Leonie de Marzac
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Leonie de Marzac
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le Mer 1 Avr 2020 - 17:35
Eugénie a beaucoup ri aujourd’hui, observant sa sœur se préparer, vérifier, ajuster. Il lui a fallu du temps, avant de choisir, cette robe blanche, elle est parfaite pour l’été, convenable pour sortir et facile à accessoiriser. Un canotier par exemple et une ombrelle, tous deux assortis, elle a des allures de jeunes filles, alors qu’elle n’en est plus une. Plus du tout. Leonie n’a pas beaucoup rit, pestant, jetant sur sa cadette des coussins qui passaient par là, jusqu’à partir à l’heure de son rendez-vous.

C’est dimanche aujourd’hui, il fait beau, c’est l’été. Par lettre, elle a convenu avec Monsieur Beauregard d’un rendez-vous sur la Jetée, un restaurant en extérieur de la cité, tout juste en face de celle-ci, de l’autre côté de la rive. C’est un bel endroit, les nobles viennent y passer parfois un peu de temps, quelques dignitaires aussi, les dames dans des maillots de corps convenable, comme ces messieurs. Leonie n’a pas pris de maillot de corps, quelle idée, elle n’oserait jamais se présenter ainsi pour parler d’affaire sérieuse, mais elle prise de boire un café en observant la Mer et au lointain la cité. Un décorum magnifique, couvert par la poésie de la mer, du soleil et des animaux marins. Le rendez-vous est pour onze heure, comme elle sait qu’il faut un peu de temps pour traversée, elle a spontanément proposer de se retrouver à l’embarcadère du Wharpz, pour traverser ensemble.

Elle s’y trouve. Le souffle court. Le cœur gros. Elle cherche du regard la silhouette, elle a laissé son carrosse au port, puisqu’il n’y en a pas besoin, le navire dépose à la proximité de Whorse qui amène jusqu’à la Jetée. Leonie observe, un peu l’horizon, elle tourne parfois sur elle-même, cherche du regard le Prince, et quant elle l’aperçoit, elle ne peut s’empêcher de lever sa main pour montrer qu’elle est là. face à son attitude déplacée, elle fait de gros yeux amusée, sa réaction surprise de son propre comportement, elle baisse sa main, rougit et finit par lui faire un grand sourire. La voilà fendant le pont, pour venir à son encontre, attendre qu’il ait passé la passerelle, une légère révérence, la voilà lui tendre sa main avec élégance.

« Votre altesse, bonjour. Je suis ravie que nous puissions passer un peu de temps ensembles pour … parler de nos affaires. Préférez-vous rester à l’air ou que nous nous installions en intérieur ? »

Leonie le rencontre pour cette histoire de mariage, elle a des choses à dire. Eugénie et elles ont beaucoup discuté, mais tout va dépendre de ce que le prince dira à propos de ce qu’elle lui a dit, avant de partir. S’il est conscient, elle lui expliquera alors, que sa cadette souhaite rentrer dans les ordres. Au sein de Meira précisément…


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Raimond Beauregard
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Raimond Beauregard
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le Mer 1 Avr 2020 - 21:04
Notre dernière rencontre s’était conclue sur beaucoup de choses dites, d’un côté comme de l’autre… j’avais parlé à cœur ouvert. C’était certain, mais d’un autre côté, c’était nécessaire. Et ce niveau rendez-vous promettait d’être particulièrement délicieux. Parce que cette fois, elle ne serait pas un chaperon, cette fois, elle aurait toute mon attention. Cette fois, nous ne serions que tous les deux. Et pour l’occasion, j’avais choisi d’être sur mon trente et un, dans une coupe taillée au style militaire lie de vin. Parfaitement ajusté. Oh, le lieu de rendez-vous était pittoresque, mais sa charmante lettre, écrite de sa gracieuse main, m’avait fait céder sur ce point, que vouliez-vous. Je lui fis un sourire entendu avant de finalement regarder la jeune femme déjà présente sur les lieux alors que j’arrivais. Les lieux, près de la jetée, permettaient une vue sur la mer. Il faisait chaud, il faisait beau, alors forcément, il y avait un peu de monde. C’était normal.
Je prenais la passerelle pour la rejoindre sur le pont et je lui fis une légère inclinaison du buste, par politesse avant de prendre sa main et la baiser, courtoisement.

« Madame de Marzac… vous voir est un plaisir que je ne saurai dissimuler. Vous êtes rayonnantes comme à votre habitude semble-t-il. Et votre mise est somptueuse. »

Je lui fis un sourire avant de finalement regarder les lieux.

« Ma foi, rien de bien secret ne va être discuté à ma connaissance, alors pourquoi ne pas profiter de la chaleur, du soleil, et de l’air marin ? »

Oui, voilà, c’était simple, non , je regardais la jeune femme et je lui souris avant de finalement l’inviter à s’asseoir, lui tirant une chaise pour qu’elle puisse arranger ses jupes en s’installant. Puis je m’installais en face. J’avais le sourire aux lèvres, juste pour le principe d’être avec elle, et ce, malgré le côté intrigant de cette rencontre. D’ailleurs je fus celui qui rompis le silence le premier.

« Suite à notre dernière rencontre, j’ai beaucoup pensé à vos paroles, et vos mots m’ont ouvert les yeux sur certaines choses. Vous avez raison, vous ne sauriez en rien vous cantonner au rôle d’épouse. Vous êtes trop importante et vous avez de trop grandes tâches pour vous dédier à ce rôle, et c’est quelque chose que je ne peux vous demander. Toutefois, je maintiendrai mon offre. »

J’avais dit cela d’un ton clame, mesuré, posé même. Parce que j’étais sérieux.

« Mes excuses à votre sœur, mais si union il doit y avoir, ce sera avec vous. Ou du moins, c’est ce que j’aimerai. Et puis, je ne vois pas de problème à ce que vous ayez à gérer vos propres affaires. Au fond, qui voudrait d’une épouse fade et perpétuellement effacée. Vous connaissez ma lignée, vous connaissez le passé glorieux de ma famille, et vous savez très bien qu’il ne saurait être question de m’entourer de personnes effacées. Et j’aime ce qui se dégage de vous ! »


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Leonie de Marzac
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Leonie de Marzac
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le Jeu 2 Avr 2020 - 12:52
Leonie de Marzac le trouve élégant. Ses cheveux blonds contrastent parfaitement avec la couleur de son costume, peut-être se sent elle un peu trop « quelconque » dans le choix de sa propre tenue, mais Leonie n’aime pas les apparats exagérés, elle laisse ces choses à l’Impératrice ou à d’autre. Ce n’est tout simplement pas son style. Les clients de la banque préfèrent tant la tenue presque sans artifice, qu’elle a du laisser les coquetteries de côté pour se concentrer sur les détails discrets de l’élégance bancaire. Elle a un frisson au baise main, le regardant des yeux clairs pétillant. Un bon observateur pourrait mettre en avant l’éclat qui se pose maintenant sur ses traits alors qu’elle le voit.

« Vous avez raison votre altesse, profitons. »

Ils s’installent à une table en fer forgé, finement travaillé où le grand parasol permet à Leonie de fermer son ombrelle. La vue sur la mer est magnifique, le ressac si proche vient faire son chant mélodieux à l’oreille de la demoiselle en compagnie d’un cri de volatile typique. Une mouette flotte pas si loin, et disparait de son champs de vision.
Son cœur manque un battement, mais elle garde son sourire, pendant les premiers instants de ses paroles, elle croit qu’il a réalisé qu’effectivement, elle n’est pas faite pour être son épouse, mais perdre son sourire n’est pas possible. Pourtant elle a promis à sa cadette…il maintient son offre. Son souffle repars.

Leonie prends ses paroles avec élégance,ses joues rosissent mais elle inspire et dépose ses pupilles sur le prince.

« Votre altesse. Avant toutes choses, je me dois de vous indiquer que ma sœur m’a fait part de quelques vœux qui devraient, vous plaire au final. En effet, elle m’a avoué désirer rentrer dans les ordres, mais qu’elle taisait ce détail pour ne pas chagriner sa grande sœur qui ne pense jamais qu’à la mariée et lui faire une belle vie alors qu’elle n’est pas aussi douée en affaire ou autre. Oh ces propos ne sont pas de moi, les sœurs… »

Dit-elle comme s’il pouvait comprendre. Il peut, il a une sœur, elle le sait. En tous les cas, la jeune femme continue.

« Quoi qu’il en soit, la main de ma sœur n’entre effectivement plus en jeu. Je ne vais pas vous dire que pour ses raisons là, j’accepte de prendre sa place car je trouve que cela sonne tristement. Comme si à défaut, simplement pour honorer quelques paroles échangées,… ce qui n’est pas la vérité. J’ai toujours pensé que je finirais sans mari, manque de temps, impossibilité dans mon agenda, etc etc…les aléas d’une vie de responsabilité. Hors depuis que je vous ai rencontré, je réfléchis et je réalise que je me suis probablement largement trompée. »

Leonie ne dit pas oui, elle ne dit pas non, mais ses propos signifient qu’elle ne dira pas non. Bien au contraire, prenant un rien plus d’assurance, la jeune femme n’a pas envie de traiter cela comme elle traiterait une négociation, mais elle se sent plus à l’aise en gardant ses habitudes coutumières.

« De ce fait, je peux tout à fait répondre favorablement à votre demande, et vous autorise à me faire la cour, comme il est de rigueur votre altesse et vous promet ma main.»

Cela fait étrange à Leonie de dire ses mots, elle sait les nombreuses dispositions qu’elle devrait prendre et discuter, il est lucide sur ses affaires, elle ne veut pas passer à côté de lui. Cela fait étrange à Leonie car elle a toujours pensé les choses différement, mais son frère est marié, sa sœur rentre sous l’autorité divine, elle n’a la responsabilité de plus personne…et…même si elle reste Matriarche de sa famille, elle n’a pas de raison valable à refuser ce mariage. Envolée les certitudes passée, bonjour nouvelle aventure !


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Raimond Beauregard
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Raimond Beauregard
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le Sam 11 Avr 2020 - 14:03
Nous nous installâmes donc au grand air, à des tables de fer forgé élégamment ouvragée. Je lui fis un sourire avant de finalement la laisser prendre la parole. Elle était toujours aussi délicieusement solaire. Je la dévorais des yeux avant de me reprendre. Difficile de ne pas la regarder et difficile de ne pas l’admirer. Mais je prenais sur moi pour détourner le regard pour ne pas me montrer irrespectueux vis-à-vis d’elle. je lui fis un sourire entendu avant de finalement l’écouter parler. Non, je ne buvais pas ses paroles mais j’aimais sa voix. Elle était douce et chaude comme une brise marine estivale. Un peu comme celle qui me chauffait légèrement le visage depuis les falaises de Tercorail.

Ses propos me réjouirent. Parce que je comprenais d’ores et déjà où elle souhaitait en venir, et peut être le vit-elle, mais cette idée me fit monter un sourire jusqu’aux oreilles de ravissement. Je restais sans rien dire avant de finalement l’entendre présenter ses conclusions. Et alors qu’elle concluait, je faisais preuve d’un peu de théâtralité. Cela faisait du bien de se montrer un peu expansif parfois. Aussi, je me levais pour faire le tour de sa table pour m’approcher d’elle. Alors, je posais un genou en terre et je venais voler sa main pour un déposer un baiser un rien trop appuyé. Mais c’était sans importance.

« Vous me ravissez, mademoiselle de Marzac. Mais puis-je alors, d’entrée de jeu, vous demander une faveur ? Celle de m’appeler Raimond. S’il vous plait. »

C’était simple comme demande et cela nouait une certaine proximité, non ? Après tout, entre fiancés, ce n’était pas complètement absurde, n’est-ce pas ? Je restais sans rien dire avant de finalement me redresser et retourner m’installer à ma table, hélant d’un geste impérieux un des membres du personnel pour qu’il nous apporte de quoi nous désaltérer.

« Je crains alors qu’il soit de mise de nous revoir vite. Que je puisse orner votre doigt délicat d’une bague de fiançailles. Toutefois, en attendant, me permettrez-vous de vous confier ceci ? »

Je portais la main à ma nuque pour détacher une petite chaine d’argent et j’en défaisais doucement le fermoir. C’était un objet que je portais en permanence sur moi, et pour cause il s’agissait d’un anneau sigillaire qui pendait à cette chaine. Doucement, je vins prendre sa main pour délicatement déposer le tout dans sa main, et, d’une douce pression, refermer ses doigts dessus, comme pour la forcer à accepter.

« Prenez ceci comme un engagement, si vous y consentez. »


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Leonie de Marzac
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Leonie de Marzac
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le Lun 27 Avr 2020 - 21:25
Bien sûr que Leonie remarquait les regards de Raimond, et étrangement, elle se sentait…heureuse. Comme si c’était valorisant d’être ainsi dévorer du regard. Enfin, non, mais…si tout de même. Elle se sentait comme une adolescente en pleine émoi, ce qui n’était pas si erroné que cela ! Elle parla donc, en faisant de grands efforts pour paraitre des plus courtoises, digne et professionnelle qui soit. Elle ne pouvait décemment pas avoir des airs de jouvencelle aux abois ! Même s’il la regardait comme il le faisait. A mesure qu’elle faisait l’annonce des choses, elle le voyait s’enjouer, ce n’était pas bien, enfin, si, mais quand même, elle allait rougir comme ce n’était pas possible !

Oh par les Dieux, elle le vit se lever et elle papillonna des cils. Surprise, Leonie le dévisage, non pas horrifiée mais…elle ne sut que faire et elle devint aussi rouge qu’il fut possible de l’être, en le voyant poser un genou au sol. Jamais elle ne s’était sentie désireuse de ce genre de chose, mais il le faisait et c’était … pfiou. Y avait-il des mots pour traduire ce ressenti soudain, qui venait la posséder alors qu’elle le laissait faire, les joues rouges, le cœur battant. On les regardait, mais était-ce bien important ? Elle s’en fichait totalement et ce baiser sur le revers de sa main…indécent.

« D’accord, mais uniquement si vous m’appelez Leonie je vous prie… »

Qu’osait-elle dire ? Leonie était folle ! Mais elle l’avait dit, avec une émotion énorme au cœur, et avec une audace ! Mais ce beau sourire qui venait sur ses lippes et faisait rayonner ses yeux et son visage. Elle avait osé, c’était terrible, mais elle ne s’en voulait pas, elle en avait envie. Et ce n’était pas si indécent, il était désormais son promis, non ?
Son promis…c’était…

Il ne lui laissa pas le temps de refuser ou d’accepter alors qu’il déposait un bijou dans sa main, Leonie eut un air amusée et secoua la tête.

« Raimond… » Son prénom sortit de ses lèvres si naturellement, comme si elle l’avait toujours prononcé. « Me laissez-vous réellement le choix ? Hum ? » Se permettait-elle de le taquiner ? Totalement ! Elle lui fit un sourire qui illumina ses pupilles d’une lueur pétillante et elle pouffa délicieusement, avant d’attraper sa main et de lui remettre l’objet à l’intérieur. « Aidez-moi à la mettre, s’il vous plait, je garderais le tout jusqu’à ce que nous nous revoyons. Et puisque nous sommes désormais fiancés, engagés, peut-être pouvons-nous aussi concevoir de passer du temps ensemble comme il se doit et comme il est convenable. Un dîner entre nos familles, ce genre de chose, j’aimerais … je ne vais pas vous le cacher, j’aimerais passer beaucoup de temps avec vous pour vous découvrir, autant que nos emplois du temps nous le permettent et dans le cadre conventionnel de nos fiançailles. De toutes façons…nous allons devoir passer du temps ensemble, décider d’une date de mariage entre autre et discuter de nos envies pour la cérémonie. Non ? Oh pardon, je m’avance et je pépie dans tous les sens… »

Elle rougit et cacha pudiquement son sourire derrière sa main, amusée.


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Raimond Beauregard
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Raimond Beauregard
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le Mer 20 Mai 2020 - 22:34
Je souris à Leonie. Entendre de sa bouche que je pouvais la courtiser était un véritable régal, bien sûr, et l’entendre parler aussi. C’était pour cette raison que j’avais demandé à ce qu’elle m’appelle Raimond. C’était peut être un peu osé, mais bon, c’était plus fort que moi, tout simplement. Je la regardais, ainsi, un genou en terre devant elle… je restais interdit un moment avant de finalement prononcer son prénom. A mi-voix comme un secret qui nous était réserver à tous les deux. La musique de son nom me charmait complètement. Je souris et je le répétais, guère plus fort, avant de lui faire don de cette chevalière ornée du sceau, non des Beauregard, mais des Deux-Cimes… un symbole fort, n’est-ce pas ?

« Bien sur que non, je ne vous laisse pas le choix, Leonie. Sinon, où serait le plaisir ? »

Je souris et j’admirais son visage solaire qui révélait toute la beauté de la situation. j’aimais lui avoir offert ce petit cadeau, qui était bien maigre. Je lui souris et je la laissais découvrir sa gorge et je passais mes mains, tenant la chainette, autour de son cou gracile, me permettant ainsi de m’approcher d’elle en toute impudence. Et pendant ce temps, elle parlait, elle projetait, et j’aimais l’entendre ainsi même quand c’était presque au creux de mon oreille qu’elle parlait, grâce à cette proximité que je fis durer autant de temps qu’il était raisonnable. Puis je m’écartais et je reprenais ma place, continuant à l’écouter parler.

« Moi aussi j’aimerais passer plus de temps à vos côtés avant d’y passer ma vie. Un diner serait une merveilleuse idée. Mon père ne saurait se déplacer pour le moment, c’est la période des vendanges… et il a des obligations seigneuriales, mais je serais ravi de vous présenter ma jeune sœur autour d’un diner, si vous y consentez. Et peut-être pourrions-nous planifier des rencontres de promenade, par exemple ? Oui, il y a beaucoup de choses prévoir, mais j’ai hâte de les préparer en votre compagnie. »

Je souris et je rajoutais.

« Mais vous ne couperez pas à la beauté d’un mariage princier…. Bientôt vous serez la princesse Leonie Deux-Cimes après tout… »

J’étais heureux et la combinaison sonnait bien, trouvais-je.
Le petit médaillon d’argent qu’était devenu l’anneau sigillaire pendait sous sa gorge délicatement, sur le tissu de sa robe blanche. Et je replongeais dans ses yeux en lui demandant.

« Me feriez-vous l’honneur et le plaisir de vous joindre à moi. J’aurai voulu attendre une rencontre plus conventionnelle, mais il y a un présent qui ne saurait attendre et un passage à ma demeure suffirait à vous l’offrir. »

Je n’avais pas besoin de préciser en tout bien tout honneur. Cela allait de soi.


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le Ven 22 Mai 2020 - 21:34
Un homme allait la courtiser, elle l’autorisait et …oh, si elle ne voulait pas paraître si sûre, elle rougirait ! Ses pommettes la trahirent légèrement, mais son sourire et son air rayonnant, sa façon solaire d’être là, le tout la rendait terriblement charmante. L’appeler Raimond, c’était tellement…intime ! Elle n’avait jamais appelé un homme, autre qu’un membre de sa famille, par son prénom. Mais que faisait-elle !? Elle qui n’avait jamais cru pouvoir épouser qui que ce soit !

L’entendre dire son prénom, elle entendit son cœur frapper dans sa poitrine, elle adorait, un homme et pas n’importe lequel, l’appelait par son prénom, si intimement ! Elle avait envie de l’entraîner dans une cavalcade de bonheur, une sorte de course sans sens de joie, mais elle se tenait si sage, que le pétillement dans son regard était la seule chose qui trahissait son état. Ses yeux flamboyaient de petite lueur radieuse.

Le cadeau lui suffisait, il n’avait pas idée et elle lui demanda de lui glisser au cou. C’était là encore, la première fois qu’un homme ferait ce geste, il lui parut indécent, étrangement érotique, mais elle n’osait clairement pas attribuer ces mots à tout cela, c’était inconvenant, même en pensée. La jolie jeune femme retint un peu son souffle quand il fut proche d’elle…

« Alors faisons ainsi, prévoyons ! »

Oh, elle en avait trop envie pour tergiverser, passer du temps, découvrir Raimond, ce qu’il aimait, ce qui lui plaisait de faire, elle ne pouvait consentir à perdre ce temps qui lui permettrait de le connaître un peu plus.

« Oh…oui… » Dit-elle un rien réticente. « En parlant de cela, même si au quotidien porter votre nom me sera un délice, je ne pourrais, à la banque, me faire nommer ainsi. Il faut…il serait de bon ton, que je puisse garder mon nom ou en tous cas, réunir nos noms, je…c’est une exigence familiale, en quelques sortes et je…oh j’espère que ça ne vous déplait pas. »

Elle ne pourrait déroger à cela, un instant, elle craint horriblement de le vexer, elle était sous cette contrainte, comme il faudrait, établir un contrat de mariage. Ce qui pouvait, évidemment, apporter quelques mauvaises choses dans une relation, mais…enfin, il avait été compréhensif déjà, et…malheureusement, il y avait des éléments complexes. Son cœur fut triste à l’idée que cela le fâche, mais elle ne pourrait déroger à ce genre de chose, c’était obligatoire. Voilà aussi pourquoi elle n’avait jamais voulu se marier…

« Maintenant ? » Se surprit-elle à demander. « Nous n’avons…pas même enfin peu importe. J’ai une idée, retournons chez vous, car je suis horriblement curieuse maintenant et nous pourrons déjeuner quelque chose de léger à votre demeure ? Si vous le voulez bien ! Oh, nous passerons probablement devant le marché,ou à proximité, envoyons un domestique nous récupérer quelques fruits de saison…des raisins et des framboises et dégustons les chez vous avec un verre de vin, en discutant…non ? »

Sa proposition pouvait paraître déplacé, mais, ce n’était pas le cas ! Leonie ne pensait absolument à rien de mal, ils devaient se parler, se connaître, c’était intime certe, mais ce n’était pas SI intime ! Pas pour elle en tous les cas !



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Raimond Beauregard
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le Sam 23 Mai 2020 - 0:06
J’étais heureux, tout simplement. Et cette lueur dans ses yeux… cela me faisait complètement fondre… je lui souris et je la regardais, ou plutôt, je l’admirais. Beaucoup de choses à prévoir, mais je prenais d’ores et déjà plaisir à l’idée de passer ce temps ensemble. Le plus compliqué serait d’arrêter une date. Cela allait de soi. Mais la priorité était de connaitre nos familles respectives. Je comptais écrire une lettre à mon père en priorité pour le tenir au courant, une lettre courte et ferme l’informant de ma décision et en joignant un « état de service » de ma fiancée. Oh, je savais qu’il n’en aurait que peu à faire, seulement retenu dans cette histoire à cause de son propre contrat de mariage et de l’obligation d’un parent vis-à-vis de son enfant. Je lui fis un sourire tendre à celle que je pouvais appeler ma fiancée.
Je joindrais une photographie d’elle aussi, peut-être… oui, j’aimais bien l’idée, même si cela ferait un peu « trop ».

« Je propose déjà de nous « bloquer » une sorte de routine hebdomadaire pour passer du temps ensemble, par exemple, que diriez-vous qu’au moins tous les jeudis, nous nous retrouvions pour marcher, deviser, ou gouter ensemble ? Ou toute autre activité bienséante sous l’œil bienveillant d’un chaperon qui pourrait nous permettre de bien plus nous connaitre. »

Je souris, et nous ne vînmes à un sujet plus délicat et sans doute me vit-elle me raidir sur le sujet. je ne supporterais pas que mon épouse fasse montre d’un nom autre que celui que je lui donnerai par mariage. Cela me semblait… déplacé…

« Je préfère que les moments que nous passions soit agréables alors puis-je vous demander d’oublier ce détail pour le moment, s’il vous plait ? »

Oui, je ne voulais pas que nous gâchions ce moment. Mais cela me déplaisait beaucoup. Alors je préférais encore que nous n’en parlions pas aujourd’hui. Pas alors que les choses se montraient sur un jour aussi favorable… à quoi s’attendait-elle alors ? Que je prenne son nom pour ne pas indisposer sa famille ? La bonne blague… qu’elle prenne noms et titres, ce serait la base la plus évidente et la plus absolue. Et je me sentais un peu… un peu déçu. Serait-ce un mariage de façade ? J’avais peur d’avoir un peu trop espéré… enfin au moins, cela avait le mérite. Enfin bref. peu importait ! Je retrouvais le sourire à sa simple vue.

« Cette proposition semble bien agréable en effet… d’autant que, à ma connaissance, ma domesticité sait préparer e un tour de main des amuse-gueules et bouchées à base de poisson péché le jour même et de fruits de mer. Nous pourrions profiter un peu par la suite pour le raisin et les framboises. Quant au vin… disons que j’en fais mon affaire ! Nous enverrons les domestiques sitôt arrivés si cela vous convient. »

Je lui souris et me levais avant de faire le tour pour venir lui proposer mon bras galamment pour rejoindre mon fiacre qui nous ramenait chez moi assez vite, malgré la distance. Et la conversation ne cessa pas. Je lui parlais de ma petite sœur, elle me parlait de sa famille, et quand nous arrivions je la guidais, à mon bras, dans le petit jardin ou nous avions eu la joie de nous rencontrer. Puis, je m’absentais un instant pour revenir avec deux petits coffrets que personne n’aurait touché sauf moi. Puis, doucement, je les ouvrais devant elle. le premier contenait un lourd collier de plaques, de rubis, d’émeraude, et de chainettes aux rubis magnifiques et la deuxième, deux magnifiques épingles à cheveux d’or et de rubis . Je la laissais admirer.

« Ce sont des objets qui étaient destinés, en temps utile, à ma fiancée. Les épingles à cheveux appartenaient à l’ancienne lignée régnante, déjà, quant au collier… disons que c’est un peu spécial. Je vous prie d’accepter mon explication avec beaucoup de recul. Il s’agit d’un cadeau de fiançailles qui remonte au temps où le duché de Lornell était encore indépendant. Pour symboliser l’engagement de la fiancée à se dévouer à son époux, il était de tradition qu’elle porte depuis le jour de ses fiançailles jusqu’à sa nuit de noce. Le nom était collier d’esclavage. Bien sûr, si le nom est resté, il ne s’agit désormais juste que d’un cadeau traditionnel. Ma mère l’a reçu de son fiancé le jour où ils furent fiancés. Il est trop lourd et trop ostentatoire pour être porté en public, je me doute… et je ne vous demande certainement pas de le faire, mais c’est un cadeau de fiançailles traditionnelles eskrois.et symbolique. »

Oui, voilà. Il ne s’agissait donc plus vraiment d’un collier d’esclavage. Seul le nom était resté. J’espérais qu’elle ne prendrait pas mal cela…

« Et j’aimerai que nos familles soient réunies quand je glisserai à votre annulaire la bague de fiançailles, si cela vous convient. Peut être pourrions nous faire cela la semaine prochaine, à l’occasion de ce diner dont nous parlions ? »

Je souris, déjà, on nous apportait une bouteille de don. Un Don rosé, léger et fruité. Un Don pour femme, comme on le disait. Mais je supposais qu’il avait été choisi pour elle.

« J’espère que tout cela vous plait, au moins ? »


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Leonie de Marzac
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le Jeu 11 Juin 2020 - 21:31
Leonie était une jouvencelle qui éprouvait des sentiments pour un homme pour la première fois. Elle l’observait comme il l’observait et ils étaient alors, deux oiseaux en train de sagement roucouler. Elle ne perdait point son sourire et son émoi. Elle devrait informer les oncles et les tantes qui viendraient désapprouver, forcément, de par son nom et sa lignée, mais la promesse d’un contrat de mariage pourrait tout changer, surtout examiner par les bons soins des avocats de la famille. Tout cela allait être si compliqué, mais elle n’avait pas peur de son choix, elle l’assumait en quelques sortes, plus qu’elle ne l’aurait cru !

« Je pense que c’est une excellente idée, je peux prévoir mes jeudis pour un instant, un chaperon…cela me fait étrange. Non que je ne veuilles pas, mais…je suis le cheffe de la famille, enfin… »

Elle balaya sa pensée d’un geste de la main, cela lui faisait tout bizarre cette idée, un chaperon, c’était le rôle des parents de faire cela et elle n’avait aucun parent proche ici pour l’exiger. Elle rougit un peu, il allait croire qu’elle ne voulait pas être surveillée comme une jeune fille doit l’être, mais elle n’était plus « une jeune fille » elle avait tout de même 30 ans, ce qui n’était pas rien. Comme elle s’en douta, il n’apprécia guère les exigences de nom, Leonie lui fit un sourire désolé, il savait combien la choisir allait être délicat et elle ne pouvait tout lui imposer mais il y avait des éléments qui resteraient obligatoirement, parce que c’était au-delà de ses propres possibilités. Si elle devait choisir entre cœur et raison, raison serait plus forte !

« Bien entendu, je le peux. »

Fit-elle avec simplicité. Elle n’en parlerait plus pour l’instant, ils y reviendraient forcément. Elle fut chagrine un instant mais fit l’effort de ne pas y penser, une petite graine germa dans son esprit, une graine d’inquiétude : et si tout cela n’était qu’une mauvaise idée et qu’ils se laissaient emporter par une étrange fièvre insensée ? Oh et si c’était cela ?

« Tout cela a l’air fort charmant ce sera merveilleux, surtout en votre compagnie ! » La preuve était encore là que le chaperon…n’était pas nécessaire ! Elle était adulte après tout ! Et…enfin. Leonie se saisit de son bras sans faire de détour et se de se retrouver seule en sa compagnie, ce fut fort agréable, elle l’écouta parler de sa sœur, elle parla de la sienne, de son frère aussi et puis ils arrivèrent. Son cœur n’arrêtait pas de battre la chamade dans une sourde cavalcade et ses joues rougies étaient agitées d’émotions et de bonheur, tout simplement.

Dans la courte solitude du jardin, Leonie reprit son souffle et essuya sa main gauche qui était toute moite. Quand elle était « stressée » ou sujette à une forte émotion, sa main coté cœur devenait moite, ce n’était pas très féminin, elle sortit un mouchoir, histoire de et le rangea, observant les alentours dans un silence calme, observant toutes les fleurs qui pouvaient apparaitre sous ses yeux, quand il revint, elle ne vit que lui. Et les boites. Elle ne fit pas l’impatiente mais elle ne cacha pas sa curiosité. Toutefois quand il présenta les objets, Leonie resta perplexe et au fur et à mesure de la présentation, elle se sentit envahit d’une profonde tristesse. Mais elle se retint, resta droite, rayonnante et douce, un sourire léger et hésitant sur les lippes.

« Puis-je vous demander si la symbolique de l’esclave d’épouse est ce que vous désirez me transmettre ? j’ai conscience de la coutume votre altesse mais réalisez vous la portée d’un tel présent et sa lourdeur, autant symbolique que réel je suppose. » Elle se pencha vers l’objet sans vouloir le toucher, mais en relevant ses yeux vers lui, il n’y avait nulle offense, nulle sentiment négatif, elle l’observait avec une folle tendresse qui faisait pétiller ses pupilles. « L’ambrosienne en moi dévisage ce présent avec une infinie tristesse car elle a à l’esprit de ne point offenser son futur époux eskrois, mais je ne taierais pas, le sentiment étrange en moi, que cela fait naître. Je n’aimerais pas, si fille nous avons, qu’on lui offre cela, ni que notre fils offre cela à son épouse, mais je n’ai rien de plus à dire. Je saisis votre intention et elle me touche, mais dans sa symbolique passée, elle provoque aussi une infinie tristesse, c’est étrange. »

Elle eut un sourire sincère et délicat, il pouvait mal le prendre, elle n’en aurait aucun ombrage, elle se livrait avec sincérité, bien entendu, elle acceptait, mais cela ne signifiait pas qu’elle le porterait ou qu’elle en ferait grand-chose. Voilà une chose qu’elle laisserait volontiers Ambroise Lampré voler tient...

« C’est une excellente idée, la semaine prochaine. » Elle était perplexe et touchée par les présents, perturbée un rien par la symbolique, il ne le réalisait probablement pas. Et elle comprenait tout à fait la valeur de la coutume, du présent mais pfiou, c’était lourd tout de même de préserver telle tradition. Elle papillonna des yeux et sortit de sa pensée quand il lui demanda si tout cela lui plaisait. Elle ne savait pas trop ce qu’il voulait dire. « Oh oui, le vin est excellent ! »

Oui bon, elle était un peu perturbée, et répondit probablement à coté. Leonie réalisait qu’elle faisait une bétise, enfin, non, il suffisait qu’elle le regarde pour rougir et avoir le regard pétillant, mais le reste refroidissait son esprit de raison. Après tout, si elle devait imposer des choses, il pouvait lui offrir cet horrible collier , elle prit doucement le vin pour en boire à nouveau légèrement et déposa le verre pour, en signe de politesse, prendre les épingles à cheveux et les glisser dans sa coiffure avec élégance.

« Et ces épingles, au-delà d’être de votre famille, ont-elles une histoire ? »

Ne pas parler du collier était une excellente chose, ou en tous cas, guère plus. Enfin, quand on se mariait, il fallait accepter les éléments de l’autre, mais était-ce un mariage de sentiment ? Serait-elle un joli trophée ? Elle espérait que non, mais ce collier avait fait germer la graine de la raison, plantée plus tôt.


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Raimond Beauregard
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le Mer 24 Juin 2020 - 21:38

« Allons, le chaperon est pour le décor ! Pour convenir aux usages. »

C’était aussi simple que cela, mais passons, j’étais heureux de passer les jeudis en sa compagnie. C’en était presque à envisager de voir venir une semaine des quatre jeudis. Mais passons, le jeu de mot était stupide et dénué de toute forme de spiritualité, donc je ne le précisais pas, mais c’était pour vous donner une petite idée de mon enthousiasme. Je l’avais amené chez moi, sur ces entrefaites et, dehors, sous le beau soleil automnal, je lui avais sorti deux présents qui étaient des trésors familiaux. Mais ces trésors familiaux amenèrent de la perplexité. Je comprenais qu’elle s’attendait sans doute à des cadeaux plus conventionnels. Je me disais que j’avais peut être fait mal les choses et cela me désolé bien plus que quand elle parla. D’une certaine manière je soupirais de soulagement.

« Vous me rassurez, votre grâce, j’ai craint quelques instants… ce n’est que la symbolique qui vous déplait donc ? J’ai craint que vous n’ayez pas aimé que je vous fasse de tels présents dès maintenant… vous me voyez heureux qu’il ne soit qu’une question de symbolique. »

J’avais écouté ses explications, et sincèrement, une autre m’aurait dit cela, j’aurai sans doute mal réagi… mais venant de La duchesse de Marzac… eh bien je ne savais pas… sa tristesse me semblait compréhensible et je fis le tour de la petite table ». je prenais sa main, doucement, et j’y déposais un baiser prudent et chaste avant de plonger mes yeux dans les yeux. J’en frissonnais mais je ne lâchais pas sa main.

« Votre tristesse me touche, Ma Dame… et je ne souhaite en rien vous affliger, même avec un objet dont la symbolique vous déplait à ce point. Si je tenais à vous les offrir, c’est pour la symbolique de la trahissions. Les épouses, dans ma famille, possèdent – et non portent, soyons sérieux, c’est importable, trop lourd, trop ostentatoire pour nous jours – ce collier. Elles l’ont toute portée. Voilà tout. Toutefois, je comprends votre désir de ne pas accabler quelqu’un avec cette symbolique. Aussi… aussi s’il vous déplait tant que cela, fondez-le ! »

Je ricanais ouvertement mais plus pour moi-même que pour me moquer. Je n’avais aucune raison de me moquer de son refus…

« De toute façon, ma mère n’est plus là pour me mettre une taloche pour avoir dit ça, ou pour l’avoir même pensé. »

Oui, c’était un peu ça, ma mère… je restais sans rien dire avant de revenir sur cette idée.

« Ce collier peut très bien être fondu… et de ce qui sera obtenu, vous pourriez peut être obtenir un bijou plus à votre gout ? Un bijou qui nous symbolise davantage, peut être… Comme une série de broches, ou un pendentif et des bagues ? Sincèrement, je crois qu’avec tout l’or et toutes les pierreries de ce collier, vous pourriez-vous faire de nouveaux bijoux pour tous les jours de la semaine… a moins que vous ne me laissiez m’en charger, peut-être ? Une manière de vous offrir un cadeau qui sera plus personnel, Et si quelqu’un porte le blâme, dans l’au-delà, de cette histoire, auprès de ma mère, autant que ce soit moi… »

Je souris. Oui, dans la mort, ma mère devait être une harpie. Père avait toujours eu du mal à s’entendre avec elle et selon lui, elle trouverait un moyen de lui pourrir l’existence quand bien même elle serait décédée. Enfin bref. je souris. Avec moi, elle n’avait pas été si pénible que cela. Mais j’étais l’enfant chéri… donc forcément…

« Concernant les épingles, ce sont surtout les préférées de ma mère de son vivant… et étant donné le caractère , la force, et la volonté qu’elle avait… eh bien même si vous ne manquez d’aucune de ces qualités, j’aime bien, sans doute, l’idée que par cette transmission, ce soit une manière de vous transmettre aussi ses propres valeurs. Mais cette symbolique est plus personnelle. Ces épingles à cheveux remontent, de ce que disait ma mère, au temps où ma famille régnait. Et c’est la pièce que nous avons toujours gardée près de nous, comme un rappel de là d’où nous venons. D’ailleurs, si vous regardez de plus près, il y a une inscription presque effacée. C’est un message. Il avait été offert à mon aïeule par un soupirant et la légende raconte que ce serait quelque vers d’un poème qu’elle affectionnait particulièrement. »

Je souris et je disais alors.

« Il faudra que je vous parle de ma mère… c’était une femme incroyable. Sèche et sévère, clairement mal commode, mais si admirable… elle a été la source de beaucoup de joie pour moi… et de beaucoup de cheveux blancs pour mon père… je me demande si elle aurait aimé nos fiançailles… je pense que oui. Elle savait reconnaitre les belles personnes… même si, entre nous soit dit… j’aurai sans doute été corrigé, adulte ou pas, pour avoir renoncé à être prétendant au titre de prince consort. Oh, je ne dis pas qu’il n’y aurait pas de frictions. Vous êtes une femme forte et je vous imagine mal plier l’échine contre une femme acariâtre et tyrannique qui agit ainsi juste parce qu’elle veut être acariâtre et tyrannique… mon père vous dirait peut être qu’elle était castratrice cela dit… enfin, ce point de vue n’engage que lui… »

Je fis un sourire avant de lui raconter une petite anecdote.

« Je me souviens, j’étais enfant alors, et j’étais avec père, mère, et ma petite sœur, en visite à la capitale… nous étions logé par notre cousin par alliance, le roi Lamwin… et je me souviens d’avoir entendu des éclats de voix braillards de mon père et du roi, et ma mère, berçant ma petite sœur a lancé une seule réplique, sèche…. J’ai vu mon père pâlir et le roi en être réduit à bredouiller…. Comme un enfant réprimandé… pourtant ce n’était pas un homme qui se laissait impressionner. »

Je gloussais en me souvenant de cela.

« Je regrette encore aujourd’hui que mes oreilles d’enfant n’aient pas entendu ce qu’elle a dit, mais je suppose que ce doit être peu mémorable. Elle n’a pas mis le roi à genoux, mais ce n’est pas passé loin… »

Voilà quel genre de femme était ma mère. Fière, hautaine, et orgueilleuse. Entre autres choses bien sûr.

« En théorie, désormais, je devrais attendre pour vous courtiser d’avoir l’accord de mon père, et demander, sans doute à un parent ou un parrain vous concernant… mais mon père sera trop heureux de ne pas avoir à se mêler de quoique ce soit, d’une part, et d’autre part, j’ignore complètement à qui m’adresser pour cela. Peut-être pourriez-vous me renseigner ? »

J’avais la gorge sèche… pas vous ?


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