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Politique et géopolitique

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Aernia
La Grande Conceptrice
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Nationalité : Ambrosienne
Messages : 287
Date d'inscription : 12/04/2016
MessageSujet: Politique et géopolitique Mer 22 Nov 2017 - 20:12
Politique et géopolitique



   Situation géopolitique

   
Grâce à l’empire de vapeur, les guerres sont relativement rares, et en général, de très courtes durées, ce qui oblige à jouer sur les relations diplomatiques pour gérer les conflits, afin de ne pas forcer Ambrosia à venir mettre fin à une guerre.
   Cette privation de liberté à cause d’un traité signé plus ou moins sous la menace implicite reste dans l’esprit des dirigeants, créant une certaines animosité passive vis-à-vis d’Ambrosia. En effet, elle freine les velléités conquérantes d’Eskr, les monopoles commerciaux de la Ligue, et la mission divine de conversion du Protectorat. Bien entendu, il y a des choses positives à tout cela, mais, cette contrainte reste présente, d’autant qu’Ambrosia reste une menace à cause de sa technologie qu’elle partage peu, voire pas. En somme, trop de sens unique en la matière…

   Ambrosia, l’empire de vapeur, a tout intérêt à garder intacte cette paix. En effet, il s’agit d’une manière pour lui d’être dans une tranquillité relative. Car si leur armée est mieux équipée et très bien entrainée, si les trois autres s’alliaient vraiment, l’empire serait submergé. Ainsi, il convient pour Ambrosia de conserver l’équilibre précaire entre les différents pays, que ce soit en obligeant Raclus à ne pas noyer de monopoles les autres pays, ou Eskr à rester dans ses frontières actuelles et fixées depuis des centaines d’année, et enfin, en faisant en sorte de garder sous un contrôle relatif l’expansion du culte d’Ameth à l’étranger. En effet, en faisant en sorte de continuer à faire considérer cette croyance comme une secte, on limite l’accès et on colle au protectorat une étiquette difficile à ignorer. -Et que les deux autres pays ne désaprouvent pas de penser naturellement au sujet du protectorat-

   Le commerce

   Ambrosia retire aussi de cette paix relative d’énormes bénéfices commerciaux. Ainsi, Ambrosia profite pleinement des ressources agricoles du grenier du monde, autrement dit, du protectorat en lui achetant de grandes quantités de semences d’excellente qualité. Du royaume d’Eskr, l’empire de vapeur retire des matières premières, avec, par exemple, le cuivre, très utilisé pour les fils électriques, au point d’avoir presque plus de valeur que l’or, ainsi que de grandes quantités de matériaux de construction. De la ligue, l’empire importe beaucoup de produits manufacturés de tissus et de bois d’essence rare. D’Eskr est expédié aussi beaucoup de livres à destination d’Ambrosia, des livres imprimés à la presse, contrairement au protectorat qui vend de petites quantités à des prix astronomiques de livres manuscrits.

   Comme tous ses voisins, la ligue Raclusienne a beaucoup recours au commerce et surtout avec Ambrosia et Eskr. Ainsi, d’Eskr, il achète des produits de base comme des matières premières et de grandes quantités de sel venant des marais salants Eskrois. Pour Ambrosia, ce sont surtout des gros matériels qu’il achète, notamment des navires sortis des chantiers navals ambrosiens ainsi que des produits que seule la technologie ambrosienne permet de fabriquer. Bien sûr la ligue achète du grain et des céréales au protectorat, toutefois, c’est dans une moindre mesure. En effet, à ce niveau, les cité-états sont presque autosuffisantes.
   Toutefois, la majeure partie du commerce est intérieur à la ligue, des échanges commerciaux entre les différentes cités. C’est aussi le plus lucratif, avec l’absence de bon nombre de taxes douanières.

   Le royaume d’Eskr est un pays fier et déteste l’idée d’acheter et de vendre des produits aux autres. La situation étant ce qu’elle est, le pays est forcé de faire de même que les autres, achetant énormément de grains et céréales au protectorat, leurs propres champs étant trop souvent ruinés par les petites luttes entre seigneurs voisins… mais pour ces luttes, ils ont besoin d’armement, et les meilleurs armes et équipements militaires – ou du moins ceux autorisés à la vente par Ambrosia – sont vendus par les Raclusiens. D’ambrosia, il s’agit davantage de biens et produits de luxe, d’une part, ou trop complexes pour être fabriqués ailleurs.
   Le problème du commerce local vient des sempiternelles querelles entre les différents seigneurs.

   Le protectorat fait preuve de beaucoup de protectionnisme dans les exportations comme dans les importations, cela allant contre l’idée de vie simple qu’il souhaite donner. Toutefois, le commerce, s’il est malaisé à cause des frontières et des taxes volontairement très élevées, le commerce est tout à fait possible, ainsi si le pays exporte d’astronomiques quantités de grains et céréales – plus de la moitié de la production est dédiée à l’export -  le protectorat importe aussi beaucoup de produits manufacturés, comme des outils de qualité supérieur ou des biens et produits de confort, mais en plus petites quantité. Ils importent aussi beaucoup de bois du royaume d’Eskr. Toutefois, n’ayant pas besoin de beaucoup de biens de luxe, le pays vend ses produits agricoles moins chers qu’ailleurs.
   Toutefois, les produits de luxe ne sont pas bannis, chacun les payant sur ses deniers, d’une part, et de plus, il faut bien du luxe à la hauteur de la lignée, pour son actuel représentant et son serviteur direct

   Politique

   L’empire de Vapeur est gouverné d’une main de fer par un empereur ou une impératrice par la grâce d’un des Dieux. L’ancienne lignée, renversée par les de Choiseul régnait par la grâce de Neiman. Les de Choiseul, eux, règnent par la grâce d’Aernia. Ils sont une dynastie puissante et respectée et règnent depuis plus de quatre cents ans. Chaque souverain est entouré à loisir et à sa discrétion d’un ou plusieurs conseillers, d’une part, et d’une poignée de ministres spécialisés dans certains domaines. Ces ministres ne rendent de comptes qu’à l’impératrice ou l’empereur qui les nomment. Ils ne rendent de compte à personne d’autre hormis au premier ministre, chef du gouvernement, hors avis contraire du dirigeant. Chacun est indépendant et n’est pas censé se mêler du domaine des autres. En cas de conflit, c’est en général l’empereur ou l’impératrice qui tranche.

   On retrouve généralement :
   - Le ministère de l’éducation & des Pupilles, qui est chargé des établissements scolaires, des orphelinats, de leur entretien, du maintien en fonction de ceux-ci, de la gestion des programmes, et, bien sûr, de l’attribution, de la gestion, et de la surveillance des pupilles.
   - Le ministère de la Santé, qui est chargé de faire appliquer les normes d’hygiène dans l’empire, et du bon fonctionnement comme du ravitaillement des hôpitaux et dispensaires. C’est aussi le ministère qui diplôme les médecins.
   - Le ministère des Armée est l’organe qui gère l’entretien, le maintien, le commandement, et l’approvisionnement des forces armées. C’est aussi le ministère qui est le quartier général de l’état-major.
   - Le ministère du Commerce et de l’Industrie gère les voies maritimes, les importations et exportations, le bon fonctionnement des entreprises et leur règlementations. C’est aussi ce ministère qui établit les tarifs douaniers et les taxes diverses sur les transactions.
   - Le ministère de la Culture et du Patrimoine gère l’entretien des infrastructures historiques d’Ambrosia comme de son rayonnement culturelle au travers des subventions pour les théâtres, les opéras, les livres, et compagnie.
   - Le ministère des Finances, qui gère les fonds de l’Etat, établit les budget des ministères et des différents organismes publics. C’est aussi lui qui gère le fonctionnement financier du palais et le prélèvement des taxes.
   - Le ministère de la Justice gère tant  les juges que les forces de l’ordre, même si les juges sont souvent des prêtres de Taren. Il leur incombe de maintenir l’ordre et la paix au sein du territoire ambrosien au travers des gens d’arme (ou gendarmes).
   - Le ministère des Affaires étrangères gère les relations extérieurs du pays et les relations avec les diplomates présents sur le sol ambrosien.
   Les ministres ont des secrétaires et autres hauts fonctionnaires sous leurs ordres directs, ou indirects, plus des spécialistes. Tous les ministres se réunissent une fois par semaine en présence du premier ministre et de l’empereur ou l’impératrice pour discuter des conflits de juridiction ou de décisions politiques communes. C’est aussi l’occasion pour l’empereur ou l’impératrice de signaler d’autres problèmes ou de revenir sur certaines décisions prises en son nom.
   Les villes ambrosiennes sont dirigées par un conseil municipal présidé en général par un bourgmestre nommé par le seigneur local, ou, dans le cas de la capitale, par l’empereur ou l’impératrice.

   La ligue Raclusienne est un cas un peu spécial dans la mesure où chaque cité est plus ou moins indépendante, toutefois, il y a un schéma qui revient régulièrement. En effet, dans chacune des villes un dirigeant est élu par et parmi les membres d’une assemblée elle-même élue par les membres de la cité considérée comme citoyens. La définition des citoyens varie d’une cité à l’autre, comme par exemple un prérequis de genre (les femmes ne peuvent devenir citoyens), ou d’héritage (famille intégrée à la cité depuis X générations). Dans tous les cas, tous les esclaves sont privés de ce droit.
   Les citoyens élisent une assemblée réduite qui légifère, édicte les lois. Leur rôle aussi est d’élire les diplomates tout comme un chef d’état, dont la dénomination varie selon les cités (haute chair, premier homme, haut représentant, consul, président de l’assemblée, ou équivalent), qui est chargé de faire appliquer les lois votées. Les autres postes sont en général votés eux aussi par l’assemblée, même si, dans certaines cités, où il s’agit de nominations de la part du dirigeant de la cité, ou encore simplement une promotion durant la carrière administrative.
   Dans le même ordre d’idées, neuf citoyens sont élus par cité pour faire partie du grand conseil de la ligue et ceux-ci élisent pour dix ans un chef d’état, nommé président du conseil, qui préside la ligue et tranche en cas de litige. Le grand conseil élit aussi un conseil restreint (9 élus) parmi ces membres qui suppléent le président du conseil en cas de conflit d’intérêt, et qui préparent et rédigent les lois de la ligue avant qu’elles ne soient votées par le grand conseil.
   Le dirigeant d’une cité ne peut être membre du grand conseil de la ligue ou du conseil restreint. Il ne peut pas non plus être président du conseil de la ligue.
   Le président du conseil est aussi le dirigeant militaire de la ligue dont les ordres sont retransmis aux stratèges, chaque cité état ayant élu son propre stratège en cas de déclaration de guerre. Les guerres internes ayant interdites, le conseil restreint ou le grand conseil de la ligue préfère la menace d’embargo à celle d’une guerre.

   La politique Eskroise est très pyramidale, quand on y pense. En haut de la hiérarchie se trouve le roi, il a tout pouvoir est monarque de droit divin. Il est systématiquement le neveu de l’ancien roi et règne de la mort de son prédécesseur jusqu’à sa propre mort. Il dispose de conseillers royaux, équivalents à des ministres ambrosiens mais c’est lui qui édicte les lois et les promulgues. Les conseillers ne peuvent que soumettre des propositions que le roi est libre d’accepter ou de refuser. Si le roi n’est pas encore majeur ou n’a pas fini son pupillat un régent est nommé, généralement sa mère, mais en cas d’incapacité, un parent proche est choisi par ses conseillers. Les lois sont appliquées par les officiers du roi, des officiers civils et militaires qui ont tout pouvoir sur les terres féales du roi, et ce, même sur les terres ducales. C’est le roi qui les nomme personnellement, ils sont e général issus de ses bannerets directs et les trois ducs d’Eskr sont des officiers du roi, tout comme chacun de ses seigneurs, sauf s’il s’agit d’officiers spéciaux.
   Quand la loi du roi ne le précise pas, les seigneurs locaux sont libres d’adopter leurs propres lois, à deux exceptions près : les taxations et les conscriptions. Bien sûr, chaque seigneur est soumis aux lois de son suzerain et lui répond des actions commises sur ses terres. C’est d’ailleurs le seigneur qui fait appliquer la justice et officie comme juge sur ses terres. A moins d’un ordre venant de son suzerain, il est seul juge des affaires civiles et criminelles, mais dans les terres les plus peuplées, il peut déléguer cela à d’autres officiers du roi.
   Les villes et grands villages sont dirigés par des bourgmestres qui sont, au-delà d’un certain nombre d’habitants, assistés par des échevins qui appliquent les décisions du seigneur local. Ils ne peuvent édicter la moindre règle locale, hors gestion de voirie ou normes commerciales locales.
   Les taxes et impôts ne sont pas récoltés par les officiers du roi, hors taxes locales. C’est un service particulier qui s’en charge, nommé l’argenterie royale qui s’en charge, et qui a pour dirigeant une personne de confiance nommée par le roi. Généralement, il s’agit d’un de ses conseillers.

   Le protectorat est dirigé par un organe religieux proéminent et omniprésent dans la vie de tous les jours. Que ce soit au niveau de la hiérarchie administrative, ou même des divisions du pays, tout passe par la religion. En effet, le protectorat est divisé en paroisses, elles-mêmes regroupées sous forme de diocèses. Dans chaque paroisse, on retrouve un Serviteur d’Ameth (abrégé de Serviteur de la lignée d’Ameth). Chaque diocèse est dirigé par un Intendant qui rend des comptes au prieur, ou premier serviteur de la lignée d’Ameth du pays concerné. Au-delà de la division religieuse, il s’agit d’une division pratique administrative afin de pouvoir gérer le quotidien des populations comme il se doit.
   Le dirigeant du pays est le Premier Intendant. C’est la seule personne, hormis les serviteurs personnels, à pouvoir contempler et parler avec le représentant de la Lignée. L’équivalent d’un dieu vivant. Donc si le représentant de la lignée est le chef de l’Etat, celui qui exprime ses paroles et ses volontés est le premier intendant. Le premier intendant est entouré d’un cortège de moines, un de chaque monastère, dont le but est de conseiller et d’aider à la gestion du pays. Le Premier Intendant cumule aussi la fonction de Prieur, ou Premier Serviteur de la lignée en Ambrosia.
   Les lois sont appliquées par chaque serviteur d’Ameth, mais les protecteurs de la foi font office d’organe de contrôle. Avec assez d’appui – soit une unanimité de tous les abbés d’acier et d’un abbé de chaque type de monastère – ils sont même en mesure de renverser le Premier Intendant. Leur pouvoir excède celui des serviteurs d’Ameth et ils ont le pouvoir de passer outre leur décision en cas de besoin. La justice, quant à elle, est rendue par le serviteur d’Ameth, ou, en cas d’impossibilité, par l’Intendant local.
   Les diplomates et les autres postes à responsabilités sont nommés par le premier intendant selon la formation monacale reçue, qui applique la volonté de la lignée en toute circonstance. Sa parole a force de loi.
   La seule exception à la hiérarchie paroisse – diocèse – pays est la hiérarchie monacale, qui a son propre fonctionnement, au travers de la relation entre l’abbé , ses assistants, et les autres moines, qui dépendent d’un hiérarque par branche (un Hiérarque de Platine, un Hiérarque d’acier, un Hiérarque de bronze, etc.) qui répond directement de ses actes et de ses décisions, au premier intendant.

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