Henry Wolverton
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Henry Wolverton
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le Dim 14 Juin 2020 - 20:11
L’hippodrome de Lascelle. Un lieu important et populaire qui attirait chaque jour de nombreux visiteurs aussi bien de la capitale que du reste du monde pour assistait à une frénétique course entre étalons. Pendant que ces puissantes créatures remontaient une longue piste de sable et de poussière, la foule, aussi bien composée d’hommes que de femmes, poussaient des hurlements d’exaltation. Excitaient par l’adrénaline que procurait un tel sport, heureux de voir leur champion devançait tout le monde. On pariait, on encourageait, on parler avec entrain de tel ou tel quadrupède et de son champion. Ce fut ainsi lors de chaque compétition, qu’elle soit celle d’une rencontre amicale ou pour un championnat.

Mais au milieu de la frénétique foule, une personne pouvait faire tâche. Assis dans les tribunes, ne levant pas les bras ou poussant des cris d’un animal, un homme était-là, regardant passivement le spectacle. Henry Wolverton, inventeur au service de Lady Amélia Clark et également, du propriétaire de cet hippodrome. Le génie était-il en pause et désireux de profiter d’un loisir commun ? Ce serait mal le connaitre. Pour l’inventeur, chaque jour, chaque heure était vouée à la recherche et la découverte. Et ces loisirs communs ne lui apportaient que si peu d’intérêt. Non, il n’était pas là pour se détendre mais travailler.
Henry était heureux du nouveau laboratoire offert par ses employeurs. Tel un nouveau château, l’eskrois s’y était enfermer pendant des jours afin de satisfaire les attentes des deux Grands. D’ailleurs, sa dernière invention fut si prometteuse. Depuis le prototype, son appareil était sur la bonne voie pour devenir une grande révolution. Mais il restait du chemin à faire. Wolverton vivait donc reclus dans son atelier. Cependant, à force de cogiter et expérimenter pour toujours aller plus loin, l’homme finissait par se sentir coincé, faisant presque du surplace. Pour y remédier, il fallait sortir, voir le monde à nouveau. Etudier et s’inspirer des créations de la grande conceptrice.

Voilà pourquoi il était ici, à l’hippodrome. Henry étudiait la mécanique de mouvement des chevaux. Griffonnant du mieux qu’il le pouvait, il tenta de schématiser sur des croquis l’articulation des pattes. Son carnet devenait noir avec ces traits et flèches qui partaient dans tous les sens. En plus des observations de l’inventeur, il ajouta des notes et des flèches représentant ses hypothèses de comment tourner, se plier, le niveau de force nécessaire. Tantôt il fut heureux de comprendre certains mécanismes, tantôt il fut contraint de revenir en arrière et en corriger.

Heureusement pour lui, les « Hourra » de la foule ne dérangeaient pas sa concentration. Ni même la chaleur dans ce bâtiment fermer et ce monde tout autour. Il était habitué à travailler dans des conditions difficiles. Et tant qu’il avait de quoi écrire et qu’on n’interdisait pas de réfléchir, Wolverton était heureux. De ce qu’il notait, il songea à tout ce qui pouvait être inventer dans l’avenir. Des automates plus complexes et pratiques, des machines plus rapides et solides. Imaginez qu’au lieu d’avoir un robot faisant de grand pas et se bloquant facilement avec les murs, qu’il puisse contourner avec aisance les obstacles, se montrer agile et ne trainerait pas la patte. Le genre d’invention, qui soulagerait bien l’humanité.
Valerian d'Andressy
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Valerian d'Andressy
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le Sam 4 Juil 2020 - 18:55
Il était important que je joue un peu aux course, généralement, je misais sur le mauvais cheval volontairement, histoire de, parfois un bon, aussi histoire de…entretenir le mythe du fauché et sans le sous, acteur de théatre…tout cela. Un travail épuisant, croyez-moi, mais que je faisais à la perfection, comme toujours. J’aurais aimé vous dire que j’adorais faire ce genre de chose, mais plus le temps passait, plus j’en avais assez. J’étais las, non pas d’être lampré, mais d’être d’Andressy, je n’avais plus le goût à cela mais envisager de me reconvertir, en soit porter un masque tous les jours pour changer de vie, c’était impossible, alors je continuais. Mais ce n’était plus aussi jouissif qu’auparavant.

Allons bon, je n’allais pas me plaindre d’être coincé dans mon rôle, si un jour je n’en pouvais plus, je pourrais toujours aller me perdre à Eskr ou à Raclus…mais cela m’aurait fait quitter ma chère Ambrosia et cela me peinait le cœur. enfin…

Dans la foule pleine de vie, je déambulais un rien comme une âme en peine au final ? Non ? Il est temps de cesser de me plaindre, je suis certain, sinon, cher Lecteur, que tu risques de décrocher lamentablement. Je me pavanais dans un costume blanc parfait, probablement l’un de ceux que je portais le plus souvent en public. Les dames me souriaient en minaudant derrière leurs sourires pudiques et moi, je me glissais dans la foule en me pavanant comme un coq.

Je pestais pour ma part, en observant les chevaux courir, cette fois j’allais perdre une coquète somme sur une mauvaise mise, intentionnelle, bien entendu ! Je poussais un soupir, envoyant l’air balayer et je lançais au type à coté de moi.

« Et dire qu’on m’avait promis qu’il gagnerait, regardez moi ce cheval, bon dernier ! »

Il faisait quoi cet homme par ailleurs en prenant des notes ?



Une course pour un trophé obscure [pv Valerian d'Andressy] UnGAqdE
Henry Wolverton
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Henry Wolverton
Inventeur fou
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le Mar 7 Juil 2020 - 9:20
Cet endroit était remplit de vie et donc, d’animation. On pouvait dire qu’on ne s’ennuyait pas. Pourtant, Henry avait noté un certain mécanisme de répétition. Les gens criaient presque tous à l’unisson. On voyait quelques régularités dans leur comportement qu’au final, on pouvait trouver cela monotone. Bref, on parlait du plaisir du commun des mortels, une chose dont ne comprenait pas notre ami inventeur, et qu’il n’y s’y attardait pas, peu intéresser pour le moment. Il fut plongé dans la raison de son travail. Il ne devait y être pleinement plonger, car malgré l’excitation ambiante, l’eskroi put entendre son voisin s’adressait à lui.

Sans le regarder directement, l’inventeur contempla surtout l’animal désigner par ce dernier. Le dernier qui venait de franchir la ligne d’arrivée. Contrairement à ses petits camarades, celui-ci eut droit à une grosse humiliation sous les huer et moqueries des spectateurs. Wolverton l’étudia un instant avant de prononcer son verdict.

"Ses jambes sont moins développer, et il fait de moins grandes enjambés. Mauvaise nutrition ou bien pas assez entrainer." Annonça-t-il avant de replonger dans son carnet de note.

Depuis l’ouverture de l’hippodrome, Henry étudiait la mécanique de mouvement. Il fallait croire que ses premières observations l’ont déjà bien renseigné. Pour combler son manque de connaissance, tout passait pour lui par une forme de logique lié au calcul. Calcul de temps, de proportions… Bref, toute une pagaille de chiffres qui se baladaient dans sa tête et dont seulement lui, pouvait y voir clair.

"Je ne suis pas expert en chevaux, mais rien qu’à voir son état, parié sur lui était bien risqué."

Henry ne s’y connaissait pas non plus en paris. Des gens qui spéculaient sur du vide, une impression… Bah pas pour lui. L’homme avait besoin de faits. Donc il était persuadé que si on lui demander de mettre en jeu son argent, il le ferait selon observation et étude des participants. Il ne pensait pas forcément que cet inconnu mettait en jeu sur un coup de tête, juste une constatation. Surtout si comme il le disait, avait parier selon ce qu’on lui avait dit.

A part cela, Wolverton était plutôt satisfait de son travail. Son carnet était bien griffonné, mais il arrivait aussi à y voir quelque chose de convenable au milieu de ces dessins qui se chevauchaient, avec des notes en bout de ligne noire. Il était convaincu qu’avec tout cela, il allait grandement bien avancer dans on travail. Maintenant qu’il possédait un puissant soutient financier, plus aucune limite ou presque, n’existait sur sa route.


Valerian d'Andressy
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Valerian d'Andressy
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le Jeu 30 Juil 2020 - 21:49
L’air dégouté et la mine résignée, je regardais l’animal, franchement, je n’aurais pas du parier dessus, je le savais, mais je devais perdre et que cela se voit. Enfin bon, c’était ainsi, les petits détails obligatoires de la vie d’Andressy. Je n’aimais pas spécialement les courses ceci dit, ce n’était pas folichon, mais comme je le disais, je ne faisais que faire en sorte d’être vu perdant de l’argent. L’homme à qui je parlais, involontairement bien sûr, répondit sans trop faire cas de moi. Hum…j’aimais sa réponse, un acteur fauché y aurait vu une opportunité.

« Oh…Oh je vois ! Vous vous y connaissez en cheval ? »

Etait-il un vétérinaire ou quelque chose du genre ? Il me répondit bien vite. Je fis une moue dubitative. Il avait raison, j’avais parié sur le mauvais cheval ! Sans jeux de mot ! je me relevais un peu pour m’intéresser à lui. Je présentais donc ma poigne pour le saluer !

« Comte Valérian d’Andressy ! Les dieux vous ont peut-être mis sur ma route ! Sur qui auriez-vous parier Monsieur si vous l’aviez fait ? Je suis curieux ! Peut-être pourriez-vous me donner un conseil sur la prochaine course ? »

J’escomptais « me refaire » il fallait que l’on considère que le comte déchu que j’étais soit vu avec ce mystérieux bonhomme dont je ne connaissais rien ! Il n’était pas de la cour sinon, j’aurais entendu parler de lui, mais bon, peu importait, je voyais en lui l’opportunité de parfaire mon esbrouffe et de continuer parfaitement les choses pour mon office !

« Vous avez l’air passionné par vos observations… »

Dis-je en lorgnant ses gribouillis de dessins et de note dans son carnet, étrange que tout cela, voilà que j’étais quelque peu curieux à son sujet !


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Henry Wolverton
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Henry Wolverton
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le Lun 3 Aoû 2020 - 8:49
Il était clair qu’Henry fut incapable de s’occuper d’un cheval. Si on lui en confier un et qu’on lui demandait comment faire pour qu’il soit en pleine forme, l’inventeur dirait tout simplement que l’animal a besoin d’avoir tel niveau de puissance pour courir, aucune blessure etc. Des choses simples, alors si on lui demandait d’en élever un, le pauvre se contenterait de jeter la nourriture dans son box et espérait que cela fonctionne. Non, Wolverton n’était pas un expert en chevaux.
Ceci dit, sa famille en possédait plusieurs. Les Wolverton étaient une famille de guerrier, sachant aussi bien se battre à terre que sur le dos des bêtes. Si elle n’avait connu la déchéance sur la fin, aujourd’hui elle serait réputée bien entendu. Mais Henry étant un mauvais élève, ce fut difficile de lui inculquer la culture martiale et il fallait avouer que quand il voyait les chevaux dans les écuries, il les regardait comme s’il s’agissait de monstres sortit tout droit d’une légende, et il éprouvait une certaine crainte…

L’inconnu se présenta donc, visiblement intéressé par ce que lui racontait l’eskrois. Comte Valérian d’Andressy. Sans doute que normalement, les gens s’extasiaient en entendant ce nom, reconnaissant un illustre personnage de la noblesse. Pas pour Ryan. Cet homme était un illustre inconnu pour lui. Niveau aristocratie, l’inventeur connaissait au moins la famille impériale et quelques têtes ici et là. Il n’était pas intéressé par la haute société, trouvant plus utile de se concentrer sur les gens côtoyant son milieu. Heureusement, n’étant pas un sauvage, Henry attrapa la poigne du jeune homme qu’il serra avant de lui répondre :

"Laissez-moi quelques minutes pour finalisé mes calculs et je vous le dirais."

Henry n’était pas un expert en chevaux, mais il avait l’œil. Il voyait quand quelqu’un ou quelque chose se fatiguait, présentant des défauts quelque fois. Après tout, un être vivant était une machine, plus complexe, mais fonctionnant avec un mécanisme dirons-nous similaire. Sur une nouvelle page, Wolverton griffonna rapidement ses dernières observations afin de déterminer quel cheval aurait la meilleure probabilité pour remporter la prochaine course. Le comte quant à lui, remarqua bien sûr sa besogne.

"Oui et il le faut bien pour mon métier. Si vous voulez parier, misez donc sur le troisième cheval. Le premier arrive au bout de ses capacités tout comme le second. Ils ne se seront pas assez reposer d’ici la prochaine course. Le troisième semble avoir bien ménager ses efforts. Le quatrième lui, me parait malade."

Henry ne comprenait pas pourquoi des gens pariaient. Gagner plus d’argent ? On miser sur la chance, la chance qui était une maîtresse capricieuse, pouvant changer d’amant d’un claquement de doigt et rendant chacune de ses victimes accrocs à ses charmes. Wolverton préférait le travail honnête, où on gagnait bien sa vie alors que les jeux eux… On pouvait tout perdre. Le goût du risque ? La vie de comte était elle dépourvue de saveur pour pousser vers une forme de suicide afin de ressentir quelque chose ? Henry l’ignorait et il n’était pas médecin. Chacun menait sa vie comme bon lui semblait.
Valerian d'Andressy
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Valerian d'Andressy
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le Sam 12 Sep 2020 - 19:46
Cet homme m’arrangeait sans le savoir, mais ce n’était pas si mal, parce que je n’avais pas envie de m’ennuyer. Quand les choses étaient aisées, alors autant en profiter. Je suivais ses conseils et c’était tout simplement parfait, car ses prédictions furent justes et je revenais vers lui avec une assez belle somme d’argent. Somme qui serait dépensée, car le fauché avait cette forte tendance à ne jamais garder ses biens, c’était une réputation. Je revenais donc vers le génie, de ‘largent en poche et gaiment je passais mon bras autours de ses épaules !

« Vous êtes un génie ! Je vous invite au restaurant de l’hippodrome, vous pourrez toujours calculer votre petit truc et nous partagerons un bon repas et une bonne bouteille…voir deux ! Allez donc, venez ! »

Je ne lui laissais pas réellement le choix, mais j’ignorais s’il allait se laisser faire, je me montrais toutefois débordant d’enthousiasme et franchement joviale pour espérer lui communiquer mon envie. Il était important que je dépense tout, continuer à jouer mon rôle, ce rôle qui m’emmerdait tellement et que je ne supportais plus ! Ah je me disais qu’il était probablement temps que d’Andressy disparaisse complètement, je pourrais m’inventer un personnage factice, laisser Lampré un peu sur le carreaux aussi, cela m’éviterait la gamine collante…parce qu’elle me fatiguait et que je ne voulais pas en arriver à la pire des situations.

Bref…

« Vous aurez une meilleur vue pour mesurer les canassons ! »

Cette dernière phrase le convaincrait probablement, non ? Il était tellement concentré sur cela que je me disais que rien n’aurait pu le faire changer d’avis, rien n’aurait pu lui donner cette envie. Mais je tentais ma chance, je finirais peut-être tout seul ou avec une cocotte trainant par la…Il y en avait toujours !


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le Mer 16 Sep 2020 - 8:16
Le noble explosa de joie quand il constata que les déductions de l’inventeur se sont révélés justes. L’eskroi avait l’œil tout simplement, pour lui tout apparaissait comme une évidence, alors voir qu’il avait raison ne lui fit rien. Ce serait comme dit qu’il allait pleuvoir en voyant les oiseaux volés bas et les gros nuages noir approchés. En tout cas, ce monsieur d’Andressy ne devait partager cette vision des choses, la chance semblait sourire à ce joueur invétéré et loin d’être un gros ingrat, insista pour que le scientifique accepte de le suivre au restaurant pour fêter cela.

Henry fut quelque peu hésitant. Il avait prévu de rester là, pour terminer son travail. L’idée d’aller se détendre, qu’on lui propose de lâcher son calepin et son tournevis frôlerait presque du blasphème dans sa tête. Ce serait inconcevable ? Le jeune homme se montra toujours insistant et usa que persuasion pour le convaincre en le rassurant qu’il ne serait pas détaché de son objectif principal. Wolverton secoua sa tête comme s’il voulait faire tomber cette gêne qui s’accrochait à lui, luttant entre deux voix totalement opposées qui débâtaient en cherchant à trouver un sens avant de lâcher :

"Bon très bien, si vous insistez."

Le restaurant offrait effectivement une belle vue sur le champ de course. Contrairement aux gradins, le coin était bien plus confortable avec terrasse et table. Ici on pouvait entre les dames et les messieurs discutaient plus aisément de tout et de rien, et paradoxalement, les courses ne furent point le sujet principal ici. Henry ne pouvait cependant pas s’empêcher de faire une grimace en arrivant ici. Si un gentleman ou une dame de bon rang pouvait trouver l’endroit plaisant, ce n’était pas le cas pour un homme du genre de notre inventeur.
Il n’était pas très familier de ce genre d’endroit et n’a jamais rêver venir visiter d’ailleurs. Sa vie simple et humble lui convenait parfaitement, même s’il ne crachait pas sur l’argent, ces frivolités n’étaient pas pour lui. Il suivit tout de même son compagnon. Wolverton voulait lui faire plaisir, même si cela le gênait. Néanmoins, au lui de partir directement sur du négatif, il tenta de voir le verre à moitié plein comme on dit.

"Effectivement, nous voyons bien mieux la course ici. J’espère que nous ne serons pas distrait de cela."

Henry comptait bien reprendre là où il en était, ses recherches étaient d’une importance capitale et même s’il avait déjà beaucoup avancer, il comptait percer les secrets du mouvement, créer les machines parfaites, avec l’orgueil que personne ne pourrait rivaliser.
Valerian d'Andressy
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le Sam 10 Oct 2020 - 20:31
Tout cela n’était qu’une question de « vue », je devais paraître être un fêtard, gagnant de l’argent et le perdant presque aussi vite. Ce personnage d’Andressy était idéal et ne valait pas grand-chose : coquin gentilhomme, volage et comédien, il n’avait de moi, de mon vrai que peu de chose. J’en étais probablement secrètement lasse : l’envie de me présenter aussi érudit que je pouvais l’être réellement me gagnait parfois et j’oubliais. Voler aux riches étaient beaucoup plus plaisant, remettre à leur place des figures imbues et narcissiques ne faisaient pas de mal mais je vieillissais et mes raisons, ma haine familiale, tous les détails me paraissaient vainc, je n’avais toutefois personne pour me pousser vers d’autres manière de pensée, personne pour me convertir à une quelconque sagesse : il est probable que je finisse par mourir de mes bêtises plutôt que d’avoir une vie rangée de manière élégante.

Le génie ou inventeur ou en tous cas l’homme qui notait tant de chose accepta de me suivre, il n’était pas fort causant, ni même réellement disposé à entretenir une conversation, visiblement trop versé dans ses occupations. Je n’allais pas lui reprocher, cela m’évitait de trop en faire ou de soutenir quoi que ce soit : disons que j’étais lasse en toute vérité.

« Que buvez vous ? que mangez vous ? Prenez un instant pour défaire vos yeux des créations de la Divine Aernia, nous pouvons essayons de comprendre, mais nous ne pouvons l’égaler ! Haha ! Je prendrais votre meilleur vin, tiens, un Prince Deux-Cîmes ! »

Je confiais à mon comparse.

« Vous savez ce que l’on dit par ailleurs : une cuvée Deux-Cîmes est divine proportionnellement au fait qu’un Beauregard est imbuvable. Donc cela signifie que les cuvées sous Raimond Beauregard seront exceptionnel ! »

Je riais un peu bêtement c’était des murmures de cours, tout idiot, que Madame de Songe m’avait confié, une maitresse fort régulière !



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Henry Wolverton
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le Mar 13 Oct 2020 - 20:52
Le comte était tout exubérant. Cette maladie du jeu devait l’impacter fortement et se voir accorder une « aide » providentielle pour remplir son portefeuille devait le mettre dans tous ses états. Henry avait déjà rencontré quelques nobles loufoques. Pas beaucoup, surtout ceux se baladant dans la rue, pour jouer les bonnes âmes en faisant tomber quelques billets, ou visitant les expositions seulement pour se distraire et non par réel goût pour la science. Le scientifique avait du mal à comprendre ces gens, mais il se fit la théorie comme quoi, la vie d’un monarque ou d’un prince devait être monotone. On s’ennuyait facilement alors on créait facilement tous sortes de carnavals.

D’Andressy proposa ironiquement de choisir quoi prendre, mais le comte imposa finalement quelque chose à boire. Comme on dit, pour fête quelque chose, le vin ou le champagne était un met de choix. Mais Wolverton n’était déjà pas de nature festif, et ne semblait pas emballer par ce verre couteux qu’on lui offrait.

"Je vous remercie, mais j'aimerais si possible évité tout alcool. La boisson enivrante perturbe l'esprit et je ne veux prendre le risque de souillé le miens, l'affaiblir. Déjà que je ne suis plus tout jeune. De l'eau ou un jus me contentera."

Henry faisait attention effectivement à son alimentation. S’il mangeait ce qu’il pouvait, il évitait de s’empiffrer pour ressembler à ces carricature de Pacha sur son lit de coussins. Pour la boisson, il ne prenait que de l’eau. Le vin ou la bière il en avait déjà goûté étant plus jeune, durant son adolescence, mais ces expériences lui ont mis mauvais arrière-goût aussi bien dans la bouche que dans l’esprit. Depuis il évitait, faisant de son mieux pour justement renforcer cet esprit sur lequel il reposait tant.

Visiblement, le quarantenaire fut contraint de lâcher sa principale occupation et faire ce qui devait le plus détester, du moins l’une d’elle, sociabiliser. Il n’était pas un très bon orateur, et mise à part les inventions, l’eskroi ne savait trop quel sujet aborder avec autrui. C’était un ermite vivant dans la ville la plus peuplée du monde. Se sentant un peu coincé, Henry se disait qu’il ferait mieux de parler, afin d’éviter que la situation soit plus dérangeante encore. Se grattant la tête, il lança donc la première chose qui lui venait dedans :

"Alors… Vous venez souvent parier sur les chevaux ?"

On pouvait dire que ce n’était pas mal non ? Un sujet visiblement populaire, touchant son improbable compagnon. C’était mieux que s’il parlait du marché, d’un système mécanique ou de la météo. Cela lui était déjà arriver quelques fois où on le contraignait à ouvrir le dialogue et à chaque fois, on entendait le pauvre Henry abordait tout et n’importe quoi, qui attirait soit le ridicule ou le malaise quand ce n’était pas les deux…
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