Le deal à ne pas rater :
Borderlands 3 pour PS4
8.32 €
Voir le deal

Daphnée Samabartel
Nationalité :
Raclusienne
Messages :
267
Date d'inscription :
05/02/2019
Daphnée Samabartel
Propriétaire d'un comptoir commercial
http://jwrenaissance.forumactif.com
le Dim 19 Avr 2020 - 12:12
Un de mes premiers ouvrages. Pour une admiratrice, elle était véritablement décevante et pourtant, elle n’aurait su inventer quelques mensonges sur une œuvre qu’elle n’avait pas pris le temps de connaître. Doucement surprise d’une telle révélation, la Raclusienne l’accueillit en haussant les sourcils. L’aspect historique de cet ouvrage était peut-être l’une des raisons qui avait poussé Daphnée à ne pas s’y intéresser. Elle dévorait la fiction, mais elle les choses bien plus sérieuses pouvaient malheureusement la plonger dans l’ennui que le réalisme engendrait. Elle avait besoin de sentir son cœur battre dans des histoires folles et rêveuses, dans des combats acharnés et des pièges toujours plus impressionnants desquels l’héroïne se tirait toujours avec facilité. Et puis, l’histoire de sa nation, elle l’avait apprise lors des différentes leçons données par des précepteurs, que pourrait-elle apprendre de plus dans un livre écrit, qui plus est par une étrangère ? peut-être était-ce pour cela qu’elle n’en avait jamais entendu parler… Peut-être le livre était-il proscrit en Ligue Raclusienne ?

Souriant poliment, Daphnée avait écouté les explications de l’auteur avec attention avant d’y répondre. « Ma foi… le point de vue d’une native d’Ambrosia sur la question pourrait être intéressant. Je vous promets de me pencher sur cette lecture très prochainement ! » Ainsi, elles pourraient également discuter de tout ceci dans une rencontre future, ce qui impliquait un futur à cette entrevue moins intimiste puisque prenant place au milieu de festivités annexes. S’accoudant à la balustrade de pierre, la blonde observa les jardins du Palais depuis le balcon où elles se trouvaient. A l’intérieur, les voix s’élevaient toujours plus dans une cacophonie inaudible et incompréhensible. Doucement, la Raclusienne soupira, trop heureuse d’avoir su s’extraire de cette foule dans laquelle elle devait évoluer seule, l’absence de l’homme à qui les Dieux semblait la destiner lui imposant cette solitude. Une pensée se créa dans son esprit, cependant, tandis que Nemrod y trouvait tout autant sa place. « Vous qui avez écrit ce livre… Sauriez-vous me dire quelles sont les grandes différences entre la culture Ambrosienne et celle de Raclus ? Il est évident que certains points m’ont déjà sauté au visage mais d’autres sont plus subtils à détecter… » Regardant ses doigts longilignes, elle fit une légère grimace avant de poursuivre. « Puisque vous avez su me trahir… Avez-vous des choses à m’apprendre sur l’homme que je suis en devoir d’épouser ? »


La vie est une page blanche sur laquelle tout est possible | Almera & Daphnée - Page 2 Fc3xBB3
Almera Strokes
Nationalité :
Ambrosienne
Messages :
54
Date d'inscription :
02/03/2019
Almera Strokes
Écrivaine et historienne
http://caelesti-island.forumactif.com/
le Ven 24 Avr 2020 - 9:16
Un petit sourire découpa le visage de l’écrivain. La première question avait des allures de test. Ce n’était probablement pas un, mais Almera sentait un sentiment négatif chez sa comparse féminine, sans doute le fait de ne pas avoir pris connaissance de cet ouvrage. Quoi qu’il en soit, lady Stroke ne se précipitait jamais à répondre à une question. Femme prudente, elle explorait le terrain à tâtons, contrairement à l’héroïne de ses romans d’aventures.

"Les grandes différences je pense, sont connus de tous. Comme par exemple le système politique des deux puissances. Ainsi que de castes. Mais celle que je préfère, qui est à la fois un point commun et une différence, est le fait qu'Ambrosia et la Ligue sont tous deux, deux pôles culturels très importants. Ils sont plus ouvert que d'autres royaumes, et évoluent aux contacts de ces territoires étranger, mais chacun d'une façon différente."

Au gré de ses voyages, Almera avait noté l’accessibilité de chaque royaume et bien entendu, leur façon d’accueillir, ce que nous appellerons une touriste. S’il était vrai, et normal, qu’il eut de la méfiance envers l’étranger et un favoritisme envers son compatriote, quelque soit sa nationalité, chaque royaume ou puissance, se montrait à sa manière accueillante. Stroke se souvenait de son voyage à la Ligue comme si c’était hier. Quelques méfiances, mais elle avait droit à chaque fois à un beau sourire et une belle présentation d’une cité. Soit, ce fut surtout les marchands qui cherchaient à séduire la belle étrangère pour faire affaire avant tout, mais cela ne gâchait en rien la bonne ambiance.

D’un coup, la conversation dévia. Passant d’un sujet à un autre sans réel lien, voilà que les deux dames viennent à parler du fiancé de Daphnée. Lady Stroke n’était pas aveugle, elle voyait et sentait à travers ces mots, une crainte, peut-être pas un dégout non plus, mais quelque chose travaillait la jeune femme. Les mariages arrangés, ils ne faisaient que peu d’heureux, Almera était bien placée pour le savoir. Et ce n’était que grâce à un subterfuge brouillant les esprits qu’elle s’était libéré d’une telle contrainte. Maintenant qu’elle avait assurée une certaine notoriété, elle se sentait plus à l’aise d’organiser son propre mariage avec l’homme de son choix.
Mais la pauvre lady Samabartel n’en était au même point. Elle était encore une enfant, subissant les règles d’une société sans rien dire. Encore, si pour cette dernière, cette union ne lui posait aucun problème, Almera ne l’aurait plainte. Mais voilà que l’écrivain se vit tirailler entre la compassion pour le sort de sa comparse, et le désire d’exploiter cette union à son avantage. Car avoir dans la poche quelqu’un de proche de la famille rivale de son champion, voilà qui serait fort avantageux.
Almera ne pouvait donc pas encourager ce mariage d’un côté, au risque de mettre mal à l’aise et perdre la confiance de la jeune femme, ou bien le faire dissoudre et passez pour une sorte de traitresse à la cour. Non, il fallait encore avancer avec prudence et se montrer le plus neutre possible.

"Il s’agit d’un nom illustre, rivalisant avec celui de l’impératrice si on peut dire. Ceci en fait donc un bon partit, mais je suppose que cela, vous le saviez également. Qu’aimeriez-vous savoir en particulier sur cet homme ? Je ne le connais pas personnellement, donc je ne pourrais entrer dans des questions bien trop intime."

Almera Stokes avait des oreilles un peu partout. Pour espionner et surprendre ses semblables dans la haute et basse société, elle savait y faire. Serviteur bien payé, gens ayant une dette, ceux la servant sans se rendre compte de quoi que ce soit… Elle possédait tout un attirail. Malheureusement pour elle, Nemrod l’Envers restait un grand mystère. Si cet homme voulait caché quelque chose, il semblait savoir comment s’y prendre. L’homme méritait amplement sa réputation.
Daphnée Samabartel
Nationalité :
Raclusienne
Messages :
267
Date d'inscription :
05/02/2019
Daphnée Samabartel
Propriétaire d'un comptoir commercial
http://jwrenaissance.forumactif.com
le Jeu 30 Avr 2020 - 2:00
Des pôles culturels importants. C’était peut-être l’une des rares choses qui avait su séduire Daphnée lors de l’annonce de son départ prochain pour la Capitale de Vapeur. Elle n’aurait pu se résoudre à abandonner son amour pour les Arts, sa curiosité trop grandes pour les différentes manières d’exprimer la culture. Était-ce parce qu’elle était une femme ? Cela devait jouer. Quand les hommes pensaient à la politique et les conflits, elle se nourrissait bien plus aisément de ces choses délicates et appréciables. En Raclus, elle s’était plongée dans bon nombre de lecture, avait expérimenté sans grand succès bon nombre d’instruments ou d’autres pratiques comme la peinture et le dessin. Elle touchait à tout sans exceller nulle part mais prenait du bon temps dans tout ceci. Alors oui, c’était certainement l’une des choses qui faisait que sa vie à Ambrosia ne serait pas fatalement horrible. L’environnement indirect lui était favorable.

Finalement, comme le soulignait l’auteur, mieux valait sur les points communs que sur les différences, d’autant plus qu’à l’entendre, elles étaient évidentes. Concédant cela, elle hocha la tête, mettant fin à ce pan de conversation pour passer à tout autre chose. Il était difficile pour l’Ambrosienne de ne pas reconnaître qu’elle se renseignait sur beaucoup de chose et, étant donné sa présence à la cour et sa facilité à la confondre dans l’attribution de son fiancé, elle tenta le tout pour le tout, osant lui demander très explicitement quelles étaient les choses à savoir sur cet homme qu’elle était vouée à épouser, si les Dieux le voulaient.

Elle sentit qu’elle avait amené la chose de manière abrupte, sans créer de lien entre les choses mais… Sa curiosité parlait. Nemrod lui avait assuré répondre à toutes les interrogations qu’elle pouvait avoir mais, encore fallait-il qu’il soit présent pour mieux lui répondre. Et, au fond d’elle, Daphnée ne pouvait croire que l’homme livrerait tous ses secrets sans aucune résistance, sans l’éconduire de temps à autres en lui indiquant que cela ne la regardait pas. Un nom illustre. Cela, elle l’avait compris, découvrant par elle-même sa naissance qui lui avait assuré un rôle bien plus important que celui auquel il prétendait actuellement. En revanche, elle avait du mal à voir en quo il pouvait rivaliser avec celle qui avait gagné tout son respect. Un bon parti. Oui, cela aussi, on le lui avait répété, encore et encore, et depuis le jour de l’annonce de ces fiançailles. C’était une manière pour son père de se dédouaner de cette situation dans laquelle il la plongeait. Visiblement, elle s’était trompée en estimant qu’Almera saurait être celle qui aurait les clés pour lui répondre. Baissant doucement le regard, elle soupira, laissant un sourire se dessiner sur ses lèvres. « A entendre l’ensemble de ceux que j’essaie de sonder à son sujet, il est bien difficile de cerner cet homme d’une quelconque manière et les secrets semblent l’entourer plus que de raison… » Et ça l’effrayait terriblement. Les secrets pouvaient être mortels parfois, ou simplement cruels comme lorsque son père l’avait fiancée à nouveau sans lui en piper mot.

Relevant son regard sur l’autre femme, Daphnée haussa les épaules. « Dites moi donc tout ce que vous savez, je crois avoir bien trop de choses à apprendre sur cet homme et je crains ne pas les découvrir de sa bouche… Essayez de me dire ce que vous savez, de femme à femme. Je me contenterai déjà de ces réponses. »


La vie est une page blanche sur laquelle tout est possible | Almera & Daphnée - Page 2 Fc3xBB3
Almera Strokes
Nationalité :
Ambrosienne
Messages :
54
Date d'inscription :
02/03/2019
Almera Strokes
Écrivaine et historienne
http://caelesti-island.forumactif.com/
le Mer 6 Mai 2020 - 7:58
Daphné semblait poussée par le désespoir, désireuse d’en savoir plus sur l’homme dont elle était censé épouser sous peu. Son inquiétude était légitime, unir sa vie avec un parfait inconnu, dont tout le monde appuyait le mystère qui l’entourait… On pouvait facilement s’imaginer les pires histoires. « Était-il un barbe-bleu des temps moderne ? Un fou sectaire qui sacrifiait et mangeait le cœur humain ? » On allait bien loin, mais quand on avait aucune réponse, les pires choses arrivaient facilement à l’esprit. Enfin, Almera plaisantait avec elle-même dessus, mais elle ne pouvait s’empêcher d’éprouver de la pitié pour la jeune femme.

Hélas, l’écrivain ne pouvait pas dire grand-chose. Comme dit, le mystère plainait fortement sur cet homme. Ses meilleurs moyens pour extraire des informations échouaient lamentablement. C’était comme affronter un mur de fer avec des poings. Et puis, lady Strokes redoutait que si même elle lâcherait la moindre bride d’information, elle viendrait à se trahir. Quel que soit le respect et l’affection qu’elle puisse porter envers Samabartel, qui d’ailleurs venait juste de se rencontrer, l’auteur ne pouvait risquer quoi que ce soit. Pourtant, si Almera voulait aussi bien aider que se servir de la femme d’affaire Raclusienne, il était important de la rassurée un minimum. Alors, elle adopta un tin confus.

"Je suis navrée, je ne peux vous dire ce que j'ignore. Sinon, on peut vous souffler quelques rumeurs à l'oreille, mais ce serait indigne que de rapporter de telles balivernes. Si cela peut vous rassurer, on ne rapporte que du bien de cet homme. Protecteur de l'Impératrice, celui qui a permis la naissance de l'Ambrosia qu'on connait... Sans doute que tout cela est exagérer, mais donne une idée de l'homme non ?"

Almera ne pouvait pas dire qu’en réalité, elle portait à cœur de nuire à Nemrod et sa famille d’usurpateur. Dire tant de bien de cet homme, c’était comme si un serpent venimeux lui mordait directement le cœur. Cependant, elle arrivait parfaitement à le dissimuler, se faire aussi bien passer pour une partisante des De Choiseul, qu’une personne neutre. Tant que les gens partageant son idéologie restaient une minorité, il valait mieux faire profil bas.
Peut-être que la jeune Samabartel pourrait les rejoindre, mais pour l’instant, elle était justement… Trop jeune et innocence pour de telles intrigues, Almera aimerait lui éviter cette guerre politique qui risquait quand même de l’impacter. Que croyez-vous, la lady était une manipulatrice aimant tirer les ficelles, mais elle avait quand même bon cœur et des principes.

"Ne vous troublez vous donc pas pour si peu. Croyez-en en mon expérience. Si quelque chose n’allait pas, il sera vite découvert et vous serrez libérer."

Enfin, c’était facile à dire. De plus que le mariage d’Almera fut annulée par ses soins après avoir manipuler justement pas mal de forces et d’éléments. Daphnée, elle, ne devra compter que sur sa chance.

"Tenez, que diriez-vous que je vous invite prochainement chez moi pour le thé ? Nous serions plus à l’aise et ressentiront moins cette pression autour de nous. De quoi nous changer les idées et parler en toute intimité ?"

Non seulement pour l’aider à se sentir mieux, mais également Almera désirait mieux connaitre cette femme et s’en approcher. Peut-être que si elle arrivait à en faire un « pion », quel mot atroce tout de même, et la jouait finement, Daphnée pourrait lui être utile en ouvrant quelques portes secrètes de la famille De Choiseul. Et si jamais très tôt ils parvenaient à faire choir Nemrod, elles feraient une pierre deux coups. Plus de famille opposante, plus de mariage.
Daphnée Samabartel
Nationalité :
Raclusienne
Messages :
267
Date d'inscription :
05/02/2019
Daphnée Samabartel
Propriétaire d'un comptoir commercial
http://jwrenaissance.forumactif.com
le Dim 31 Mai 2020 - 23:46
Je ne peux vous dire ce que j’ignore. Retenant un soupir, Daphnée ne sut masquer sa déception. Il semblait que le seul capable de lui apporter les réponses qu’elle espérait avec tant d’ardeur était celui-là même qu’elle allait épouser et qui se faisait aussi inattrapable que l’air et le vent. Ainsi, elle devrait doucement se faire à l’idée d’épouser un inconnu, ni plus, ni moins. Pourtant, grâce aux propos d’Almera, elle relativisa. On aurait pu s’amuser d’elle, lui jouer quelques tors en inventant des rumeurs, en lui comptant des fables pour mieux la voir pâlir plus encore. Mais la sincérité de l’autrice lui était précieuse et de cela, elle lui était forcément reconnaissante. Pour autant, elle lui offrit quelques rumeurs le concernant, toutes teintée d’un positif certain. Il n’y avait nulle cruauté dans ses propos, nulle crainte à avoir d’un homme qui n’était bourru que dans ses attitudes. Hochant doucement la tête, elle ne pouvait que lui accorder que l’aperçu que ces dires offraient n’étaient pas ceux d’un monstre qu’il valait mieux fuir.

Ses doigts posés contre le bastingage de pierre lisse, elle pianotait inlassablement le matériau, bien attentive aux propos de l’autre blonde, son regard glissant pourtant vers l’horizon que pouvait offrir ce point de vue. Elle écoutait toujours l’autre femme, évidemment, mais ne pouvait retenir son esprit tandis qu’il vagabondait dans ses suppositions toujours plus grandes concernant cette famille qu’elle allait rejoindre et cet homme qu’elle aurait à son bras d’ici plusieurs semaines. Il lui était bien difficile de ne pas être troublée, quand bien même Almera lui conseilla de ne pas céder à cette humeur. La rassurant du mieux qu’elle le pouvait en appuyant sur le fait qu’elle pourrait se libérer de ce piège qui se refermait doucement sur elle si un vice venait à être découvert, elle rit doucement. « Je ne suis guère aussi optimiste que vous à ce sujet… Mon père n’a que faire de ce que je peux vivre dans ma vie maritale, tout ce qui lui importe désormais, c’est de savoir sa fille solidement liée à la famille Impériale pour mieux en tirer profit… » Et comme elle le haïssait de l’avoir traité comme une vulgaire marchandise, ignorant ses sentiments du début jusqu’à la fin, s’asseyant même sur cette promesse solennelle de ne plus jamais essayer de la marier à quiconque.

Finalement, comme pour mieux dévier la discussion tout en lui offrant la possibilité d’être reconduite, l’autrice l’invita à prendre le thé prochainement. Surprise, la blonde polaire releva ses sourcils parfaits, tournant son regard surpris vers elle. « Eh bien, oui, j’en serais ravie et honorée. Il est certain qu’une soirée mondaine n’est guère l’endroit rêvé pour avoir ce genre de discussion aussi, je vous prie de bien vouloir me pardonner… L’acclimatation à Amrosia m’est difficile physiquement mais également moralement. Je connais si peu de monde entre ces murs que la moindre main tendue me semble être un véritable salut… » Se redressant doucement, elle eut un sourire gêné. « D’ailleurs, je devrais probablement demander pardon à cet homme à qui je vous ai arrachée en vous abordant de façon peu conventionnelle… Peut-être se demande-t-il même si vous ne l’avez pas laissé pour compte. »


La vie est une page blanche sur laquelle tout est possible | Almera & Daphnée - Page 2 Fc3xBB3
Almera Strokes
Nationalité :
Ambrosienne
Messages :
54
Date d'inscription :
02/03/2019
Almera Strokes
Écrivaine et historienne
http://caelesti-island.forumactif.com/
le Jeu 4 Juin 2020 - 9:11
Alors oui, avoir un parent exigeant portant de grandes ambitions en utilisant ses enfants, Almera pouvait comprendre. Son père fut tout de même quelqu’un d’aimant, mais pour arriver à ce niveau de complicité, il en a fallu du temps. En tout cas, lady Almera Strokes fut aussi promise à une bonne partie pour le plaisir de son père. Grâce à la ruse, elle put se défaire de ce qu’elle jugeait comme une mésalliance, cette union ayant nui à ses projets. Si son géniteur eut découvert son rôle dans cette mascarade, il était clair que l’ainé romprait tout lien avec sa progéniture. Mais le secret fut bien gardé. Encore pour rassurer Daphnée Samabartel, elle confia ce petit secret en gens de la Haute.

"Justement, ce que les hommes apprécient beaucoup, de même que les femmes, c’est avant tout l’image, la réputation. Si, en imaginant ce tableau suivant, votre promit venait à être découvert pour le pire des vices, je doute que votre père aimerait prendre le risque de voir son nom associé à une chose infâme."

Qui aimerait voir son nom trainé dans la boue ? Le scandale était le cauchemar de tout noble. Mais cela donnait des histoires intéressantes. On marie sa fille ou son fils avec une famille riche et prestigieuse. Et quand on découvre l’infamie derrière, impossible de s’en relever. Et Almera ne doutait pas que le père de Daphné devait plus s’intéressé à sa réputation qu’à sa propre fille. Cela pouvait paraitre choquant, mais offrait en réalité une arme très puissante pour la jeune femme afin de tirer profit et s’assurer quelques bienfaits.

Histoire passé, lady Samabartel accepta volontiers l’invitation de l’autrice pour le thé. A la bonne heure ! Ceci réjouissait cette dernière, qui ne se serait pas fâcher pour autant si son offre fut déclinée.

"Parfait. Si vous voulez, je peux soit vous inviter chez moi. Ou bien dans un hôtel que je loue parfois sur une île voisine. Nous serions plus tranquille et loin de la capitale si cela vous met plus à l’aise."

Almera pouvait comprendre que quand on venait d’une terre ouverte, avec de grands espaces verts et un ciel bleu dessus, se retrouver en plein cœur de cette toure mécanique, pouvait perturber. Elle se rappelait du bien faits qu’elle éprouvait quand Almera visitait les autres royaumes, respirant un air frais et pure. D’ailleurs, de nombreux nobles payèrent une fortune pour un voyage au vert, ce que le bas peuple ne pouvait s’offrir, afin d’explorer les autres continents et se sentir mieux, loin de la fumée et du bruit.

"Oh ne vous en faites pas. J’irais m’excuser pour lui. D’ailleurs, il me semble le voir discuter depuis tout à l’heure avec quelques bons amis."

En réalité Almera avait complétement oublier l’homme qui lui avait parler juste avant. Ce dernier ne lui avait rien apprit de plus, et son côté vantard l’avait vite au final, ennuyer. Mais bon, en termes de fréquentation, la lady était exigeante, sélective et compliqué. Elle en était consciente et l’assumait, un peu pour cela qu’elle ne se plaignait jamais. Elle savait un peu comment se monde fonctionnait, comme les hommes et les femmes à de rares exceptions, pensaient. Et si justement elle devait s’attacher à quelqu’un, cette personne se devait être exceptionnelle.
Daphnée Samabartel
Nationalité :
Raclusienne
Messages :
267
Date d'inscription :
05/02/2019
Daphnée Samabartel
Propriétaire d'un comptoir commercial
http://jwrenaissance.forumactif.com
le Sam 11 Juil 2020 - 12:18
La réputation. C’était bien elle qui faisait tout dans ce monde, là où les puissants ne pouvaient plus jurer que par elle pour être acceptés par leur pairs. Celle de Daphnée était entachée par cette malédiction qu’on lui avait attribué, par cette fin annoncée à quiconque oserait se prétendre capable de la conduire jusqu’à l’autel. C’était grâce à cette réputation, d’ailleurs, qu’elle espérait échapper à un nouveau mariage, en vain. Au lieu de cela, son père avait fait jouer de son propre aura pour mieux redorer le blason de sa fille, accompagné d’une dot en cuivre et en fourrures plus grande qu’on ne pouvait l’imaginer. Pour voir sa fille unique rejoindre la famille impériale, il aurait même très certainement vendu son épouse si on le lui avait demandé. Ainsi était-il, cet homme, ambitieux et prêt à tout pour planter ses griffes dans ce qu’il voyait comme l’un des meilleurs partis du monde actuel.

La supposition que réalisait l’autre blonde, en revanche, était aussi fictionnelle que ses romans et Daphnée ne put cacher son sourire amusé. « Je crains que ce promis ne soit trop parfait pour être accusé du moindre vice… Au fil des conversations telles que la nôtre, je ne découvre toujours plus qu’un homme bon, un peu bourru mais qui n’a pour seul vice que son dévouement envers le Royaume tout entier et sa famille. Cela ne me permettra pas de fuir ce mariage, bien au contraire… » Il faudrait le scandale du siècle pour la libérer de tels engagements. Un enfant caché, quelques atrocités dans l’intimité… Rien de tout cela ne suffirait à forcer son père à rompre ces fiançailles. Non, il fallait un déluge politique pour faire entendre au Seigneur de Virindrige que sa fille pouvait être en danger. Et Daphnée était suffisamment lucide pour savoir que c’était impossible.

Essayant de ne plus y penser, elle sentait que l’heure était venue pour elle de prendre congé de la jeune femme, de ne pas l’importuner davantage quand son approche avait déjà été plus que discutable. Pour autant, elle serait plus que ravie de la revoir pour un thé si aimablement proposé, voyant en cette occasion du temps supplémentaire pour échanger sur les écrits e la jeune femme et ainsi peut-être essayer de savoir où son prochain roman prendrait place… Et la proposition suivante fut encore plus incroyable que la première, offrant à Daphnée des étoiles dans les yeux et la possibilité d’échapper un temps à ce monde qui n’était pas le sien. « Eh bien… Si cela ne vous dérange pas, je n’ai eu que très peu l’occasion de quitter le palais ou la Capitale depuis mon arrivée. Votre hôtel semble être l’endroit le plus agréable pour un thé autant que pour les échanges sur le ton de la confidence… » Et surtout, il lui permettrait de se ressourcer un peu, loin de la Cour et de ses requins. Il lui faudrait obtenir le droit de partir quelques temps mais cela, elle saurait l’avoir sans grande peine.

S’excusant pour son compagnon de début de soirée, elle fut rassurée de savoir que l’homme avait su rebondir en changeant son fusil d’épaule. Almera elle-même souligna ses excuses à venir et Daphnée n’en était que plus rassurée. De quelques pas, elle entama un retour vers le lieu où l’activité battait son plein, tout en prononçant quelques paroles. « Ce fut un honneur pour moi de vous rencontrer, mademoiselle Strokes. Je me réjouis déjà de nos retrouvailles à venir et de ces conversations passionnées que je serais libre d’avoir en votre compagnie, sur vos écrits ou bien d’autres sujets. » Une légère révérence, et ainsi, elle prit congé.


La vie est une page blanche sur laquelle tout est possible | Almera & Daphnée - Page 2 Fc3xBB3
Almera Strokes
Nationalité :
Ambrosienne
Messages :
54
Date d'inscription :
02/03/2019
Almera Strokes
Écrivaine et historienne
http://caelesti-island.forumactif.com/
le Mar 14 Juil 2020 - 8:58
On pourrait dire que si le futur époux fut décrit à travers un tableau aussi fort flatteur, pourquoi se plaindre ? Daphnée ne pouvait-elle se dire qu’elle gagnée en se liant à un homme à la fois aussi important et de bonne réputation ? Cela pouvait se comprendre que Daphnée soit réticente pour cette union. Quand aucun sentiment n’animait un tel projet il était difficile de le concevoir et se montrer partisan. Almera pour elle, l’amour pouvait venir après, ce n’était que secondaire car pour elle, les sentiments ne devaient être pris en compte. L’amour était une flamme qui pouvait s’éteindre et ne plus se rallumer, alors que si on cherchait avant la sécurité, un mariage bien profitable, ce serait plus sûr.
Mais lady Strokes se taisait sur son point de vue. Pas seulement pour éviter de décourager la femme Samabartel, mais pour éviter qu’on ne la juge hypocrite. Car, si les contextes de son mariage annulé restèrent flous pour tout le monde, la Haute écrivait une série d’aventure où l’héroïne était maîtresse de sa vie, du moins se battait pour et que question amour, elle le cherchait pousser par ses sentiments. Désire cachée de l’écrivain ou bien stratégie pour toucher un maximum de lecteurs et lectrices ?

La jeune femme accepta néanmoins l’invitation de son « idole », avec une très grande joie. Elle avait ce côté enfant qui pouvait toucher l’autrice. C’était comme si on voyait l’innocence devant affronter la noirceur du monde adulte. Almera n’était pas née avec une cuillère d’argent dans la bouche. Elle aussi eut rêver d’un monde heureux entourer d’une famille aimante. Mais très vite, elle dû apprendre à devenir forte, maîtriser ce monde qui croyait contrôler tout le monde. Regrettait-elle tout ce qui s’était passer ? Un peu sans doute, mais elle était surtout fière de voir ce qu’elle avait put réaliser jusque-là, grâce à son esprit.
Pour Daphné, son avis fut cependant partagé. Elle voulait à la fois conserver cette aura innocente et venir en aide, de l’autre lui apprendre à devenir plus forte et si possible, utiliser à ses fins.

"Parfait dans ce cas. Je vous enverrais un billet sous quelques jours. Le temps pour moi de réglés quelques affaires et organiser tout cela."

Aussi influente que puisse être Almera Strokes, elle ne pouvait commander l’hôtel d’un claquement de doigt. Il y avait d’autres projets sur le feu comme on disait, et l’écrivain aimerait avoir l’esprit moins préoccuper si elle devait recevoir du monde qui venait pour autre chose que la politique.

"Ce fut un plaisir pour moi aussi de vous avoir rencontrer. Nous nous retrouverons donc sous peu dans ce cas."

Ainsi, se saluant chacune comme il se doit, Almera partit de son côté. Elle se disait qu’avoir quelqu’un avec qui parler d’autre chose que d’intrigues ne lui ferait peut-être pas de mal. La Haute avait à cœur les intérêts de l’empire et comme un ange gardien qui veillait dans l’ombre, se moquant bien de sa renommé et de rester une inconnue, elle agissait sans relâche, n’ayant autre motivation de ses journées. Mais qui sait, peut-être que lâcher tout cela ne serait-ce qu’une brève journée, pourrait lui être profitable non ?
Contenu sponsorisé
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum