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Raimond Beauregard
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Raimond Beauregard
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le Dim 26 Jan 2020 - 18:35
J’avais renoncé à être prétendant de l’impératrice. Parce que si cet accord aboutissait, cela ne servirait à rien et j’aurai œuvré pour rien. C’aurait été fort dommage, clairement. Je laissais tomber cette idée et en conséquence je réfléchissais quand même à me trouver une épouse pour obtenir un héritier. Ce serait sans doute une bonne chose, n’est-ce pas ? C’était à ces fins que j’avais laissé trainer dans les bonnes oreilles l’idée que j’étais quelqu’un de libre à marier, plus ou moins... et la rumeur avait continué à soupirer jusqu’à finalement recevoir un courrier d’une jeune femme. Madame de Marzac, la propriétaire de la banque ambrosienne. En somme, une personne riche qui avait une sœur à marier, disait-elle. aussi, je m’étais dit que courtiser sa sœur était toujours une possibilité. Mais je regrettais d’avance qu’elle ne soit pas à marier, cette madame de Marzac. En fait, elle était bien plus d’une situation intéressante. Ce serait mon neveu qui hériterait de Tercorail après tout, et mon éducation semi ambrosienne me donnait l’impression de ne laisser à mes enfants qu’une situation précaire. Ce que je n’aurai su approuver. Oh, bien sûr, si les terres ancestrales des deux-cimes étaient réattribuées à leur propriétaire légitime – ma personne – ce serait différent, mais pour le moment rien n’était fait. Je n’avais que des promesses.

Je restais sans rien dire et j’attendais. J’avais convié poliment ma potentielle promise, la jeune sœur de Léonie de Marzac, à venir profiter d’une tasse de café, par la journée estivale, dans les jardins qui bordaient mon hôtel particulier. Un magnifique lieu ombragé par un énorme saule pleureur. J’aimais les saules pleureurs. C’était magnifique et j’aimais l’idée qu’il s’agissait d’une immense forteresse végétale imaginaire. Et au pied du saule, une table était disposée avec quelques banquettes. Si on levait les yeux, on pouvait voir que les branches de saule avaient été patiemment tressées pour éviter que l’eau ne passe, en faisant une sorte d’abri presque imperméable. Je ne pouvais pas m’empêcher de trouver cela parfait. ici, nous étions bien à l’abri de toute forme d’intempérie, comme si un magnifique dais naturel nous gardait de toute forme de désagrément.

J’avais fait préparer un vin léger et frais pour l’occasion, et, au pire, une boisson à base de sucre, d’eau, et de citron issu de Raclus particulièrement rafraichissante par cette chaude journée d’été. Tout était parfait. je fis un sourire au domestique en livrée deux-cimes qui se présenta et me prévint que mes invitées étaient arrivées. Je lui dis de les mener dans le jardin. Les deux femmes arrivèrent et je me présentais à elles, saluant par un baisemain la première des deux sœurs se présentais. Elle dégageait quelque chose de magnifique en plus de sa beauté. Un charme plus que certain qui, s’il ne m’arracha pas réellement d’expression d’admiration, fit que je n’en pensais pas moins.

« Mademoiselle Eugénie, de Marzac je suppose… je suis enchanté de vous rencontrer. Laissez-mois vous dire que si bon nombre de propos à votre sujet sont flatteurs, je suis surpris qu’aucun ne soit en mesure de vanter votre beauté. » 


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Leonie de Marzac
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Leonie de Marzac
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le Ven 31 Jan 2020 - 23:28
Leonie a vérifié maintes fois la tenue de sa sœur, Eugénie n’a eu de cesse que d’en soupirer, mais peu importe à la lionne, qui, en guise de réponse, lui assène un regard sévère. Elle se rend aujourd’hui vers un homme issu d’une haute, très haute lignée, celle des fondateurs de la cité ambrosienne, une famille peut être déchue mais aussi ancienne que ce monde. Il n’est pas question qu’Eugénie fasse n’importe quoi. Non que ce soit son genre, mais Leonie ne laisse rien passer. Elle n’est pas anxieuse, bien au contraire, elle sait la valeur de sa sœur, tout comme elle sait que la jeune femme est une perle timide et réservée qu’elle ne doit pas évincée. Leonie est une jeune femme bienveillante, elle n’est là que pour chaperonner sa cadette ainsi que la bienséance veut que cela soit fait.

C’est d’une robe blanche et ivoire que Leonie s’habille, choisissant sa tenue de façon à être plus effacée, laissant tout le soin à sa sœur, vêtue d’un bleu roi élégant, de se démarquer. Elle portait une robe à jupe droit et un gilet sans manche tout corseté par-dessus, recouvrant en partie, l’immaculée du tissu. Sur l’ivoire se torsade par ailleurs des arabesques crantées, finement incrusté. Elle tient ses cheveux dans un chignon que le haut de forme féminin dissimule le temps du trajet. Elle ne porte que peu de bijou, un camé ferme le col montant, une bague d’or féminine, aux armoiries de la famille orne sa main, c’est tout ce dont elle a besoin. Ses manches se terminent de toutes façons en une dentelle discrète, ornant bien assez son poignet.

Dans le carrosse, elle ne dit rien, refusant de brusquer sa cadette par un comportement trop invasif, Eugénie sait parfaitement ce qu’elle a à faire, ou comment elle doit se comporter, elle l’a bien éduqué. La banquière ne doute pas de son ouvrage, Eugénie est timide mais élégante et plaisante, aussi belle que la jouvencelle qu’elle est, de bonne vertu et d’excellente réputation, elle fera le bonheur de son époux. Oui, Leonie le pense. Comme elle pense ne plus être bonne à marier, elle. Devenue trop indépendante, trop forte de caractère, elle craint d’effrayer les hommes voulant épouse, cela ne la dérange pas, elle a mieux à faire.

Le carrosse s’arrête, c’est plus impatiente que sa jeune sœur que la demoiselle de Marzac en descend. Il y a dans l’édifice quelque chose qui lui plait, malgré sa ressemblance à d’autre demeure de la cité, elle ne l’a jamais remarqué, malgré le fait qu’elle y passe devant tous les matins en se rendant aux étages inférieurs. Pourquoi remarquer les maisons au fond, quand on a le temps que de lire l’Echo de Vapeur…
Elles traversent la maison, une fois présentée, le domestique les entraîne vers le jardin. Un luxe, en quelques sortes que l’on ne trouve qu’au quatrième étage, Leonie apprécie celui de leur maison, même si elle n’aime pas s’y trouver. Malgré les réparations fait sur la demeure, elle a toujours l’impression d’être à cette nuit dramatique, à regarder les flammes lécher la façade, noircissant les briques ocre de sa suie mortelle. Ici, elle retrouve le plaisir simple et désuet d’observer les fleurs épanouies par le soleil.

Elle est la première saluée, prise au dépourvu, Leonie se retrouve devant un homme aussi blond qu’elle, dégageant dans son aura une chose magnétique, dont elle ne sait définir les propriétés. Elle sait, qu’il s’agit de Raimond Beauregard. Faut-il souligner qu’il a l’héritage nécessaire des dirigeants sur les traits ? Elle sourit avec élégance, de cette façon légère qu’on les dames de la faire, conquise et un rien charmée, par la seule présence de l’homme, elle chasse la superficialité de cette impression.

« Pardonnez-moi votre Altesse mais je suis Leonie de Marzac, voici Eugénie de Marzac. »

D’une révérence discrète, élégante, et bien faite, elle se décale et laisse sa sœur s’avancer, se présenter, faire impression, le rouge discret sur les joues de la banquière s’estompe alors qu’elle sourit. Ses yeux sont un reflet de vie, pétillant de lumière.

« Vous rencontrez est un grand honneur votre Majesté. »

Eugénie se montre alors, en quelques propos aussi plaisante que sa sœur, tentative vaine de l’égaler, la jeune femme le sait, son aînée l’ignore, elle regarda sa sœur d’une pupille encourageante, mais ils s’installent pour converser, se connaître, Leonie tente de se tenir en retrait, ayant choisis une place « à l’arrière » pour laisser Raimond Beauregard et sa sœur parler ensemble.


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Raimond Beauregard
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Raimond Beauregard
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le Mar 11 Fév 2020 - 20:28
« Oh… Vous me voyez particulièrement confus, mademoiselle de Marzac… »

Un peu ennuyé par cette confusion – et aussi singulièrement déçu, je me détournais pour saluer tout aussi galamment sa sœur. Eugénie. Oui… définitivement il lui manquait quelque chose… c’était comme si sa sœur était un coucher de soleil alors qu’Eugénie était en parallèle avec sa sœur, un morne ciel gris d’Hiver. Triste. Fade. Sans lumière ni saveur. Mais bon, ce n’était pas de sa faute, sans doute. Elle n’y était pour sir si sa sœur rayonnait de charme et de grâce. Non qu’eugénie en fût dénuée, mais son éclat palissait trop de toute forme de comparaison. Enfin bref. je restais silencieux et je me rengorgeais silencieusement de les entendre m’appeler « votre altesse » ou « votre majesté ». C’était légitime mais si quelqu’un d’autre entendait ces mots…

« Attention à ce que vous dites… pour certains, cela passerait pour de la sédition, madame… »

Mais j’avais l’œil rieur sur le sujet. Je montrais que ce n’était que légèrement gourmander sous forme de plaisanterie ; je n’avais pas l’intention de lui faire le moindre mal, même en mots alors je regardais Eugénie alors pour tacher de me concentrer sur elle pour la discussion, même s’il était extrêmement difficile d’ignorer sa sœur. Elle n’était là que comme chaperon. Et il fallait qu’elle reste à ce rôle et uniquement à celui-ci. Mais c’était d’une incommensurable difficulté car même quand elle était silencieuse, elle semblait prête à ravir l‘attention d’un beau mot ou d’une parole pertinente. C’était… troublant. Mais je ne pouvais me résoudre à la fadeur incarnée. Mais j’avais une bonne idée pour rendre la journée plus intéressante et qui me permettrait de savourer la présence du soleil comme de son absence.

« Je vous prie, mesdames, installez-vous… Eugénie, j’ai cru comprendre que vous aimez le piquet… aussi, je me suis dit que nous pourrions profiter du beau temps pour profiter d’une partie ou deux… il me semble que profiter de cela avec un thé ou une orangeade. Qu’en dites-vous ? Et parce que regarder jouer ne semble pas particulièrement enthousiasmant, votre sœur pourrait se joindre à nous, qu’en dites-vous ? Certes la partie ne sera pas orthodoxe, à trois, mais ce sera plus amusant, non ? »


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Leonie de Marzac
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Leonie de Marzac
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le Dim 16 Fév 2020 - 14:45
Leonie ne tient aucune formalité au prince pour avoir confondu, elle est peut-être un peu charmée en fait qu’il l’ait prise pour sa sœur, non pour le côté jeunesse, mais parce qu’il est venu directement à elle en offrant des compliments. Leonie ne se formalise jamais réellement de recevoir des compliments, elle n’a pas ce genre de temps, elle ne s’arrête pas à cela, mais étrangement, pour une fois, les entendre de la bouche du prince ne la chagrine pas, au contraire, elle en est même ravie mais ne le montre pas, préférant laisser sa jeune sœur sur le devant de la scène.

Il lui souligne rieur que ses propos pourraient être mal considéré, Leonie se retient de dire qu’elle ne saurait mentir sur le plaisir de cette rencontre, mais ce ne serait pas convenable pour la chaperonne même d’oser ce genre de parole, elle se contente alors, avec tout autant de charme, de lui offrir une œillade rieuse, comprenant le sens de sa plaisanterie parfaitement ! Jetant un regard à sa jeune sœur, elle s’en veut alors de prendre autant de place, et pense immédiatement à faire preuve de retrait, pour le bien de tous et de cette rencontre presque « galante ».

Elle s’installe comme il les y invite, préférant se tenir en retrait sur un des fauteuils, le dos droit, une main arrangeant avec élégance les quelques boucles de blé à sa nuque, Eugénie se retrouve encouragée, plus réservée, la présence de sa sœur aide la jeune femme à prendre un peu confiance, elle trouve l’idée charmante comme elle répond au prince et demande à son aînée si cela lui convient. Leonie réponds que oui, les cartes sont ramenées, le jeu débute.

On ne pourrait dire que Leonie ne brille pas, habile et bonne joueuse, elle démontre fort rapidement qu’elle est une bonne joueuse, sans superflue, joueuse, elle lance même les conversations dans la mesure du nécessaire au sein de la partie, commence une discussion et donne les rennes à Eugénie qui reprends les choses correctement et continue, cela permet de pouvoir échanger entre le prince et elle, sous le regard bienveillant de l’Ainée. Toutefois, cela lui permet aussi de gagner avec une certaine aisance et avec plusieurs points d’avance. Au bout d’un bon moment de jeu, Leonie pousse un élégant soupire, désigne qu’elle a gagné et boit alors un peu de son orangeade en haussant les épaules.

« Voilà que cela met fin à la partie, je crois. Votre altesse est un bon adversaire, si je puis me le permettre, j’ai adoré ! »

Difficile pour la jeune femme de ne pas lui donner d’attention, même si elle a su parfaitement s’effacer, se concentrer sur ses cartes et ne pas trop faire acte de présence, mais ce joli rayon de soleil ne peut disparaître totalement, un sourire et le charme opère, elle sourit souvent par ailleurs, faisant scintiller ses yeux d’une belle lueur. Elle ne sourit pas tant que cela d’habitude, mais aujourd’hui, c’est difficile de ne pas exprimer son plaisir.

Eugénie s’excuse avec politesse, histoire de se retirer un instant, comme la bienséance le veut, histoire de se laver les mains, un peu poisseuse à cause du sucre d’une pâtisserie, laissés seuls, Leonie souffle alors, après avoir regardé sa sœur s’éloigner.

« Ma sœur est un peu intimidée, je le crains, j’espère que cela ne lui portera pas défaut. C’est une jeune femme merveilleuse, à votre prochaine rencontre, peut-être que la présence d’un chaperon plus discret sera une meilleur idée. ».


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Raimond Beauregard
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Raimond Beauregard
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le Lun 2 Mar 2020 - 18:17
Difficile de se concentrer sur la sœur de la jeune femme. Elle l’éclipsait purement et simplement, et au final, jouer au piquet était la meilleure idée que je puisse trouver. Je restais sans rien dire et je les regardais avant de finalement donner la première donne. Jouer était une bonne manière de faire connaissance car selon comment la partie avançait, on en apprenait beaucoup sur ses partenaires de jeu. Ils se révélaient davantage. Et ce fut le cas cette fois, à n’en pas douter. Je restais sans rien dire et je jouais extrêmement sérieusement… mais cela ne suffisait pas. La sœur ainée était lumineuse, elle avait l’esprit vif, et malgré nous, la partie tourna bien vite en un face à face clair et net. La cadette s’effaçait naturellement. Aucune présence. Oh, elle était jolie, mais sa sœur était trop magnétique. Ce n’était pas de sa faute. Clairement.

Je n’aimais pas perdre. Et pourtant je dus m’incliner bon gré mal gré. Et bien que je n’aimasse pas cela, je ne pouvais que reconnaitre que j’avais passé un bon moment. La partie avait été acharnée et mademoiselle de Marzac et moi-même nous étions défendus comme des lions. Une lutte de tous les instants et, fait rare, j’avais le sourire à ma défaite

« Je vous remercie, mais aussi bon que j’eus pu être, je suis tombé sur meilleur que moi. Et je l’admets sans trembler ! »

Je souris comme elle. j’aimais cette lueur dans les yeux. Elle était charmante. Et quand Eugénie se retira un instant, je demandais à Marjorie, une gouvernante, de la guider vers les commodités, restant seul avec Léonie de Marzac.

« Sauf votre respect, madame, je refuserai tout autre chaperon que vous. Même si vous puissiez trouver cela inconvenant, au même titre que, une fois que l’on a contemplé la beauté d’une pleine lune, il est très difficile de devoir supporter ses croissants en l’attendant, je me vois mal n’apprécier qu’une partie de la lune. Faites moi l’honneur, je vous prie, de revenir ; en outre, il est normal que nous nous voyions, vous êtes l’instigatrice de cette potentielle union maritale, après tout, non ? »

Oui, et il était normal que nous discutions d’avenir.

« Soyons honnêtes, elle sera une épouse parfaite. »

Une épouse parfaite, mais en rien une Maitresse de maison ou une femme de poigne. Trop timide, trop effacée. Et même si c’était déplacé, je lâchais.

« Mais je ne saurais me contenter d’une ampoule quand je peux obtenir le soleil lui-même… »

Je me raclais la gorge.

« Je vous prie d’accepter mes excuses, je n’aurai jamais dû dire cela. »


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Leonie de Marzac
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Leonie de Marzac
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le Lun 9 Mar 2020 - 17:52
Jamais Mademoiselle de Marzac n’a autant rougit dans sa vie, ses pommettes écarlates et son regard baissé trahissent l’émotion de recevoir tel compliment. La jouvencelle, car jamais encore elle n’a approché ce genre de chose se trahit ainsi dans son innocence, la banquière est une femme d’affaire mais en matière de ce genre de chose, elle est novice ! A coté de son émotion, il y a un grand sourire qui reste sur sa bouche et qui avoue, aussi, que cela ne lui déplait pas tout à fait. Que de folie, et de traitrise. Oh ce n’est rien qu’une réaction normale, elle ne ferait jamais cela à Eugénie, ce ne serait pas possible, elle ignore les sentiments de la jeune femme pour cette alliance mais elle est sûre que cela ne doit pas lui déplaire.

« Votre majesté… j’accepte vos excuses, je crois que c’est la meilleure chose à faire. Je ne vais point mentir et dire que je me sens outrée, car je ne le suis pas, peut-être que je suis plutôt soucieuse d’avoir provoqué ces paroles, car il est dès lors de ma faute d’avoir été trop présente. Veuillez me pardonner alors d’avoir provoqué probablement tout cela. »

Leonie dit cela en osant poser son regard dans le sien, la bienséance veut qu’elle se retienne, la politesse et l’étiquette aussi, pourtant quand elle le regarde, il y a une illumination de ses traits, elle rayonne comme un astre invincible et lui offre le plus charmant de ses sourires. Elle ne cherche point à le séduire, ce n’est pas même cela, c’est simplement de la sincérité sur ses traits. Elle se racle un peu la gorge, pudique.

« Je serais le chaperon de ma sœur tel qu’il est convenable de l’être, laissez-lui l’occasion de se révéler à vous, rien ne nous empêchera de nous connaître un peu mieux toutefois, comme il sied de le faire, convenablement, entre jeune gens de nos âges qui feront alors partis de la même famille… »

Elle se sent triste d’autant recadrer les choses, mais elle est une dame convenable, ainsi faut-il faire n’est-ce pas ? C’est tout à son honneur dans tous les cas et il est impensable de faire autrement, sa rougeur trahit son émotion et son manque de réelle gène que cela lui déplait…et cette façon qu’elle a de le regarder, ce n’est pas parfaitement convenable, mais bon…


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Raimond Beauregard
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le Ven 20 Mar 2020 - 21:48
L’ainée de la fratrie de Marzac avait rougi. Ou du moins, elle avait rosi fort joliment et cela n’avait fait que rajouter à son charme. Je lui souris avec une œillade légèrement malicieuse. J’aimais beaucoup Léonie, elle était tellement plus intéressante que sa sœur… sincèrement, si je pouvais je renégocierais les termes d’un potentiel mariage. Et outre le fait qu’elle semblât avoir de la personnalité, il y avait autre chose qui comptait : elle était belle, riche, et influente. N’était-elle pas la grande dirigeante de la banque ambrosienne ? Oui, voilà. Donc, forcément… elle avait tout pour plaire. Même dans sa manière de défendre sa sœur. En vain, cela dit…

« Vous êtes si bienveillante avec votre sœur, madame, et cela vous honore… »

Oui, voilà, c’était aussi simple que ça, le compliment était sincère. Clairement. Je restais sans rien dire un instant de plus avant de finalement en venir à un sujet plus clair... cela restait étrange, sans doute, mais je ne pouvais pas m’empêcher de me dire qu’il serait sans doute préférable d’éclaircir certains points d’entrée de jeu. Parce qu’une donnée avait changé, une donnée essentielle, si l’on pouvait dire. je me raclais la gorge avant de dire.

« Mais, puis-je me permettre de parler honnêtement avec vous de certains sujets sans que vous ne preniez ni ombrage ni outrage ? »

Oui, voilà, c’était clair. Je restais un peu silencieux avant de finalement opiner du chef. Je regardais la jeune femme avant d’attendre un accord de sa part. et une fois que je l’eus, je pris une inspiration et je lui dis, d’un ton ferme.

« Il n’y a pas si longtemps je n’avais aucun lien avec votre famille, et vous êtes venue vers moi, par diverses missives, pour que nous unissions nos familles, mais je crains que l’union que vous me parliez jusque là ne soit compromise. Non par un désintérêt pour votre sœur, qui doit être une personne charmante, mais je pense sincèrement qu’il s’agit de quelque chose qui risque de devenir compliqué. Voyez-vous, je suis l’héritier de mes terres, un homme d’importance, ainsi que d’un lignage si vieux et si renommé que je ne saurai me contenter d’une épouse qui s’effacerait aussi aisément que votre sœur. »

Oui, voilà, les choses étaient sans doute en train de se montrer intéressantes, pour le moins.

« A dire vrai, madame, vous me faites davantage penser à l’image que je me ferais d’une épouse digne de mon rang que votre sœur… et puis, pour être honnête, j’ai toujours préféré le soleil aux lointaines étoiles… est-ce que nous pourrions nous entendre pour que les choses aillent dans ce sens, à votre avis, madame ? »

C’était peut-être un peu tôt, c’était peut-être un peu abrupt, mais je préférais agir de la sorte… par honnêteté et intégrité 



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Leonie de Marzac
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Leonie de Marzac
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le Mer 1 Avr 2020 - 13:47
Leonie de Marzac ne sait que dire, elle aimerait accepter toutes ces paroles sans compromis, mais trahir sa cadette lui semble la pire honte qu’il soit. Elle garde pourtant ce sourire charmant et léger qui orne ses lèvres avec grandeur. Il aurait été si facile de se laisser courtiser par le Prince, si facile de s’installer sur un banc de pierre parmi les fleurs et de le laisser parler pour charmer son esprit. S’interdisant cette pensée vagabonde, Leonie ne peut ignorer pourtant toutes les paroles qui viennent sur les lèvres de Raimond Beauregard. Son cœur bat vite, beaucoup, refuser lui parait impossible, mais la dame est habituée aux affaires, elle relève ses yeux et l’observe.

Son regard garde son assurance, ses prunelles lumineuses, elle l’observe avec cette expression féminine élégante et pleine de présence. Un fin, très fin sourire sur les lèvres, elle prépare probablement son argumentaire. Pour Leonie sa sœur passe bien avant, elle est importante, si elle n’est pas sa mère, elle reste la garante de son bien-être et de la promesse d’un bel avenir, si ses parents ne sont plus, c’est le rôle qu’elle a endossé.

« Je crains, votre altesse, que vous n’ayez pas mesuré le fait que ma sœur saurait bien plus convenir que moi. Avant que je ne vous réponde, sur une possibilité d’entente, vous devez savoir que je suis chef de famille et si je n’ai pas d’enfant, ni époux, j’ai la responsabilité de mes cadets et que ce fait, simple, incombe que l’on mesure tout à fait l’importance de la chose. Je ne pourrais jamais être que votre femme, comme ma sœur pourrait l’être, je suis Dirigeante de la Gobelin à Ambrosia ce qui poussera toujours à distancier cette part de ma vie d’une quelconque place d’épouse, place qui demande donc des contraintes. En avez-vous bien conscience votre altesse ? Ceci n’est que l’ébauche et je ne veux pas vous donner l’impression de vouloir vous faire fuir, mais je préfère que … vous voyiez clairement les choses. »

Oh non, elle n’a ni l’air, ni froide, ni prompt à refuser de changer les détails, bien entendu, elle pense que la raison du prince saurait l’emporter sur le reste, comme elle ne ‘lespère pas. Prenant une grande inspiration, elle s’apprête à parler de nouveau, mais la silhouette de sa sœur, qui sourit doucement, la fige. Depuis combien de temps est-elle là ? Elle ne le sait pas, mais elle a la sensation qu’elle est revenue depuis la demande de changement de Raimond, Leonie retient son souffle.

« Je ne suis ni triste, ni fâchée Leo, ne t’en fait point. » Murmura sa sœur délicatement, revenant parmi eux avec douceur, s’installant au flanc de la jeune femme, elle souffla. « Peut-être pourrions-nous laisser son Altesse prendre mesure de tes propos et y aller ? Je souhaiterais rentrer, je pense que la chose est compréhensible. »

La dignité de sa jeune sœur la touche, Leonie se sent un peu traîtresse, elle n’a rien promis et elle se battrait pour faire accepter sa sœur, quitte à disparaître. Les sœurs se redressent, Leonie n’a pas réellement envie de partir, mais elle reste une demoiselle digne de ce nom, elle ne saurait faire autrement qu’accompagner sa sœur qui vient tout de même de prendre un sacré affront. Mais une fois éloignées de la demeure, dans leur fiacre, sa cadette souffle.

« Ne t’en fait pas, Leo, j’ai quelque chose à te dire… »

[A suivre....]


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