trop en révéler. Après tout, elle avait l’une des plumes les plus acérées du pays, face à elle… Mais loin de sembler l’épier, elle se fit conseillère. Haussant ses sourcils parfaitement dessinés, Daphnée se nourrit instantanément de ses paroles. Oui, c’était une occasion autant qu’une fatalité, cette situation. Moquée, abusée par tous… Et surtout sous-estimée, par tous. Daphnée n’avait pas vocation à être forte, mais sa détermination et ses rêveries créatives sauraient peut-être la guider vers une émancipation de cette Cour plus notée. Ne lui avait-on pas dit, d’ailleurs, que bientôt, tous se battraient pour obtenir ses faveurs grâce au rang qu’elle obtiendrait ? Et tous penseront sûrement qu’elle est aisément manipulable, naïve, candide. Baissant le regard, elle laissa parler les machinations ambiguës dans sa tête, imaginant déjà jouer ce rôle pour mieux prouver à tous qu’ils avaient tort par la suite. Cela, elle en serait sûrement capable bien qu’il s’agirait de devenir un tant soit peu mesquine. « Merci pour ces paroles, mademoiselle Strokes… Je crois qu’elles font leur chemin dans mon esprit et j’y penserais encore lorsque je vous aurais quitté. »

Et alors qu’elle s’envolait vers un autre ailleurs, l’autrice lui proposa de sortir prendre l’air. Hochant la tête, un sourire étira les lèvres de la Raclusienne. « Ce serait un honneur véritable que de pouvoir converser plus encore avec vous. » Lui emboîtant le pas, elles finirent par rejoindre l’air lourd et humide de l’extérieur. Comme à son habitude dans ces circonstances, elle ne put retenir une quinte de toux. L’air sec et froid de Virindrige lui manquait. « Je ne comprendrais jamais comment vous faites pour respirer normalement, ici… » Riant doucement, elle releva ses topazes sur l’autre blonde en lui adressant un large sourire. Ainsi, dans cette intimité, elle espérait bien pouvoir lui poser mille questions sur ses romans à venir…


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le Sam 28 Mar 2020 - 8:34
Daphnée semblait effectivement touchée par les paroles de l’écrivain. Certes, la méthode conseillée s’approchée un peu de la manipulation, mais cela restait bien gentilé en comparaison des manigances de lady Strokes. Si la dame avait fait de telles propositions, c’était avant tout pour aider sa compatriote féminine, comprenant parfaitement que même si on était de haut rang, la vie n’était pas toujours aussi simple. Qu’imaginiez-vous donc, qu’Almera n’était qu’une égoïste ? Ha ! Que vous serriez bien naïf, car même l’ambition de la dame pour faire remettre le prince héritier des Deux cimes sur le trône, visait les intérêts de personnes autre qu’elle.

Laissons donc toutes ces histoires politiques de côtés, et rejoingant donc la représentante Raclusienne et Ambrosienne sur le balcon où elles s’étaient donnée rendez-vous. Même si le bâtiment était des plus luxueux de quoi ravir les yeux, il était vrai que la vue, ainsi que l’air n’avaient rien à envier. La cité crachait une fumée en permanence dans l’air. Rien d’étouffant, que les dieux en soient loués, mais cela n’avait sans doute rien à voir avec l’air des autres contrées.

"J'imagine que nous nous habituons à la longue."

Cela rappelait une étude qu’Alemra a put lire il y a un moment. Un des nombreux scientifiques de la cité qui avait étudié les effets de la fumée et la respiration. D’après lui, l’humain aurait été doté par les dieux, d’un système qui lui permettrait, à la longue, de s’accoutumer et respirer sans crainte cette fumée d’usine. Selon lady Strokes, ceci n’avait aucun sens, juste une pseudo recherche scientifique visant à justifier quelques dérives des industrielles.

"Ce n’est sans doute pas mon cas, vue que je voyage sur divers continents et respirant l’air de nos voisins." Il était clair que ce soit chez les Eskrois ou bien les raclusiens justement, sentir une atmosphère plus légère avait quelque chose de dépaysant.

Justement, Almera avait quelques « amies et amis » qui pour se faire retrouver la santé à cause de nombreux maux, visitaient les royaumes voisins pour profiter de la nature, de la vie dite « plus simple » et de ce fameux air déchargé. Et ils revenaient toujours avec des couleurs le visage gai.
Almera se retourna vers Daphnée, le visage illuminé.

"D’ailleurs, vous avez peut-être déjà lu le livre « Ligue Raclusienne, l’histoire et la vie du royaume d’argent. Si oui, qu’en avez-vous pensé ? »."
Daphnée Samabartel
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Daphnée Samabartel
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le Sam 4 Avr 2020 - 2:34
S’habituer. C’était bien là son combat du quotidien. Se faire à cette vie bien différente de la sienne, douce et tranquille, pour mieux survivre dans cet univers qui ne lui était nullement familier. Certains avaient cette chance de naître si bien lotis qu’ils n’avaient pas à apprendre comment se tenir, comment agir, quoi dire. C’était le cas de cette famille qu’elle épouserait prochainement. Daphnée, elle, avait vécu dans l’insouciance d’un monde complexe, rêvant d’aventures et de liberté, pouvant tout autant se promener dans les plaines gelées autour de Virindrige que se baigner dans les eaux froides des mers du Nord. Une éducation, elle en avait reçu une car bien que dirigeants d’une ville modeste, ses parents étaient nobles de naissance sur Raclus. Mais l’étiquette de la Cour Ambrosienne lui échappait entièrement. L’air étouffant et suffoquant de la Capitale n’était finalement qu’une excuse toute trouver pour souligner que Daphnée n’était pas à sa place ici et que, si elle souhaitait vouloir prétendre un peu à tout cela, elle devrait se montrer aussi patiente que devait l’être son corps pour respirer convenablement.

Almera avait de la chance. La chance de voler de ses propres ailes, de voguer ou bon lui semblait sous couvert d’aventures à rédiger pour que des jeunes femmes comme la blonde venue de Raclus puisse faire voyager leurs pensées. Et quand bien même elle se disait inhabituée à ce climat si lourd, si humide, elle ne semblait pas s’en plaindre. C’était une Ambrosienne, qu’importait ses allers et venues, elle était née ici et cela faisait bien toute la différence. « L’air glacial quoique sec de la demeure où je suis née me manque. Serais-je née dans le blizzard, j’aurais su m’acclimater davantage à toute cette vapeur, c’est certain. Mais le Nord de Raclus n’est nullement humide, à moins d’une terrible tempête… Un climat capable d’inspirer de nouvelles aventures, peut-être… » Il était vrai que les aventures contées dans les romans de mademoiselle Strokes étaient toujours dans des lieux mystiques, mais jamais dans ce froid polaire, à croire que l’auteur n’avait pas encore pensé à une telle chose… Pourtant, lire de telles aventures ne ferait que plaire plus encore à la Raclusienne.

Accueillant son regard illuminé, Daphnée haussa les sourcils devant l’appellation d’un livre qui parlait de sa nation et dont elle ignorait pourtant tout. En voilà, une lacune notable… « Je crains qu’il ne vous faille m’instruire à ce sujet… S’il se trouve sur les étagères de la grande bibliothèque du palais, je m’empresserai de m’y rendre pour le lire. De quoi parle-t-il ? » Le titre, déjà, promettait monts et merveilles et, ensorcelée, l’Etoile du Nord se laissa happer par les mots d’Almera.


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Almera Strokes
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Almera Strokes
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le Jeu 9 Avr 2020 - 8:36
Il était justement incroyable de voir à quel point chaque contrée était différente. L’architecture, le ciel même, le paysage et la culture en général… Tout était différend et comme le disait si bien la raclusienne, promettait une bien belle aventure. L’écrivain avait la chance de profiter de cela lors de ces nombreux voyages. Et dire que beaucoup par contre, furent condamnée à rester enfermer ici, piégé à jamais pour ne voir que cette immense tour mécanique, au ciel obscurci pour la vapeur et autre fumée crachait. Almera les plaignait beaucoup, si elle devait rêver d’un Ambrosia moderne, sans doute qu’elle souhaiterait voir un peu plus de clarté et d’air pour tout le monde.

Daphnée Samabartel ne connaissait pas le livre mentionnée par la Haute. Cette dernière ne pouvait s’empêcher de faire une moue bien déçue, mais sans conséquences graves. Après tout, il était vrai que cet ouvrage datait un peu. Et les libraires avaient l’habitude de mettre en avant les nouveaux arrivages dès qu’ils sortaient.

"Il s'agit d'un de mes premiers ouvrages historique où il est raconté l'évolution, les coutumes et la naissance des cités Raclusienne et ce qui à permit la création de la Ligue. Tout ceci, vous devez déjà le savoir bien entendu, j'aurais aimé avoir votre avis."

Quand Almera écrivait un livre, elle ne faisait pas les choses à moitié. Une idée et vite couchée sur le papier, non. Elle passait énormément de temps à étudier, fouiller dans les archives, se rendre se place, interroger et demander de nombreux avis. « Ligue Raclusienne, l’histoire et la vie du royaume d’argent » était sans doute l’ouvrage lui ayant demander le plus de travail. Chaque cité avait sa propre histoire, ses propres raisons pour rejoindre la Ligue. Quand on fouillait dans le passé, on notait de si nombreuses différences entre chaque ville, que pour en apporter le détail, il fallait savoir trier. Un peu comme quand elle voulu écrire sur le peuple Eskroi. Mais tout ceci ne fut que des livres de présentation de différends peuples. Dans l’avenir, elle comptait bien se montrer plus précise dans ses recherches encore, abordant un sujet particulier.

C’était pour cet amour pour la recherche, la découverte de la vérité qu’Almera soutenait sous le couvert du secret, le retour de la famille originelle du trône. Oui, les Deux-Cimes au pouvoir du temps jadis n’était pas un secret pour qui que ce soit, mais disons qu’afficher son soutient à une famille dite « rivale » à celle au pouvoir, risquait de vous attirer quelques mauvais regards, et le fait de rester discrète à ce sujet, à protégée lady Strokes de la censure. Ainsi, elle préparait le terrain, faire que de manière inconsciente, le peuple se tenait prêt à l’éventuel retour du vrai empereur.
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